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> Bernard Blanc (Traducteur)

ISBN : 2228894222
Éditeur : Payot et Rivages (2001)


Note moyenne : 3.96/5 (sur 46 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Après ses deux inénarrables séjours chez les Dowayo du Cameroun, Nigel Barley s'en va explorer un etit coin d'Indonésie, L'île de Sulawesi (Célèbes), avant de recevoir dans la vénérable institution qui l'emploie, le Britsh Museum, quelques-uns des turbulents amis qu'il ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (4)

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    • Livres 3.00/5
    Par awei, le 02 avril 2008

    awei
    Les aventure d'un anthropologue anglais en Indonésie, raconté parl'anthropologue lui-même avec humour et verve, et en fond de réflexion, une description minutieuse des aléas de la mondialisation et de ses conséquences. Comment redonner aux récits d'enquêtes ethnologiques un souffle de modernité, bien loin des clichés de "sociétés primitives" qui vivraient coupées de tout dans des coins reculés et vierges de la "civilisation" occidentale...
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    • Livres 4.00/5
    Par MAXINE, le 31 janvier 2013

    MAXINE
    Emois : formidable ouvrage qui m'a ramenée quelques années en arrière lorsque je suis allée me balader sur cette île indonésienne si mystérieuse.
    J'ai retrouvé au fil des pages la plupart des évènements vécus lors de mon séjour à Célèbes / Sulawesi.
    Ce qui m'a le plus marqué (à part les toilettes) ? Les cigarettes au clou de girofle, les cérémonies funéraires et la façon de conduire locale bien éloignée de nos "codes".
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    • Livres 5.00/5
    Par jeide3, le 24 septembre 2012

    jeide3
    JUBILATOIRE

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    • Livres 5.00/5
    Par jeide3, le 24 septembre 2012

    jeide3
    JUBILATOIRE

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Citations et extraits

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  • Par Sesheta, le 04 décembre 2012

    Le véhicule s'affaissait toujours plus sur ses amortisseurs. On embarqua une femme qui semblait sur le point d'accoucher. On démonta une bicyclette et on la rangea au fond. On prit des enfants sur nos genoux, on transféra des bagages dans les coins. Tout le monde fumait et gardait les fenêtres soigneusement fermées, alors que la journée était loin d'être froide.
    Le tableau de bord du minibus indiquait d'impossibles pannes simultanées de tous les systèmes. Le voyant d'alarme des freins et celui de l'huile étaient allumés. On n'avait ni carburant ni eau. La batterie, apparemment, se déchargeait en continu. A tous les points d'eau le conducteur s'arrêtait et versait des litres et des litres sur le siège de son voisin. Ce n'était pourtant pas là que se trouvait le radiateur. En fait, c'était l'embrayage qui chauffait tellement que les sandales en plastique du voyageur de devant commençaient à fumer.

    (p.158-159)
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  • Par Sesheta, le 15 décembre 2012

    Un anthropologue est probablement le pire des invités imaginables. Je n'en voudrais pas chez moi. Il arrive sans en avoir été prié, il s'installe sans y être convié et il harcèle ses hôtes de questions stupides jusqu'à les rendre fous. Au départ, il n'aura qu'une vague idée de ce qu'il cherche. Comment, après tout, saisir l'essence d'un mode de vie étranger? Les anthropologues ne sont même pas d'accord entre eux sur le genre de proie qu'ils poursuivent. La découvre-t-on dans la tête des gens, dans les faits concrets de la réalité extérieure, dans les deux, ou dans ni l'un ni l'autre? Certains considèrent aussi que la majeure partie des "connaissances" anthropologiques est une fiction fabriquée quelque part entre l'observateur et l'observé, et qu'elle dépend de rapports de pouvoir inégaux entre eux. La réponse presque inévitable, c'est de foncer, en attendant d'analyser plus tard ce qu'on a fait.

    (p.174)
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  • Par Sesheta, le 15 décembre 2012

    Ma déception a dû être évidente. Les Occidentaux ont une tendance inhérente à se servir du reste du monde pour réfléchir à leurs propres problèmes. Andareus n'était pas un "bon sauvage" stigmatisant les défauts de notre civilisation. Il était plutôt plus moderne que moi: il parlait couramment le jargon de l'informatique et de l'électronique. Ses valeurs étaient probablement très proches des miennes, et son attachement au monde traditionnel aussi extérieur que le mien. Il le considérait depuis le confort d'un bungalow moderne et climatisé de Kalimantan, juste par romantisme peu-être. Son implacable lucidité sur lui-même me retournait le couteau dans la plaie.
    "Vous voyez. Ce n'est qu'en partant à l'étranger que j'ai appris à apprécier nos anciennes coutumes.

    (p.183-184)
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  • Par Sesheta, le 15 décembre 2012

    Nous avons atteint un autre hameau, sur un sommet. Jusqu'à présent, j'avais été frappé par la propreté et l'ordre qui régnaient dans les villages torajas. Leurs habitants plantaient même des fleurs et partageaient le plus anglais des concepts: la pelouse. Mais celui-ci était différent. C'était un vrai gâchis. Je n'avais vu nulle part des cochons autorisés à errer librement et à fourrager où bon leur semblait. Ils avaient transformé en bourbiers les espaces entre les maisons. Tous les gens, ici, paraissaient louches et peu commodes. Des enfants couraient partout en vagissant et en portant à leur bouche des poignées de saletés glutineuses. Tous avaient des filets de morve sous le nez. On aurait dit que quelqu'un s'était évertué ici à rassembler les preuves infirmant l'idée que l'Homme avait été créé à l'image de Dieu.

    (p.189-190)
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  • Par Sesheta, le 15 décembre 2012

    Johannis m'indiqua un bloc rocheux qui s'élevait verticalement depuis le fond de la vallée.
    "C'est le fort de Pong Tiku", expliqua-t-il.
    Il s'agissait, je le savais, du chef toraja qui s'était opposé aux Hollandais lors de leur invasion de la région, en 1906. Il avait été vaincu après un long siège.
    "Que lui est-il arrivé?
    - Les Hollandais l'ont emmené à Rantepao et ils l'ont fusillé. (Une expression de fureur passa sur son visage.) Aujourd'hui, c'est un héros, mais les gens de Baruppu' l'ont combattu. Il a brûlé le village et tout le monde s'est enfui à Makki pour chercher de la magie. Nous allions revenir pour le détruire, et puis les Hollandais sont arrivés. C'est pourquoi il n'y a pas de vieilles maisons ici."

    (p.189)
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