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> Bernard Blanc (Traducteur)

ISBN : 2228894222
Éditeur : Payot et Rivages (2001)


Note moyenne : 3.87/5 (sur 55 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Après ses deux inénarrables séjours chez les Dowayo du Cameroun, Nigel Barley s'en va explorer un etit coin d'Indonésie, L'île de Sulawesi (Célèbes), avant de recevoir dans la vénérable institution qui l'emploie, le Britsh Museum, quelques-uns des turbulents amis qu'il ... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par pdemweb1, le 29 juillet 2015

    pdemweb1
    « L'anthropologie n'est pas un sport dangereux » est le récit des aventures de
    Nigel Barley, par lui-même, lors d'une étude de terrain sur l' île Sulawesi en Indonésie.
    Il indique que son choix d'étude fut par le hasard d'une conversation ( c'est un peu difficile à croire, car bien que son cursus universitaire ne soit pas détaillé, il semble déjà avoir des responsabilités au sein du British Museum, et que sa connaissance de l'Extrême-Orient ressemble déjà à une expertise).
    Avec autodérision, il décrit comment il lui a été difficile d'atteindre le terrain de l'étude. le récit est particulièrement vivant car il fait part de ces nombreux entretien avec les habitants, et il en profite pour décrire les modes de vie de manière concrète. Grace à ces rencontres, Nigel Barley va trouver ce qu'il cherche des bâtisseurs de greniers à riz.
    L'originalité de la démarche est qu'il fait venir quatre bâtisseurs de greniers au British Museum. Nigel Barley en profite pour décrire l'adaptation de Torojas à la vie londonienne, ce passage est drôle et touchant à la fois.
    Page 236 : Nigel Barley explique la forme de classification appelée « opposition binaire complémentaire », l'anthropologie en plus de ne pas être un sport dangereux, semble aussi être une science facile à comprendre, si l'initiateur est talentueux !
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    • Livres 3.00/5
    Par awei, le 02 avril 2008

    awei
    Les aventure d'un anthropologue anglais en Indonésie, raconté parl'anthropologue lui-même avec humour et verve, et en fond de réflexion, une description minutieuse des aléas de la mondialisation et de ses conséquences. Comment redonner aux récits d'enquêtes ethnologiques un souffle de modernité, bien loin des clichés de "sociétés primitives" qui vivraient coupées de tout dans des coins reculés et vierges de la "civilisation" occidentale...
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  • Par zazalabeille, le 16 avril 2015

    zazalabeille
    Si vous visitez le British Museum vous serez estomaqué par le grenier à riz construit dans la salle du rez de chaussée. Comment diable est-il arrivé là ? La réponse est dans ce livre plein d'humour, on rit de bon coeur tant cet ethnologue a un humour élégant et léger. Un livre de grande classe ! de plus c'est scientifique sans être ennuyeux, philosophique tout en restant compréhensible pour des élèves de seconde, et un grand bonheur pour un lecteur adulte...
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    • Livres 4.00/5
    Par MAXINE, le 31 janvier 2013

    MAXINE
    Emois : formidable ouvrage qui m'a ramenée quelques années en arrière lorsque je suis allée me balader sur cette île indonésienne si mystérieuse.
    J'ai retrouvé au fil des pages la plupart des évènements vécus lors de mon séjour à Célèbes / Sulawesi.
    Ce qui m'a le plus marqué (à part les toilettes) ? Les cigarettes au clou de girofle, les cérémonies funéraires et la façon de conduire locale bien éloignée de nos "codes".
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    • Livres 5.00/5
    Par jeide3, le 24 septembre 2012

    jeide3
    JUBILATOIRE

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Citations et extraits

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  • Par pdemweb1, le 29 juillet 2015

    Sortir un camion de la boue est un sujet sur lequel chacun à sa théorie…
    Alors que tout espoir semblait perdu, un homme passa sans se presser avec un énorme buffle conduit par un garçon minuscule… Il nous sortit de la boue avec une facilité méprisante …
    - Je croyais que les Torojas ne faisaient jamais travailler les buffles, dis-je à Johannis
    - Celui-là, déclara-t-il, est un buffle esclave. Regarde sa couleur
    Les anthropologues sont nourris de livres sur les Nuers, peuple du Soudan obsédés par le bétail et à développé un vocabulaire complexe de couleurs et de motifs pour décrire les bêtes. Je venais de prendre ma première leçon sur une monomanie similaire des Torajas, une série illimitée de termes indiquant la taille, la couleur et les taches des buffles, les formes de leurs cornes.
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  • Par Sesheta, le 15 décembre 2012

