> Françoise Brun (Traducteur)

ISBN : 2070304914
Éditeur : Gallimard (2004)


Note moyenne : 3.35/5 (sur 60 notes) Ajouter à mes livres
"Le pays allait de l'avant, bien loin de la guerre, à une vitesse incroyable, en oubliant tout. Mais il y avait tout un monde qui n'en était jamais sorti, de la guerre, et qui dans ce pays heureux n'arrivait pas à redémarrer." Ce monde va se livrer bataille à la vieill... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par clamy, le 08 janvier 2012

    clamy
    Comme toujours chez Alessandro Baricco, ce texte est ciselé avec une plume extra fine. Moins poétique que certais ouvrages, comme "Novecento, pianiste" ou encore "Océan mer", celui-ci, beaucoup plus dur, plus sec, nous raconte une histoire en deux parties. Métaphore du pardon peut-être ou l'on voit une situation "guerrière" dans la première partie, puis les retrouvailles de deux des personnages avec une conclusion ouverte, qui peut laisser le lecteur sur sa faim, ou bien le satisfaire de constater que l'auteur ne s'est pas laissé aller à de bas sentiments de vengeance en imaginant une fin plus sanglante que subtile (d'où le titre). Un grand moment de bonheur avec cet auteur italien, un des plus doués de sa génération.
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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 19 mai 2011

    brigittelascombe
    Qui sont les monstres lorsque le bourreau devient victime, lorsque le médecin de guerre qui a tué,dépecé, décortiqué,expérimenté se fait coincer comme un rat dans une vieille ferme isolée ? de cette tuerie vengeresse où le père se fait descendre lentement par trois hommes devant les yeux de son fils lequel se fait abattre à son tour il ne restera qu'une petite fille cachée dans un recoin, petit ange innocent qui d'un seul regard stoppera le bras de l'un des assassins en puissance, le plus jeune.Voici la première partie de ce récit épuré aux phrases concises comme des coups de poing et qui nous tient en haleine car il craque Sans sang mais sulfureux comme l'allumette jetée pour incendier les preuves. Dans la deuxième partie la fillette a grandi, s'est fait un nom mais n'a eu de cesse que d'éliminer deux des tueurs vengeurs. Quel sort réserve cette vieille petite fille au troisième celui qui lui a laissé la vie sauve? le seul sort digne d'un ange aux cuisses délicatement jointes, genoux remontés sur la poitrine et aux mains jointes, le seul sort que puisse imaginer un écrivain de cette trempe. Chut!!!!!
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    • Livres 3.00/5
    Par araucaria, le 28 avril 2012

    araucaria
    Un roman qui se lit mais qui m'a moyennement intéressée, pas émue plus que
    que cela. J'avais été habituée à des textes d'une plus grande qualité de la part d'Alessandro Baricco, à des histoires autrement plus émouvantes, soie par exemple. Je ressors de cette lecture un peu déçue.

    Lien : http://araucaria.20six.fr/
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    • Livres 2.00/5
    Par BlueGrey, le 27 août 2009

    BlueGrey
    Cachée dans un trou, sous le plancher d'une ferme, la petite Nina assiste à l'assassinat sanglant de son père et de son frère. Pourquoi ont-ils été massacrés ? Il est vaguement question de règlement de comptes, aux lendemains d'une guerre. Mais l'on ne saura jamais laquelle, ni les raisons exactes du carnage. Un demi-siècle plus tard, Nina retrouve l'un des assassins, l'invite au café, se lamente sur la cruauté du destin, et le conduit dans une chambre d'hôtel... Et on s'arrête là, en se demandant où l'auteur à voulu en venir. On s'interroge, en quête d'explication et de sens : s'agit-il d'une fable, d'une parabole ? On le suppose. Mais on n'en trouve pas la clef : la vengeance ? L'engrenage de la violence ? La dépendance à l'horreur ?
    « le pays allait de l'avant, bien loin de la guerre, à une vitesse incroyable, en oubliant tout. Mais il y avait tout un monde qui n'en était jamais sorti, de la guerre, et qui dans ce pays heureux n'arrivait pas à redémarrer. Moi j'étais comme ça. »
    Baricco habille de points de suspension une histoire rachitique. Rien de saisissant, rien de bouleversant, rien de franchement mauvais ou raté non plus. Entre-deux. Une belle écriture par moment, quelques très jolis passages, mais au final, cela reste confus et vain.

