> Françoise Brun (Traducteur)

ISBN : 2070419584
Éditeur : Gallimard (2002)


Note moyenne : 4.11/5 (sur 82 notes) Ajouter à mes livres
Au bord de l'océan, à la pension Almayer, « posée sur la corniche ultime du monde », se croisent sept personnages au destin étrange et romanesque, sept naufragés de la vie qui tentent de recoller les morceaux de leur existence. Mais leur séjour est bouleversé par le sou... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 07 juin 2011

    brigittelascombe
    Qui a dit "Homme libre toujours tu chériras la mer?"
    Une phrase qu'aurait pu prononcer Alessandro Barrico, puisque comme dans "Novecento" et sa musique de l'océan, il lui rend à nouveau hommage, nous parle tour à tour de cet élément qu'il affectionne mais qui, possédant une double face peut guérir ou tuer.
    Voilà un livre fait de livres (de références à des livres,l'auteur étant un grand lecteur lui même) comme une vague est faite de vagues.
    Suspense,prose,poésie,conte,philosophie,écriture romanesque,fantastique,humour,étrange, les mots se bousculent pour décrire ce récit au vocabulaire riche, composé de trois parties et revenant sans cesse sur le passé par vaguelettes d'écume comme une marée qui tire et retire ses échevaux.
    Un récit entre présent où sept personnages sont réunis dans une pension du bord de mer(un endroit où l'on prend congé de soi même) et passé où un naufrage a eu lieu, un horrible naufrage qui fait penser au Radeau de la méduse.
    Ici donc sept personnages qui aiment décrypter la forme des nuages, lire la mer et ses étoiles ou du moins l'espèrent car ils sont tous là, errants ou enfermés dans leur propre folie pour soigner leur vide ou leurs maux.
    Plasson, le peintre veut saisir l'insaisissable et trempe ses pinceaux dans la mer pour la peindre,laissant ses toiles étrangement blanches.
    Ann Dévéria, très belle qui essaye de se guérir de son adultère.
    Elisewin, la jeune fille trop fragile pour vivre et trop vivante pour mourir
    Le scientifique Bartelboom qui écrit des lettres d'amour et cherche les limites de la mer
    Un futur assassin
    Un prêtre amusant, le père Pluche
    et
    L'occupant de la chambre 7 le mystérieux Thomas, le mutique qui se fait appeler Thomas mais qui se nomme Adam et dont la vie est explosée de l'intèrieur.
    Ah j'allais oublier quatre enfants étranges, des anges gardiens qui lisent dans les rêves Dora,Dood,Dol et Ditz.
    Mais le personnage principal de ce roman envoutant est l'océan-mer bien sûr, celle qui permet aux courageux et aux naïfs d'apprivoiser le néant!
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par snybril, le 10 novembre 2009

    snybril
    Perdu dans les brumes d'un amour disparu, le poète parlait d'une terre bleue comme une orange. Non, je ne souhaite pas commenter de ma voix maladroite le génie des images de Paul Eluard. Je serais plus trivial en m'attardant sur la couleur qui donne sa beauté et ses mystères à notre petite planète. le bleu que peuvent contempler nos cousins martiens est dû à nos déserts marins, cet Océan mer qui justifie le roman éponyme de Alessandro Baricco.
    C'est un livre étrange au premier abord. Comme la mer, il se mérite et s'apprivoise. le premier contact est houleux. L'écriture suit une lente ondulation et les expressions se répètent inlassablement. Sur la crête des vagues, la richesse du style et le goût râpeux du sel donnent la nausée. On croit qu'on n'en sortira jamais et on regrette d'avoir acheté un billet. Puis finalement on s'habitue et on commence à comprendre.
    On commence à comprendre la folie de réunir ces personnages dans la pension Almayer. Entre ce peintre cherchant à saisir le portrait de la mer, ne traçant sur la toile que des lignes invisibles d'eau salée, cette petite fille trop sensible que la moindre émotion risque de tuer, ce scientifique naturaliste collectionnant les lettres d'amour pour la femme de sa vie en attendant de la rencontrer et tant d'autres portraits de personnages improbables que seule la perfection du hasard ou la volonté du démiurge peut réunir le temps d'un roman.
    On commence à comprendre que derrière cette poésie rimant la fantaisie la réalité revient à la vitesse d'un cheval au galop. L'histoire avec un grand H de ce bateau échoué au large de la Mauritanie, la tragédie d'un radeau symbole du désespoir et de la déchéance immortalisé par Géricault. Contrepoint du chef d'œuvre pictural, le roman gratte couche après couche le drame dans sa crudité la plus absolue.
    On commence à comprendre que le personnage principal de l'histoire ne se cache pas derrière les portraits improbables des protagonistes, que ce n'est pas le drame de la méduse, ni même la mystérieuse pension Almayer ou l'inconnu dans la septième chambre. Non le véritable personnage du roman, c'est l'Océan mer du titre.
    La dernière page tournée, on se sent de nouveau mal à l'aise, une vague de nostalgie venue de nulle part nous emporte. Mystérieusement atteint par le mal des marins de retour sur la terre ferme, on rêvasse à la beauté du verbe à la saveur des mots au goût salé du style persistant dans la gorge.
    A feuilleter à nouveau livre trois mois plus tard je constate que la magie est toujours là et contrairement à mes habitudes je ne résiste pas à conclure sur un extrait.

