> Yvette Métral (Traducteur)

ISBN : 2290333263
Éditeur : J'ai Lu (2003)


Note moyenne : 3.94/5 (sur 119 notes) Ajouter à mes livres
It was Friday night. Mr and Mrs Darling were dining out. Nana had been tied up in the backyard. The poor dog was barking, for she could smell danger. And she was right - this was the night that Peter Pan would take the Darling children on the most breath-taking adventur... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par annie, le 18 mars 2009

    annie
    souvenir de lecture enfantine...
    le personnage de Peter Pan :
    Le personnage de Peter Pan est plus ambigu qu'il n'y paraît au premier abord. C'est pourquoi, malgré les apparences, Peter Pan n'est pas uniquement un conte pour enfants, mais bien un récit précurseur du syndrome de Peter Pan. Évidemment, c'est un enfant qui refuse de grandir, mais ce n'est pas seulement l'enfant joyeux qu'il paraît.
    Peter est très lié au Pays imaginaire, il est le Pays imaginaire et tous ses personnages, les bons comme les méchants. S'il quitte le Pays imaginaire, le monde s'endort, la nature se fane et les Enfants perdus ne se battent plus avec les pirates.
    Tout change constamment à Neverland, les Enfants perdus ne sont jamais les mêmes (quand ils sont trop grands, ils partent ou sont directement exécutés par Peter car "grandir est contraire au règlement"), les méchants changent (une fois que Crochet est tué, d'autres apparaîtront), les fées ont aussi une vie très courte, et les aventures s'enchaînent. Seul Peter Pan est immuable dans ce monde, il est l'éternel maître du jeu, il est le jeu lui-même.
    Peter Pan est défini à plusieurs reprises, à l'instar de tous les enfants comme "joyeux, innocent et sans cœur" : totalement égocentré, il n'accorde que peu d'importance aux autres personnages, qu'il ne considère que comme ses faire-valoirs.
    À la fin de l'histoire, il finit par oublier ses anciens amis (et ennemis), et les anciennes aventures qu'il a vécues sont perpétuellement remplacées par de nouvelles. Tout, à part lui, est interchangeable, il va chercher les enfants génération après génération et oublie à chaque fois les précédents.
    Le roman montre que Peter Pan n'est pas quelqu'un d'humain ou un héros : dans l'histoire il est incapable d'amour, de compassion ou de quelque sentiment profond que ce soit. Il reste éternellement bloqué dans le factice, ne faisant aucune différence entre le jeu et la réalité.
    Cependant, il existe un film de Peter Pan avec Jeremy Sampter ou encore Harry Eden qui montre Peter Pan comme un être qui a beaucoup de sentiments. Il aime Wendy et les garçons perdus et ne les changent jamais puisqu'au Pays imaginaire on ne peut grandir.
    Mais l'œuvre de James Barrie ne nous montre pas uniquement un gentil garçon rêveur en mal d'aventure. Au contraire, c'est un garçon qui s'obstine pleinement à ne pas vieillir ni se souvenir (il ne viendra plus chaque printemps rendre visite à Wendy, car pour lui, ce temps « infini » que lui procure le Pays imaginaire lui fait perdre de manière irrémédiable la notion de Temps.
    Wendy le sait très bien : "Et Wendy devait en être consciente, sinon pourquoi lui aurait-elle adressé un au revoir si plaintif ?"). Peter est aussi cruel (sans s'en rendre compte).
    D'un certain côté, on peut dire que le personnage le plus représentatif de Peter dans ce Pays imaginaire est le capitaine Crochet ("Hook" en anglais). le capitaine Crochet est, en beaucoup de points, semblable à Peter :
    Ils se craignent mutuellement, mais ne peuvent pas vivre l'un sans l'autre (écroulement de l'équilibre du Bien et du Mal). Il faut toujours que quelqu'un craigne un autre personnage ; Crochet craint le Crocodile, les pirates craignent les Indiens, les Indiens craignent les animaux sauvages, les animaux sauvages craignent les enfants, les Garçons Perdus craignent les pirates.
    Tout tourne en rond dans ce Pays Imaginaire, et chaque clan court à travers l'île de manière ininterrompue sans jamais se rencontrer.
    Et quand bien même Peter tuerait Crochet, Peter prendrait aussitôt le rôle de Crochet pour ne pas rompre l'équilibre de l'île, en attendant qu'un nouvel ennemi survienne. C'est d'ailleurs ce qui se passe.
    Ils sont tous les deux seuls et sans amour. Crochet le sait très bien et réussit difficilement à vivre avec, mais Peter ne sait tout simplement pas ce qu'est l'amour (qui est tout proche de lui, grâce à Wendy qui, elle, se refuse à rester une enfant et entame ses premiers sentiments amoureux envers Peter).
    Pourtant, si on se réfère au type d'histoire qu'adore écouter en cachette Peter Pan, le soir sur le balcon de Wendy, ce ne sont que des histoires d'amour se terminant par un baiser et où le Bien triomphe du Mal.
    Mais ce qui sépare le Capitaine Crochet et Peter Pan est le vécu, le côté adulte.
    L'adulte est un pirate pour Peter. D'ailleurs, on peut voir sa réaction lorsque, pour la première fois, Peter est confronté à la cruauté et à la perfidie de l'homme : il est resté bouche bée pendant quelques instants, incapable de comprendre pourquoi Crochet a fait un tel coup bas. C'est à cause de tous ces défauts adultes, apportés par le temps impitoyable, que Peter Pan refuse de grandir : ce serait pour lui une dégénérescence.
    Mais qu'est réellement Peter Pan ? Un pirate. Dans son livre, lorsque Peter Pan triomphe de Crochet, Barrie tient absolument à ce que l'on remarque que Peter Pan remplace aussitôt son ennemi, prenant ses vêtements et l'imitant jusqu'au crochet : Par la suite, la rumeur courut que la première nuit où il porta ce costume, il resta longtemps assis dans la cabine, le porte-cigare de Crochet aux lèvres, et tous les doigts d'une main repliés, à l'exception de l'index qu'il tenait recourbé en l'air de façon menaçante, comme un crochet.
    On est bien loin de l'univers Disney, et derrière les apparences d'un petit conte pour enfants, se cache un texte d'une profondeur vertigineuse où chaque phrase importe, et où une analyse approfondie est nécessaire pour tout comprendre. le dernier chapitre, considéré par certains comme une fin secondaire, est probablement le passage le plus important et le plus démonstratif de ce que veut nous faire parvenir l'auteur.
    Le Temps passe, irrémédiablement, pour tout être vivant, et personne ne peut rien changer à cela. On le voit avec le personnage de Wendy, au dernier chapitre : Peter en a peur, car elle a grandi. Il se rabat donc sur l'enfant de Wendy, Jane…
    Peter Pan et le Pays imaginaire ne sont rien de plus que le fantasme de tout enfant (une fontaine de jouvence où Peter Pan est le maître). Un monde parfait mélangé à l'esprit de communauté garçonnier, de conquête, d'histoires sans fin : un lieu où le temps n'a plus d'importance et où le matin se lève à chaque instant…
    source - wikipédia

