ISBN : 2253125156
Éditeur : Le Livre de Poche (2009)


Note moyenne : 3.25/5 (sur 28 notes) Ajouter à mes livres
Paris, 6 janvier 1393. Messire Jehan est retrouvé la gorge tranchée dans des étuves mal famées de la rue Tirechappe. Constance n'a plus qu'une idée: venger son mari. Elle se fait embaucher comme cuisinière par Isabelle la Maquerelle, la patronne des étuves. Elle doit af... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par marysedepe81, le 26 mai 2012

    marysedepe81
    Roman noir et gastronomique dans le Paris du moyen-âge.
    Paris, janvier 1393, quelques semaines avant le tristement célèbre « Bal des Ardents » une toute jeune femme dont le mari vient d'être assassiné décide, contre l'avis de ses proches, de reprendre l'enquête qu'il menait secrètement afin de découvrir son assassin.
    Infiltrer le milieu de la prostitution alors qu'elle menait une vie très protégée ne va pas être facile, elle devra, pour trouver les coupables, démanteler un réseau de faux monnayeurs tout en se mesurant au cuisinier du roi dans des joutes culinaires savoureuses à souhait.
    Voilà trois bonnes raisons de déguster ce roman : pour l'intrigue, pour l'histoire et pour les recettes que l'auteure nous détaille à la fin du livre.
    Membre du conseil scientifique de Slowfood France (mouvement pour la sauvegarde du patrimoine culinaire mondial), Michèle Barrière fait partie de l'association de Honnesta Voluptate, fondée sur les travaux de Jean-Louis Flandrin. Journaliste culinaire, elle est l'auteur pour ARTE de la série Histoire en cuisine
    Prix des lecteurs 2009
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Clochette44, le 09 décembre 2010

    Clochette44
    L'histoire
    Années 1390 : Messire Jehan est retrouvé la gorge tranchée dans une étuve tenue par la maquerelle Isabelle.
    Les étuves, c'est donc le lieu de rencontre de tous les mâles en rut de l'époque avec les femmes prêtes à se vendre. Ils font ce qu'ils ont à faire et vont ensuite se laver dans les étuves à disposition !
    Ainsi, on peut donc se demander pourquoi ce noble gentilhomme est venu se faire tuer dans un endroit pareil !
    Et Constance, son épouse, veut découvrir la vérité. Elle se fait donc recruter en tant que cuisinière chez la maquerelle Isabelle et va devoir soutenir la concurrence face à Guillaume, cuisinier du roi Charles VI. Leurs joutes culinaires vont devenir l'attraction des "clients" des étuves.
    Grâce à ces joutes, elle va néanmoins réussir à obtenir des informations quant à l'assassinat de son mari, et ainsi démanteler un réseau de trafic de monnaie et enfin trouver l'amour.
    Mon avis :
    Une lecture divertissante pour moi qui aime la cuisine. Toutes les pages fleurent bon les petits plats préparés avec amour par Constance (Il y a même un cahier de recettes du moyen-âge à la fin du livre !). Et l'on découvre les mœurs du Moyen-Age en cuisine et qu'au contraire de ce que l'on pourrait penser, ils avaient le palais fin et étaient en pleine découverte de toutes les épices et aromates (ils avaient le bec bien sucré à l'époque !). le porc était la viande du pauvre, et pas question de manger des légumes qui poussent au ras du sol !
    Une intrigue mâtinée d'une histoire d'amour très à l'eau de rose (trop à mon goût). Très très mince cette intrigue (même si l'on y découvre les principes de la lettre de change) car elle ne sert vraiment que prétexte pour mettre en valeur tous les petits plats.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par sylvaine, le 06 novembre 2011

    sylvaine
    Oyez , oyez braves gens...Nous sommes en janvier 1393 Messire Jehan vient de se faire occire dans des étuves mal famées .Sa jeune et accorte épouse Constance décide aussitôt de tout faire pour découvrir qui l' a tué et si possible le venger .Pour démêler l'énigme , elle qui n' a jamais mis les pieds dans une cuisine va se faire embaucher comme cuisinière
    Je vous laisse découvrir la suite de ses péripéties qui la mèneront jusqu'à Bruges sur les ordres du roi Charles VI.
    Mesdames et Messieurs si à ce jour vous ne parler que de régimes , de calories et de pertes de poids ce livre n'est pas pour vous!
    Michèle Barrière nous offre en digne défenderesse du patrimoine culinaire un roman historique certes mais surtout culinaire .
    Bonne lecture et bon appétit .
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par vavou, le 06 mars 2011

