> Françoise Brun (Traducteur)

ISBN : 2070419576
Éditeur : Gallimard (2001)


Note moyenne : 3.3/5 (sur 43 notes) Ajouter à mes livres
D'abord le titre. Une ville. Pas une ville précise. Plutôt l'empreinte d'une ville quelconque. Son squelette. Je pensais aux histoires que j'avais dans la tête comme à des quartiers. Et j'imaginais des personnages qui étaient des rues, et qui certaines fois commençaient... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 01 novembre 2011

    brigittelascombe
    Qu'y a-t-il dans la fameuse boite noire? Vous savez celle du "sapiens-sapiens", terme cher à Jean Rouaud dans Préhistoires, celle du créatif, quoi.
    Alessandro Baricco dans City descelle devant nos yeux celle de Pandore ou il plutôt furette tour à tour, par un tour de force que seuls les grands sont capables de réaliser, dans les circonvolutions alambiquées de Shatzy Shell, un peu névrosée sur les bords paternels, qui crée un western dans sa tête et perd soudain le fil d'une conversation pour enregistrer une idée ou un paragraphe entier sur son magnétophone et Gould, "Monsieur Nobel", "un génie-enfant", aux personnalités multiples, dont le père général brille par son absence (considérant "cet enfant est un monde" et préférant barboter dans son propre monde à lui) et dont la mère invisible a quelque peu disjoncté.
    Le talent de l'auteur consiste à imbriquer plusieurs histoires en une avec des écritures et des styles différents.
    Avec Gould, on part tout azimuts, vu sans doute les rapides connections neuronales.
    On passe de Gould, l'adolescent solitaire, réelle "poule aux oeufs d'or" qui a 27 professeurs d'université dont Mondrian Kilroy pour lequel Monet peignait "le rien" dans ses nymphéas et qui file aux toilettes "lorsque sa prostate l'appelle", à Diésel, le géant (dont le métier est de "déchirer les billets dans un cinéma" et qui adore "Mami Jane" héroïne de best-sellers), à Poomerang (fou des combats de boxe de Larry Gorman orchestrés par Mondini dont le slogan est "pour boxer il faut avoir faim") le muet chauve, qui "nondit", avec une facilité déconcertante et déstabilisante.Mais il y a aussi Young qui fantasme ferme, enfreint la loi et se fait tuer par son père et bien d'autres irréels, hyper-violents, qui sont pur délire.
    City est une étude psychologique pointue et complexe de l'esprit humain (Moi, surmoi et ça qui partent parfois en vrille) mais c'est également une histoire d'amitié émouvante entre Shatzy (devenue gouvernante de Gould) et Gould (dont l'enfance a été volée) et de Gould avec le professeur Talomar face aux matchs de foot sur le terrain qui jouxte la maison.
    On retrouve une satire des "génies", quelques clins d'oeil à la pub interactive avec les gogos.
    Bon j'espère avoir tout saisi car ce coup là Alessandro Barrico (dont j'ai apprécié le poétique Soie et le plus philosophique Océan mer) a fait compliqué de chez compliqué!
    Vers la fin on passe dans un autre cerveau (chut!!) et là on se dit et si tout ça n'était que pure invention?
    Houlà je vais reprendre cal-me-ment!!!
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    • Livres 1.00/5
    Par latina, le 20 juillet 2011

    latina
    pas achevé ! MOCHE DECOUSU SANS QUEUE NI TETE ; seules quelques répliques sont spirituelles
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    • Livres 1.00/5
    Par piwi, le 05 août 2011

    piwi
    j'adore alessandro barricco...
    mais là, je suis tellement déçue........
    dommage
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Citations et extraits

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  • Par mathieupl, le 30 novembre 2010

    Il avait eu l'astuce de choisir, comme point de départ, une frange du monde dans laquelle le réel se présentait à un degré élevé d'évanescence et de monotonie, proche du mutisme insignifiant. Un étang de nénuphars. À partir de là, le problème était d'amener cette portion de monde à se débarrasser de toutes les scories résiduelles de sens, en parvenant à la saigner, à la vider, à la diluer, jusqu'à lui faire frôler la plus complète disparition. Son regrettable «être là» ne serait alors plus guère que la présence simultanée d'absences différentes, évaporées. Pour obtenir un tel résultat, aussi ambitieux, Monet eut recours à un truc plutôt banal, mais confirmé - un système dont l'efficacité dévastatrice est attestée par toute vie conjugale. Rien ne peut devenir aussi insignifiant que ce à côté de quoi on s'éveille chaque matin de son existence. Ce que Monet fit, ce fut de faire venir chez lui la portion du monde qu'il avait l'intention de réduire à rien. Il créa un étang de nymphéas à l'endroit précis où il lui serait impossible de ne pas le voir.
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  • Par brigittelascombe, le 01 novembre 2011

    Le talent c'est comme une cellule devenue folle, qui a grandi de manière hypertrophiée et sans nécessité.C'est comme s'ils venaient vous construire une piste de boowling à l'intérieur de votre maison.Ils vous dévastent tout,et même si elle est belle, et même si avec le temps vous apprenez à jouer au bowling comme un dieu,vous allez devenir le plus grand joueur du monde mais votre maison, comment diable allez vous la redresser?
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  • Par brigittelascombe, le 01 novembre 2011

    Le professeur Mondrian disait que les idées sont comme des galaxies de petites intuitions, et il soutenait que c'est quelque chose de confus qui se modifie continuellement et qui en substance ne peut servir à des fins pratiques.Elles sont belles, rien de plus.Mais c'est le bordel.Les idées,si elles sont à l'état pur c'est un merveilleux bordel.
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  • Par brigittelascombe, le 01 novembre 2011

    Parce que bordel les riches ils y comprennent que couic au reste de l'humanité, on le sait, mais ce que personne ne veut comprendre, c'est que le reste de l'humanité ne sait fichtrement rien, sur les riches, et n'a aucun moyen de les comprendre.
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  • Par brigittelascombe, le 01 novembre 2011

    Il jouait, l'enfant noir, et il était solitaire, inévitable et clandestin comme les pensées,quand elles sont vraies et qu'elles pensent dans la forme de l'interrogation.
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Videos de Alessandro Baricco

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Vidéo de Alessandro Baricco

Soie (Silk) est un film romantico-dramatique et historique, réalisé par François Girard en 2007 et sorti le 5 août 2009. C'est une adaptation du roman Soie d'Alessandro Baricco.











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