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> Yvette Métral (Traducteur)

ISBN : 2290333263
Éditeur : Librio (2003)


Note moyenne : 3.97/5 (sur 238 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
It was Friday night. Mr and Mrs Darling were dining out. Nana had been tied up in the backyard. The poor dog was barking, for she could smell danger. And she was right - this was the night that Peter Pan would take the Darling children on the most breath-taking adventur... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par coquecigrue, le 26 août 2012

    coquecigrue
    Sommée de le lire par ma fille (une grande fée de 25 ans), empêchée de le faire par l'esprit facétieux des objets qui veut que précisément celui que vous cherchez demeure introuvable, j'ai fini par mettre la main sur "Peter Pan" caché sous une pile de livres, et j'ai enfin lu ce court roman pour les petits... mais et surtout pour les grands.
    C'est un délicieux et savoureux conte philosophique, psychanalytique, poétique, subtil, profond, drôle, grave, gentiment moqueur, juste, mêlant adroitement l'imaginaire et la réalité, tout en racontant une histoire à dormir debout (ou en volant) ou à rester éveillé pour en avoir le fin mot au plus vite.
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    • Livres 2.00/5
    Par annie, le 18 mars 2009

    annie
    souvenir de lecture enfantine...
    le personnage de Peter Pan :
    Le personnage de Peter Pan est plus ambigu qu'il n'y paraît au premier abord. C'est pourquoi, malgré les apparences, Peter Pan n'est pas uniquement un conte pour enfants, mais bien un récit précurseur du syndrome de Peter Pan. Évidemment, c'est un enfant qui refuse de grandir, mais ce n'est pas seulement l'enfant joyeux qu'il paraît.
    Peter est très lié au Pays imaginaire, il est le Pays imaginaire et tous ses personnages, les bons comme les méchants. S'il quitte le Pays imaginaire, le monde s'endort, la nature se fane et les Enfants perdus ne se battent plus avec les pirates.
    Tout change constamment à Neverland, les Enfants perdus ne sont jamais les mêmes (quand ils sont trop grands, ils partent ou sont directement exécutés par Peter car "grandir est contraire au règlement"), les méchants changent (une fois que Crochet est tué, d'autres apparaîtront), les fées ont aussi une vie très courte, et les aventures s'enchaînent. Seul Peter Pan est immuable dans ce monde, il est l'éternel maître du jeu, il est le jeu lui-même.
    Peter Pan est défini à plusieurs reprises, à l'instar de tous les enfants comme "joyeux, innocent et sans cœur" : totalement égocentré, il n'accorde que peu d'importance aux autres personnages, qu'il ne considère que comme ses faire-valoirs.
    À la fin de l'histoire, il finit par oublier ses anciens amis (et ennemis), et les anciennes aventures qu'il a vécues sont perpétuellement remplacées par de nouvelles. Tout, à part lui, est interchangeable, il va chercher les enfants génération après génération et oublie à chaque fois les précédents.
    Le roman montre que Peter Pan n'est pas quelqu'un d'humain ou un héros : dans l'histoire il est incapable d'amour, de compassion ou de quelque sentiment profond que ce soit. Il reste éternellement bloqué dans le factice, ne faisant aucune différence entre le jeu et la réalité.
    Cependant, il existe un film de Peter Pan avec Jeremy Sampter ou encore Harry Eden qui montre Peter Pan comme un être qui a beaucoup de sentiments. Il aime Wendy et les garçons perdus et ne les changent jamais puisqu'au Pays imaginaire on ne peut grandir.
    Mais l'œuvre de James Barrie ne nous montre pas uniquement un gentil garçon rêveur en mal d'aventure. Au contraire, c'est un garçon qui s'obstine pleinement à ne pas vieillir ni se souvenir (il ne viendra plus chaque printemps rendre visite à Wendy, car pour lui, ce temps « infini » que lui procure le Pays imaginaire lui fait perdre de manière irrémédiable la notion de Temps.
