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ISBN : 2070364852
Éditeur : Gallimard (1973)

Note moyenne : 3.74/5 (sur 604 notes)
Résumé :
" Le lendemain, il avança d'un siècle de plus. Puis de deux, de trois, de cinq. Ce qu'il vit et rapporta à l'infirme leur parut tellement effrayant qu'ils décidèrent, d'un commun accord, de faire en avant un bond gigantesque pour être immédiatement fixés sur le sort de leurs lointains petits-enfants.
En effet, si l'électricité avait disparu, et la civilisation de la machine trouvé son terme, une force nouvelle était née ; l'humanité, qui avait appris à l'util... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (55) Voir plus Ajouter une critique
odin062
odin06230 mai 2014
  • Livres 5.00/5
« Un voyageur imprudent » de Barjavel publié un peu après le célèbre « Ravage » en est une suite… ou un prequel ! Oui comment le placer dans le temps ? Futur, passé, présent… Dur à définir à la sortie de ce livre ! Un roman qui se veut rempli de pensées philosophiques sur le temps, l'évolution de l'humanité, l'amour, la science… Un roman qui surpasse de très loin le plus connu « Ravage » même si on retrouve la misogynie dérangeante de l'auteur !
Nous nous situons donc dans les années 40, temps de guerre, Vichy et compagnie. Temps sombres où un professeur de mathématique rencontre un autre savant qui a découvert une matière qui permet de figer le présent. Avec cette matière, il devient possible de voyager dans le temps !
Les voyages dans le temps m'ont toujours passionné… A commencer par « Retour vers le futur » qui a bercé mon enfance ! Il y a eu aussi les écrits de Wells (que je n'ai pas lu) et puis donc ce Barjavel que j'étais impatient de commencer ! Des voyages en 2052 (quel hasard !), à la fin du XIXe et du XVIIIe mais aussi au Me.
Et c'est en 100 000 après JC que la fantaisie de Barjavel nous frappe. On avait bien vu qu'il était visionnaire pour 2052 alors on ne peut s'empêcher de s'inquiéter pour notre avenir évolutif… L'humanité devient C'est tout simplement fascinant et flippant à la fois surtout que Enfin, je ne dévoilerai rien du dénouement de l'histoire mais je pense qu'on ne pouvait trouver plus belle fin ! Une des meilleures que j'ai lue certainement…
A côté de cela, il y a aussi l'histoire d'amour entre le héros et la fille du scientifique fou… Une histoire pas si simple au milieu de tout ce monde de sciences. Barjavel arrive également à glisser de sacré rebondissement qui nous fait accélérer le rythme cardiaque
Ainsi pouvons-nous changer le passé ? Qu'arrive-t-il quand nous le changeons ? L'évolution, la cruauté, l'histoire de l'Humanité s'inscrit elle dans un dessein qui ne saurait être modifié ? C'est toutes ces questions qui sont explorées dans cet excellent bouquin que je recommande ! Et pas besoin d'avoir lu Ravage même si la fin de ce dernier et dévoilée !
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Shan_Ze
Shan_Ze18 septembre 2015
  • Livres 4.00/5
Mon premier Barjavel ! J’étais un peu prudente parce que ce roman date de 1944 et j’avais peur qu’il ait mal vieilli. Mais comme La guerre éternelle de Joe Halderman (dans un tout autre genre), il s’est bien conservé. Je n’avais pas lu la quatrième de couverture, je savais seulement qu’il était question de voyage dans le temps. La première partie est un peu longue, Barjavel pose les bases de son histoire, comment on voyage, les différentes options qui s’offre à Pierre Saint-Menoux, quelques essais de rodage… on trépigne d’impatience !
Le style de Barjavel est surprenant, on alterne entre les frissons et les sourires, l’horreur et les gloussements. Au final, j’ai beaucoup aimé ce livre : Barjavel aborde beaucoup de thèmes ici : questionnement sur la société, l’homme, l’amour par le biais des voyages temporels. Les voyages dans le futur m’ont un peu dégoûtée par les descriptions détaillées et glauques. Le personnage de Noël Essaillon donne une petite allure de fable à cette histoire avec son sourire permanent et son ventre débordant. J’ai préféré les expéditions dans le passé qui donnent tout son sens au titre… Petite remarque : Barjavel était-il misogyne ou un homme de son époque ? J’ai cillé à certains passages relevés sur le rôle de la femme… sans réellement m’en offusquer. Je relirai cet auteur, au moins Ravage pour saisir les allusions glissées subtilement dans les pages.
