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ISBN : B009TAG58S
Éditeur : Le Livre de Poche (2012)

Existe en édition audio



Note moyenne : 4.25/5 (sur 2143 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
La seconde édition des Fleurs du mal, privée des six "pièces condamnées" en correctionnelle pour immoralité, paraît en 1861. Romantiques par la mélancolie à l'ombre de laquelle ils s'épanouissent, parnassiens par leur culte d... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par NastasiaBuergo, le 06 novembre 2012

    NastasiaBuergo
    " Et s'il n'en reste qu'un, je serai celui-là " écrivait Victor Hugo. Pourtant non Victor, non, excusez-moi de vous contredire, mais non, s'il n'en restait qu'un, ce ne serait pas vous, Victor, mais lui, lui, cet immense, ce douloureux, cet esthète sans fin, celui qui parle aux étoiles, aux nébuleuses, aux puits abandonnés, aux larmes sur mes mains et les connaît par leur prénom, celui qui porte plus haut que quiconque les flammes de la poésie française, ce serait lui, assurément. Lui, ô lui que j'eusse aimé, lui qui le savait...
    Mais rassurez-vous Victor, ce n'est là que mon avis, un tout petit avis, sec et rabougri comme un bouquet de soucis, coupé jadis, jamais offert, autant dire, pas grand-chose.
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    • Livres 5.00/5
    Par meyeleb, le 13 août 2011

    meyeleb
    Ouh lala! Je suis là, à me dire : allez, je vais vous parler des Fleurs Du Mal... mais tout à coup j'ai la pression...
    C'est tout de même le recueil le plus usé de ma bibliothèque! Traces de doigts, marque-pages jaunis et autres traits au crayon de papier discrets (noooooon ! ne pas écrire sur un livre sacré!!!) sont là pour le confirmer.
    C'est mon prof de français qui m'a filé le virus. Il arrivait, comme ça, l'air de rien, avec son recueil sous le bras. Qu'il ouvrait, comme guidé par le hasard. Prenait une voix solennelle mais susurrée. Et le silence se faisait tout à coup dans la classe. On entendait une prière, un jeu de sons caressés par le respect, une certaine religiosité, oui, c'est ça, de la foi dans les mots. Ca remplissait le volume de la salle. On se sentait tout à coup transportés, envoûtés (pour être un bon prof, il faut être un peu Hans joueur de flûte ou sirène, ça je l'ai appris un peu plus tard).
    On ne comprenait pas tout, non. Mais quand la Mort plantait son drapeau noir dans le cerveau du pauvre Baudelaire, on l'éprouvait, la douleur métaphysique. On était frappés par cette image terrible et on entendait dans la voix du prof une profondeur qui nous ouvrait grand les portes de l'Enfer.
    Comment voulez-vous que j'oublie ces lectures suspendues hors du temps ?
    J'avais donc ce recueil à la maison. le seul livre avec de la poésie dedans. A la maison on était plutôt des pragmatiques : pas de bibliothèque (quelques livres de cuisine), surtout pas de poésie (ça ne sert à rien, la poésie!). Il était donc là, ce recueil, à me regarder et à me promettre des émotions étranges, presque interdites, comme quand le prof se mettait à nous lire ces incantations. J'ai dû l'ouvrir avec prudence d'abord. Il avait tout de même été condamné et jeté dans l'enfer des bibliothèques! Et puis le charme a fait le reste...
    Spleen, « Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle »... J'ai eu longtemps un couvercle sur la tête ( pas la peine de rire, certains ont bien une épée de Damoclès...) et des chauve-souris dans le cerveau. On comprend ça, quand on est adolescent et qu'on se débat dans sa tête et qu'on a que son chat pour ami : « Viens mon beau chat, sur mon coeur amoureux;/ Retiens les griffes de ta patte »...
    Et tous ces visages, tous ces corps qui s'offraient à l'imagination fertile : la mendiante rousse, les petites vieilles et les vieillards, cette passante « fugitive beauté », les pauvres, les artistes, l'assassin, Satan, une charogne même (ah je l'aime cette charogne!)... Ils sont tous là, dans le livre! Et quand tu l'ouvres tu n'es plus seul. Tu es avec eux, tu es... comme eux!
    Voilà que j'ai alors compris quelque chose d'essentiel : Les Fleurs Du Mal, ça nous envoûte parce que ça nous parle de nous, ça nous tend un miroir et ça voit même au fond de l'âme. Quelle obscurité, dites-moi, mais quelle Beauté!
    Voilà... je m'arrête dans ces souvenirs qui sont sans doute un peu les vôtres. Depuis, on n'a pas trouvé d'antidote au virus et c'est tant mieux. Alors j'ai besoin de ma dose de Baudelaire régulièrement. Et puis comme ça me fait du bien, j'en lis un peu en classe de temps en temps, histoire de partager...
    Pour faire plus concis j'aurais pu dire : envoûtant...
    Mais une voix sortie de la mémoire, une voix grave mais toujours susurrée m'a lancé de derrière son bureau : « C'est un peu court jeune fille !... »
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    • Livres 5.00/5
    Par LydiaB, le 04 novembre 2012

    LydiaB
    "Dans ce livre atroce, j'ai mis tout mon coeur" disait Baudelaire. Atroce ? Ce n'est pas le mot que j'aurais employé... Maléfique, torturé, mystérieux, voluptueux... voilà ce qui me vient à l'esprit en relisant ce recueil majestueux. Mettre en vers beauté et misère, angoisse et damnation, Paradis artificiels et mort, n'est-ce pas cela la beauté et, surtout, la liberté de cet art appelé poésie ?

