> Denyse Beaulieu (Traducteur)

ISBN : 2709630273
Éditeur : J.-C. Lattès (2010)


Note moyenne : 3/5 (sur 15 notes) Ajouter à mes livres
Le Dr Peter Brown est interne dans le pire hôpital de Manhattan. Il a du talent pour la médecine, des horaires infernaux et un passé qu'il préférerait taire. Qu'il s'agisse d'une artère bouchée ou d'un projet machiavélique de procès pour erreur médicale, il connaît le m... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par books2heaven, le 03 mai 2010

    books2heaven
    Bien qu'ayant trouvé ce thriller agréable à lire, cette lecture me laisse un peu mitigée ...
    Le docteur Peter Brown ou Pietro Brwna est un chirurgien plutôt macho, insolent et d'un humour cynique, mais pas transcendant. Accro au Moxfane, il possède à sa disposition une bande d'interne pour exécuter son travail à sa place, en particulier les visites. Dans le même genre, je préfère Dr House qui me fait plus rire.
    La comparaison avec le médeçin boiteux s'arrête ici car Brown a été tueur à gage pour la mafia dans le passé, un passé qui tente malgré tout d'oublier, depuis qu'il fait parti du programme de protection des témoins du FBI. Mais voilà, son nouveau patient l'a reconnu ...

    Quand j'ai commencé ce livre, j'ai été un peu dubitative. La façon d'utiliser uniquement le présent pour décrire les scènes se déroulant à l'hopital me semblaient bizarre, pas très littéraire. Cependant, à force, je m'y suis habituée pour ne plus y faire très attention.
    L'intrigue se déroule sur une journée où l'on va suivre Peter Brown dans son travail. Pour chaque chapitre se déroulant dans l'hopital, nous avons droit à un flashback (cette fois çi, temps au passé, on revient à un style un peu plus littéraire) qui nous permet de mieux connaître Peter, son passé de tueur à gage et ce qui l'a emmené à plaquer sa vie d'avant. Ces petites excursions dans le passé apportent un peu de profondeur au personage principal, on en vient même à commencer à s'y attacher. Et je dis bien "commencer" parce que je n'ai pas réussi à m'y attacher complètement.

    Bien qu'étant moins drôle que son confrère, le docteur Peter Brown a parfois quelques remarques cinglantes qui m'ont bien fait rire. Ce livre est aussi très documenté, on apprend plein de choses sur la chirurgie (par exemple, comment se faire une auto-péronectomie) ou encore le fonctionnement des hopitaux aux Etats-Unis. Seulement, il y a un hic ... toutes ces précisions sont sous formes de notes en bas de page et elles finissent par ralentir la lecture ce qui n'a rien de plaisant.

    Hormis la fin qui m'a bien plu, les scènes d'hopital n'ont pas un rythme très effréné. Il va de soit que s'il n'y avait pas eu les flashbacks pour réequilibrer le tout, j'aurais nettement moins apprecié ma lecture.
    Malgré les quelques défauts que j'ai énoncés, ce fut tout de même une petite lecture sympathique.
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    • Livres 1.00/5
    Par Skorpionnan, le 18 juin 2011