A noter : il a été adapté en téléfilm en 1981 avec Thierry Lhermitte. A voir ce que ça peut donner !
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gouelan
gouelan22 septembre 2014
  • Livres 4.00/5

Le rêve de l'homme ; une machine à explorer le temps.
Forcément, si une telle machine existait, les abus seraient nombreux et dévastateurs. C'est ce qui arrive à ce voyageur imprudent… Modifier le destin de l'individu en y apportant quelques modifications, c'est tentant, mais quelles en seront les conséquences sur le cours du temps, ne risque –t-on pas, par malchance ou par inattention, d'effacer sa propre vie ?
Explorer le futur semble fantastique, sauf si ce qu'on y découvre ressemble à la vision horrible que nous en fait Barjavel. Un monde complètement inhumain, froid et effroyable. Une société faite d'hommes assignés à une tâche unique, dépourvus d'individualité, de sensibilité, du pouvoir de la pensée…
La quête du bonheur pour tous, d'un monde paisible est-elle possible ? N'existe-t-il pas une fatalité, un destin inexorable, vers lequel l'humanité se rue. Les périodes de paix ne sont que des répits, l'homme oublie à chaque fois les enseignements de l'histoire. L'histoire n'est-elle pas un éternel recommencement ?
Bon roman, même si je n'ai pas du tout aimé sa vision du monde de demain !
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lecassin
lecassin05 mai 2012
  • Livres 5.00/5
« le voyageur imprudent », deuxième volet des "Romans Extraordinaires" de René Barjavel. Il s'agit là d'une « uchronie » plutôt bien ficelée.
Certes, le genre n'est pas nouveau et Wells - pour ne citer que le plus connu - avec « La machine à explorer le temps » avait ouvert la voie du voyage dans le temps avec quelques autres à la fin du siècle précédent.
La filiation du « Voyageur imprudent » avec « La machine à remonter le temps » est quasi évidente et clairement assumée par Barjavel. Malgré tout, l'art de Barjavel aura été d'élargir le propos : puisqu'on peu voyager dans l'avenir, pourquoi ne pas voyager également dans le passé…et pourquoi ne pas tenter de modifier quelque peu celui-ci afin d'éviter à l'Histoire de l'humanité quelques convulsions dévastatrices dont elle a le secret ?
L'histoire commence par la rencontre de Pierre Saint-Menoux, un mathématicien mobilisé dans les chasseurs pyrénéens au début de la seconde guerre mondiale, et le savant Noël Essaillon, le scientifique qui supervise les explorations dans le futur.
Elle se poursuivra par une visite dans le passé et la tentation par le couple Saint-Menoux/ Essaillon de modifier celui-ci afin « d'éviter à tous quelques grands malheurs collectifs ». Saint-Menoux fera donc le déplacement à la veille du 16 septembre 1793, au moment du siège de Toulon mis en place par Bonaparte Bonaparte qui n'est alors qu'un simple officier de l'armée révolutionnaire.
Le tuer à ce moment là évitera-t-il les développements historiques futurs vers Napoléon Bonaparte et l'Empire ? C'est justement pour le savoir que Saint-Menoux est venu l'abattre… C'est compter sans la présence sur les lieux de Durdat, grand père de l'imprudent voyageur.
C'est par ce « roman extraordinaire » que je suis entré à quinze ans dans le monde tel que le voyage spatio-temporel nous permet de l'imaginer, voire de le modifier ; et je reste un inconditionnel du genre…
L' « uchronie » : un exercice difficile dont Barjavel nous offre ici une illustration saisissante.
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MurielT
MurielT23 septembre 2015
  • Livres 4.00/5
Le voyageur imprudentRené Barjavel
Un voyage dans le temps dans le futur pour voir ce que deviendront nos descendants et dans le passé pour essayer d'éviter les guerres et leurs conséquences.
Il y avait très très longtemps que je n'avais pas lu un livre de Barjavel. Et je garde de très bons souvenirs de "La nuit des temps, "le grand Secret", "Tarendol".
Celui ci je l'ai dévoré et j'ai beaucoup aimé l'histoire. Ce livre m'a fait penser à "La machine à explorer le temps" de Wells, le thème est le même.
