Voilà un moment que je voulais découvrir ce roman autobiographique de l'auteur qui m'a le plus ému par ces histoires et qui, peut-être, est mon auteur favori.
La Charrette bleue est un roman court (environ 250 pages) dans lequel
René Barjavel nous raconte l'histoire de la rencontre de ses parents et de son enfance. le récit s'achève sur le drame qui l'a frappé et dont aucun enfant ne se remet : la mort de sa mère alors qu'il n'a que dix ans. Mais ce récit n'est pas triste puisqu'il raconte qu'il a vécu une enfance choyée, très heureuse, malgré la Grande Guerre.
Une écritude toujours aussi intéressante, alors même que
Barjavel avoue n'avoir pas été un bon élève au cours de ses premières années à l'école.
Ce qui m'a plu dans cette autobiographie ; succinte puisqu'elle traite des onze premières années de sa vie ; c'est l'hymne aux gens qu'il a aimé et qui l'ont aimé pendant cette période de sa vie. Un hymne aussi à sa région qu'il aime et à qui il rendra hommage dans certains de ses romans (
Tarendol,
Le voyageur imprudent par exemple). L'amour pour sa mère qu'il admire tant et aussi pour son père, ce rêveur qui lui permit d'avoir la vie qu'il a eut en le confiant à "un autre père".
Ce roman est très simple à lire. Je dois dire cependant que je l'ai aimé du fait que j'aime l'oeuvre de
René Barjavel que j'ai lu presque en entier. Peut-être que ce ne sera pas le cas de tout le monde car en effet, pas de grande catharsis ici, pas de révélations inédites. Juste un homme qui rend hommage au sien et qui nous décrit une enfance comme il n'aurait pas voulu en vivre d'autre.