ISBN : 2020006103
Éditeur : Editions du Seuil (1972)


Note moyenne : 3.75/5 (sur 28 notes) Ajouter à mes livres
Le degré zéro de l'écriture dans toute l'œuvre littéraire s'affirme une réalité formelle indépendante de la langue et du style : l'écriture considérée comme le rapport qu'entretient l'écrivain avec la société, le langage littéraire transformé par sa destination sociale.... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 5.00/5
    Par chartel, le 17 octobre 2009

    chartel
    Le talent analytique de Roland Barthes ouvre de nouvelles perspectives et donne des clés pour aborder les questions de la création littéraire. Un essai très technique, mais qui ne décourage pas le lecteur non spécialiste par un désir de clairvoyance nettement sensible dans le style de Barthes. Ce "Degré zéro de l'écriture" est suivi de critiques sur, entre autres : La Rochefoucault, le mouvement réaliste, les encyclopédistes, Chateaubriand. Un vrai plaisir de lecture pour ceux qui ont l'exigence de savoir ce qu'on leur donne à manger.
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    • Livres 4.00/5
    Par valetudinaire, le 22 avril 2011

    valetudinaire
    Autant comme Genette s'efforce d'enfoncer son regard au plus profond des textes, pour les expliquer, nous les donner à regarder autrement, autant Barthes, dans cet essai, fait cet effort (bien que franchement plus vaguement, ce n'est pas le propos) de se poser Sur la littérature dite "classique" des Belles-Lettres pour en dégager les problèmes qui son évolution offre à la littérature moderne, et pour relancer l'intérêt des écrivains futurs afin de dénouer ces liens complexes qu'on aura à gérer dans les prochains siècles. Un livre qui bien que court est très érudit (suivi dans les Nouveaux Essais critiques que je n'ai pas lus en entièrement - certaines oeuvres non-lues - d'exemples concrets pris dans divers cas de la littérature), complexe, pas à la portée de tout le monde (et pas forcément intéressant pour tout le monde non-plus), et fait pour d'ultérieures et nombreuses relectures.
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Citations et extraits

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  • Par chartel, le 17 octobre 2009

    Il y a donc une impasse de l’écriture, et c’est l’impasse de la société même : les écrivains d’aujourd’hui le sentent : pour eux, la recherche d’un non-style, ou d’un style oral, d’un degré zéro ou d’un degré parlé de l’écriture, c’est en somme l’anticipation d’un état absolument homogène de la société ; la plupart comprennent qu’il ne peut y avoir de langage universel en dehors d’une universalité concrète, et non plus mystique ou nominale, du monde civil.
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  • Par chartel, le 17 octobre 2009

    L’horizon de la langue et la verticalité du style dessinent donc pour l’écrivain une nature, car il ne choisit ni l’une ni l’autre. La langue fonctionne comme une négativité, la limite initiale du possible, le style est une Nécessité qui noue l’humeur de l’écrivain à son langage. Là, il trouve la familiarité de l’Histoire, ici, celle de son propre passé. Il s’agit bien dans les deux cas d’une nature, c’est-à-dire d’un gestuaire familier, où l’énergie est seulement d’ordre opératoire, s’employant ici à dénombrer, là à transformer, mais jamais à juger ni à signifier un choix.
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  • Par chartel, le 17 octobre 2009

    La poésie moderne, en effet, puisqu’il faut l’opposer à la poésie classique et à toute prose, détruit la nature spontanément fonctionnelle du langage et n’en laisse subsister que les assises lexicales.
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  • Par chartel, le 17 octobre 2009

    Le souvenir est le début de l’écriture et l’écriture est à son tour le commencement de la mort (si jeune qu’on l’entreprenne).
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  • Par hermineg, le 17 juillet 2011

    Un peu plus tard, un écrivain viendra, qui fera de la phrase le lieu d'une démonstration à la fois poétique et linguistique : Un coup de dés est explicitement fondé sur l'infini possibilité de l'expansion phrastique, dont la liberté, si lourde à Flaubert, devient pour Mallarmé le sens même - vide - du livre à venir.
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)






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