    vavou
    En 1393,Constance, jeune veuve, a décidé de venger son mari, retrouvé gorge tranchée devant une de ces étuves , haut lieu de débauches parisiennes.
    Faisant quitte de son aversion pour ces chairs déployées, elle utilise un outil que lui a légué son défunt époux : "le ménagier de Paris", précis culinaire manuscrit.
    Elle réussit donc à se faire engager par la patronne de ce mauvais endroit. Elle lui mitonne des plats aux saveurs incroyables, ce qui lui vaut les foudres de Guillaume, cuisinier attitré.
    Elle comprend rapidement que son mari n'était pas là pour son plaisir, mais envoyé de la cour pour incruster une bande de faux-monnayeurs.
    N'écoutant que son cœur, elle nous emmène dans ses recherches, non sans nous faire humer ses plats mijotés, ses épices savoureuses.
    L'intrigue, c'est vrai, est simple, mais j'ai gouté ce livre, j'ai senti les arômes de ces mets oubliés, j'ai découvert des "potages au lait d'amandes, des tourtes d'espinoches, des brouets de cannelle".
    En suivant les chemins de Constance, de cuisines en marchés du moyen-age, de chaudrons et de marmites, j'ai dévoré ce livre!!
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par amarinne, le 12 avril 2010

    amarinne
    Un polar historique pour le moins original qui nous fait découvrir le monde culinaire du Moyen Age, détails et nombreuses recettes à l'appui. Ce contexte est intéressant et extrèmement bien décrit, par contre, j'ai trouvé l'intrigue un peu légère, peu de suspence, et de personnages en demi-teinte. Une lecture agréable mais pas inoubliable.
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Citations et extraits

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  • Par vavou, le 05 mars 2011

    Le médecin.... prit une grande inspiration et déclara:
    - Vous savez que chaque être, qu'il soit homme, animal ou plante, a une nature particulière qui correspond à chacun des éléments. ... Les aliments aident à maintenir l'équilibre, à faire en sorte qu'un élément ne prennent pas le dessus.
    ....Il n'y a pas plus froid et sec que le bœuf . C'est une matière lourde, dense, très difficile à digérer. On peut éventuellement en faire du bouillon et laisser la viande aux domestiques.
    -Vous êtes sûr? demanda Constance, j'en prépare beaucoup et mes convives ne s'en plaignent pas.
    Le médecin la toisa et dit d'une voix doucereuse:
    - Peut être ne sont ils pas des gens d'études ou de naissance aristocratique.
    - C'est exact, répondit Constance, songeant à Marion la dentue et au petit Mathias.
    - L'homme qui pense, et le roi est de ceux là, est l'être qui digère le plus mal, continua le médecin avec componction. Le cerveau pompe toute la chaleur vitale, il faut donc diminuer le travail de la digestion. L'homme de rang élevé doit se nourrir de pain de froment, de vin blanc, de blanc de poulet et des volailles.
    - Ce qui signifie que les autres peuvent se nourrir comme ils l'entendent? demanda Constance.
    - Certainement pas! Disons que les rustiques, les gens lourds, ceux qui effectuent des travaux pénibles peuvent tout avaler sans que cela nuise à leur santé. Leur estomac brûle mieux les aliments. Les grosses viandes leur sont familières. Ils peuvent avaler abats, tripailles, tendons, os et nerfs et boire du vin rouge. Quant aux pauvres, on peut leur donner sans souci du vin aigre, des fruits pourris et de vieux fromages....
    Il faut savoir que la terre est l'élément le plus vil et que tout ce qui pousse est à rejeter pour les personnes de haut rang. Il est clair qu'oignons, ail, échalotes, navets et poireaux ne peuvent être mangé que par ceux de petite condition. Puis vient l'eau dont il faut aussi se méfier. Les baleines qui nagent à la surface de l'eau sont meilleures que les crabes qui rampent dans les profondeurs sous marines. L'air, par contre, est doté de toutes les vertus. Tout ce qui y vit est réservé aux nobles et aux oisifs. Mais n'oubliez pas que l'aigle est préférable au canard parce que l'un vole au plus haut du ciel et que l'autre patauge dans des mares.
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  • Par vavou, le 06 mars 2011

    Agnès rappela un des préceptes édictés pas Jehan: ne jamais mettre les épices telles quelles dans le potage, mais les broyer et les ajouter le plus tard possible, sinon elles perdent leur saveur.
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