    Wendy le sait très bien : "Et Wendy devait en être consciente, sinon pourquoi lui aurait-elle adressé un au revoir si plaintif ?"). Peter est aussi cruel (sans s'en rendre compte).
    D'un certain côté, on peut dire que le personnage le plus représentatif de Peter dans ce Pays imaginaire est le capitaine Crochet ("Hook" en anglais). le capitaine Crochet est, en beaucoup de points, semblable à Peter :
    Ils se craignent mutuellement, mais ne peuvent pas vivre l'un sans l'autre (écroulement de l'équilibre du Bien et du Mal). Il faut toujours que quelqu'un craigne un autre personnage ; Crochet craint le Crocodile, les pirates craignent les Indiens, les Indiens craignent les animaux sauvages, les animaux sauvages craignent les enfants, les Garçons Perdus craignent les pirates.
    Tout tourne en rond dans ce Pays Imaginaire, et chaque clan court à travers l'île de manière ininterrompue sans jamais se rencontrer.
    Et quand bien même Peter tuerait Crochet, Peter prendrait aussitôt le rôle de Crochet pour ne pas rompre l'équilibre de l'île, en attendant qu'un nouvel ennemi survienne. C'est d'ailleurs ce qui se passe.
    Ils sont tous les deux seuls et sans amour. Crochet le sait très bien et réussit difficilement à vivre avec, mais Peter ne sait tout simplement pas ce qu'est l'amour (qui est tout proche de lui, grâce à Wendy qui, elle, se refuse à rester une enfant et entame ses premiers sentiments amoureux envers Peter).
    Pourtant, si on se réfère au type d'histoire qu'adore écouter en cachette Peter Pan, le soir sur le balcon de Wendy, ce ne sont que des histoires d'amour se terminant par un baiser et où le Bien triomphe du Mal.
    Mais ce qui sépare le Capitaine Crochet et Peter Pan est le vécu, le côté adulte.
    L'adulte est un pirate pour Peter. D'ailleurs, on peut voir sa réaction lorsque, pour la première fois, Peter est confronté à la cruauté et à la perfidie de l'homme : il est resté bouche bée pendant quelques instants, incapable de comprendre pourquoi Crochet a fait un tel coup bas. C'est à cause de tous ces défauts adultes, apportés par le temps impitoyable, que Peter Pan refuse de grandir : ce serait pour lui une dégénérescence.
    Mais qu'est réellement Peter Pan ? Un pirate. Dans son livre, lorsque Peter Pan triomphe de Crochet, Barrie tient absolument à ce que l'on remarque que Peter Pan remplace aussitôt son ennemi, prenant ses vêtements et l'imitant jusqu'au crochet : Par la suite, la rumeur courut que la première nuit où il porta ce costume, il resta longtemps assis dans la cabine, le porte-cigare de Crochet aux lèvres, et tous les doigts d'une main repliés, à l'exception de l'index qu'il tenait recourbé en l'air de façon menaçante, comme un crochet.
    On est bien loin de l'univers Disney, et derrière les apparences d'un petit conte pour enfants, se cache un texte d'une profondeur vertigineuse où chaque phrase importe, et où une analyse approfondie est nécessaire pour tout comprendre. le dernier chapitre, considéré par certains comme une fin secondaire, est probablement le passage le plus important et le plus démonstratif de ce que veut nous faire parvenir l'auteur.
    Le Temps passe, irrémédiablement, pour tout être vivant, et personne ne peut rien changer à cela. On le voit avec le personnage de Wendy, au dernier chapitre : Peter en a peur, car elle a grandi. Il se rabat donc sur l'enfant de Wendy, Jane…
    Peter Pan et le Pays imaginaire ne sont rien de plus que le fantasme de tout enfant (une fontaine de jouvence où Peter Pan est le maître). Un monde parfait mélangé à l'esprit de communauté garçonnier, de conquête, d'histoires sans fin : un lieu où le temps n'a plus d'importance et où le matin se lève à chaque instant…
    source - wikipédia

