ISBN : 2754804099
Éditeur : Futuropolis (2010)


Note moyenne : 3.59/5 (sur 32 notes) Ajouter à mes livres
L'histoire commence dans un petit village africain. Ousmane Traoré, célèbre footballeur de passage au pays, repère un gamin doué d'un talent exceptionnel balle au pied. Le gamin s'appelle Slimane. Ousmane lui prédit un bel avenir sur les terrains de fouteballe, mais à u... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (19)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par BD75011, le 18 novembre 2010

    BD75011
    Le titre fait penser au cinéma français de Georges Lautner et surtout aux dialogues de Michel Audiard. Après l'adaptation du polar très Noir, Pauvres zhéros chez Rivages/Casterman/Noir, Baru grand Prix Angoulême 2010 poursuit dans le polar chez Futuropolis. le ton est résolument plus humoristique mais c'est bien un vrai polar avec des personnages atypiques à commencer par un jeune footballer Slimane recruté en Afrique par Ousmane Traoré, mais surtout une équipe de gangsters composés de Zinedine, alias Zizou, Fabio d'Alloro, alias Einstein, et Gaby, alias le Picasso des explosifs. Un nouvel album décoiffant ! Évidemment l'auteur ne s'empêche pas quelques messages sociaux sur l'immigration notamment. Un vrai plaisir !
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Yaneck, le 11 octobre 2010

    Yaneck

    Enfin... Enfin j'adhère à un album de Baru. Après L'Autoroute du soleil et Noir (chronique pas encore publiée), que je n'avais pas aimé, et qui me rendaient incompréhensible le Grand Prix d'Angoulême pour cet auteur, j'ai pris beaucoup de plaisir à la lecture de cet album là.
    Baru a voulu faire un hommage à Ventura, Blier, Lautner et consorts, et cela se voit parfaitement. On est dans un film... pardon, lapsus révélateur, une bd de gangster, dans la belle tradition du genre. On a les braqueurs sympa, les hommes de main abrutis, et ça défouraille à tout va.
    Mais on est surtout dans un album de Baru, et la question sociale, politique, n'est jamais très éloignée. Face à l'argent facile des braquages, l'auteur oppose l'exploitation des immigrés sans-papiers, les salaires de misère et l'esclavagisme moderne. Tous les personnages craignent les flics, mais pas pour les mêmes raisons. Ce sera leur seul point commun, même si leurs histoires se fondent à un moment donné. Au premier abord, je me suis demandé ce que venait faire Slimane au milieu du braquage. Mais après lecture, je pense que cette intrigue là est utilisée comme un miroir, un contrepoint, à l'intrigue principale plutôt amorale. Et cette technique scénaristique me plaît bien. Cela empêche que l'on puisse tout à fait considérer les Fabio, Paul et Gaby comme des héros. Ca me va.
    Côté dessin, Baru reste fidèle à lui-même. Mais j'ai aimé, cette fois, le lire en couleur. Son travail sur ce point là apporte un vrai confort de lecture. C'est parfaitement maîtrisé, toujours pertinent, bref, c'est ce qu'on peut attendre d'une bonne mise en couleur.

    C'était ma deuxième et dernière lecture Masse Critique. Je remercie Babelio et Futuropolis pour m'avoir permis de découvrir un excellent album, que je n'aurai pas lu autrement.

    Lien : http://mesbdamoi.over-blog.com/article-fais-peter-les-basses-bruno-m..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par PaKa, le 29 mai 2011

