Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique


ISBN : 2290080454
Éditeur : Editions 84 (2013)


Note moyenne : 3.97/5 (sur 394 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Peter Pan est un petit garçon bien étrange. Il est vêtu de feuilles, ne connaît pas son âge, et ignore ce qu'est un baiser. Wendy est intriguée par ce petit bonhomme qui lui rend visite la nuit, accompagné d'une lumière tintinnabulante nommée Clochette. D'où vient-il do... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (70)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par LiliGalipette, le 17 décembre 2013

    LiliGalipette
    M. et Mme Darling sont les heureux parents de Wendy, John et Michael. Sous la bonne garde de Nana, la chienne nounou, les enfants grandissent comme tous les enfants, en faisant des rêves et en imaginant des mondes merveilleux. Et voilà qu'un soir, l'imaginaire frappe à la fenêtre de la chambre des enfants. Voilà Peter pan et La fée Clochette qui viennent les chercher. le jeune Peter a refusé de grandir et s'est enfui au pays imaginaire où le rejoignent régulièrement des garçons perdus. Peter pan et les garçons sont heureux de leur vie sans adultes, mais ils aimeraient bien avoir une maman qui s'occuperait d'eux et leur raconterait des histoires. Wendy devient cette petite maman et tout pourrait être merveilleux si l'infâme capitaine Crochet ne cherchait pas à avoir la peau de Peter pan. Et puis, Wendy et ses frères aimeraient bien revoir leurs parents, restés à Londres et désespérés d'avoir perdu leurs enfants.
    Ce conte est un classique des histoires enfantines. Je connaissais le dessin animé de Walt Disney et je suis très surprise de constater que, pour une fois, la machine américaine a respecté presque intégralement le texte original. Ce dernier est peut-être plus véhément quand il s'agit de montrer l'égoïsme de Peter pan et son refus farouche de devenir un adulte. J'aime cette histoire qui est un hymne aux mamans et qui insiste sur l'importance des mères dans le cœur et sur la vie des enfants, même les plus butés et les plus polissons.
    Un bémol toutefois : au pays imaginaire, Wendy joue à la maman en s'occupant seule d'une bande de gamins braillards et indisciplinés. Peter pan se veut le chef de cette remuante marmaille, mais il ne veut en aucun cas occuper la place du père et exige d'être traité par la petite fille comme un enfant. Et Wendy, bonne poire, se plie à ses exigences capricieuses et assume la tenue du ménage. Voilà comment l'auteur présente la vie de Wendy. « Je suppose que Wendy devait trouver son séjour particulièrement enchanteur, car sa turbulente famille lui donnait fort à faire. Elle n'avait même pas le temps de monter prendre le frais, sinon le soir et encore, avec une chaussette à la main. » (p. 60) Ainsi, que l'on soit dans le monde réel ou au pays des rêves, la place des femmes est toujours la même et elle est forcément épanouissante…
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          2 29         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par coquecigrue, le 26 août 2012

    coquecigrue
    Sommée de le lire par ma fille (une grande fée de 25 ans), empêchée de le faire par l'esprit facétieux des objets qui veut que précisément celui que vous cherchez demeure introuvable, j'ai fini par mettre la main sur "Peter Pan" caché sous une pile de livres, et j'ai enfin lu ce court roman pour les petits... mais et surtout pour les grands.
    C'est un délicieux et savoureux conte philosophique, psychanalytique, poétique, subtil, profond, drôle, grave, gentiment moqueur, juste, mêlant adroitement l'imaginaire et la réalité, tout en racontant une histoire à dormir debout (ou en volant) ou à rester éveillé pour en avoir le fin mot au plus vite.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          4 26         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par lehane-fan, le 18 juin 2011

