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ISBN : 2081336561
Éditeur : Flammarion (2014)

Existe en édition audio



Note moyenne : 4.22/5 (sur 3837 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
La seconde édition des Fleurs du mal, privée des six "pièces condamnées" en correctionnelle pour immoralité, paraît en 1861. Romantiques par la mélancolie à l'ombre de laquelle ils s'épanouissent, parnassiens par leur culte d... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Nastasia-B, le 06 novembre 2012

    Nastasia-B
    " Et s'il n'en reste qu'un, je serai celui-là " écrivait Victor Hugo. Pourtant non Victor, non, excusez-moi de vous contredire, mais non, s'il n'en restait qu'un, ce ne serait pas vous, Victor, mais lui, LUI, cet immense, ce douloureux, cet esthète sans fin, celui qui parle aux étoiles, aux nébuleuses, aux puits abandonnés, aux larmes sur mes mains et les connaît par leur prénom, celui qui porte plus haut que quiconque les flammes de la poésie française, ce serait lui, assurément. Lui, ô lui que j'eusse aimé, lui qui le savait...
    Mais rassurez-vous Victor, ce n'est là que mon avis, un tout petit avis, sec et rabougri comme un bouquet de soucis, coupé jadis, jamais offert, autant dire, pas grand-chose.
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    • Livres 5.00/5
    Par meyeleb, le 13 août 2011

    meyeleb
    Ouh lala! Je suis là, à me dire : allez, je vais vous parler des Fleurs Du Mal... mais tout à coup j'ai la pression...
    C'est tout de même le recueil le plus usé de ma bibliothèque! Traces de doigts, marque-pages jaunis et autres traits au crayon de papier discrets (noooooon ! ne pas écrire sur un livre sacré!!!) sont là pour le confirmer.
    C'est mon prof de français qui m'a filé le virus. Il arrivait, comme ça, l'air de rien, avec son recueil sous le bras. Qu'il ouvrait, comme guidé par le hasard. Prenait une voix solennelle mais susurrée. Et le silence se faisait tout à coup dans la classe. On entendait une prière, un jeu de sons caressés par le respect, une certaine religiosité, oui, c'est ça, de la foi dans les mots. Ca remplissait le volume de la salle. On se sentait tout à coup transportés, envoûtés (pour être un bon prof, il faut être un peu Hans joueur de flûte ou sirène, ça je l'ai appris un peu plus tard).
    On ne comprenait pas tout, non. Mais quand la Mort plantait son drapeau noir dans le cerveau du pauvre Baudelaire, on l'éprouvait, la douleur métaphysique. On était frappés par cette image terrible et on entendait dans la voix du prof une profondeur qui nous ouvrait grand les portes de l'Enfer.
    Comment voulez-vous que j'oublie ces lectures suspendues hors du temps ?
    J'avais donc ce recueil à la maison. le seul livre avec de la poésie dedans. A la maison on était plutôt des pragmatiques : pas de bibliothèque (quelques livres de cuisine), surtout pas de poésie (ça ne sert à rien, la poésie!). Il était donc là, ce recueil, à me regarder et à me promettre des émotions étranges, presque interdites, comme quand le prof se mettait à nous lire ces incantations. J'ai dû l'ouvrir avec prudence d'abord. Il avait tout de même été condamné et jeté dans l'enfer des bibliothèques! Et puis le charme a fait le reste...
    Spleen, « Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle »... J'ai eu longtemps un couvercle sur la tête ( pas la peine de rire, certains ont bien une épée de Damoclès...) et des chauve-souris dans le cerveau. On comprend ça, quand on est adolescent et qu'on se débat dans sa tête et qu'on a que son chat pour ami : « Viens mon beau chat, sur mon coeur amoureux;/ Retiens les griffes de ta patte »...
    Et tous ces visages, tous ces corps qui s'offraient à l'imagination fertile : la mendiante rousse, les petites vieilles et les vieillards, cette passante « fugitive beauté », les pauvres, les artistes, l'assassin, Satan, une charogne même (ah je l'aime cette charogne!)... Ils sont tous là, dans le livre! Et quand tu l'ouvres tu n'es plus seul. Tu es avec eux, tu es... comme eux!
    Voilà que j'ai alors compris quelque chose d'essentiel : Les Fleurs Du Mal, ça nous envoûte parce que ça nous parle de nous, ça nous tend un miroir et ça voit même au fond de l'âme. Quelle obscurité, dites-moi, mais quelle Beauté!
    Voilà... je m'arrête dans ces souvenirs qui sont sans doute un peu les vôtres. Depuis, on n'a pas trouvé d'antidote au virus et c'est tant mieux. Alors j'ai besoin de ma dose de Baudelaire régulièrement. Et puis comme ça me fait du bien, j'en lis un peu en classe de temps en temps, histoire de partager...
    Pour faire plus concis j'aurais pu dire : envoûtant...
    Mais une voix sortie de la mémoire, une voix grave mais toujours susurrée m'a lancé de derrière son bureau : « C'est un peu court jeune fille !... »
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    • Livres 5.00/5
    Par LydiaB, le 04 novembre 2012