    Skorpionnan
    Lecture
    Piedro Brwna, pardon Peter Brown, est médecin interne dans un hôpital de New York. C'est surtout un repenti, un ancien tueur de la mafia. Lorsqu'un de ses patients le reconnaît comme ancien collègue, il sait que sa couverture ne pourra durer suffisamment pour qu'il puisse envisager la retraite
    Avis
    Le paragraphe lecture est court, le livre fait un peu plus de 300 pages.
    L'auteur nous présente le personnage principal, disons le Dr Brown, sous différents aspects de sa vie. Tout d'abord c'est un adolescent meurtri par la vie qui s'en sort à force de volonté et finit par fréquenter la pègre. Puis c'est un tueur efficace, mafieux aux amitiés circonspectes qui vit dans la crainte et la suspicion. Puis c'est un homme amoureux et romantique.
    Puis ... Puis…. et enfin c'est un médecin new-yorkais aussi cynique que le docteur House, mais qui se donne corps et âme et tourne aux calmants et aux excitants pour tenir un rythme d'enfer.
    Enfin, je pense que ce sont les effets que l'auteur voulait produire.
    Cela fait beaucoup de facettes pour un même personnage. le problème c'est que personnellement je n'y ai pas cru du tout. le connard qui fait des blagues salaces sur des patients mourants, l'amoureux romantique, le tueur froid ont beau porter tous le même nom, jamais je n'ai eu l'impression de suivre une vie. Cela ressemble plutôt à des tranches de scénario aboutées à la va-vite. La palme revient à la séquence hôpital qui constitue la partie importante du livre. Les descriptions purulentes et oncologiques font rire dans Kid Paddle, pas dans un roman. L'auteur a certes trouvé des sources compétentes pour lui cataloguer les mots médicaux de plus de 12 lettres, mais les renvois cliniques en bas de page sont lassants.
    Par ailleurs, tout le monde a droit à son petit mot aigri, bilieux, envieux et méchant : Juifs, policiers, femmes, État, immigrés, mafieux, fonctionnaires, squales, médecins, malades et autres. L'humour qui se veut grinçant est mal dosé et oscille entre le mauvais goût et le purement méchant. L'ensemble est bien sûr pétri d'une psychologie digne de certains magazines masculins.
    Donc ce livre raconte l'histoire du, ou plutôt des, Dr Brown. Cette relation se fait a posteriori et sans grand suspense puisque la situation présente permet de connaître tous les éléments clés, notamment qui sont les survivants et qui a disparu. Tout cela est écrit dans un ton qui se veut complice avec le lecteur mais suinte de bêtise méchante et vulgaire.
    Le style de l'auteur permet une lecture facile par des phrases courtes et lisses. Il vaut mieux puisque toute rare tentative d'un peu de construction grammaticale se solde par des paragraphes incompréhensibles.
    Conclusion
    Un livre sans intérêt mais qui sert surtout à l'auteur à vomir son acrimonie fielleuse et mesquine. Bien qu'il se lise facilement, il laisse un relent nauséabond.

    Lien : http://www.atelierdantec.com/joomla/humeurs/265-docteur-a-tuer-chron..
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par bibliomanu, le 27 octobre 2010

    bibliomanu
    "En me rendant au boulot, je m'arrête pour regarder un pigeon se battre contre un rat dans la neige, et c'est là qu'un connard essaie de me braquer. Bien évidemment, ce crétin a un flingue qu'il me colle derrière le crâne. C'est froid mais pas désagréable, comme un massage shiatsu."
    Ainsi débute Docteur à tuer, roman surprenant et bizarre, mais pas dans le bon sens des termes. Peter Brown est un ancien tueur à gages ayant loué ses services à la mafia et plus particulièrement aux Locano, la famille qui l'avait pris sous son aile dès son adolescence. Après avoir voulu quitter le milieu, après avoir bénéficié d'une nouvelle identité grâce au programme fédéral de protection des témoins, et après avoir repris ses études, Brown est devenu médecin dans un hôpital minable. Il coule des jours paisibles. Hormis bien sûr quand un petit malin s'amuse à le masser avec son flingue dès le matin. Mais ceci n'est après tout que de la roupie de sansonnet en comparaison de ce qui l'attend un jour à son travail : une vieille connaissance atteinte d'un cancer à qui on donne peu de chances d'en réchapper mais cependant assez valide pour contacter et informer qui de droit qu'il a remis la main sur Peter Brown, plus connu dans le milieu sous le nom de Griffe d'Ours.
    Si l'on prend en compte cette présentation du livre, sa couverture, la bande-annonce et ne serait-ce que le premier paragraphe cité plus haut, on est en droit de se dire que Docteur à tuer relève de la comédie policière. Passé les premières pages, cela se confirme. On serait même dans une comédie policière relevant des codes de l'absurde. C'est original, un peu déstabilisant, mais pourquoi pas. Certaines situations sont franchement drôles, tout comme les notes de bas de page du narrateur, qui n'hésite pas au passage à égratigner allègrement le milieu hospitalier. Josh Bazell, lui-même docteur, s'en donne à cœur joie.
    Seulement ça se complique très vite - et j'en reviens par là au "surprenant" et "étrange" du début de chronique - avec la construction et le découpage de l'intrigue. Bazell alterne en effet les épisodes à l'hôpital, le présent de Brown, avec la narration des faits qui l'ont amené à changer d'identité. Et là, on est tout à fait dans un autre livre. le registre n'est plus le même, le ton est plus grave et l'humour réduit à l'état de peau de chagrin. Cette partie est intéressante en soi mais elle est en tel décalage avec le reste qu'au final, on se retrouve avec un polar hybride, pas franchement déplaisant mais pas franchement concluant non plus. Il faut dire qu'après Vendetta de Roger Jon Ellory, les atermoiements de ce Griffe d'Ours paraissent légers et bien fades. Je peux très bien me tromper mais je doute que son empreinte laisse des traces dans la durée...