Mais j'ai trouvé que Barjavel était allé beaucoup plus loin dans l'imagination de l'évolution humaine. Sa vision de l'évolution du genre humain est assez glauque et assez terrifiante.
L'humour n'est pas absent de l'histoire quand le héros à cours d'argent part dans le passé détrousser les riches et les banques.
Il n'y a qu'une chose qui m'a un peu dérangée, c'est la vision qu'il a de la femme. La jeune Annette semble complètement "nunuche" alors qu'elle vit avec son scientifique de père et qu'elle collabore à ses recherches. Et j'ai relevé quelques propos complètement misogynes. Bon c'est un livre qui date des années 1942-1943, c'était une autre époque, mais quand même...
C'est un bon roman à lire et je remercie le club lecture d'avoir choisi ce livre, il m'a redonné l'envie de relire d'autres romans de Barjavel notamment "ravages" dont il est fait allusion dans "le voyageur imprudent" et dont je n'ai plus beaucoup de souvenirs.
Club lecture septembre 2015
Challenge abc 2015/2016
challenge le tour du monde
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Citations & extraits (40) Voir plus Ajouter une citation
VALENTYNEVALENTYNE18 septembre 2012
Les chasseurs pyrénéens du 27ème bataillon occupaient depuis deux mois le village de Vanesse, au bord de la plaine de betteraves. Ils devaient le quitter ce jour là, pour une destination inconnue. Le caporal d’échelon, Pierre Saint-Menoux, enfoui dans la paille de l’écurie, dormit peu, tourmenté par le souci de son septième déménagement. Il était responsable des dix-sept conducteurs de la compagnie de mitrailleuses, de leurs chevaux et de leurs voitures. Dans le civil, il enseignait les mathématiques au lycée Philippe-Auguste.
……………….

Pilastre arrivait avec ses deux chevaux. Il les tenait à bout de longe. Il se méfiait d’eux. Il était tourneur sur métaux. Son patron lui avait promis de le faire revenir à l’usine. Il ne connaissait rien aux bêtes. Il ne les aimait pas. Il n’aurait pas du être là. Il enrageait. Ses bêtes ne voulaient pas le connaître. L’une feu, l’autre noire, elles se détestaient autant qu’elles le craignaient. Les atteler n’était pas une mince affaire. Pilastre les frappait du poing dans les naseaux. Les chevaux reculaient, se cabraient, cherchaient à se mordre.
La roulante était une sorte de cuirassé, un monument de fer et d’acier, hérissé de trois mille têtes de rivets, porté par quatre roues ferrées, aux rayons gros comme des cuisses. Au milieu de la cour, Pilastre et ses deux chevaux dansèrent leur ballet de colère. Derrière eux, les quatre cuisiniers, casque en tête, et le mousqueton en bandoulière sur leur capote de graisse, activaient le feu , jetaient bûche après bûche dans le foyer grondant, sous les deux marmites énormes où cuisait la soupe et chauffait le café d’embarquement.
Pilastre se hissa sur le siège, s’empaqueta dans trois couvertures, saisit une trique et se mit à frapper. Les croupes bondirent, la neige vola, les chaînes cliquetèrent, le timon gémit. La roulante ne bougea pas. Chaque bête tirait de son côté, annulait l’effort de l’autre par son propre effort.
Crédent ôta sa pipe de sa bouche, cracha.
- Quel sauvage ! dit-il. Des bêtes pareilles…
Le conducteur se dressa et redoubla les coups. La haine lui creusait les joues et les yeux. Par hasard, les huit sabots se plantèrent ensemble dans la neige. La roulante partit brusquement. Pilastre tomba sur son siège. Les deux chevaux puissants traversèrent la cour au galop. Dans un bruit de train express, la roulante sauta par-dessus le tas de fumier gelé, arracha la grille d’entrée, vira au ras du fossé, pulvérisa la borne zéro kilomètre.
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PiertyMPiertyM10 octobre 2014
Qu'est ce que le présent dans notre petit univers? Pendant que je pense la phrase que je vais vous dire, elle fait partie de l'avenir. A mesure que je la prononce, elle tombe dans le passé. Le présent, est-ce le moment où je déguste cette merveilleuse liqueur? Non! Tant qu'elle n'a pas atteint mes lèvres, c'est l'avenir. Quand la sensation de son goût, de sa chaleur, qui m'emplit la bouche, quand ce plaisir atteint mon cerveau, il a déjà quitté mon palais. C'est le passé. L'avenir sombre dans le passé dès qu'il a cessé d'être futur. Le présent n'existe pas. Vouloir l'éterniser, c'était éterniser le néant.