    LydiaB
    "Dans ce livre atroce, j'ai mis tout mon coeur" disait Baudelaire. Atroce ? Ce n'est pas le mot que j'aurais employé... Maléfique, torturé, mystérieux, voluptueux... voilà ce qui me vient à l'esprit en relisant ce recueil majestueux. Mettre en vers beauté et misère, angoisse et damnation, Paradis artificiels et mort, n'est-ce pas cela la beauté et, surtout, la liberté de cet art appelé poésie ?

    Je ne vais pas refaire ici une étude complète des Poèmes, certains s'en sont déjà chargés, et beaucoup mieux que moi. J'ai relu cette oeuvre dans un objectif précis : "le challenge totem" de Lili Galipette. Qu'est-ce que c'est que ça ?, allez-vous me demander l'air sournois et le rictus peu avenant. le but est de choisir un animal et de lire les livres en relation avec celui-ci. Ayant choisi le chat, je voulais revoir les Poèmes qui en parlaient, ayant à l'esprit ces quelques vers :

    " Viens mon beau chat, sur mon coeur amoureux ;
    Retiens les griffes de ta patte,
    Et laisse-moi plonger dans tes beaux yeux
    Mêlés de métal et d'agate." (Le Chat, XXXIV)


    Pas moins de trois Poèmes sur les chats sont dans ce recueil. Dans le premier poème que je viens de citer, le chat est comparé à une femme dangereuse, objet de désir, la sensualité étant le fil conducteur. Dans les deux autres, le félin ne fait qu'un avec le poète. A la fois doux et apaisant, il sait aussi se montrer sous un autre angle : sacré, libre et insoumis comme le montrent ces bribes :

    "Amis de la science et de la volupté,
    Ils cherchent le silence et l'horreur des ténèbres ;
    L' Érèbe les eut pris pour ses coursiers funèbres,
    S'ils pouvaient au servage incliner leur fierté." (Les Chats, LXVI )

    N'est-ce pas là, par ailleurs, l'image même du poète ?

    Lien : http://www.lydiabonnaventure.com/litt%C3%A9rature-du-xixe-si%C3%A8cl..
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    • Livres 4.00/5
    Par Malabar_, le 31 mai 2013

    Malabar_
    Demandez à n'importe qui de citer deux grands poètes français.
    Il y a de fortes chances pour que Baudelaire et Rimbaud remportent tous les suffrages (avec parfois l'ami Hugo pour les intégristes de la barbe fleurie et de la vie insulaire).
    Cette introduction sous forme de sondage pour dire que Baudelaire n'est pas un poète comme les autres et que partant, Les fleurs du mal ne saurait être un recueil comme les autres. Situé à mi-chemin entre les épanchements mièvres des uns et le fatras hermétique des autres, des générations d'élèves ont découvert et aimé la poésie grâce à cet ouvrage quasi-sacré.
    Je ne fais pas exception à la règle. Il est vrai que ce livre avait tout pour lui. La personnalité fascinante de son auteur d'abord. Un poète maudit, génie incompris et torturé. Des Poèmes lumineux et mélancoliques, des vers accessibles et recherchés, une musicalité incroyable. Une modernité enfin, une crudité dans le propos, le ton; la beauté qui éclate au sein même de l'horreur, du désespoir. Comment résister? Baudelaire c'est La poésie. Celle que l'on récite gamin, celle que l'on retient adulte, celle qui nous pousse aussi vers d'autres recueils, dans l'espoir d'y retrouver le même souffle, le même feu. Celle vers laquelle on revient, inlassablement.
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    • Livres 4.00/5
    Par claudia1506, le 23 mars 2012

