ISBN : 2253134570
Éditeur : Le Livre de Poche (2011)


Note moyenne : 3.61/5 (sur 36 notes) Ajouter à mes livres

Un jour, la petite Lilian se lance un défi fou : si elle parvient à guérir sa mère de son chagrin en cuisinant, elle consacrera son existence à la gastronomie. La magie d'un chocolat chaud aux épices opère et, une vingtaine ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par LilieBooks, le 12 novembre 2011

    LilieBooks
    L'école des saveurs d'Erica Bauermeister est un roman très court qui raconte l'histoire d'une femme chef dans un restaurant. Enfant, elle a été confrontée au comportement totalement apathique de sa mère et très tôt, elle a décidé de tenter de lui redonner le sourire grâce à la cuisine. En lui préparant un bon chocolat chaud ou encore un plat épicé, elle tente de lui redonner le sourire.
    Des années plus tard, elle ouvre son propre restaurant et consacre un soir par semaine à dispenser des cours de cuisine. Ce roman nous propose de suivre pendant un an les différents protagonistes de ce cours: un homme qui vient de perdre sa femme, un couple de quinquagénaires en mal de romantisme, une femme que la maladie d'Alzheimer guette ou encore une très jeune femme qui cherche sa place dans le monde...
    C'est une galerie de portraits, dont les personnages sont tous aussi attachants les uns que les autres. La cuisinière essaiera, avec malice et discrétion, de régler en partie les problèmes de chacun grâce à sa cuisine.
    On ressort de ce roman avec des envies de sauce tomate maison et autres préparations culinaires!
    Un très bon livre, où chaque chapitre nous dévoile l'histoire d'un des participants au cours de cuisine. Une vraie réussite pour un premier roman, on attend les autres avec impatience!
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par fee-tish, le 13 septembre 2011

    fee-tish
    Gagné lors d'un concours organisé par le Livre de Poche, rien ne me prédestinait à lire ce livre sans cette occasion. Et c'est bien dommage car j'aurais raté un récit enchanteur.
    L'auteure a choisi d'emmener son lecteur dans une lecture atypique, qui préfère les goûts et les odeurs aux mots. En effet, la protagoniste, Lillian, va se lancer dans la cuisine pour faire sortir sa mère des livres dans lesquels elles s'enfoncent un peu plus chaque jour pour oublier sa vie et l'homme qui l'a quitté. Un livre sur la cuisine, qui nous montre comment celle-ci, par l'éveil des sens (d'où "L'école des saveurs", qui sous-entend apprentissage et donc éveil), va permettre à la dizaine de personnes participant au cours de Lillian de se recentrer sur eux-mêmes, d'évoluer ou de tourner une page. Ainsi, le livre est divisé en dix chapitres qui sont chacun un condensé de la vie d'un participant (Lillian et ses neuf élèves). le récit de leur histoire est entrecoupé du récit des cours des cours de cuisine en corélation avec ce qu'ils apportent au personnages.
    C'est vraiment un livre charmant, doux, qui fera saliver vos papilles ! Je l'ai lu avec à l'esprit qu'il a été écrit par une américaine, c'est-à-dire que le lectorat américain n'a pas la même culture culinaire que nous, français. Ainsi, la portée de ce livre là-bas a du être important car ils n'ont pas le culte du repas et de sa préparation comme c'est davantage le cas chez nous.
    Une gourmandise dont il ne faut pas se priver. D'autant plus que l'écriture est jolie, à la fois poétique et dramatique aussi.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par enigma78, le 09 avril 2012