    PaKa
    A peine ouvre-t-on l'album, avant même d'en commencer la lecture, le ton est donné. D'entrée de jeu , dès la page de garde, Baru dédicace son livre au réalisateur Georges Lautner, au scénariste Michel Audiard, aux bonshommes d'acteurs qu'étaient les Lino Ventura, Bertrand Blier, Francis Blanche… et à bien d'autres artistes du même acabit.
    On l'aura compris, Fais péter les Basses, Bruno sera donc une sorte d'hommage au cinéma de genre des années '60, à ses bons vieux films en Noir et blanc où les truands avaient des bonnes gueules taillées à la serpe, et où les dialogues faisaient la part belle à la gouaille fleurie et à l'argot parigot !
    Et ici, du truand, on en a une belle brochette !
    D'un côté, du bon vieux truand de la grande époque. du qui braque du fourgon blindé à l'ancienne, s'il vous plait, sans lance-roquette ni ninjas volants à la Besson.
    Amateurs du travail bien fait, nos trois vieux grigous ne se lanceront pas dans un casse sans avoir au préalable monté un plan millimétré au poil de cul ni recruté une équipe carrée : une place pour chacun et chacun à sa place ! Chez ces gars-là, on laisse rien au hasard et on apprécie la beauté du geste… A la rigueur, on ferait plus ça pour le sport que pour l'argent !
    De l'autre côté, une poignée de lascars bien d'aujourd'hui, élevés au Scarface. Des sales gars obnubilés par le culte de l'argent, de c'qui brille, de c'qui claque, et prêts à tout pour devenir le boss. Pour eux, les maîtres mots sont violence, flingues, et meurtre. Pas de scrupules, pas de valeurs, pas d'amis.
    On assistera donc à un clash des générations : les gangsters de papa face aux gangsta' west coast. Une sorte de Tontons Flingueurs versus La Haine !
    Mais si Baru va piocher dans le cinéma d'hier et d'aujourd'hui, il n'en reste pas moins fidèle à ses thèmes de prédilections, et mâtinera son polar d'une touche de social. Ainsi, via le personnage d'un Africain clandestin croisant la route de nos briscards, l'auteur pourra traiter du thème des sans-papiers, de la façon dont il sont traités, traqués, parqués, exploités… et tout ça sans donner de leçon de morale, mais plutôt en se foutant gentiment de la gueule de notre société !
    Un bien bel album que nous livre là monsieur le président (Angoulème 2011), drôle et divertissant, caustique et grinçant, mais aussi diablement moderne tout en rendant un savoureux hommage aux bon vieux polars d'autrefois. Une réussite !


    Lien : http://www.anglesdevue.com/rubriqueabrac/
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par colimasson, le 25 juillet 2011

    colimasson
    Sortez-moi de ma torpeur ! Voilà un bouquin qui m'aura plongée dans une léthargie bien désagréable… Je me demande encore quel miracle a permis à cet album d'être auréolé du prix du Festival d'Angoulême 2010… Faut-il être passionné de polar pour apprécier Fais péter les basses, Bruno !(même le titre est ridicule) ? Ce n'est pas mon cas, ce qui expliquerait peut-être mon manque d'enthousiasme à la lecture, mais j'imaginais qu'un Prix d'Angoulême saurait faire apprécier tous les genres à n'importe quel type de lecteur. Soyons fous : j'espérais même que cette lecture m'ouvrirait un peu l'esprit et me donnerait envie de lire un peu plus de polars. C'est raté. M'en voici dégoûtée comme jamais.
    Les personnages sont emmerdants à force d'être archétypaux. On nous balance du Slimane africain, Dieu du foot qui espère faire carrière en France mais qui se retrouve embrigadé dans les troupes d'éboueurs de la ville de Paris, on nous balance du Zizou, petit voyou des quartiers de banlieue, et des vieux roublards grisonnants qui aiment se pinter au bistrot du coin entre deux échanges de mallettes remplies de billets. Ben, oui, c'est sympa, ça fait réaliste et France profonde. Baru sort l'épée pour dénoncer les injustices et la misère de notre pays, tout en veillant à conserver le grain de sel destructeur du banditisme pour procurer à son lecteur une tension dramatique qui s'achèvera, bien heureusement, par le rétablissement de la justice : les bons sont graciés, les mauvais sont punis.
    Le dessin non plus n'est pas remarquable. Les personnages sont laids et leur figure reste souvent figée dans une expression qui est particulière à chacun et dont ils ne se départiront plus jusqu'à la fin. Les couleurs sont moroses, baignant dans un ensemble gris/caca d'oie et l'ambiance qui résulte du trait grossier, qui rappelle celui des séries de BDs pour enfants, ne colle pas tellement à l'histoire. Question d'originalité peut-être, mais j'aurais préféré que l'originalité vienne investir d'autres domaines plus profitables de cet album ennuyeux.