    lehane-fan
    Walt Disney ou l'art d'émasculer un heros de jeunesse , un enfant qui plus est ... Pas bieeeen...
    En effet , si la version cartoonisée présentait un Peter Pan gentil , genereux et courageux , il en est tout autre dans la version écrite originale et c'est tant mieux ! Personnage beaucoup moins lisse , decrit par Barrie , ou le heros se montre tour à tour prétentieux , égoiste , retors , buté , affublé d'une fée Clochette jalouse comme un pou qui fera tout ce qui est en son pouvoir pour garder à son usage exclusif son Peter adoré !
    L'on y retrouve avec plaisir ce monde onirique , ce pays de l'imaginaire , uniquement perceptible par les enfants . Crochet y tient une place prépondérante et ne serait pas Crochet sans son crocodile attitré dont l'unique but est de faire du capitaine un sac à main : le monde à l'envers ! L'on y découvre un Crochet beaucoup plus faillible , beaucoup plus humain . le manichéisme , ici , est beaucoup moins prononcé rendant , du coup , ce récit bien plus interessant . Les themes abordés sont plus profonds qu'il n'y parait dans un récit empreint de légèreté : l'abandon d'une mere , la peur de vieillir , de mourir..
    Peter Pan , à découvrir ou redécouvrir pour tous ceux qui ont conservé une part d'enfance . Quelqu'un veut faire une marelle ?
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 22         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par MissG, le 16 décembre 2012