    enigma78
    J'ai tout simplement adoré ce petit livre savoureux! Tout d'abord, par son originalité de construction. Chaque chapitre est consacré à un personnage participant à l'école des saveurs, un atelier de cuisine dans le restaurant de Lilian. A travers ces chapitres, on apprend à découvrir leurs passés, leurs vies et pourquoi ils vont suivre le cours de cuisine. On s'attache à ces personnages qui évoluent, s'épanouissent ensemble sous nos yeux. Les personnages sont fouillés et tous différents .J'aurai aimé passer un peu plus de temps en leur compagnie, un chapitre par personnage n'est pas assez long!!
    Dès le départ, on est immergé dans le monde merveilleux de Lilian pour n'en ressortir qu'à la dernière page. Il se lit très facilement et d'ailleurs trop rapidement! le personnage principal de cette histoire reste certes Lilian, mais tous les autres personnages ne sont pas délaissés, ils ont tous un rôle particulier.
    J'ai beaucoup aimé les thèmes de roman basés autour du monde des senteurs , des épices, de la bonne cuisine, chaque recette décrite est un délice,on a à la fois l'impression de les déguster et du coup cela donne très envie de les mettre en application chez soi.
    C'est aussi un bel hymne à l'amitié , au partage et à l'amour... Des liens spéciaux se nouent entre eux grâce au pouvoir de la cuisine.
    C'est donc un livre tout en douceur sans grand bouleversement ni rebondissement, mais cela n'est pas nécessaire car le livre est passionnant.
    J'ai trouvé drôle que ce livre soit écrit par une américaine quand on voit le plus souvent comment ces derniers mangent.
    J'ai bien accroché avec l'écriture d'Érica Bauermeister, qui est douce et fluide. Elle arrive à nous transmettre avec justesse les émotions, les sentiments humains.
    En bref, ce premier livre est une réussite,une fois commencé on ne le lâche plus je vous le recommande!
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    • Livres 1.00/5
    Par atchoumgirl, le 24 septembre 2011

    atchoumgirl
    C'est la couverture très girly qui m'a attiré vers ce livre à un moment où j'étais justement dans les essais culinaires (pas toujours concluants...).
    Je suis rentrée assez facilement dans l'histoire de Lilian dont la mère est obnubilée par la littérature et la délaisse complètement.
    J'aimais bien l'idée de départ d'allier littérature et gastronomie, un espèce de jeu littéraire sur les sens.
    Très vite, l'enfant délaissé va découvrir la magie de la cuisine qui réconcilie les gens avec la vie et les chapitres sont autant d'expèriences (de tours de magie) réussit sur les élèves assistant au cours de l'héroine devenue adulte...
    Il y a un énorme bémol pour moi dans cette lecture...
    J'ai eu l'impression de regarder le scénario d'un des téléfilms diffusés sur m6, c'est plein de bons sentiments, de leçons de vie faciles et ça dégouline comme de la chantilly sur un banana split...
    Cerise sur la gâteau, les recettes mises en scène dans le livre (manquerait plus qu'elles soient commercialisées...).
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    • Livres 4.00/5
    Par livr-esse, le 21 mai 2011

    livr-esse
    Alors qu'elle n'est encore qu'une enfant, Lilian est attirée comme un aimant par la cuisine. Les couleurs, les senteurs, toutes les possiblités de mélanges, ça l'a fait rêver.
    Aidée par une épicière, elle commence à préparer quelques plats. Son objectif : sortir sa mère de la dépression grâce à un met qui lui redonnerait l'envie de vivre en dehors des livres qu'elle dévore à longueur de journées. Elle se lance même un pari : si elle réussit à guérir sa mère grâce à sa cuisine, elle en fera son métier.
    Après plusieurs tentatives, le pari est gagné.
    C'est donc logiquement, que, quelques années plus tard, on retrouve Lilian à la tête d'un restaurant et d'un cours de cuisine.
    Comme à chaque fois, elle attend avec impatience ses nouveaux élèves sachant que, comme tous les ans, les cours seront l'occasion de rencontres, de découvertes et surtout de plaisirs gourmands...
    Mon avis :
    C'est le moment ou jamais de le dire : je me suis régalée(...)

    Lien : http://www.livr-esse.com/article-l-ecole-des-saveurs-74170645.html
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Citations et extraits

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  • Par veronique55, le 29 juin 2011

