ISBN : 2207101142
Éditeur : Denoël (2010)
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Pourriez-vous arrêter svp, ce n'est pas la peiné de l'appeler, fini c'est fini, bien vouloir noter, du large, de l'air, les sommations ont été données, pas reçues au loin s'en vont les nuages, la voie est libre la porte ouverte l... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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  • Par Zazette97, le 23 août 2010

    Zazette97
    "La seule", premier roman de l'écrivaine française Maud Basan, est paru le 18 août aux éditions Denoël.
    Récemment quittée par son compagnon, Perluète ne parvient pas à encaisser le choc de la rupture et entame un voyage au coeur d'elle-même et de ses souvenirs.
    Voici un récit qui démarre sur les chapeaux de roues. C'est fini. L'autre est parti. Et la nouvelle tombe comme un couperet sur le lecteur comme sur Perluète.
    Reste plus qu'à apprivoiser le silence, l'absence, le manque, les incertitudes, les questions, le temps suspendu, l'attente, la tristesse, les souvenirs, les lieux, les objets, les odeurs, les angoisses à toute heure du jour, la peur, la paralysie, l'air raréfié, l'inertie, le renoncement, le vide.
    Imaginez/replongez-vous à l'instant de votre rupture. Celui/celle qui partageait votre vie vient de claquer la porte et vous voilà seul(e) dans cet endroit qui restera votre chez vous, mais au singulier cette fois.
    Une rame de feuilles, un stylo et vous commencez à coucher sur le papier tout ce qui vous passe par la tête sur le moment.
    Bien entendu, dans votre tête, tout ce que vous écrivez tombe sous le sens mais honnêtement, il n'est pas certain qu'un lecteur extérieur comprenne ce flot de pensées (souvent inabouties) avec la même évidence.
    C'est là l'effet que m'a procuré ce roman.
    J'ai cru déceler dans la démarche de l'auteur une volonté de restituer au lecteur les pensées en vrac de la femme quittée, de lui faire partager la confusion de l'esprit et la succession de chamboulements physiques qu'occasionne la séparation.
    Maud Basan use d'une écriture instantanée, presque automatique, qui évolue par saccades à l'image de pulsations cardiaques, ne s'encombre pas de règles de ponctuation, se joue de la syntaxe pour ne s'attacher qu'aux mots, laissés en pâture au lecteur.
    Et à l'image de Perluète, le lecteur perd tous ses repères. Il n'y a plus vraiment de notion du temps, entre le passé qui n'est plus, l'amour au conditionnel et le présent en suspens.
    Les souvenirs se chamaillent, rejaillissent sous forme d'inventaire (toutes les premières fois, le nombre de fois, les dernières fois sans savoir que ce sont les dernières) et se heurtent à la réalité.
    "La seule" est donc un roman qui évoque plus des sensations qu'il ne raconte une histoire.
    Malheureusement, si j'ai vraiment apprécié la démarche originale de l'auteure, j'ai toutefois peiné à arriver au bout de cette lecture.
    Appliqué à la nouvelle ou à la poésie, ce style d'écriture peut contribuer à alléger un texte et à laisser les mots à l'appréciation du lecteur mais s'agissant d'un roman de 224 pages, ce rendu m'a semblé trop fastidieux à la lecture...

    Lien : http://contesdefaits.blogspot.com/2010/08/la-seule-maud-basan.html
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Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de Noémie Sudre pour le Magazine Littéraire

    Pour son premier roman, La Seule, Maud Basan aborde le thème de la rupture et déconstruit le langage en un tour de force stylistique. Un roman de rupture... Un de plus ! La seule est en tout cas le premier - et ça n... > lire la suite

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Citations et extraits

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  • Par Zazette97, le 23 août 2010

    Le réel est irracontable. Ca pourrait ressembler, mais non. C'est rempli envahi saturé d'absence, ça occupe tout, on ne voit que ça, mais on ne voit rien justement, c'est fait de son absence à lui, à laquelle s'ajoute la négation d'elle (ôtée d'elle-même, vidée de sa substance, quelque chose s'est entièrement écoulé par une brèche laissée ouverte), c'est fait d'absences qui s'additionnent, somme de valeurs négatives, combinaison impossible, ça n'existe doublement pas, ça donne le tournis, absences pas en abyme, non, juxtaposées, en chiens de faïence, immobiles et pétrifiées, sans issue, pas de chemin, cela dépasse l'entendement. p.33
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