    MissG
    Peter Pan, ou le mythe de l'enfant qui ne grandit jamais.
    Bien sûr, j'avais vu le dessin animé de Walt Disney, je connaissais les grandes lignes de cette histoire, puis l'adaptation en bande dessinée de Régis Loisel m'avait quelque peu dérangée et au final je n'y avais pas accroché, finalement, il ne me restait que l'oeuvre originale à lire pour continuer à me forger une opinion.
    Tout commence dans la maison de Monsieur et Madame Darling, et de leurs trois chérubins : Wendy, John et Michael, ainsi que leur nurse, Nana, une chienne terre-neuve : "Il n'y avait jamais eu de famille plus simple ni plus heureuse jusqu'à la survenue de Peter Pan.".
    Et c'est alors que Peter Pan surgit une nuit, flanquée de la méchante fée Clochette.
    Peter Pan est un petit garçon qui déteste les adultes et qui veut rester enfant à tout jamais : "C'était un charmant garçon vêtu de feuilles mortes collées par la sève qui suinte des arbres mais ce qui ravissait le plus chez lui, c'était qu'il avait encore toutes ses dents de lait.", d'ailleurs pour le côté charmant il repassera, c'est un qualificatif qui ne lui va pas étant donné qu'il est vaniteux, inconséquent, insouciant et fortement égocentrique.
    Un psychanalyste ferait recette avec un enfant tel que Peter Pan, c'est un personnage auquel je ne me suis pas attachée et qui m'a même énervée à plusieurs reprises (comme dans l'oeuvre de Régis Loisel d'ailleurs).
    Pour le seconder dans sa tâche de kidnapper une mère, il est épaulé par Clochette, une fée.
    Arrêtez tout de suite de fantasmer, non, Clochette n'est pas gentille, bonne, prompte à exaucer vos souhaits pour que vous puissiez aller au bal car votre affreuse belle-mère vous a enfermée afin que vous n'y paraissiez pas, c'est une teigne vicieuse, mais là pour le coup j'étais prévenue donc le choc a été moins rude que prévu : "Clochette n'était pas totalement mauvaise ou, plutôt, elle était totalement mauvaise à ce moment-là tandis qu'à d'autres elle était entièrement bonne. Les fées doivent être une chose ou l'autre : elles sont si petites qu'elles ne peuvent malheureusement héberger qu'un sentiment à la fois.".
    En voilà un personnage bien antipathique rendu fort agréable par Walt Disney, d'un autre côté, une fée qui fait tout pour que Wendy soit tuée, ça le fait moyen dans un dessin animé pour jeunes enfants.
    Donc, pour en revenir à l'histoire, Peter Pan convainc Wendy et ses deux frères de venir avec lui au Pays Imaginaire car il veut une mère et Wendy ne rêve que d'une seule chose : être mère !
    Cette histoire a été écrite au début du vingtième siècle, à l'époque les filles étaient fortement conditionnées dès leur plus jeune âge à se marier très vite pour pouvoir élever des enfants et s'occuper des tâches ménagères pendant que monsieur travaille pour ramener sa paye et faire vivre la maisonnée.
    De lire que Wendy est ravie d'être mère, qu'elle prend plaisir à passer des journées à faire le ménage, la lessive, à repriser les chaussettes et recoudre les vêtements, à border, à faire à manger à toute une tripotée d'enfants a été difficile, j'en avais à la fois mal au coeur pour elle et ça me révoltait.
    Il s'agit d'une petite fille, pas d'une femme, là elle ne pense ni ne souhaite s'amuser, et c'est censé être un livre s'adressant à un public jeune pour le faire rêver ?
    Pour se rendre au Pays Imaginaire (la non prochaine destination de mes vacances), il faut y aller en volant : "Ce sont seulement ceux qui sont gais, innocents et sans coeur qui peuvent voler.", et concrètement voilà à quoi ressemble ce soi-disant paradis des enfants : "De toutes les îles enchantées, le Pays Imaginaire est le plus douillet, le plus compact, pas du tout étalé et démesuré avec des distances interminables entre une aventure et une autre, mais, au contraire, agréablement concentré.".
    Au Pays Imaginaire, il y a le terrible capitaine Crochet qui terrorise les populations avec son équipage, les Indiens, des sirènes (mais vu leur faible utilisation dans le récit quel était l'intérêt de les mentionner ?) et un crocodile avec un réveil dans le ventre qui poursuit inlassablement Crochet pour terminer de le dévorer tellement il a apprécié le goût d'une de ses mains.
    Je m'insurge du choix de l'auteur en ce qui concerne le degré de dangerosité du capitaine Crochet, il ne peut pas exister pirate plus dangereux, plus rusé, plus roublard et mesquin que Long John Silver, c'est une référence en la matière et là, Crochet ne m'a jamais fichu la trouille et même plus jeune il n'aurait pas réussi.
    J'ai d'ailleurs moyennement apprécié au cours de ma lecture les interpellations du narrateur disant qu'il aurait pu choisir telle histoire mais qu'il en présente une autre, qu'il aurait pu faire agir ainsi les personnages mais qu'il choisit une autre façon, cette interactivité n'apporte pas à mon sens grand chose à la lecture.
    Des aventures, il y en a beaucoup dans ce récit, mais je dois bien avouer qu'aucune ne m'a jamais complètement transportée, ceci étant certainement lié au fait que le comportement des enfants avaient tendance à m'exaspérer, notamment leur insouciance et leur oubli très rapide de leurs parents.
    Par contre, ce livre se lit très rapidement du fait d'une narration fluide et de chapitres bien proportionnés.
    Au final, l'histoire de Peter Pan m'a hérissé le poil par moment, non pas parce que c'est mal écrit et/ou inintéressant, mais parce que les situations décrites me font réagir, particulièrement la situation de Wendy qui prend un immense plaisir à être mère et non pas une petite fille ainsi que l'une des coutumes du Pays Imaginaire : tout s'oublie très rapidement, les bons comme les mauvais souvenirs.
    Lu par un jeune public ce livre ne dégagerait certainement pas les mêmes impressions, par contre lu par un adulte il soulève des questions et penche énormément vers le domaine de la psychanalyse, le personnage de Peter Pan étant un stéréotype exagéré de l'enfant insouciant, vantard, égoïste voire même méchant par moment.
    J'en viens même à me demander si ce livre ne personnifie pas l'égoïsme de l'enfance, il ne représente pas en tout cas pour moi un éloge de l'enfance et une incitation à ne pas devenir adulte, au contraire.
    "Peter Pan" de James Matthew Barrie n'est pas un conte, c'est au contraire un livre qui pousse à la réflexion et qui plante les bases de ce qui est désigné par le "syndrome de Peter Pan" en psychanalyse.
    Plutôt que d'inviter au rêve, il soulève beaucoup de questions et il faut en faire une lecture à deux niveaux pour saisir toute la profondeur de ce livre.
    Walt Disney en a proposé une version édulcorée en dessin animée, lire l'oeuvre de James Matthew Barrie permet de rétablir la vérité sur ce personnage et les implications qui en découlent.
    Alors, grandir ou pas grandir ?