    Pour la mère de Lillian, chaque élément du livre était magique, mais ce qui la ravissait le plus, c’était les mots eux-mêmes. Elle recherchait les phrases exquises et les rythmes compliqués, les descriptions qui coulaient en ondulant sur la page comme de la pâte à gâteau dans le moule ; elle lisait à voix haute pour poser les mots dans l’air, où elle pouvait les entendre mais aussi les voir. « Oh, Lilly, disait-elle, écoute-moi celui-là. Il sonne vert, tu ne trouves pas ? » Et Lillian, qui était trop jeune pour savoir que les mots n’étaient pas des sons, écoutait les syllabes fondre sur elle et se disait : Alors c’est ça, le son du vert.
    Mais après le départ de son père, les choses changèrent, et Lillian en vint à se percevoir de plus en plus comme l’assistante muette et complaisante d’une collectionneuse de mots et de tournures ou, lorsqu'elles étaient en public, comme alibi de sa mère en société. Les gens souriaient devant cette femme qui nourrissait l'imagination littéraire de sa fille, mais Lillian ne se trompait pas. Dans son esprit, sa mère était un musée de mots; elle, Lillian, était une annexe, nécessaire lorsque la place venait à manquer dans le bâtiment principal. Pas étonnant, donc, qu'en atteignant l'age d'apprendre à lire elle se soit braquée. Ce n'était pas seulement par défi, même si, dès ses premiers jours au jardin d'enfants, elle avait été prise de bouffées d'agressivité envers les livres, qui la laissaient à la fois désemparée et animée d'une légère sensation de puissance. Mais il n'y avait pas que ça. Dans le monde de Lillian, les livres étaient des couvertures, et les mots, du son et du mouvement, pas des formes. Elle n'arrivai pas à faire le lien entre les rythmes qui s'étaient insinués dans son imagination et ce qu'elle voyait sur le papier. Les lettres gisaient sur la page, disposées avec une précision impitoyable. Il n'y avait aucune magie sur le papier, Lillian le voyait bien; or, si cela ne faisait qu'accroître le respect qu'elle avait pour les capacités de sa mère, cela ne stimulait en rien son intérêt pour la lecture. Ce fut au cours de ses premiers accrochages avec la lecture que Lillian découvrit la cuisine.
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  • Par dolphyone, le 25 août 2011

    Lillian avait quatre ans lorsque son père les avait quittées et que sa mère, sous le choc, s'était réfugiée dans les livres. Elle l'avait regardée s'immerger et disparaître, percevant instinctivement, malgré son jeune âge, que cette décision avait été prise par instinct de survie, et elle s'était adaptée à l'univers qui allait désormais être le sien.
    Dans cette nouvelle vie, la figure de sa mère se transforma en une série de couvertures de livres à la place habituelle des yeux, du nez et de la bouche. Lillian ne tarda pas à comprendre que les couvertures pouvaient annoncer une humeur au même titre que les expressions du visage : sa mère s'enfonçait à tel point dans les profondeurs de ses lectures que la personnalité du personnage principal la nimbait comme un parfum appliqué sans discernement. Lillian ne savait jamais qui elle allait trouver à la table du petit déjeuner, bien que le peignoir, les cheveux et les pieds soient toujours les mêmes. C'était comme si elle avait une magicienne pour mère, à une différence près : Lillian soupçonnait les magiciens qu'elle voyait aux goûters d'anniversaire de rentrer chez eux et d'y redevenir des hommes corpulents, pères de trois enfants, avec une pelouse à tondre. Tandis que sa mère, elle, se contentait de finir un livre avant de passer directement au suivant.
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  • Par anyuka, le 18 novembre 2011

    Et, peu à peu, pendant qu'il attendait l'illumination, les évènements de tous les jours - une dispute avec leur fille ou leur fils, les premiers crocus du jardin, l'embarras de Helen face à une nouvelle coupe de cheveux - s'accumulaient en faisant barrage à ce qu'il ne parvenait pas à imaginer, jusqu'à ce que pour finir le secret qu'elle n'avait pas pu garder devienne un élément de leur vie, une brindille de plus dans le nid d'instants et de promesses qu'ils avaient construit - la première fois qu'il l'avait vue, leur deuxième dispute, la main de Carl lui caressant les cheveux quand elle donnait le sein à un bébé. Carl était ornithologue amateur ; il savait que toutes les brindilles d'un nid ne sont pas droites.
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  • Par aligastia, le 11 septembre 2011

    Où as tu appris à faire tout ça? lui demanda Rory amusé. Je ne me souviens pas de t'avoir jamais vu changer des carreaux.
    -Tu ne te souviens pas non plus que je ne savais pas cuisiner quand j'ai épousé ton père, ni conduire, ni endormir un bébé qui a la colique. les gens apprennent Rory. Je ne vois vraiment pas pourquoi il y aurait un âge où on devrait arrêter.
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  • Par Ludivine, le 10 décembre 2011

    C'était comme un tableau, pensa Chloé. Une recette sans mots. Elle resta immobile pour capter les vibrations de la cuisine, sentir l'énergie qu'elle contenait et conserverait jusqu'au lendemain après-midi, quand les cuisiniers, les aides-serveuses et les clients arriveraient et qu'à nouveau elle serait davantage que l'accumulation de l'agitation et des ingrédients, que les plats qui s'y préparaient se mueraient en rires et en idylles, chauds, dorés et brillants. Elle sourit.
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