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Yves Florenne (Éditeur scientifique)Marie-Jeanne Durry (Préfacier, etc.)
ISBN : 2253007102
Éditeur : Le Livre de Poche (01/02/1972)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.23/5 (sur 6211 notes)
Résumé :
La seconde édition des Fleurs du mal, privée des six "pièces condamnées" en correctionnelle pour immoralité, paraît en 1861.
Romantiques par la mélancolie à l'ombre de laquelle ils s'épanouissent, parnassiens par leur culte du Beau et la rigueur de leur composition (ils sont dédiés à Théophile Gautier), ces poèmes illustrent la théorie des "correspondances" horizontales entre les éléments visibles et invisibles, qui sont comme de "longs échos qui de loin en l... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (211) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
06 novembre 2012
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" Et s'il n'en reste qu'un, je serai celui-là " écrivait Victor Hugo. Pourtant non Victor, non, excusez-moi de vous contredire, mais non, s'il n'en restait qu'un, ce ne serait pas vous, Victor, mais lui, LUI, cet immense, ce douloureux, cet esthète sans fin, celui qui parle aux étoiles, aux nébuleuses, aux puits abandonnés, aux larmes sur mes mains et les connaît par leur prénom, celui qui porte plus haut que quiconque les flammes de la poésie française, ce serait lui, assurément. Lui, ô lui que j'eusse aimé, lui qui le savait...
Mais rassurez-vous Victor, ce n'est là que mon avis, un tout petit avis, sec et rabougri comme un bouquet de soucis, coupé jadis, jamais offert, autant dire, pas grand-chose.
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meyeleb
13 août 2011
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Ouh lala! Je suis là, à me dire : allez, je vais vous parler des Fleurs du Mal... mais tout à coup j'ai la pression...
C'est tout de même le recueil le plus usé de ma bibliothèque! Traces de doigts, marque-pages jaunis et autres traits au crayon de papier discrets (noooooon ! ne pas écrire sur un livre sacré!!!) sont là pour le confirmer.
C'est mon prof de français qui m'a filé le virus. Il arrivait, comme ça, l'air de rien, avec son recueil sous le bras. Qu'il ouvrait, comme guidé par le hasard. Prenait une voix solennelle mais susurrée. Et le silence se faisait tout à coup dans la classe. On entendait une prière, un jeu de sons caressés par le respect, une certaine religiosité, oui, c'est ça, de la foi dans les mots. Ca remplissait le volume de la salle. On se sentait tout à coup transportés, envoûtés (pour être un bon prof, il faut être un peu Hans joueur de flûte ou sirène, ça je l'ai appris un peu plus tard).
On ne comprenait pas tout, non. Mais quand la Mort plantait son drapeau noir dans le cerveau du pauvre Baudelaire, on l'éprouvait, la douleur métaphysique. On était frappés par cette image terrible et on entendait dans la voix du prof une profondeur qui nous ouvrait grand les portes de l'Enfer.
Comment voulez-vous que j'oublie ces lectures suspendues hors du temps ?
J'avais donc ce recueil à la maison. le seul livre avec de la poésie dedans. A la maison on était plutôt des pragmatiques : pas de bibliothèque (quelques livres de cuisine), surtout pas de poésie (ça ne sert à rien, la poésie!). Il était donc là, ce recueil, à me regarder et à me promettre des émotions étranges, presque interdites, comme quand le prof se mettait à nous lire ces incantations. J'ai dû l'ouvrir avec prudence d'abord. Il avait tout de même été condamné et jeté dans l'enfer des bibliothèques! Et puis le charme a fait le reste...
Spleen, « Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle »... J'ai eu longtemps un couvercle sur la tête ( pas la peine de rire, certains ont bien une épée de Damoclès...) et des chauve-souris dans le cerveau. On comprend ça, quand on est adolescent et qu'on se débat dans sa tête et qu'on a que son chat pour ami : « Viens mon beau chat, sur mon coeur amoureux;/ Retiens les griffes de ta patte »...
Et tous ces visages, tous ces corps qui s'offraient à l'imagination fertile : la mendiante rousse, les petites vieilles et les vieillards, cette passante « fugitive beauté », les pauvres, les artistes, l'assassin, Satan, une charogne même (ah je l'aime cette charogne!)... Ils sont tous là, dans le livre! Et quand tu l'ouvres tu n'es plus seul. Tu es avec eux, tu es... comme eux!
Voilà que j'ai alors compris quelque chose d'essentiel : Les Fleurs du Mal, ça nous envoûte parce que ça nous parle de nous, ça nous tend un miroir et ça voit même au fond de l'âme. Quelle obscurité, dites-moi, mais quelle Beauté!
Voilà... je m'arrête dans ces souvenirs qui sont sans doute un peu les vôtres. Depuis, on n'a pas trouvé d'antidote au virus et c'est tant mieux. Alors j'ai besoin de ma dose de Baudelaire régulièrement. Et puis comme ça me fait du bien, j'en lis un peu en classe de temps en temps, histoire de partager...
Pour faire plus concis j'aurais pu dire : envoûtant...
Mais une voix sortie de la mémoire, une voix grave mais toujours susurrée m'a lancé de derrière son bureau : « C'est un peu court jeune fille !... »
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LydiaB
04 novembre 2012
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"Dans ce livre atroce, j'ai mis tout mon coeur" disait Baudelaire. Atroce ? Ce n'est pas le mot que j'aurais employé... Maléfique, torturé, mystérieux, voluptueux... voilà ce qui me vient à l'esprit en relisant ce recueil majestueux. Mettre en vers beauté et misère, angoisse et damnation, paradis artificiels et mort, n'est-ce pas cela la beauté et, surtout, la liberté de cet art appelé poésie ?