    Lien : http://mazel-livres.blogspot.com/
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    • Livres 3.00/5
    Par lehane-fan, le 18 juin 2011

    lehane-fan
    Walt Disney ou l'art d'émasculer un heros de jeunesse , un enfant qui plus est ... Pas bieeeen...
    En effet , si la version cartoonisée présentait un Peter Pan gentil , genereux et courageux , il en est tout autre dans la version écrite originale et c'est tant mieux ! Personnage beaucoup moins lisse , decrit par Barrie , ou le heros se montre tour à tour prétentieux , égoiste , retors , buté , affublé d'une fée Clochette jalouse comme un pou qui fera tout ce qui est en son pouvoir pour garder à son usage exclusif son Peter adoré !
    L'on y retrouve avec plaisir ce monde onirique , ce pays de l'imaginaire , uniquement perceptible par les enfants . Crochet y tient une place prépondérante et ne serait pas Crochet sans son crocodile attitré dont l'unique but est de faire du capitaine un sac à main : le monde à l'envers ! L'on y découvre un Crochet beaucoup plus faillible , beaucoup plus humain . le manichéisme , ici , est beaucoup moins prononcé rendant , du coup , ce récit bien plus interessant . Les themes abordés sont plus profonds qu'il n'y parait dans un récit empreint de légèreté : l'abandon d'une mere , la peur de vieillir , de mourir..
    Peter Pan , à découvrir ou redécouvrir pour tous ceux qui ont conservé une part d'enfance . Quelqu'un veut faire une marelle ?
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    • Livres 5.00/5
    Par nathalia1307, le 20 février 2011