    Lien : http://bibliomanu.blogspot.com
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par gruz, le 26 septembre 2011

    gruz
    Singulier thriller que celui-ci. Singulier dans la forme, le fond et le ton.
    Cette singularité est à la fois la force et la faiblesse de ce roman, à mon sens.
    Une écriture déstabilisante, parfois jubilatoire, parfois franchement énervante, une alternance de moments à prendre au troisième degré et d'autres étonnamment noirs et profonds (la description des camps d'Auschwitz).
    Une forme de roman originale, de constants renvois en bas de page (certains étant plus longs que le texte de la page lui-même), des digressions à foison.
    L'humour (très) corrosif de l'auteur fait souvent mouche, mais ne cache que partiellement une intrigue qui aurait mérité un traitement de fond plus abouti.
    On trouve dans ce roman : une description au vitriol du système hospitalier américain, une histoire de maffieux un peu stéréotypée, un personnage atypique tantôt méprisable tantôt attachant...
    Un vaste méli-mélo, souvent intéressant, mais qui donne un roman manquant vraiment de cohérence.
    Mention spéciale pour la fin, assez particulière...
    Au final, un thriller qui sort des sentiers battus, mais qui se perd parfois en chemin.
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    • Livres 2.00/5
    Par Marguerite87, le 22 juillet 2010

    Marguerite87
    J'ai choisis ce livre comme je le fait malheureusement très rarement, c'est-à-dire par hasard. J'avais envie d'un polar puis après avoir lu la quatrième de couverture, j'avais envie de le découvrir.
    Le rythme rapide nous offre l'intérêt nécessaire pour tourner les pages les unes après les autres sans s'en rendre compte. L'humour est grinçant et les notes en bas de page sont originales mais le roman en soi est simple. Il aurait gagné à être plus étoffé. J'ai l'impression qu'on a tout misé sur l'humour spécial de Bazell.
    Contrairement à ce que j'aurais cru, ce sont les retours en arrière que j'ai préféré. le personnage principal raconte son enfance, sa rencontre avec la famille Locarno qu'il choisit comme modèle, ses premiers amours et des anecdotes du début de sa "carrière" dans la mafia. Sa nouvelle carrière et son histoire avec Squillante, son patient mourant, ne m'ont malheureusement pas intéressées. Je m'attendais à la fin à une poursuite haletante dans l'hôpital mais la scène finale m'a déçue.
    Au final, je dirais que le premier roman de Josh Bazell est agréable sans être un grand roman. Il aura fait l'affaire pour quelques après-midis ensoleillés sur le patio mais je sais déjà que je n'en garderai pas un grand souvenir.
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Beat the reaper (Docteur à tuer), premier roman de Josh Bazell.








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