Je ne vais pas refaire ici une étude complète des poèmes, certains s'en sont déjà chargés, et beaucoup mieux que moi. J'ai relu cette oeuvre dans un objectif précis : "le challenge totem" de Lili Galipette. Qu'est-ce que c'est que ça ?, allez-vous me demander l'air sournois et le rictus peu avenant. le but est de choisir un animal et de lire les livres en relation avec celui-ci. Ayant choisi le chat, je voulais revoir les poèmes qui en parlaient, ayant à l'esprit ces quelques vers :

" Viens mon beau chat, sur mon coeur amoureux ;
Retiens les griffes de ta patte,
Et laisse-moi plonger dans tes beaux yeux
Mêlés de métal et d'agate." (Le Chat, XXXIV)


Pas moins de trois poèmes sur les chats sont dans ce recueil. Dans le premier poème que je viens de citer, le chat est comparé à une femme dangereuse, objet de désir, la sensualité étant le fil conducteur. Dans les deux autres, le félin ne fait qu'un avec le poète. A la fois doux et apaisant, il sait aussi se montrer sous un autre angle : sacré, libre et insoumis comme le montrent ces bribes :

"Amis de la science et de la volupté,
Ils cherchent le silence et l'horreur des ténèbres ;
L' Érèbe les eut pris pour ses coursiers funèbres,
S'ils pouvaient au servage incliner leur fierté." (Les Chats, LXVI )

