ISBN : 2742789898
Éditeur : Actes Sud (2010)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.46/5 (sur 13 notes) Ajouter à mes livres
C’est dans un petit port du Sud de la France, où elle s’est installée pour raisons de santé, que Florence fait la connaissance de Florian. Peintre vieillissant, instable, réputé fou et pyromane, il n’aime rien tant que brûler et voir se consumer ses propres dessins. Enc... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Cath36, le 01 février 2011

    Cath36
    Un nouveau livre d' Henry Bauchau est toujours pour moi une source de joie profonde : que ce soit à travers des mythes anciens ou des histoires modernes, Bauchau, psychanalyste de formation, nous parle de l'homme. Il nous parle de nos ombres, de nos lumières, de nos espoirs ou de nos doutes. Tous ces ressorts qui motivent nos actions et déterminent notre conduite, Bauchau les passe au crible d'un langage qui les analyse pour nous aider à mieux les comprendre. Écrivain, il porte un regard émerveillé sur l'intelligence humaine. Thérapeute, il ouvre l'avenir par une parole qui libère. Sa lecture est quelquefois difficile parce qu'elle ouvre à plusieurs interprétations possibles. Mais Bauchau mérite le temps et la patience que l'on prend pour le lire.Il ouvre toutes grandes les portes de notre liberté. Ce livre sur la création ne fait pas exception. Tout grand artiste doit nécessairement sortir de son chaos intérieur pour parvenir à créer. Toutes circonstances, toutes rencontres lui seront favorables comme d'un miel dont on fait son butin. Il s'agit encore une fois d'un chemin d'espérance. A lire et à relire.
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    Critique de qualité ? (15 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Hebephrenie, le 28 juin 2010

    Hebephrenie
    Dans Déluge, Henry Bauchau nous offre une histoire où se côtoient les deux grandes thématiques qui ont irriguées toute son œuvre : la mythologie (Oedipe sur la route, Antigone) et la psychanalyse (L'enfant bleu). Nous décrivant la relation entre un peintre génial, fou, génialement fou, qui ne supporte que difficilement le regard de l'autre (sur ses peintures, sur lui même) et une jeune femme atteint d'une maladie cancéreuse, l'auteur décrit à la perfection la sublimation qu'est l'art, ce renoncement tout aussi bien que cette renaissance. le soleil du midi illumine cette relation, faisant naître une intimité salvatrice où les mots se font poésie.
    Œuvre d'une grande maturité littéraire et personnelle, le Déluge de Bauchau, tout comme le Déluge peint par Florian témoignent de l'acuité de la relecture des mythes anciens.
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par MachaLoubrun, le 02 mai 2012

    MachaLoubrun
    C'est l'histoire d'une rencontre improbable entre une jeune femme malade, Florence et un vieux peintre un peu fou, Florian, dans le sud de la France. Il brûle systématiquement toutes ses œuvres, elle se meurt doucement.
    Tous deux se consument, leur amitié va changer leur destin, entrainant dans son sillage un groupe d'amis, solidaires dans le chaos de leurs vies.
    S'isolant du monde dans un vaste atelier, ils vont peindre une fresque immense « le déluge ». Dans un état proche du délire, ils livrent un combat contre la maladie et leurs démons intérieurs avec les encouragements d'une psychiatre qui veille à distance sur Florian depuis de nombreuses années.
    Henry Bauchau restitue la fièvre qui les habite, décrit le processus créatif et la toile se met à exister. Les mythes, la violence de la nature et des humains, s'étalent devant nos yeux.
    L'art et la peinture agissent comme une thérapie. Mais Florian va-t-il mettre le feu à cette œuvre collective ?
    Henry Bauchau est un auteur précieux, ses livres nous entrainent loin et restent dans nos mémoires.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par gilles3822, le 28 mars 2010