    Lien : http://oiseauchanteur.blogspot.com/2009/11/noye-dans-locean-mer.html
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    • Livres 5.00/5
    Par kikobaus, le 23 juillet 2011

    kikobaus
    Ce roman est construit comme un grand voyage allégorique sur Océan mer. La pension Almayer, perdue quelque part en bord de mer, ressemble à son quai d'embarquement. Chacun des sept personnages a une bonne raison de se trouver là : fuir, guérir, découvrir, comprendre, dire... Doucement, les liens entre ces destins disparates se forment, comme dans la promiscuité d'un navire dont l'équipage, mi-enfants mi anges, fait l'effet d'un ouvreur d'horizon et d'un révélateur. Déjà, la merveilleuse écriture d'Alessandro Barrico prend la forme de cet Océan mer, entre poésie, flux, reflux, ruptures de styles et répétitions. On comprend vite qu'à l'instar des personnages, on n'embarquera qu'à condition de lâcher prise et de se laisser porter, de renoncer à comprendre comme notre scientifique, à dépeindre comme notre artiste, à croire comme notre homme de foi.
    Le voyage en lui-même nous donne à voir l'indépassable pouvoir d'Océan mer. Ce naufrage, qui empreinte largement au Radeau de la Méduse, est une tragédie, humaine à force d'inhumanité. Là, le style dense, nerveux, linéaire, donne de la mer un visage souverain, qui transcende les hommes... à moins qu'il ne les révèle.
    Le retour à quai est l'occasion de retrouver successivement chacun de nos personnages, transformés par leur expérience, se dispersant vers leur nouvelle vie comme révélée. Tantôt tragique (La vengeance d'Adams), tantôt drôlissime (les tergiversations amoureuses de Bartleboom), mais toujours d'une grande originalité, la narration épouse ces destins au plus près. La formidable liberté de style d'Alessandro Barricco n'apparait jamais comme une fantaisie vaine. Il demeure toujours à la fois au plus près de ses personnages et de son sujet, Océan mer.
    On ne sort pas indemne de ce roman : Alessandro Barricco parvient si bien à nous faire partager ce voyage qu'Océan mer nous transforme nous aussi.
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    • Livres 5.00/5
    Par lucioler, le 28 mai 2011

    lucioler
    Poésie pure. Dans les mots, l'histoire, les personnages. Sans aucun doute j'emporterais ce livre sur une île déserte et ne m'en lasserait jamais ! J'ose à peine en parler, rien ne serait à la hauteur.
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    • Livres 4.00/5
    Par lnbsi, le 17 juillet 2009

    lnbsi
    A la pension Almayer d'étranges destins se croisent. Dans cet univers on ne sait si le temps ou même l'espace existent. Seul l'Océan détient la vérité...
    C'est un récit très spécial et qui demande une certaine adaptation au style et l'univers de l'auteur qui se trouve à mi-chemin entre le rêve et la réalité la plus crue.

    Lien : http://aufildeslivres.over-blog.com/
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Citations et extraits

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  • Par snybril, le 10 novembre 2009

    « Et à présent qu’il est parti, il n’y a plus assez de temps. L’obscurité suspend tout. Il n’y a rien qui puisse dans l’obscurité devenir vrai. »
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  • Par brigittelascombe, le 07 juin 2011

    Elle marchait,et elle savait vers quoi.C'était ça l'important.Une sensation merveilleuse.Quand le destin finalement s'entrouvre,et devient chemin visible,trace indéniable,et direction certaine.Le temps interminable de l'approche.Ce moment où l'on accoste.On voudrait qu'il ne finisse jamais.
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  • Par lucioler, le 07 juin 2011

    Je l'avais oublié la poésie de ce roman a aussi inspiré un groupe italien néoclassique Ashram. Je vous laisse découvrir, peut être cette chanson pourrait vous accompagner sur cet océan mer ?
    http://www.youtube.com/watch?v=u_g8X_P_XSU
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  • Par brigittelascombe, le 07 juin 2011

    Tout le reste était encore néant. L'inventer- c'est ça qui était merveilleux.
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  • Par mathieupl, le 30 novembre 2010

    10. Océan mer, aquarelle, 20,8 x 16 cm
    Coll. Bartleboom

    Description.
    Entièrement blanc.
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Vidéo de Alessandro Baricco

Soie (Silk) est un film romantico-dramatique et historique, réalisé par François Girard en 2007 et sorti le 5 août 2009. C'est une adaptation du roman Soie d'Alessandro Baricco.











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