    Lien : http://mazel-livres.blogspot.com/
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    • Livres 3.00/5
    Par MissG, le 16 décembre 2012

    MissG
    Peter Pan, ou le mythe de l'enfant qui ne grandit jamais.
    Bien sûr, j'avais vu le dessin animé de Walt Disney, je connaissais les grandes lignes de cette histoire, puis l'adaptation en bande dessinée de Régis Loisel m'avait quelque peu dérangée et au final je n'y avais pas accroché, finalement, il ne me restait que l'oeuvre originale à lire pour continuer à me forger une opinion.
    Tout commence dans la maison de Monsieur et Madame Darling, et de leurs trois chérubins : Wendy, John et Michael, ainsi que leur nurse, Nana, une chienne terre-neuve : "Il n'y avait jamais eu de famille plus simple ni plus heureuse jusqu'à la survenue de Peter Pan.".
    Et c'est alors que Peter Pan surgit une nuit, flanquée de la méchante fée Clochette.
    Peter Pan est un petit garçon qui déteste les adultes et qui veut rester enfant à tout jamais : "C'était un charmant garçon vêtu de feuilles mortes collées par la sève qui suinte des arbres mais ce qui ravissait le plus chez lui, c'était qu'il avait encore toutes ses dents de lait.", d'ailleurs pour le côté charmant il repassera, c'est un qualificatif qui ne lui va pas étant donné qu'il est vaniteux, inconséquent, insouciant et fortement égocentrique.
    Un psychanalyste ferait recette avec un enfant tel que Peter Pan, c'est un personnage auquel je ne me suis pas attachée et qui m'a même énervée à plusieurs reprises (comme dans l'oeuvre de Régis Loisel d'ailleurs).
    Pour le seconder dans sa tâche de kidnapper une mère, il est épaulé par Clochette, une fée.
    Arrêtez tout de suite de fantasmer, non, Clochette n'est pas gentille, bonne, prompte à exaucer vos souhaits pour que vous puissiez aller au bal car votre affreuse belle-mère vous a enfermée afin que vous n'y paraissiez pas, c'est une teigne vicieuse, mais là pour le coup j'étais prévenue donc le choc a été moins rude que prévu : "Clochette n'était pas totalement mauvaise ou, plutôt, elle était totalement mauvaise à ce moment-là tandis qu'à d'autres elle était entièrement bonne. Les fées doivent être une chose ou l'autre : elles sont si petites qu'elles ne peuvent malheureusement héberger qu'un sentiment à la fois.".
    En voilà un personnage bien antipathique rendu fort agréable par Walt Disney, d'un autre côté, une fée qui fait tout pour que Wendy soit tuée, ça le fait moyen dans un dessin animé pour jeunes enfants.
    Donc, pour en revenir à l'histoire, Peter Pan convainc Wendy et ses deux frères de venir avec lui au Pays Imaginaire car il veut une mère et Wendy ne rêve que d'une seule chose : être mère !
    Cette histoire a été écrite au début du vingtième siècle, à l'époque les filles étaient fortement conditionnées dès leur plus jeune âge à se marier très vite pour pouvoir élever des enfants et s'occuper des tâches ménagères pendant que monsieur travaille pour ramener sa paye et faire vivre la maisonnée.
    De lire que Wendy est ravie d'être mère, qu'elle prend plaisir à passer des journées à faire le ménage, la lessive, à repriser les chaussettes et recoudre les vêtements, à border, à faire à manger à toute une tripotée d'enfants a été difficile, j'en avais à la fois mal au coeur pour elle et ça me révoltait.
    Il s'agit d'une petite fille, pas d'une femme, là elle ne pense ni ne souhaite s'amuser, et c'est censé être un livre s'adressant à un public jeune pour le faire rêver ?
