ISBN : 1926745191
Éditeur : Editions Albert René (2010)


Note moyenne : 4.62/5 (sur 8 notes) Ajouter à mes livres
Région parisienne, de nos jours. Un adolescent porté disparu est retrouvé en vie, mais atrocement torturé. Les blessures infligées montrent sans équivoque qu’il s’agit de l’œuvre d’un tortionnaire et que le bourreau recommencera. L’enquêteur Serge Miller est chargé de l... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 5.00/5
    Par ChristopheM, le 14 janvier 2012

    ChristopheM
    Par lequel des personnages devrai-je commencer pour présenter une affaire noire ou rouge pourpres ? Non plutôt Four Rose à 43°…Une odeur forte qui étourdit les sens…Peu importe l'issue reste fatale.
    Paris, l'inspecteur Serge Miller balance Franck Marshall, spécialiste du ressenti, sur une affaire de disparition. Des adolescents du milieu de la prostitution qui sont retrouvés vivants, torturés, mutilés.
    Miller est un gars rongé de l'intérieur. Echec de sa vie, sa femme et son enfant sont partis car il fricotait avec un transsexuel, son chien est mort et pourri dans la cuisine, son passé militaire ressurgit avec l'expérience « Long sommeil » sur un groupe de soldat, enfin tout lui échappe. Il compte sur Marshall qui lui aussi est perturbé par un échec amoureux (Emily) et freine son efficacité sur le terrain. Emily est partie, pas heureuse et tente de chasser un démon du passé même si elle aime son Marshall.
    Une proie qui attend sa mort est témoin des sévices infligés aux nouvelles victimes. Il observe et espère s'en sortir.
    Marc Dru, psychanalyste engagé, se consacre aux enfants de l'urgence, les oubliés. le petit Lamy est l'un d'entre eux. Marc s'implique profondément dans ce cas qui l'amènera sur l'affaire des deux inspecteurs brisés car M. Rhader le père du petit éprouve des sentiments pour une des victimes…Le lien est fait. Dru rencontrera une belle, dynamique et intelligente Karin Vallon, infirmière, à l'hôpital ou sont gardés les victimes du prédateur. Ensemble ils poursuivront l'enquête avec une grande persévérance. le légiste y mettra son grain de sel, un costaud tatoué. Les deux nouveaux amis découvriront très vite que les policiers sont à côté de leur pompe. Un réseau de drogue organise des soirées d'orgies pour rendre des jeunes hommes prostitués et un paquet d'autres dépendants. Voilà tout s'enchaîne et se mélange à merveille…
    Le prédateur se dévoile au cours du récit. Façonné à l'image de son père. Il a une dette envers lui depuis la mort du pater. Il doit purger. Il compte bien s'acquitter de sa promesse avant d'être libre de poursuivre sa quête.
    Le doute installé, ne me restait plus qu'à manger les pages pour connaître l'après « Carnation ». Une délectation. J'ai sniffé cette aventure et je n'y ai vu que du feu. Je ne suis pas un Dru maîtrisant les théories Lacaniennes ou Freudiennes. Marc reste dans le livre, respire, on se calme, c'est un ignorant qui scribouille! Cela dit même si c'était intense de ce côté parfois, cela ne m'a pas empêcher de rester scotché sur les mots choisis justement par Mr Barron. Voilà mon ressenti d'emblée sur une partie des conceptes abordés.
    L'homosexualité, la normalité, l'hétérosexualité, le HIV. Les apparences trompeuses, le pouvoir, la déchéance. Ces notions qui vous claquent à la tronche quand on croit ne pas être concernés en se cachant, même inconsciemment, derrière un tableau idéal d'une vie exemplaire. Quel que soit le niveau de réussite social. Un autre regard sur l'autre, sur soi, avoir le courage de se mettre à nu pour reconnaître ce qu'on est sans pointer qui que ce soit comme la cause de nos maux.
    Les plaies, les sutures des victimes avant, pendant et après la torture, la vie des autres, leur déception, leur sentiment, l'errance forment tous « Les cicatrices » qu'ont n'effacent pas. Même si thérapie il y a, on apprend à vivre avec. C'est complet de la première à la dernière page, titre compris. Crédible à 43°…
    Cet écrit est pour moi une surprise totale. Surtout cette utilisation du « je » reprise dans chaque nouveau chapitre où c'est un personnage différent qui s'exprime. L'élément troublant, une explosion déstabilisante des sens. L'auteur nous propose un cheminement intéressant pour se mettre à la place de chaque individu. Histoire de bien dénuder les repères. On sent une atmosphère pesante, triste, malsaine, sanglante. C'est une avancée lente, pointilleuse qui mène vers un dénouement surprenant. Ah ça oui, l'effet de surprise ce n'est pas de la piquette. Je cours lire PLASMA, le deuxième Opus, afin de retrouver ces esprits fêlés.
    La trilogie des pulsions sur facebook: link
    Blog de l'auteur: link
    Chronique complète sur les deux premiers opus de 4 DE COUV: link

    Lien : http://lirecrire.over-blog.com/
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    • Livres 5.00/5
    Par akasha580, le 01 mars 2011

    akasha580
    Depuis que j'ai entendu parler de ce livre, de cette trilogie devrais-je dire car il ne s'agit que du premier tome de la trilogie des Pulsions... je n'ai qu'une envie : lire et lire et lire...
    Il y a peu, je me suis décidée à me l'offrir et ensuite, lorsque je suis tombée sur cette vidéo là, je n'ai pas pu retenir mes mains de prendre le livre et mes yeux de le commencer.
    Lorsque l'on dit qu'il y a des livres qui ne sont pas à mettre en toutes les mains... Les Cicatrices en fait parti ! Je ne m'attendais à un tel choc (dans le bon sens du terme, cela va sans dire !).
    Rien que la couverture est magnifique, travaillée, harmonieuse, terrifiante et captivante.