    Lien : http://lemondedemissg.blogspot.fr/2012/12/peter-pan-de-james-matthew..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 6         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par Lagagne, le 28 mai 2012

    Lagagne
    J'ai beaucoup apprécié cette lecture.
    Tout dans le roman est moins lisse que dans la version des messieurs de chez Disney! Peter Pan est un égocentrique, égoïste et narcissique (bon les trois sont très proches, on comprend bien le truc). Wendy n'est qu'une caricature de la mère au foyer : elle en est pitoyable pour moi. Rever de repriser des chaussettes! Aïe, aïe aïe! Mais en même temps, une très grande majorité de petites filles jouent au papa et à la maman. Car ce livre n'est que ça : des jeux d'enfants, des jeux dans tout ce qu'ils ont de plus réalistes et cruels. Là on tue pour de vrai! On est des vrais méchants, de vrais durs! Les parents? Pfff! du vent! L'amour? C'est naze, nous on préfère la guerre! Tout blanc ou tout noir? Non : tout gris! Les gentils tuent, trahissent, les méchants veulent une maman et ont peur. Peter Pan refuse de grandir pour vivre dans un monde qui le briderait, lui dicterait sa conduite au point d'être aussi triste que Mr et Mme Darling. Parce qu'ils sont loin d'être drôles ces deux-là! Mr a tout compter pour savoir s'il va garder ses enfants, Mme complètement godiche. Et ce qui est triste c'est que leurs enfants vont suivre exactement leurs traces.
    Mais heureusement, nous lecteurs, grâce à Peter et à tout ces héros de littérature, une partie de nous refuse de grandir aussi. A chaque livre de fiction que nous lisons c'est un peu de Peter qui s'éveille en nous. Ouais, philosophie de bazar mais j'assume!
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 13         Page de la critique

> voir toutes (60)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par wilhelmina, le 22 novembre 2009

    "Mme Darling eut vent de Peter pour la première fois alors qu'elle était occupée à mettre de l'ordre dans l'esprit de ses enfants. C'est une habitude nocturne de toute bonne mère, de fouiller dans l'esprit de ses enfants dès qu'ils sont endormis et de remettre toute chose d'aplomb pour le lendemain, rangeant à leur place de nombreux objets égarés pendant la journée.
    Si vous pouviez rester éveillés (mais c'est impossible, bien sûr), vous verriez comment s'y prend votre maman et trouveriez très intéressant de l'observer à ce moment. Vous la surprendriez à genoux, je pense, se demandant perplexe où diable vous aviez bien pu dénicher ce machin, faisant des découvertes agréables et d'autres qui le sont moins, pressant cette chose contre sa joue comme si c'était aussi doux qu'un petit chat, et faisant vivement disparaitre cette autre de la vue. Quand, le matin, vous rouvrez les yeux, votre méchanceté et les passions mauvaises qui vous accompagnèrent au lit, vous les retrouvez pliées en une pile serrée, et repoussées tout au fond de votre conscience. Par-dessus sont rangées vos plus jolies pensées, attendant que vous les enfiliez."
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 16         Page de la citation

  • Par wictoria, le 12 février 2008

    Bien plus que la douleur elle-même, ce procédé déloyal laissa Peter hébété, complètement désarmé. Il contemplait l’adversaire avec des yeux horrifiés. Tous les enfants éprouvent cette révolte, la première fois qu’on les prend par traîtrise. Lorsqu’ils viennent vers vous pour vous appartenir, ce qu’ils attendent de vous, c’est que vous vous comportiez loyalement. Si vous trichez, ils vous aimeront encore mais ne seront plus jamais les mêmes. Aucun enfant ne guérit jamais de cette première trahison. Aucun hormis Peter qui en faisait souvent l’expérience mais oubliait toujours. Je suppose que c’est cela qui le distinguait vraiment des autres. On aurait pu rêver plus charmant tableau mais il n’y avait personne pour le voir, si ce n’est un étrange garçon qui regardait derrière la fenêtre. Il lui arrivait de connaître des félicités inouïes, interdites aux autres enfants, mais en ce moment, il regardait à travers la vitre la seule joie qui lui était à jamais refusée.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 16         Page de la citation