    Lien : http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/archive/2008/11/05/sa..
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    • Livres 2.00/5
    Par Glacha, le 30 avril 2012

    Glacha
    Sang Sang est un court récit d'Alessandro Barrico construit en deux parties : la première est une scène de vengeance. Dans une ferme isolée, une voiture arrive, des hommes descendent et tirent sur les membres de la famille. Une petite fille cachée est découverte par un des hommes, qui la laisse saine et sauve.
    Dans la seconde partie, nous retrouvons le dialogue de cette petite fille qui a grandie et de cet homme.
    La fin ne m'a pas plu ; le tout ne m'a pas convaincu, ni transporté. je n'y ai pas cru.
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Citations et extraits

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  • Par LolitaNieEnBloc, le 14 mai 2008

    Alors elle pensa que, même si la vie est incompréhensible, nous la traversons probablement avec le seul désir de revenir à l'enfer qui nous a engendré, et d'y habiter auprès de qui, un jour, de cet enfer, nous a sauvé. Elle essaya de se demander d'où venait cette absurde fidélité à l'horreur, mais elle s'aperçut qu'elle n'avait pas de réponse. Elle comprenait seulement que rien n'est plus fort que cet instinct de revenir là où on nous a brisé, et de répéter cet instant pendant des années. En pensant seulement que ce qui nous a sauvé une fois pourra nous sauver à jamais.
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  • Par Elora, le 02 juin 2010

    On a beau s’efforcer de vivre une seule vie, les autres verront mille autres vies dedans, et c’est pour ça qu’on n’arrive pas à éviter de faire du mal.
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  • Par BlueGrey, le 27 août 2009

    Tito déplaça une panière de fruits. Il reconnut sur le plancher la forme d'une trappe. Il tapa un grand coup par terre avec sa botte, pour entendre quel bruit ça faisait. Il déplaça deux autres panières. C'était une petite trappe, découpée avec soin. Tito leva les yeux. Par une petite fenêtre on voyait, dehors, l'obscurité. Il ne s'était même pas rendu compte qu'il faisait déjà nuit. Il se dit qu'il était temps d'en partir, de cet endroit. Puis il s'agenouilla sur le sol, et souleva le volet de la trappe. Il y avait une petite fille, là au fond, pelotonnée sur le côté, les mains cachées entre ses cuisses, la tête légèrement pliée en avant, vers les genoux. Elle avait les yeux ouverts.
    Tito pointa son pistolet sur la petite fille.
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  • Par Persepolis, le 20 août 2010

    Nina ferma les yeux. Elle s'aplatit contre la couverture et se pelotonna plus encore, remontant haut ses genoux, jusqu'à sa poitrine. Elle aimait bien se mettre comme ça. Elle sentaît la terre, fraîche, sous elle, qui la protégeait - elle ne pouvait pas la trahir. Et elle sentait son propre corps rassemblé, ramassé sur lui-même comme un coquillage - c'est ça qu'elle aimait - elle était carapace et animal, à soi-même un refuge, elle était tout, pour elle-même elle était tout, rien ne pourrait lui faire de mal tant qu'elle resterait dans cette position - elle rouvrit les yeux, et pensa Ne bouge pas, tu es heureuse.
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  • Par brigittelascombe, le 19 mai 2011

    Alors elle pensa que, même si la vie est incompréhensible, nous la traversons probablement avec le seul désir de revenir à l'enfer qui nous a engendré, et d'y habiter auprés de qui, un jour, de cet enfer, nous a sauvé.
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Vidéo de Alessandro Baricco

Soie (Silk) est un film romantico-dramatique et historique, réalisé par François Girard en 2007 et sorti le 5 août 2009. C'est une adaptation du roman Soie d'Alessandro Baricco.











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