    Lien : http://colimasson.over-blog.com/article-fais-peter-les-basses-bruno-..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par temps-de-livres, le 13 juillet 2011

    temps-de-livres
    Rapport de police 9782754804097
    Suite à l'affaire "Zizou", voici ce que les enquêteurs ont pu reconstituer :
    Zinedine, un voyou recemment sorti de prison, se met dans la tête de braquer un fourgon de la Brinks. Pour celà, il doit s'associer avec des anciens malfrats. Si le casse a été bien préparé, il ne s'est pas passé comme prévu.
    Venu en France illégalement le dénommé Slimane est devenu travailleur clandestin. Il s'est retrouvé au milieu des deux clans.
    Fin du rapport de police 9782754804097

    Une histoire qui fait rire, et réfléchir. Slimane, adolescent africain, est venu avec des rêves pleins la tête. Il se retrouve, dès l'aéroport, poursuivi par la police. Il se débrouillera du mieux qu'il peut pour survivre. Alors qu'il devait devenir un apprenti footballeur, il va dribbler son avenir entre tragédie et comédie.
    Si la tragédie est assurée par la présence illégale de Slimane, son statut de clandestin, la comédie se taille la part du lion avec deux bandes de malfrats: Ceux de la vieille école, et la jeune pègre contemporaine.
    Si le groupe de Fabio a dépassé le siècle à eux trois, ils ont le sens du respect, une certaine morale. le pognon, ils s'en foutent. La bande de Zinedine c'est tout le contraire. On agit d'abord, on réfléchira ensuite. Baru fait d'entrechoquer les générations de la pègre.

    Les dialogues qu'il fait dire à ses personnages sont des perles du genre. Il faut entendre la Bande de Zinédine s'exprimer en mettant "Putain" à toutes les phrases. Fabio et ses amis ne sont pas grossier, et restent calme en toute circonstance, à contrario de la jeunesse.
    Dans un one shot, le temps est un élément important. Baru nous le démontre avec un découpage qui relève de l'orfèvrerie. Quant aux trognes elle sont choisies avec soin. Comme Baru le dit lui-même, c'est un hommage discret au cinéma de Georges Lautner. C'est aussi un hommage au polar, où l'histoire policière parle aussi de social.


    Lien : http://temps-de-livres.over-blog.com/article-fais-peter-les-basses-b..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

Critiques presse (1)


  • Actualitte , le 10 janvier 2012
    Une histoire à la Audiard - avec ses dialogues épicés et ses gueules d'acteurs de série B - menée tambour battant dans une ambiance sécuritaire plutôt pesante : entre délit de faciès et chasse aux sans-papiers, la police n'a pas le beau rôle dans la France d'aujourd'hui...
    Lire la critique sur le site : Actualitte

> voir toutes (3)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par OliZ, le 22 octobre 2010

    Par contre, toi, pour un rital, t'es fringué comme un pequenot, t'as perdus le gène ou quoi ?
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par colimasson, le 25 juillet 2011

    - Merde, le peugeot, il est déjà là !
    - Ben !... Mais il y était pas t’à l’heure…
    - Et y en a deux, bordel ! C’est lequel ?
    - Le blanc.
    - T’en es sûr ?
    - Ouais ! Parce que si le Zine avait dit rouge, j’m’en rappellerais, tu penses… C’est la couleur préférée d’ma meuf !
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par colimasson, le 25 juillet 2011

    - T’es ma mère ?
    - Euh, je… Ben, non, pourquoi ?
    - Alors, tu m’appelles pas Zizou, putain !
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Fais péter les basses, Bruno ! par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (44)

> voir plus

Quiz