ISBN : 2253047414
Éditeur : Le Livre de Poche (1988)


Note moyenne : 4.1/5 (sur 31 notes) Ajouter à mes livres
Les années 1915 et 1916 ont marqué, pour Henri Barbusse, des dates décisives. C'est en 1915 qu'il a vécu Le Feu dans les tranchées du Soissonnais, de l'Argonne et de l'Artois, comme soldat d'escouade, puis comme brancardier au 231e régiment d'infanterie où à s'était eng... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 5.00/5
    Par maltese, le 28 septembre 2010

    maltese
    Ce roman, prix Goncourt en 1916, est le récit fortement autobiographique de l'expérience de Barbusse dans les tranchées durant la Première Guerre mondiale.
    L'auteur écrira le livre à partir de ces carnets, annotations prises durant son séjour au front.
    Bouleversant de bout en bout. le lecteur vit au côté des poilus, fait connaissance avec leurs pénibles conditions de vie. Henri Barbusse nous livre tout sans fioritures.
    Les soldats sont comme des spectres qui errent sans comprendre réellement ce que c'est que cette guerre.
    "renoncement à comprendre, et renoncement à être soi-même; espérance de ne pas mourir et lutte pour vivre le mieux possible"
    Et les époques se superposent lorsqu'un homme déterre, en creusant, une hache préhistorique. Les batailles qui opposent les hommes existent depuis toujours.
    Toutes les générations sont touchées par cette guerre mais pas toutes les couches sociales. Et les hommes apparaissent déjà comme des statues sur un monument aux morts. Toute la France est là présente avec les accents et les patois.
    A chaque instant et sans relâche, le soldat doit lutter: contre la faim, le froid, l'humidité, la mort, la vermine, l'ennemi... Et l'attente est longue, que l'on soit en première ligne ou que l'on soit au repos, à l'arrière.
    Lorsque Poterloo passe en zone ennemie pour voir sa femme, on se rend davantage encore compte de toute l'absurdité de la guerre.
    Et Henri Barbusse multiplie les anecdotes au milieu de ces journées qui se ressemblent.
    Et le temps continue à s'écouler comme cette montre qui tourne toujours au poignée d'un soldat mort, adossé à la tranchée.
    "... Non, on ne peut pas se figurer. Toutes ces disparitions à la fois excèdent l'esprit. Il n'y a plus assez de survivants. Mais on a comme une vague notion de la grandeur de ces morts. Ils ont tout donné; ils ont donné, petit à petit, toute leur force, puis, finalement, ils se sont donnés, en bloc. Ils ont dépassé la vie; leur effort a quelque chose de surhumain et de parfait."
    "Et là où il n'y a pas de morts, le terre elle-même est cadavéreuse."
    Le roman est suivi d'extraits des carnets de Barbusse, qui permettent de comparer les notes prises sur le vif et le résultat composé lors de la convalescence de l'auteur.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par maltese, le 07 janvier 2011

    maltese
    Ce roman, prix Goncourt en 1916, est le récit fortement autobiographique de l'expérience de Barbusse dans les tranchées durant la Première Guerre mondiale.
    L'auteur écrira le livre à partir de ces carnets, annotations prises durant son séjour au front.
    Bouleversant de bout en bout. le lecteur vit au côté des poilus, fait connaissance avec leurs pénibles conditions de vie. Henri Barbusse nous livre tout sans fioritures.
    Les soldats sont comme des spectres qui errent sans comprendre réellement ce que c'est que cette guerre.
    "renoncement à comprendre, et renoncement à être soi-même; espérance de ne pas mourir et lutte pour vivre le mieux possible"
    Et les époques se superposent lorsqu'un homme déterre, en creusant, une hache préhistorique. Les batailles qui opposent les hommes existent depuis toujours.
    Toutes les générations sont touchées par cette guerre mais pas toutes les couches sociales. Et les hommes apparaissent déjà comme des statues sur un monument aux morts. Toute la France est là présente avec les accents et les patois.
    A chaque instant et sans relâche, le soldat doit lutter: contre la faim, le froid, l'humidité, la mort, la vermine, l'ennemi... Et l'attente est longue, que l'on soit en première ligne ou que l'on soit au repos, à l'arrière.
    Lorsque Poterloo passe en zone ennemie pour voir sa femme, on se rend davantage encore compte de toute l'absurdité de la guerre.
    Et Henri Barbusse multiplie les anecdotes au milieu de ces journées qui se ressemblent.
    Et le temps continue à s'écouler comme cette montre qui tourne toujours au poignée d'un soldat mort, adossé à la tranchée.
    "... Non, on ne peut pas se figurer. Toutes ces disparitions à la fois excèdent l'esprit. Il n'y a plus assez de survivants. Mais on a comme une vague notion de la grandeur de ces morts. Ils ont tout donné; ils ont donné, petit à petit, toute leur force, puis, finalement, ils se sont donnés, en bloc. Ils ont dépassé la vie; leur effort a quelque chose de surhumain et de parfait."
    "Et là où il n'y a pas de morts, le terre elle-même est cadavéreuse."
    Le roman est suivi d'extraits des carnets de Barbusse, qui permettent de comparer les notes prises sur le vif et le résultat composé lors de la convalescence de l'auteur.
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    • Livres 5.00/5
    Par ATOS, le 16 mai 2012