    Un anthropologue est probablement le pire des invités imaginables. Je n'en voudrais pas chez moi. Il arrive sans en avoir été prié, il s'installe sans y être convié et il harcèle ses hôtes de questions stupides jusqu'à les rendre fous. Au départ, il n'aura qu'une vague idée de ce qu'il cherche. Comment, après tout, saisir l'essence d'un mode de vie étranger? Les anthropologues ne sont même pas d'accord entre eux sur le genre de proie qu'ils poursuivent. La découvre-t-on dans la tête des gens, dans les faits concrets de la réalité extérieure, dans les deux, ou dans ni l'un ni l'autre? Certains considèrent aussi que la majeure partie des "connaissances" anthropologiques est une fiction fabriquée quelque part entre l'observateur et l'observé, et qu'elle dépend de rapports de pouvoir inégaux entre eux. La réponse presque inévitable, c'est de foncer, en attendant d'analyser plus tard ce qu'on a fait.

    (p.174)
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  • Par Sesheta, le 04 décembre 2012

    Le véhicule s'affaissait toujours plus sur ses amortisseurs. On embarqua une femme qui semblait sur le point d'accoucher. On démonta une bicyclette et on la rangea au fond. On prit des enfants sur nos genoux, on transféra des bagages dans les coins. Tout le monde fumait et gardait les fenêtres soigneusement fermées, alors que la journée était loin d'être froide.
    Le tableau de bord du minibus indiquait d'impossibles pannes simultanées de tous les systèmes. Le voyant d'alarme des freins et celui de l'huile étaient allumés. On n'avait ni carburant ni eau. La batterie, apparemment, se déchargeait en continu. A tous les points d'eau le conducteur s'arrêtait et versait des litres et des litres sur le siège de son voisin. Ce n'était pourtant pas là que se trouvait le radiateur. En fait, c'était l'embrayage qui chauffait tellement que les sandales en plastique du voyageur de devant commençaient à fumer.

    (p.158-159)
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  • Par Sesheta, le 15 décembre 2012

    Nous avons atteint un autre hameau, sur un sommet. Jusqu'à présent, j'avais été frappé par la propreté et l'ordre qui régnaient dans les villages torajas. Leurs habitants plantaient même des fleurs et partageaient le plus anglais des concepts: la pelouse. Mais celui-ci était différent. C'était un vrai gâchis. Je n'avais vu nulle part des cochons autorisés à errer librement et à fourrager où bon leur semblait. Ils avaient transformé en bourbiers les espaces entre les maisons. Tous les gens, ici, paraissaient louches et peu commodes. Des enfants couraient partout en vagissant et en portant à leur bouche des poignées de saletés glutineuses. Tous avaient des filets de morve sous le nez. On aurait dit que quelqu'un s'était évertué ici à rassembler les preuves infirmant l'idée que l'Homme avait été créé à l'image de Dieu.

    (p.189-190)
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  • Par Sesheta, le 15 décembre 2012

    Ma déception a dû être évidente. Les Occidentaux ont une tendance inhérente à se servir du reste du monde pour réfléchir à leurs propres problèmes. Andareus n'était pas un "bon sauvage" stigmatisant les défauts de notre civilisation. Il était plutôt plus moderne que moi: il parlait couramment le jargon de l'informatique et de l'électronique. Ses valeurs étaient probablement très proches des miennes, et son attachement au monde traditionnel aussi extérieur que le mien. Il le considérait depuis le confort d'un bungalow moderne et climatisé de Kalimantan, juste par romantisme peu-être. Son implacable lucidité sur lui-même me retournait le couteau dans la plaie.
    "Vous voyez. Ce n'est qu'en partant à l'étranger que j'ai appris à apprécier nos anciennes coutumes.

    (p.183-184)
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