    Pour commencer il y a un style, une magnifique écriture franche et tonique. L'auteur ne nous laisse aucun répit dans ce premier opus, il nous plonge dans l'histoire en alternant les différents protagonistes à chaque chapitre mais surtout en écrivant à la première personne du singulier pour chaque : on se plonge dans la tête de chacun, on tente de comprendre les méandres de leurs esprits. Chacun a sa place et il y a une place pour chacun.
    Il en devient vraiment difficile de lâcher le livre et de ne pas avoir la sensation de sortir d'une autre dimension, c'est une immersion totale que j'ai vécu.
    ------------------ La suite sur mon blog -------------------------------

    Lien : http://leslecturesdesophie.over-blog.net/article-les-cicatrices-de-j..
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  • Par livresquedunoir, le 30 janvier 2011

    livresquedunoir
    Paris. De jeunes prostitués homosexuels sont enlevés, torturés, atrocement mutilés puis relâchés dans des lieux publics. L'inspecteur Serge Miller (inspecteur ? le grade n'existe plus depuis 1995, mais ce n'est qu'un détail) fait appel à Franck Marshall, flic qui excelle dans le profilage des tueurs en série, pour qu'il dresse un portrait de ce kidnappeur hors du commun et mette la main dessus. L'enquête va mobiliser Marc Dru, psychanalyste pour enfants et Karine Vallon, dont la tâche est de s'occuper des rescapés. Loin d'être une tournée des grands-ducs, elle sera pour eux comme pour le lecteur, une véritable immersion dans le monde nocturne des quartiers populaires de la Capitale, de ses côtés glauques et dérangeants.
    Jac Barron fait son entrée dans le royaume du thriller en empruntant la voie royale. Il signe avec Les Cicatrices, le premier volume d'une trilogie intitulée "Trilogie des Pulsions". On ne peut que s'incliner devant l'insolente maitrise dont l'auteur fait montre. Style fluide et percutant. Écriture tantôt nerveuse, tantôt posée. Parfois poétique. À chaque chapitre, le lecteur voit à travers le regard d'un personnage différent. Bien qu'il soit assez déroutant dans un premier temps de vivre l'histoire en permanence à la première personne, dans la peau des différents protagonistes, l'exercice a le mérite de nous plonger constamment au cœur de l'intrigue. Qualifié de thriller psychique, Les Cicatrices est également une réflexion sur la sexualité et ses motivations chez l'être humain. L'homosexualité y étant le thème le plus largement abordé. Dès son premier méfait littéraire, Jac Barron s'impose déjà comme un petit prince du genre. On attend donc la suite pour voir si le Barron confirme le titre de noblesse qu'il vient d'acquérir.

    Lien : http://www.k-libre.fr/klibre-ve/index.php?page=livre&id=1050
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    • Livres 4.00/5
    Par HerveSard, le 02 février 2011

    HerveSard
    Boudiou, ça secoue. C'est le genre de truc à ne pas mettre entre toutes les mains, comme on dit, mais en l'occurrence c'est ça qui est bien. C'est gore, parce que ça montre du cruel, du vrai, du fou. On va très loin dans la démonstration de ce que peut être la souffrance, en restant dans un dosage savant qui évite les débordements. Heureusement, parce que Jac Barron place la barre très haut dès les premières scènes "choc", et autant prévenir : ça va crescendo. Je savais que Jac avait suivi des cours de criminologie, eh bien j'ai l'impression qu'il a pris des notes parce que les hameçons et les colles fortes, chez lui, ce n'est pas seulement pour la pêche en rivière et les rafistolages du dimanche.
    Les cicatrices, c'est aussi le thème omniprésent de l'homosexualité mal "assumée", un sujet qui pourrait fâcher, mais pas là parce que ça justifie le reste, ça forme un tout, même si ça n'explique pas tout.
    Bref, c'est un énorme boulot qu'il y a derrière cette belle couverture. Et ça ne fait que commencer, Les cicatrices est le premier titre d'une trilogie, la Trilogie des pulsions. Après l'avoir dévoré, je me demande ce que Jac Barron peut réserver, mais je lui fait confiance : ça va déménager.

    Lien : http://hervesard.blogspot.com/2010/09/les-cicatrices-de-jac-barron.h..
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Citations et extraits

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  • Par akasha580, le 04 mars 2011

    Le Français devient américain, puissant et lâche. Nous savons que l'inhumain et les culs-bénis sont comme un couple de névrosés. Notre pays vit dans la peur : la bonne aubaine pour nos hommes politiques complètement largués qui l'alimentent ! La France a aussi peur de découvrir son propre visage.
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  • Par akasha580, le 04 mars 2011

    On a tous besoin de penser à quelqu'un pour avoir le courage de rester debout.
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