    Pour se rendre au Pays Imaginaire (la non prochaine destination de mes vacances), il faut y aller en volant : "Ce sont seulement ceux qui sont gais, innocents et sans coeur qui peuvent voler.", et concrètement voilà à quoi ressemble ce soi-disant paradis des enfants : "De toutes les îles enchantées, le Pays Imaginaire est le plus douillet, le plus compact, pas du tout étalé et démesuré avec des distances interminables entre une aventure et une autre, mais, au contraire, agréablement concentré.".
    Au Pays Imaginaire, il y a le terrible capitaine Crochet qui terrorise les populations avec son équipage, les Indiens, des sirènes (mais vu leur faible utilisation dans le récit quel était l'intérêt de les mentionner ?) et un crocodile avec un réveil dans le ventre qui poursuit inlassablement Crochet pour terminer de le dévorer tellement il a apprécié le goût d'une de ses mains.
    Je m'insurge du choix de l'auteur en ce qui concerne le degré de dangerosité du capitaine Crochet, il ne peut pas exister pirate plus dangereux, plus rusé, plus roublard et mesquin que Long John Silver, c'est une référence en la matière et là, Crochet ne m'a jamais fichu la trouille et même plus jeune il n'aurait pas réussi.
    J'ai d'ailleurs moyennement apprécié au cours de ma lecture les interpellations du narrateur disant qu'il aurait pu choisir telle histoire mais qu'il en présente une autre, qu'il aurait pu faire agir ainsi les personnages mais qu'il choisit une autre façon, cette interactivité n'apporte pas à mon sens grand chose à la lecture.
    Des aventures, il y en a beaucoup dans ce récit, mais je dois bien avouer qu'aucune ne m'a jamais complètement transportée, ceci étant certainement lié au fait que le comportement des enfants avaient tendance à m'exaspérer, notamment leur insouciance et leur oubli très rapide de leurs parents.
    Par contre, ce livre se lit très rapidement du fait d'une narration fluide et de chapitres bien proportionnés.
    Au final, l'histoire de Peter Pan m'a hérissé le poil par moment, non pas parce que c'est mal écrit et/ou inintéressant, mais parce que les situations décrites me font réagir, particulièrement la situation de Wendy qui prend un immense plaisir à être mère et non pas une petite fille ainsi que l'une des coutumes du Pays Imaginaire : tout s'oublie très rapidement, les bons comme les mauvais souvenirs.
    Lu par un jeune public ce livre ne dégagerait certainement pas les mêmes impressions, par contre lu par un adulte il soulève des questions et penche énormément vers le domaine de la psychanalyse, le personnage de Peter Pan étant un stéréotype exagéré de l'enfant insouciant, vantard, égoïste voire même méchant par moment.
    J'en viens même à me demander si ce livre ne personnifie pas l'égoïsme de l'enfance, il ne représente pas en tout cas pour moi un éloge de l'enfance et une incitation à ne pas devenir adulte, au contraire.
    "Peter Pan" de James Matthew Barrie n'est pas un conte, c'est au contraire un livre qui pousse à la réflexion et qui plante les bases de ce qui est désigné par le "syndrome de Peter Pan" en psychanalyse.
    Plutôt que d'inviter au rêve, il soulève beaucoup de questions et il faut en faire une lecture à deux niveaux pour saisir toute la profondeur de ce livre.
    Walt Disney en a proposé une version édulcorée en dessin animée, lire l'oeuvre de James Matthew Barrie permet de rétablir la vérité sur ce personnage et les implications qui en découlent.
    Alors, grandir ou pas grandir ?