    nathalia1307
    Si comme moi, vous pensiez que Peter Pan est une création de Walt Disney, et bien je m'apprête à vous reveler toute la génèse de ce personnage. En 1902, il écrit un roman dans lequel apparait Peter Pan, le petit oiseau blanc, dans les jardins de Kensington
    Puis, 2 ans plus tard débutent les représentations au théatre de Peter Pan, ce qui est marquant c'est que l'auteur a ré-écrit de nombreuses fois la pièce, qui était joué chaque année à Londres pour les fêtes de Noêl, chacune des versions jouées est différente d'une saison sur l'autre, une forme de Work in progress. La version présentée dans l'édition Terres de Brumes est la plus aboutie, car elle présente à la fin An Afterthought, c'est à dire une conclusion à la pièce! Elle a fait l'objet d'un autre roman plus tard Peter and Wendy.

    J'ai beaucoup aimé découvrir l'univers de cet auteur. Peter Pan est au départ 'une pièce de théâtre cependant JM Barrie a détaillé chaque scène si bien que j'ai eu le sentiment de lire une vraie histoire.
    La pièce de théâtre est née des jeux inventés par JM Barrie et des 5 enfants Davies : Nous avons beaucoup joué avec Peter avant d'arriver à en faire un personnage taillé pour les planches. Elle est également inspirée par les lectures d'enfance de L'Ile au trésor de Stevenson.

    L'histoire est identique à celle que l'on connait dans le dessin animé de Disney, les enfants Darling Wendy, John, Mickael font connaissance de Peter Pan, s'envolent pour le pays de Jamais-jamais, le pays imaginaire, situé sur une île lagon. La bas Wendy devient la maman d'une troupe d'enfants abandonnés, ils cohabitent avec une tribu d'indiens. Sur place, la petite troupe menée par Peter Pan fait face au Capitaine Crochet et ses pirates, prénommé ainsi car un crochet remplace sa main, mangé par un crocodile!
    Peter Pan n'est pas juste un divertissement pour enfants, Barrie a replacé dans cette pièce son histoire personnel il a perdu son frère tres jeune et veut garder une place importante pour sa mère, il devient un garçon espiègle et excentrique, refusant de grandir pour rire et s'amuser pour distraire sa mère, inconsolable de la mort de son frère aîné. D'ou cette idée de la quête de l'eternelle jeunesse de Peter Pan et l'idée de rester en enfance, qui caractérise ce personnage. Peter Pan c'est Barrie en quelque sorte.

    "Naitre c'est faire naufrage sur une île" disait Barrie et ceci explique que le pays de jamais jamais soit une île. le pays imaginaire permet aux enfants de s'affranchir de l'autorité parentale, la pays imaginaire est le pays de la seconde chance, ou l'on s'affranchit des choix irréversibles de la vie d'adulte, c'est le pays de tout les possibles.

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    • Livres 5.00/5
    Par cicou45, le 10 novembre 2011

    cicou45
    Ah éternel Peter Pan ! Que ne m'as-tu faite rêver étant enfant et que continues-tu encore à me faire rêver aujourd'hui encore !
    Je me suis toujours imaginée en Wendy...elle était mon idéale étant enfant car elle était une jeune fille responsable puisqu'elle était à la fois un petit bout de femme qui contribuait à l'éducation de ses deux jeunes frères mais était d'un autre côté encore une enfant qui, à l'image de son idole, Peter Pan, avait peur de grandir et de la vie d'adulte qui l'attendait inévitablement un jour ou l'autre.
    Peter Pan, quand à lui, est un jeune garçon qui se refuse à grandir et vit dans le Pays Imaginaire où, avec sa bande, "Les enfants perdus", il a décidé de faire la guerre aux pirates, représentés ici par des adultes. C'est vrai que dans le roman de James Barrie, le lecteur découvre un Peter Pan assez despotique, autoritaire et très capricieux, contrairement au Peter Pan que l'on découvre notamment dans la gentille adaptation de Walt Disney, mais il n'en reste pas moins attachent pour autant !
    La version originale de Barrie aura eu le mérité non négligeable d'inspirer de nombreux films et dessins animés. Il aura aussi fait rêvé de nombreux petits et grands et fait verser beaucoup d'encre...et ce n'est pas fini ! A lire et à relire et ce, à tout âge !
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    • Livres 4.00/5
    Par Ellcrys, le 10 novembre 2011