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claudialuciaclaudialucia06 octobre 2010

Pourtant pour Pierre Saint-Menoux il ne saurait y avoir de fin.
Réfléchissez : il a tué son ancêtre avant que celui-ci ait eu le temps de prendre femme et d'avoir des enfants. Donc, il disparaît, c'est entendu, il n'existe pas, il n'a jamais existé. Il n'y a jamais eu de Pierre Saint-Menoux.
Bon...
Mais si Pierre de Saint-Menoux n'existe pas, s'il n'a jamais existé, il n'a pas pu tuer son ancêtre!...
Donc, son ancêtre a poursuivi normalement son destin, s'est marié, a eu des enfants, qui ont eu des enfants, qui ont eu des enfants, qui ont eu des enfants...
Et un jour Pierre Saint-Menoux est né, a vécu, a grandi... a voulu tuer Bonaparte... et a tué son ancêtre.
Bon...
Il a tué son ancêtre?
Donc il n'existe pas.
Donc il n'a pas tué son ancêtre.
Donc il existe (...)

A partir de l'instant où son ancêtre frappé par lui est mort, Saint-Menoux n'existe pas et existe à la fois, car n'existant pas il n'a pas pu tuer, et, de ce fait, il existe et tue.

Etre ou ne pas être ? se demandait Hamlet. Etre et ne pas être, réplique Saint-Menoux.
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lesmiscellaneesdepapierlesmiscellaneesdepapier04 octobre 2015
Dans mon désir de rester longtemps près de ma fille chérie, j’ai voulu éterniser le présent. J’ai obtenu des résultats bien différents de ceux que j’escomptais, Qu’est-ce que le présent dans notre petit univers ? Pendant que je pense la phrase que je vais vous dire, elle fait partie de l’avenir. A mesure que je le prononce, elle tombe dans le passé. Le présent, est-ce le moment où je déguste cette merveilleuse liqueur ? Non ! Tant qu’elle n’a pas atteint mes lèvres, c’est l’avenir. (…) L’avenir sombre dans le passé dès qu’il a cessé d’être futur. Le présent n’existe pas. Vouloir l’éterniser, c’était éterniser le néant. C’est ce que j’ai fait !
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lafilledepassagelafilledepassage23 octobre 2015
Le nouveau souverain était un bon vivant. Il voulut faire le bonheur de ses sujets. De tous ses sujets, sans injustice. Il commença par rechercher quelques cerveaux puissants, constitua par leur réunion une sorte d’accumulateur d’énergie mentale. Cet organisme portait dans la langue de l’époque le nom de bren-treuste. Les hommes au cerveau faible, c’est-à-dire la multitude, subirent sa volonté. Il commanda au roi lui-même et l’absorba. Il devint le maître de l’humanité.
Dès cet instant, les hommes qui le composaient perdirent leur individualité. Ils ne purent profiter de leur toute-puissance. Leur volonté commune, tendue vers le bonheur de leurs semblables et qui dirigeait inexorablement ceux-ci vers une étrange félicité obligatoire, les ployait eux-mêmes sous sa loi. Ils devinrent malgré eux les serviteurs de la cité qu’ils commandaient. Leur nombre augmenta, leur puissance collective s’accrut prodigieusement. Leur pouvoir personnel était nul. La force qui émanait d’eux semblait vivre une vie propre. Les principes de justice et de bonheur social, pensés de façon exacte par les cerveaux des hommes se libéraient de l’autorité humaine qui n’avait jamais su les appliquer. Ils se constituaient en énergie indépendante. Ils allaient désormais régner avec une parfaite rigueur.
Pour le bien de tous, la force nouvelle a fixé à chaque homme une tâche précise, a modifié son corps afin de lui rendre son travail plus facile, a diminué la puissance de ses sens dans le but de lui éviter non seulement toute douleur, mais toute sensation inutile au fonctionnement de la cité.
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Vidéo de René Barjavel
La série tv Revolution inspirée de Ravage.
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