    Lien : http://lemondedemissg.blogspot.fr/2012/12/peter-pan-de-james-matthew..
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    • Livres 3.00/5
    Par lehane-fan, le 18 juin 2011

    lehane-fan
    Walt Disney ou l'art d'émasculer un heros de jeunesse , un enfant qui plus est ... Pas bieeeen...
    En effet , si la version cartoonisée présentait un Peter Pan gentil , genereux et courageux , il en est tout autre dans la version écrite originale et c'est tant mieux ! Personnage beaucoup moins lisse , decrit par Barrie , ou le heros se montre tour à tour prétentieux , égoiste , retors , buté , affublé d'une fée Clochette jalouse comme un pou qui fera tout ce qui est en son pouvoir pour garder à son usage exclusif son Peter adoré !
    L'on y retrouve avec plaisir ce monde onirique , ce pays de l'imaginaire , uniquement perceptible par les enfants . Crochet y tient une place prépondérante et ne serait pas Crochet sans son crocodile attitré dont l'unique but est de faire du capitaine un sac à main : le monde à l'envers ! L'on y découvre un Crochet beaucoup plus faillible , beaucoup plus humain . le manichéisme , ici , est beaucoup moins prononcé rendant , du coup , ce récit bien plus interessant . Les themes abordés sont plus profonds qu'il n'y parait dans un récit empreint de légèreté : l'abandon d'une mere , la peur de vieillir , de mourir..
    Peter Pan , à découvrir ou redécouvrir pour tous ceux qui ont conservé une part d'enfance . Quelqu'un veut faire une marelle ?
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    • Livres 5.00/5
    Par Junie, le 16 décembre 2012

    Junie
    Peter Pan tient à faire savoir à tous ses lecteurs passés, présents et à venir, qu'il n'a RIEN à voir avec un certain personnage de dessin animé.
    Mais qu'il doit tout à James Matthew Barrie, écrivain Ecossais qui créa ce personnage d'enfant perdu du pays de Jamais-Jamais, et dont Kathleen Lainé à tiré une saisissante biographie, mettant en parallèle la vie de Peter, celle de l'auteur, et la sienne.
    Lisez Peter Pan. le vrai, l'original, pas un ersatz.
    Et ensuite, si ça vous questionne, lisez Peter Pan ou l'enfant triste, qui porte un regard plein de compassion sur les enfants sans mère qui veulent écouter des histoires.
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Citations et extraits

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  • Par wilhelmina, le 22 novembre 2009

    "Mme Darling eut vent de Peter pour la première fois alors qu'elle était occupée à mettre de l'ordre dans l'esprit de ses enfants. C'est une habitude nocturne de toute bonne mère, de fouiller dans l'esprit de ses enfants dès qu'ils sont endormis et de remettre toute chose d'aplomb pour le lendemain, rangeant à leur place de nombreux objets égarés pendant la journée.
    Si vous pouviez rester éveillés (mais c'est impossible, bien sûr), vous verriez comment s'y prend votre maman et trouveriez très intéressant de l'observer à ce moment. Vous la surprendriez à genoux, je pense, se demandant perplexe où diable vous aviez bien pu dénicher ce machin, faisant des découvertes agréables et d'autres qui le sont moins, pressant cette chose contre sa joue comme si c'était aussi doux qu'un petit chat, et faisant vivement disparaitre cette autre de la vue. Quand, le matin, vous rouvrez les yeux, votre méchanceté et les passions mauvaises qui vous accompagnèrent au lit, vous les retrouvez pliées en une pile serrée, et repoussées tout au fond de votre conscience. Par-dessus sont rangées vos plus jolies pensées, attendant que vous les enfiliez."
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  • Par wictoria, le 12 février 2008

    Bien plus que la douleur elle-même, ce procédé déloyal laissa Peter hébété, complètement désarmé. Il contemplait l’adversaire avec des yeux horrifiés. Tous les enfants éprouvent cette révolte, la première fois qu’on les prend par traîtrise. Lorsqu’ils viennent vers vous pour vous appartenir, ce qu’ils attendent de vous, c’est que vous vous comportiez loyalement. Si vous trichez, ils vous aimeront encore mais ne seront plus jamais les mêmes. Aucun enfant ne guérit jamais de cette première trahison. Aucun hormis Peter qui en faisait souvent l’expérience mais oubliait toujours. Je suppose que c’est cela qui le distinguait vraiment des autres. On aurait pu rêver plus charmant tableau mais il n’y avait personne pour le voir, si ce n’est un étrange garçon qui regardait derrière la fenêtre. Il lui arrivait de connaître des félicités inouïes, interdites aux autres enfants, mais en ce moment, il regardait à travers la vitre la seule joie qui lui était à jamais refusée.
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  • Par Lefso, le 24 janvier 2011