    ATOS
    Dans le cadre de l'opération " un éditeur se livre" , Libfly nous permet d'entrer plus avant dans l'univers des Editions IVENIT.
    La qualité de cet ouvrage m'incite à réaffirmer mon attachement à cette maison d'édition.
    Le choix de cette rencontre entre les textes extraits du "Feu " écrit par Henri Barbusse et les illustrations de François Boucq donne à cet album une tonalité juste.
    Le carnage de 14-18 a marqué pour un siècle le monde. le traumatisme fut si grand qu'il marqua à jamais les hommes, les familles, les paysages et cela pour plusieurs générations.
    Après cela rien ne put jamais être comme avant.
    Les portes de L'enfer venaient d'être ouvertes.
    Nous avons appris, là, l'indicible.
    Invenit nous offre la possibilité de redécouvrir le témoignage d'Henri Barbusse. BOUCQ nous accompagne dans cette lecture.
    Un travail important.
    Un ouvrage qui doit absolument trouver sa place dans les bibliothèques des collèges et des lycées.
    Merci à Libfly et à Invenit pour cette découverte.
    Astrid SHRIQUI GARAIN
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    • Livres 5.00/5
    Par laperouse, le 27 février 2008

    laperouse
    Pourquoi ne l'ai je pas lu plutôt ?
    Henri Barbusse pour moi n'était qu'un nom de rue. Je me disais que ce devait être un résistant de la seconde guerre mondiale.
    Après avoir fini ce livre, je ne comprends toujours pas pourquoi on ne me l'a pas fait lire au lycée comme un grand classique.
    C'est à l'adolescence, quand, garçon, on est attiré par la chose militaire qu'il faut lire ce livre. Ce n'est pas un livre antimilitariste, c'est un vaccin contre la guerre.
    Il commence très lentement, on s'ennuie presque, on dirait une chronique de la vie paysanne au XIX avec cet argot parfois incompréhensible. Puis tout va très vite, la description d'un village bombardé vient vous secouer de ce début de torpeur, viennent ensuite les bombardements et le combat qui vous prennent aux tripes . L'apothéose est sans doute la visite à l'infirmerie, à moins que ce soit le retour à l'arrière avec le dégoût qu'il inspire. Les films de guerre de ces dernières années nous ont montré l'horreur de la guerre, mais ce sont des contes pour enfants par rapport à la puissance de l'écriture de Barbusse
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    • Livres 4.00/5
    Par jsgandalf, le 18 avril 2012

    jsgandalf
    Le feu à pour cadre un groupe de soldats français prit dans la tourmente de la première guerre mondiale. On y trouve de la camaraderie, des relations avec les supérieurs, du dégoût pour les planqués de l'arrière et pour les généraux qui envoie tant de monde à la boucherie. Barbusse dénonce la guerre et le militarisme. Il serat récompensé par le prix goncourt.
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Citations et extraits

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  • Par benjetpascal, le 18 novembre 2011

    Ce ne sont pas des soldats, ce sont des hommes. Ce ne sont pas des aventuriers, des guerriers, faits pour la boucherie humaine - bouchers ou bétail. Ce sont des laboureurs et des ouvriers qu'on reconnaît dans leurs uniformes. Ce sont des civils déracinés. Ils sont prêts. Ils attendent le signal de la mort et du meurtre ; mais on voit, en contemplant leurs figures entre les rayons verticaux des baïonnettes, que ce sont simplement des hommes.

    Chacun sait qu'il va apporter sa tête, sa poitrine, son ventre, son corps tout entier, tout nu, aux fusils braqués d'avance, aux obus, aux grenades accumulées et prêtes, et surtout à la méthodique et presque infaillible mitrailleuse - à tout ce qui attend et se tait effroyablement là-bas - avant de trouver les autres soldats qu'il faudra tuer. Ils ne sont pas insouciants de leur vie comme des bandits, aveuglés de colère comme des sauvages. Malgré la propagande dont on les travaille, ils ne sont pas excités. Ils sont au-dessus de tout emportement instinctif. Ils ne sont pas ivres, ni matériellement ni moralement. C'est en pleine conscience, comme en plein forme et en pleine santé, qu'ils ne massent là, pour se jeter une fois de plus dans cet espèce de rôle de fou imposé à tout homme par la folie du genre humain.
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  • Par paulinel, le 17 novembre 2010

    On rentre dans la clarté du jour comme dans un cauchemar… Dans l’immensité, semés çà et là comme des immondices, les corps anéantis qui y respirent ou s’y décomposent… C’est çà la guerre
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  • Par paulinel, le 17 novembre 2010

    La guerre, aussi hideuse au moral qu’au physique
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Video de Henri Barbusse

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Henri Barbusse : Lettres à sa femme 1914 1917
A la Cité Internationale Universitaire de Paris, Olivier BARROT reçoit Xavier HOUSSIN sur le livre d'Henri BARBUSSE "Lettres à sa femme 1914-1917". Il s'agit de la correspondance de guerre de 1914 à 1917 d'H. BARBUSSE pour sa femme, où l'auteur relate son quotidien au front.








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