    Ellcrys
    Le cours roman de James Matthew Barrie est bien différent du dessin animé de Walt Disney, qui a bercé mon enfance. Je dois vous le dire, le film d'animation est beaucoup plus "gentillet" que le roman.
    J'ai ainsi découvert un Peter Pan assez exécrable, qui joue au petit chef et qui est vraiment orgueilleux. de ce côté-là, il m'a semblé plus réel que dans le Disney.
    Je me demande pourquoi les réalisateurs de dessin animé ont ce besoin pathologique de rendre plus doux, plus beau les personnage d'un roman. Il en avait été de même à ma lecture d'Alice au pays des merveille (Alice était vraiment horrible dans le roman et très exaspérante, au contraire du dessin animé).
    Enfin, j'ai été vraiment heureuse de retrouver le capitaine Crochet (personnage que j'ai toujours aimé), qui est beaucoup mieux et intéressant dans ce roman. Clochette n'est pas en reste ; différente du dessin animé, elle m'a beaucoup plu également.
    C'est un vrai bonheur d'entrer dans le monde imaginaire, qui me faisait tant rêver quand j'étais enfant et qui, à bien des égards, a contribué à développer mon imagination.
    J'ai pris beaucoup de plaisir avec cette lecture d'autant plus que l'auteur nous "intègre" véritablement à l'histoire, s'adressant à nous, nous interpellant. le roman n'en devient que plus vivant, plus passionnant.
    Tout le monde connait le thème abordé ici : le syndrome de l'enfant qui ne souhaite pas grandir, mais aussi la peur de la mort et de l'adulte. Pourtant, un autre thème s'ouvre à nous et qui, à mon sens, est encore plus important, plus intéressant : l'amour maternel.
    J'ai ainsi été profondément heureuse de mieux connaître Madame Darling, qui a un amour inconditionnel pour ses enfants (ça m'a d'ailleurs rappelé le film Neverland de Marc Forster, dont je ferais une chronique prochainement).
    Au final, ce petit roman classique est très plaisant (et pas forcément que pour les enfants). Il est court, mais il n'en faut pas plus. L'essentiel est là, l'humour de l'auteur aussi.
    Je peux vous avouer que j'ai préféré l'œuvre de James Matthew Barrie, beaucoup moins mielleuse que le dessin animé, qui a tant fait rêver les grands enfants que nous sommes !

    Lien : http://soifdeliredellcrys.blogspot.com/2011/11/peter-pan.html
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Citations et extraits

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  • Par wilhelmina, le 22 novembre 2009

    "Mme Darling eut vent de Peter pour la première fois alors qu'elle était occupée à mettre de l'ordre dans l'esprit de ses enfants. C'est une habitude nocturne de toute bonne mère, de fouiller dans l'esprit de ses enfants dès qu'ils sont endormis et de remettre toute chose d'aplomb pour le lendemain, rangeant à leur place de nombreux objets égarés pendant la journée.
    Si vous pouviez rester éveillés (mais c'est impossible, bien sûr), vous verriez comment s'y prend votre maman et trouveriez très intéressant de l'observer à ce moment. Vous la surprendriez à genoux, je pense, se demandant perplexe où diable vous aviez bien pu dénicher ce machin, faisant des découvertes agréables et d'autres qui le sont moins, pressant cette chose contre sa joue comme si c'était aussi doux qu'un petit chat, et faisant vivement disparaitre cette autre de la vue. Quand, le matin, vous rouvrez les yeux, votre méchanceté et les passions mauvaises qui vous accompagnèrent au lit, vous les retrouvez pliées en une pile serrée, et repoussées tout au fond de votre conscience. Par-dessus sont rangées vos plus jolies pensées, attendant que vous les enfiliez."
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  • Par wictoria, le 12 février 2008