    claudia1506
    Je ne lis pas les fleurs du mal comme les autres. Je le prends, je lis quelques lignes, je lis quelques pages au grès de mes envies et du moment. Il n'est pas dans la bibliothèque avec les autres. Il voyage dans la maison avec moi. Là où je le dépose, je le reprends, quelques heures, quelques jours plus tard, pour lire quelques pages, quelques lignes. Au hasard de nos rencontres, dans toutes les pièces de la maison. Je ne sais pas si je l'ai lu entièrement ou non et peu importe...il est là...j'aime le rencontrer et m'arrêter pour "partager un moment " avec lui...Le hasard joue son rôle...je le redécouvre tous les jours, ou presque.
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Citations et extraits

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  • Par Siladola, le 16 décembre 2014

    Je n'ai pas oublié, voisine de la ville,
    Notre blanche maison, petite mais tranquille ;
    Sa Pomone de plâtre et sa vieille Vénus
    Dans un bosquet chétif cachant leurs membres nus,
    Et le soleil, le soir, ruisselant et superbe...

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  • Par Loufoca, le 13 décembre 2014

    La voix

    Mon berceau s'adossait à la bibliothèque,
    Babel sombre, où roman, science, fabliau,
    Tout, la cendre latine et la poussière grecque,
    Se mêlaient. J'étais haut comme un in-folio.
    Deux voix me parlaient. L'une, insidieuse et ferme,
    Disait : " La Terre est un gâteau plein de douceur ;
    Je puis (et ton plaisir serait alors sans terme !)
    Te faire un appétit d'une égale grosseur. "
    Et l'autre : " Viens ! oh ! viens voyager dans les rêves,
    Au delà du possible, au delà du connu ! "
    Et celle-là chantait comme le vent des grèves,
    Fantôme vagissant, on ne sait d'où venu,
    Qui caresse l'oreille et cependant l'effraie.
    Je te répondis : " Oui ! douce voix ! " C'est d'alors
    Que date ce qu'on peut, hélas ! nommer ma plaie
    Et ma fatalité. Derrière les décors
    De l'existence immense, au plus noir de l'abîme,
    Je vois distinctement des mondes singuliers,
    Et, de ma clairvoyance extatique victime,
    Je traîne des serpents qui mordent mes souliers.
    Et c'est depuis ce temps que, pareil aux prophètes,
    J'aime si tendrement le désert et la mer ;
    Que je ris dans les deuils et pleure dans les fêtes,
    Et trouve un goût suave au vin le plus amer ;
    Que je prends très souvent les faits pour des mensonges,
    Et que, les yeux au ciel, je tombe dans des trous.
    Mais la Voix me console et dit : " Garde tes songes :
    Les sages n'en ont pas d'aussi beaux que les fous ! "
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  • Par Eve-Yeshe, le 07 décembre 2014

    La tribu prophétique aux prunelles ardentes
    Hier s'est mise en route, emportant ses petits
    Sur son dos, ou livrant à leurs fiers appétits
    Le trésor toujours prêt des mamelles pendantes.

    Les hommes vont à pied sous leurs armes luisantes
    Le long des chariots où les leurs sont blottis,
    Promenant sur le ciel des yeux appesantis
    Par le morne regret des chimères absentes.

    Du fond de son réduit sablonneux, le grillon,
    Les regardant passer, redouble sa chanson;
    Cybèle, qui les aime, augmente ses verdures,

    Fait couler le rocher et fleurir le désert
    Devant ces voyageurs, pour lesquels est ouvert
    L'empire familier des ténèbres futures.

    XIII - Bohémiens en Voyage
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  • Par fxperdriole, le 04 décembre 2014

    Dieu, accordez-moi la grâce d'écrire quelques beaux vers, qui me prouvent à moi-même que je ne suis pas le dernier des hommes, que je suis supérieur à ceux que je méprise.

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  • Par Loufoca, le 04 décembre 2014

    Car je ne puis trouver parmi ces pâles roses
    Une fleur qui ressemble à mon rouge idéal.

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Présentation des Fleurs Du Mal (Diane de Selliers, éditeur - 2005)
Diane de Selliers, éditrice de livres d'art, présente son édition des Fleurs Du Mal de Charles Baudelaire illustrées par la peinture symboliste et décadente,...








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