N'est-ce pas là, par ailleurs, l'image même du poète ?
Lien : http://www.lydiabonnaventure..
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claudia1506
23 mars 2012
★★★★★
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Je ne lis pas Les fleurs du mal comme les autres. Je le prends, je lis quelques lignes, je lis quelques pages au grès de mes envies et du moment. Il n'est pas dans la bibliothèque avec les autres. Il voyage dans la maison avec moi. Là où je le dépose, je le reprends, quelques heures, quelques jours plus tard, pour lire quelques pages, quelques lignes. Au hasard de nos rencontres, dans toutes les pièces de la maison. Je ne sais pas si je l'ai lu entièrement ou non et peu importe...il est là...j'aime le rencontrer et m'arrêter pour "partager un moment " avec lui...Le hasard joue son rôle...je le redécouvre tous les jours, ou presque.
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Malabar_
31 mai 2013
★★★★★
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Demandez à n'importe qui de citer deux grands poètes français.
Il y a de fortes chances pour que Baudelaire et Rimbaud remportent tous les suffrages (avec parfois l'ami Hugo pour les intégristes de la barbe fleurie et de la vie insulaire).
Cette introduction sous forme de sondage pour dire que Baudelaire n'est pas un poète comme les autres et que partant, Les Fleurs du Mal ne saurait être un recueil comme les autres. Situé à mi-chemin entre les épanchements mièvres des uns et le fatras hermétique des autres, des générations d'élèves ont découvert et aimé la poésie grâce à cet ouvrage quasi-sacré.
Je ne fais pas exception à la règle. Il est vrai que ce livre avait tout pour lui. La personnalité fascinante de son auteur d'abord. Un poète maudit, génie incompris et torturé. Des poèmes lumineux et mélancoliques, des vers accessibles et recherchés, une musicalité incroyable. Une modernité enfin, une crudité dans le propos, le ton; la beauté qui éclate au sein même de l'horreur, du désespoir. Comment résister? Baudelaire c'est La poésie. Celle que l'on récite gamin, celle que l'on retient adulte, celle qui nous pousse aussi vers d'autres recueils, dans l'espoir d'y retrouver le même souffle, le même feu. Celle vers laquelle on revient, inlassablement.
+ Lire la suite
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Les critiques presse (2)
BoDoi16 novembre 2015
Les Fleurs du mal à la lumière de Liberatore, c’est s’immerger dans son univers de filles magnétiques, de solitude et de cadavres érotisés.
Lire la critique sur le site : BoDoi
BDGest15 juin 2015
Renouant avec ces œuvres d’antan richement illustrées, cette nouvelle édition des Fleurs du Mal permet de (re)découvrir deux artistes majeurs, du moins pour ce qui est de leur Art respectif !
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations & extraits (631) Voir plus Ajouter une citation
AveenAveen25 février 2017
Je t'adore à l'égal de la voûte nocturne

Je t'adore à l'égal de la voûte nocturne,
Ô vase de tristesse, ô grande taciturne,
Et t'aime d'autant plus, belle, que tu me fuis,
Et que tu me parais, ornement de mes nuits,
Plus ironiquement accumuler les lieues
Qui séparent mes bras des immensités bleues.

Je m'avance à l'attaque, et je grimpe aux assauts,
Comme après un cadavre un choeur de vermisseaux,
Et je chéris, ô bête implacable et cruelle !
Jusqu'à cette froideur par où tu m'es plus belle !
+ Lire la suite
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Aurel82Aurel8218 février 2017
Mais si, sans se laisser charmer,
Ton oeil sait plonger dans les gouffres,
Lis-moi, pour apprendre à m'aimer

Extrait Épigraphe pour un livre condamné
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MosaikMosaik17 février 2017
extrait de "Calumet de paix"
Je vous ai fait la chasse et la pêche faciles
Pourquoi donc le chasseur devient-il assasin?
Le marais fut par moi peuplé de volatiles
Pourquoi n'êtes vous pas content fils indociles?
Pourquoi l'homme fait il la chasse à son voisin?

Je suis vraiment las de vos horribles guerres
Vos prières, vos vœux mêmes sont des forfaits!
Le peril est pour vous dans vos humeurs contraires
Et c'est dans l'union qu'est votre force. En frères
Vivez donc, et sachez vous maintenir en paix
+ Lire la suite
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sabine59sabine5917 février 2017

De Satan ou de Dieu, qu'importe ? Ange ou Sirène,
Qu'importe, si tu rends- fée aux yeux de velours,
Rythme, parfum, lueur, ô mon unique reine!-
L'univers moins hideux et les instants moins lourds?

("Extrait de "Hymne à la beauté ")
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RubyDeYingRubyDeYing17 février 2017
Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l'archer,
Exilés sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l'empêchent de marcher
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