    Bien plus que la douleur elle-même, ce procédé déloyal laissa Peter hébété, complètement désarmé. Il contemplait l’adversaire avec des yeux horrifiés. Tous les enfants éprouvent cette révolte, la première fois qu’on les prend par traîtrise. Lorsqu’ils viennent vers vous pour vous appartenir, ce qu’ils attendent de vous, c’est que vous vous comportiez loyalement. Si vous trichez, ils vous aimeront encore mais ne seront plus jamais les mêmes. Aucun enfant ne guérit jamais de cette première trahison. Aucun hormis Peter qui en faisait souvent l’expérience mais oubliait toujours. Je suppose que c’est cela qui le distinguait vraiment des autres. On aurait pu rêver plus charmant tableau mais il n’y avait personne pour le voir, si ce n’est un étrange garçon qui regardait derrière la fenêtre. Il lui arrivait de connaître des félicités inouïes, interdites aux autres enfants, mais en ce moment, il regardait à travers la vitre la seule joie qui lui était à jamais refusée.
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  • Par Lefso, le 24 janvier 2011

    Non seulement il n'avait pas de mère mais il n'avait même pas le plus petit désir d'en avoir une. Il pensait même qu'elles étaient très surestimées. Wendy, toutefois, crut de suite qu'elle se trouvait en pleine tragédie.
    -Oh Peter ! pas étonnant que tu pleures, dit-elle.
    Et elle sauta de son lit pour se précipiter vers lui.
    - Je pleurais pas à cause des mères ! dit-il d'un ton passablement indigné. Je pleurais parce que j'arrive pas à me recoller mon ombre. Et en plus, je pleurais pas !
    - Elle est détachée ?
    - Oui.
    Alors Wendy vit l'ombre sur le plancher. Elle semblait tellement pitoyable qu'elle se sentit toute triste pour Peter.
    -C'est terrible ! dit-elle.
    Elle ne put pourtant pas s'empêcher de sourire quand elle remarqua qu'il avait essayé de la coller avec du savon. C'était bien d'un garçon !
    Heureusement, elle savait déjà ce qu'il fallait faire.
    - Il faut la coudre, dit-elle, sur un ton peut-être un petit peu protecteur.
    - C'est quoi coudre ? demanda-t-il.
    - Tu es terriblement ignorant !
    - Non, pas du tout !
    Mais elle fût enchantée de cette ignorance.
    - Je vais te la coudre, mon petit homme, dit-elle bien qu'il fût aussi grand qu'elle.
    Elle prit son nécessaire de couture et se mit en devoir de coudre l'ombre au pied de Peter.
    - Je te préviens que ça te fera un petit peu mal, l'avertit-elle.
    - Oh ! je ne pleurerai pas, dit Peter qui s'était déjà convaincu qu'il n'avait jamais pleuré de sa vie.
    Il serra les dents et ne pleura pas. Bientôt son ombre se comporta normalement. Elle était juste un peu froissée.
    - Peut-être que j'aurais dû la repasser, se demanda Wendy.
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  • Par lilyetseslivres, le 16 avril 2010

    Quand le premier de tous les bébés se mit à rire pour la première fois, son rire se brisa en mille morceaux qui sautillèrent de tous côtés et devinrent des fées. ». « Toutes les fois qu’un enfant déclare : »Je ne crois pas aux fées », alors l’une d’entre elles tombe raide morte.
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  • Par iarsenea, le 19 août 2011

    Peter était un si petit garçon que l'on pourrait s'étonner de la haine qu'il lui avait inspirée. Il est vrai qu'il avait jeté la main de Crochet au crocodile mais cet accident et l'existence périlleuse qui en découlait pour le pirate en raison de l'obstination du crocodile justifiaient mal un désir de vengeance aussi féroce et inexpiable. En vérité, c'était un trait particulier de Peter qui nourrissait la fureur homicide du capitaine pirate. Ce n'était pas son courage ni son physique séduisant ni... Non, inutile de tourner autour du pot, car nous savons très bien de quoi il s'agit et nous devons le révéler. Ce trait, c'était l'aplomb de Peter. Cet aplomb mettait les nerfs de Crochet à vif, donnait des démangeaisons à son crochet et l'asticotait la nuit comme un insecte. Tant que vivrait Peter, ce pirate obsédé se sentirait comme un lion dans la cage duquel est entré un moineau.
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