Le Musée de l'Holmes, au delà de l'horrible jeu de mot, est un recueil de nouvelles intelligemment écrites, paru en 1987 dans la collection "Le miroir obscur" chez NéO. Entre une introduction relatant une "brève histoire de l'holmésologie en France" et une annexe clôturant le tout sous la forme d'une étonnante histoire de petit chaperon rouge revisitée et assortie de notes démontrant une érudition sans faille de la sherlockologie, on trouve neuf nouvelles traduites de différents auteurs anglo-saxons, ayant parfois quitté l'univers de la science fiction pour faire un petit détour chez les holmophiles (dont au moins deux très connus :
Isaac Asimov et
Philip José Farmer).
Chaque nouvelle est précédée d'une brève et utile biographie du pasticheur holmésien (bon, j'arrête là avec les néologismes).
Mes nouvelles préférées, outre "Le loup chantant de Forest Gate" amateur de petites filles habillées en rouge, sont "Sherlock Holmes résout le mystère d'Edwin Drood", proposant une fin au roman inachevé de
Charles Dickens, "Le crime ultime" d'
Isaac Asimov, donnant une interprétation de La Dynamique de l'Astéroïde, le mémoire interdit du professeur Moriarty, et "Raffles et la folle nuit américaine", véritable pastiche faisant se rencontrer Raffles, le gentleman cambrioleur américain, l'écrivain
Mark Twain et Sherlock Holmes.