    Non seulement il n'avait pas de mère mais il n'avait même pas le plus petit désir d'en avoir une. Il pensait même qu'elles étaient très surestimées. Wendy, toutefois, crut de suite qu'elle se trouvait en pleine tragédie.
    -Oh Peter ! pas étonnant que tu pleures, dit-elle.
    Et elle sauta de son lit pour se précipiter vers lui.
    - Je pleurais pas à cause des mères ! dit-il d'un ton passablement indigné. Je pleurais parce que j'arrive pas à me recoller mon ombre. Et en plus, je pleurais pas !
    - Elle est détachée ?
    - Oui.
    Alors Wendy vit l'ombre sur le plancher. Elle semblait tellement pitoyable qu'elle se sentit toute triste pour Peter.
    -C'est terrible ! dit-elle.
    Elle ne put pourtant pas s'empêcher de sourire quand elle remarqua qu'il avait essayé de la coller avec du savon. C'était bien d'un garçon !
    Heureusement, elle savait déjà ce qu'il fallait faire.
    - Il faut la coudre, dit-elle, sur un ton peut-être un petit peu protecteur.
    - C'est quoi coudre ? demanda-t-il.
    - Tu es terriblement ignorant !
    - Non, pas du tout !
    Mais elle fût enchantée de cette ignorance.
    - Je vais te la coudre, mon petit homme, dit-elle bien qu'il fût aussi grand qu'elle.
    Elle prit son nécessaire de couture et se mit en devoir de coudre l'ombre au pied de Peter.
    - Je te préviens que ça te fera un petit peu mal, l'avertit-elle.
    - Oh ! je ne pleurerai pas, dit Peter qui s'était déjà convaincu qu'il n'avait jamais pleuré de sa vie.
    Il serra les dents et ne pleura pas. Bientôt son ombre se comporta normalement. Elle était juste un peu froissée.
    - Peut-être que j'aurais dû la repasser, se demanda Wendy.
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  • Par lilyetseslivres, le 16 avril 2010

    Quand le premier de tous les bébés se mit à rire pour la première fois, son rire se brisa en mille morceaux qui sautillèrent de tous côtés et devinrent des fées. ». « Toutes les fois qu’un enfant déclare : »Je ne crois pas aux fées », alors l’une d’entre elles tombe raide morte.

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  • Par iarsenea, le 19 août 2011

    Peter était un si petit garçon que l'on pourrait s'étonner de la haine qu'il lui avait inspirée. Il est vrai qu'il avait jeté la main de Crochet au crocodile mais cet accident et l'existence périlleuse qui en découlait pour le pirate en raison de l'obstination du crocodile justifiaient mal un désir de vengeance aussi féroce et inexpiable. En vérité, c'était un trait particulier de Peter qui nourrissait la fureur homicide du capitaine pirate. Ce n'était pas son courage ni son physique séduisant ni... Non, inutile de tourner autour du pot, car nous savons très bien de quoi il s'agit et nous devons le révéler. Ce trait, c'était l'aplomb de Peter. Cet aplomb mettait les nerfs de Crochet à vif, donnait des démangeaisons à son crochet et l'asticotait la nuit comme un insecte. Tant que vivrait Peter, ce pirate obsédé se sentirait comme un lion dans la cage duquel est entré un moineau.
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Bande annonce de Finding Neverland (2005) qui relate la genèse de Peter Pan.








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