    gilles3822
    Henri Bauchau nous parle de l'essentiel: ce qui ne se voit pas... à travers ce qui se voit le plus: une peinture.
    Ou plus exactement, la genèse et l'accomplissement d'une oeuvre, ce tableau gigantesque mange et transcende ceux qui le peignent.
    La représentation du Déluge biblique peut paraître désuète aujourd'hui mais le besoin pourrait s'en faire sentir à l'heure des questions fondamentales sur notre devenir d'être humain. Qui mieux que l'artiste peut nous faire vivre par delà les apparences la vraie nature des choses sans nous imposer de vérité première. le peintre représente l'instantanéité de l'objet, du lieu ou de la personne qu'il peint, il en connaît le côté fugitif. Aussitôt peint, déjà dépassé, il brûle sauf si... si l'amour transcende l'instant, le rend magique et inaltérable. Dans ce cas, il n'immole pas l'oeuvre, elle est au service de la passion. L'oeuvre ultime créera l'amour entre les êtres. le roman d'Henri Bauchau paraîtra emphatique à certains mais le personnage principal, peintre visionnaire un peu fou, donne du souffle et emporte tout sur son passage. Il y a du danger à fréquenter cet homme-là, du bonheur aussi, celui qui se mérite, qu'il faut aller chercher au plus profond de soi et des autres.
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    • Livres 5.00/5
    Par saphoo, le 13 mai 2010

    saphoo
    Troublante histoire, roman à part chargé d'images et de messages. Il m'est bien difficile de vous parler de ce livre, je crois que parfois les mots n'ont plus assez de force pour parler de l'indéfinissable ressenti. A travers deux personnages majeurs du roman qui s'épaulent, s'aident, on ne sait plus au final qui aide qui où si la symbiose des deux a fait que l'alchimie d'une résurrection par l'art nous emporte tout le long de cette fresque du “Déluge”.
    L'auteur par un savant talent nous expose le décor des êtres qui se révèlent par la peinture, mais ce n'est ici qu'un tableau qui prend forme un peu comme le reflet d'une vie… savoir traverser le chaos pour ressurgir autre et plus fort, débarrasser ses démons, son mal et renaître, faire éclore ce germe qui est au tréfonds de nous. Autant de chemins obscurs qu'il faut savoir traverser pour enfin trouver la lumière. Vaincre la maladie, la folie par l'art autant de thérapie à exploiter.
    C'est un roman très sensoriel d'un genre particulier qui je pense n'est pas forcément perçu à l'identique selon notre sensibilité et perception de la lecture tout comme l'art, le regard de chacun est bien plus profond que le regard des yeux…
    Comment vous parler de ce livre si ce n'est que vous invitez à le lire tout simplement.
    Henry Bauchau, nous livre par ce roman un tableau vivant, un réel conte qui semble ne pas finir et se poursuit au-delà du mot : FIN. Chaque phrase est une touche de couleurs, chaque chapitre soulève le voile qui dissimule l'œuvre finale : cette immense fresque du déluge, impressionnante fourmillante de détails, de scènes.
    Une peinture qui se déroule comme un film, terriblement vivante…
    Une lecture qui m'a laissée en interrogation et en admiration devant cette toile que j'ai imaginé tout le long de sa conception… pour un peu je me sentais sur l'échafaudage avec eux le pinceau à la la main, c'est troublant. j'ai bien aimé aussi ce lien d'amitié entre ces “blessés de la vie” une solidarité, une reconnaissance aussi d'un talent malgré nos imperfections sociales, physiques ou mentales… Beaucoup de beaux clichés en filigrane de cette histoire.


    Lien : http://lesmotsdepascale.canalblog.com/archives/2010/05/11/17862954.h..
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Citations et extraits

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  • Par saphoo, le 13 mai 2010

    Pourtant il n’y a rien eu. Rien que les murs blancs, les toiles blanches et nous deux sur des chaises qui regardons cela en nous tenant par le bras. La peinture est là en lui. Entre nous. En nous. Avant cela elle n’y était pas. Avant il y avait l’admiration, peut-être passionnée, que j’avais pour elle. Il n’y avait pas la peinture. La peinture que je sens circuler entre nous, de son bras à mon bras, de sa main à la mienne et de nos quatre poumons qui, pour la première fois, respirent ensemble. Pour la première fois aussi je n’ai plus envie de penser la peinture, ni de la comprendre, ni de la regarder. La chose, à mon grand étonnement, m’échappe et je dis : “J’aimerais tellement peindre”.
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  • Par saphoo, le 13 mai 2010

    Mais la beauté de notre temps est une beauté foudroyée qu’on ne peut atteindre qu’à travers le noir, toujours plus noir
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Videos de Henry Bauchau

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Vidéo de Henry Bauchau

Présentation de l'exposition des dessins de Lionel, expo qui se tient jusqu'au 21 juillet 2012 au LaM de Lille. Ces dessins ont été donnés par Henry Bauchau. C'est Lionel qui a inspiré à Henry Bauchau "L'enfant bleu". On y voit entre autres, les labyrinthes.








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