Troublante histoire, roman à part chargé d'images et de messages. Il m'est bien difficile de vous parler de ce livre, je crois que parfois les mots n'ont plus assez de force pour parler de l'indéfinissable ressenti. A travers deux personnages majeurs du roman qui s'épaulent, s'aident, on ne sait plus au final qui aide qui où si la symbiose des deux a fait que l'alchimie d'une résurrection par l'art nous emporte tout le long de cette fresque du “Déluge”.
L'auteur par un savant talent nous expose le décor des êtres qui se révèlent par la peinture, mais ce n'est ici qu'un tableau qui prend forme un peu comme le reflet d'une vie… savoir traverser le chaos pour ressurgir autre et plus fort, débarrasser ses démons, son mal et renaître, faire éclore ce germe qui est au tréfonds de nous. Autant de chemins obscurs qu'il faut savoir traverser pour enfin trouver la lumière. Vaincre la maladie, la folie par l'art autant de thérapie à exploiter.
C'est un roman très sensoriel d'un genre particulier qui je pense n'est pas forcément perçu à l'identique selon notre sensibilité et perception de la lecture tout comme l'art, le regard de chacun est bien plus profond que le regard des yeux…
Comment vous parler de ce livre si ce n'est que vous invitez à le lire tout simplement.
Henry Bauchau, nous livre par ce roman un tableau vivant, un réel conte qui semble ne pas finir et se poursuit au-delà du mot : FIN. Chaque phrase est une touche de couleurs, chaque chapitre soulève le voile qui dissimule l'œuvre finale : cette immense fresque du déluge, impressionnante fourmillante de détails, de scènes.
Une peinture qui se déroule comme un film, terriblement vivante…
Une lecture qui m'a laissée en interrogation et en admiration devant cette toile que j'ai imaginé tout le long de sa conception… pour un peu je me sentais sur l'échafaudage avec eux le pinceau à la la main, c'est troublant. j'ai bien aimé aussi ce lien d'amitié entre ces “blessés de la vie” une solidarité, une reconnaissance aussi d'un talent malgré nos imperfections sociales, physiques ou mentales… Beaucoup de beaux clichés en filigrane de cette histoire.
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