  • Par Gwenaweb, le 13 janvier 2014

    Madame Darling eut vent de Peter pour la première fois, alors qu'elle était occupée à mettre de l'ordre dans l'esprit de ses enfants. C'est une habitude nocturne de toute bonne mère, de fouiller dans l'esprit de ses enfants dès qu'ils sont endormis, et de remettre toute chose d'aplomb pour le lendemain, rangeant à leur place les nombreux objets égarés dans la journée. […] Vous la surprendriez à genoux, je pense, se demandant perplexe où diable vous avez bien pu dénicher ce machin, faisant des découvertes agréables et d'autres qui le sont moins, pressant cette chose contre sa joue comme si c'était aussi doux qu'un petit chat, et faisant vivement disparaître cette autre de la vue. Quand, le matin, vous rouvrez les yeux, votre méchanceté et les passions mauvaises qui vous accompagnèrent au lit, vous les retrouvez pliées en une pile serrée et repoussées tout au fond de votre conscience. Par-dessus sont rangées vos plus jolies pensées, attendant que vous les enfiliez.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          4 10         Page de la citation

  • Par Lefso, le 24 janvier 2011

    Non seulement il n'avait pas de mère mais il n'avait même pas le plus petit désir d'en avoir une. Il pensait même qu'elles étaient très surestimées. Wendy, toutefois, crut de suite qu'elle se trouvait en pleine tragédie.
    -Oh Peter ! pas étonnant que tu pleures, dit-elle.
    Et elle sauta de son lit pour se précipiter vers lui.
    - Je pleurais pas à cause des mères ! dit-il d'un ton passablement indigné. Je pleurais parce que j'arrive pas à me recoller mon ombre. Et en plus, je pleurais pas !
    - Elle est détachée ?
    - Oui.
    Alors Wendy vit l'ombre sur le plancher. Elle semblait tellement pitoyable qu'elle se sentit toute triste pour Peter.
    -C'est terrible ! dit-elle.
    Elle ne put pourtant pas s'empêcher de sourire quand elle remarqua qu'il avait essayé de la coller avec du savon. C'était bien d'un garçon !
    Heureusement, elle savait déjà ce qu'il fallait faire.
    - Il faut la coudre, dit-elle, sur un ton peut-être un petit peu protecteur.
    - C'est quoi coudre ? demanda-t-il.
    - Tu es terriblement ignorant !
    - Non, pas du tout !
    Mais elle fût enchantée de cette ignorance.
    - Je vais te la coudre, mon petit homme, dit-elle bien qu'il fût aussi grand qu'elle.
    Elle prit son nécessaire de couture et se mit en devoir de coudre l'ombre au pied de Peter.
    - Je te préviens que ça te fera un petit peu mal, l'avertit-elle.
    - Oh ! je ne pleurerai pas, dit Peter qui s'était déjà convaincu qu'il n'avait jamais pleuré de sa vie.
    Il serra les dents et ne pleura pas. Bientôt son ombre se comporta normalement. Elle était juste un peu froissée.
    - Peut-être que j'aurais dû la repasser, se demanda Wendy.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 5         Page de la citation

  • Par angie22, le 20 novembre 2013

    Tout enfant est ainsi confondu la première fois qu'on le traite arbitrairement. S'il vient à vous, il estime avoir droit, par-dessus tout, à la justice. Si vous vous montrez injuste envers lui, il ne cessera pas de vous aimer mais il ne sera plus jamais le même. Nul n'oublie la première injustice (...).

    Commenter     J’apprécie          1 23         Page de la citation

> voir toutes (4)

Videos de James Matthew Barrie

>Ajouter une vidéo
Vidéo de James Matthew Barrie

Bande annonce de Finding Neverland (2005) qui relate la genèse de Peter Pan.








Sur Amazon
à partir de :
1,90 € (neuf)
4,99 € (occasion)

   

Faire découvrir Peter Pan par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (1242)

> voir plus

Quiz