    Je ne vais pas refaire ici une étude complète des Poèmes, certains s'en sont déjà chargés, et beaucoup mieux que moi. J'ai relu cette oeuvre dans un objectif précis : "le challenge totem" de Lili Galipette. Qu'est-ce que c'est que ça ?, allez-vous me demander l'air sournois et le rictus peu avenant. le but est de choisir un animal et de lire les livres en relation avec celui-ci. Ayant choisi le chat, je voulais revoir les Poèmes qui en parlaient, ayant à l'esprit ces quelques vers :

    " Viens mon beau chat, sur mon coeur amoureux ;
    Retiens les griffes de ta patte,
    Et laisse-moi plonger dans tes beaux yeux
    Mêlés de métal et d'agate." (Le Chat, XXXIV)


    Pas moins de trois Poèmes sur les chats sont dans ce recueil. Dans le premier poème que je viens de citer, le chat est comparé à une femme dangereuse, objet de désir, la sensualité étant le fil conducteur. Dans les deux autres, le félin ne fait qu'un avec le poète. A la fois doux et apaisant, il sait aussi se montrer sous un autre angle : sacré, libre et insoumis comme le montrent ces bribes :

    "Amis de la science et de la volupté,
    Ils cherchent le silence et l'horreur des ténèbres ;
    L' Érèbe les eut pris pour ses coursiers funèbres,
    S'ils pouvaient au servage incliner leur fierté." (Les Chats, LXVI )

    N'est-ce pas là, par ailleurs, l'image même du poète ?

    Lien : http://www.lydiabonnaventure.com/litt%C3%A9rature-du-xixe-si%C3%A8cl..
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    • Livres 4.00/5
    Par claudia1506, le 23 mars 2012

    claudia1506
    Je ne lis pas les fleurs du mal comme les autres. Je le prends, je lis quelques lignes, je lis quelques pages au grès de mes envies et du moment. Il n'est pas dans la bibliothèque avec les autres. Il voyage dans la maison avec moi. Là où je le dépose, je le reprends, quelques heures, quelques jours plus tard, pour lire quelques pages, quelques lignes. Au hasard de nos rencontres, dans toutes les pièces de la maison. Je ne sais pas si je l'ai lu entièrement ou non et peu importe...il est là...j'aime le rencontrer et m'arrêter pour "partager un moment " avec lui...Le hasard joue son rôle...je le redécouvre tous les jours, ou presque.
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    • Livres 5.00/5
    Par Under_The_Moon, le 20 janvier 2013

    Under_The_Moon
    Le 1er recueil de poésie que j'ai lu (au lycée...), celui qui m'a fait apprécier la grandeur de ce genre littéraire.
    La beauté y est déclinée sous toute ces formes.
    Pour moi, c'est une oeuvre qui incarne nous seulement toute la magie et la Beauté du langage, mais aussi la recherche de la beauté du 19ème siècle.
    Un classique incontournable qu'il faut avoir lu au moins une fois dans sa vie.
    C'est sans doute parce que j'ai commencé avec celui-ci qu'il m'est difficile aujourd'hui d'apprécier les recueils de Poèmes...
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Citations et extraits

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  • Par Hami-k, le 21 mai 2013

    La langoureuse Asie et la brûlante Afrique,
    Tout un monde lointain, absent, presque défunt,
    Vit dans tes profondeurs, forêt aromatique !
    Comme d'autres esprits voguent sur la musique,
    Le mien, ô mon amour ! nage sur ton parfum.

    J'irai là-bas où l'arbre et l'homme, pleins de sève,
    Se pâment longuement sous l'ardeur des climats ;
    Fortes tresses, soyez la houle qui m'enlève :
    Tu contiens, mer d'ébène, un éblouissant rêve...
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  • Par chrisFG, le 19 mai 2013

    Pour les amoureux du style, de la rime, de ses spleens mais aussi surtout pour tous les autres qui ne connaissent pas encore Baudelaire, ce poète maudit :

    Les fleurs du mal ? il faut savoir en extraire ses joyaux, ses diamants bruts sans se bruler ni se couper
    je le remets au goût du jour parce qu'il est immuable, incontournable et pourtant oublié
    sulfureux à souhait, sombre et musical
    je retiens deux poèmes dans cet ouvrage parmi tant d'autres :
    "à une passante" et
    "la beauté :
    -" je suis belle o mortels comme un rêve de pierre ..."

    Divin ! ne passez pas à côté, il est un "must" dans votre bibliothèque
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  • Par Hami-k, le 20 mai 2013

    L'art est long et le temps est court.

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  • Par darkmoon, le 17 mai 2013

    Je préfère au constance, à l'opium, au nuits,
    L'élixir de ta bouche où l'amour se pavane;
    Quand vers toi mes désirs partent en caravane,
    Tes yeux sont la citerne où boivent mes ennuis.
    (Sed non satiata)

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  • Par HajarInesLyceeReneCassin, le 10 mai 2013

    Le chat

    Dans ma cervelle se promène,
    Ainsi qu'en son appartement,
    Un beau chat, fort doux et charmant.
    Quand il miaule, on l'entend à peine,

    Tant son timbre est tendre et discret;
    Mais que sa voix s'apaise ou gronde,
    Elle est toujours riche et profonde.
    C'est là son charme et son secret.
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Vidéo de Charles Baudelaire


Hélène Schoumann présente Baudelaire, "Les Fleurs du Mal", Hazan
Ce chef-d'oeuvre, qui a valu à son auteur un procès pour délit d'outrage à la morale publique, a inspiré en 1944 à Matisse 34 dessins de visages, 33 lettrines et 36 culs-de-lampe.








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