Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 2253001457
Éditeur : Le Livre de Poche (1972)


Note moyenne : 3.67/5 (sur 2607 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
« Vipère au poing » est le premier roman d'Hervé Bazin ; et celui qui l'a rendu immédiatement célèbre. Publié en 1948, c’est le premier volet d'une trilogie (« Vipère au poing », « La mort du petit cheval », « Le cri de la chouette ») qui raconte successivement l'enfanc... > Voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (137)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par sylvaine, le 23 août 2015

    sylvaine
    V.F, V.F, V.F, V.F, V.F, V.F, V.F, V.F, V.F, …….

    Nous sommes dans les années 1920 / 1930 à La Belle Angerie, siège social, depuis plus de deux cents ans, de la famille Rezeau en Craonnais (Mayenne). La famille Rezeau jouit d'une notoriété de bon aloi dans toute la région ce qui lui ouvre beaucoup de portes….
    Je vous présente donc le père Jacques Rezeau, docteur en droit, professeur à l'Université catholique féru d'entomologie , Paule Pluvignec son épouse riche héritière en puissance de son grand-père banquier et de son père sénateur. Mariage de raison il va s'en dire vue la situation économique des Rezeau. Les enfants : l'aîné Frédie, Jean, le narrateur et Marcel le benjamin né à Changai.
    Reprenant cette présentation je préciserais pour la clarté du récit le père dit le vieux, la mère dite Folcoche, Frédie alias Chiffe, Jean surnommé Brasse-Bouillon et le dernier Marcel autrement dit Cropette.
    Confiés à leur grand-mère Rezeau Frédie et Jean vivent une enfance certes assez stricte mais affection et attention ne font pas défaut. C'est la mort de leur grand-mère qui va précipiter le retour de leurs parents.
    Pour eux le drame commence ! Celle qu'ils vont bien vite surnommer Folcoche (comprenez Folle et cochonne) est prête à tout pour affirmer son autorité absolue sur enfants, personnel et époux bien sûr ! Elle ne se prive pas de rappeler à tous que c'est sa dot qui a permis de conserver la demeure. Pour cela elle n'hésite pas à imposer à tous privations sur privations, à prendre en main leur éducation religieuse , à leur imposer des précepteurs religieux choisis plus en fonction de leur prix de revient que de leur pédagogie. Tous les moyens sont bons pour pouvoir briser ces jeunes garçons. C'est sans compter sur le caractère trempé de Jean qui va mener comme il le peut une guerre sans merci à cette mère exécrable et exécrée. Telle mère tel fils !
    Ce roman, est-ce vraiment un roman d'ailleurs est d'une violence inouïe !j'ai rarement lu une telle fureur, une telle haine. Pourtant j'ai quelques années de lecture derrière moi et je suis restée abasourdie, assommée la dernière page tournée. Si seulement ce genre de femme pouvait ne plus exister mais je sais au fond de moi que ce n'est qu'un voeu pieux et que de part le monde des enfants souffrent toujours de maltraitance.
    À lire absolument !
    Ps : V.F signifie Vengeance Folcoche !

    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 36         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par missmolko1, le 28 mai 2012

    missmolko1
    Un classique à lire et à relire et je ne m'en lasse pas...
    Malheureusement ayant vu l'excellent film avec dans le rôle de Folcoche, Catherine Frot, ma lecture a été un peu gâché car il n'y avait plus beaucoup de surprise étant donné que le film est assez fidèle au roman.
    L'écriture d'Hervé Bazin m'a beaucoup plu et m'a rappelé la narration des films la gloire de mon père et le château de ma mère que je regardais quand j'étais enfant. (je serais sans doute la seule a faire cette comparaison mais c'est parfois agréable de se remémorer des souvenirs d'enfance à travers d'un livre).
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          1 50         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par Away--x, le 23 août 2015

    Away--x
    Jean "Brasse-Bouillon" et Ferdinand "Chiffe" Rezeau coulent des jours paisibles à La Belle Angerie, demeure familiale près d'Angers, élevés par leur grand-mère. Leurs parents sont loin, en Chine, avec le petit dernier, Pierre "Cropette", n'écrivant jamais.
    A la mort de la grand-mère, survient le drame de leur vie : M et Mme Rezeau reviennent en France et prennent possession de La Belle Angerie. Les jeunes garçons font la connaissance de leur mère, abominable personnage, méchante, sèche, odieuse, avare, et qui ne tardera pas à se voir surnommée Folcoche. La mégère, que jamais Jean n'appela Maman, fit de leur enfance et de leur adolescence un véritable cauchemar de privations et de punitions.
    Vipère au poing est le premier roman d'Hervé Bazin, un roman tout en haine et en révolte, parsemé de pointes d'humour, contre Folcoche, contre l'indifférent M Rezeau, contre l'éducation bourgeoise. Alors que les V.F. (Vengeance Folcoche) fleurissent sur les arbres du parc, la rébellion et l'indépendance grandissent dans l'esprit de Jean.
    Au fond, et il l'admet sans souci, il est comme sa mère. Aussi se jure-t-il de lui faire payer toutes les mesquineries qu'elle leur a fait endurées, à lui et à ses frères, durant ces années censées être les plus joyeuses de la vie, et on ne doute pas qu'il y soit parvenu plus tard.
    Ce roman, en partie autobiographique, est bouleversant de sincérité et de rage. Je devais le lire depuis un certain temps ; voilà, c'est fait !
    Challenge Petits plaisirs 2014/2015
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          1 27         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par 2605, le 02 octobre 2012

    2605
    Je me rappelle avoir lu, et relu, mais pas re-relu (ce qui friserait la lecture pathologique), ce roman à une époque où j'avais ma propre Folcoche sous le coude. Folcoche me faisant emblème de la marâtre, et là où le récit se fait plus cuisant c'est que cette Folcoche là est la propre mère du narrateur. Une lecture hautement jubilatoire donc, pour l'ado de base se trouvant ou s'étant trouvé dans le même terrarium que Brasse-bouillon, mais surtout une lecture insufflant l'espoir…Derrière les mots cinglants, et les scènes rudes, derrière l'espèce de combat psychologique entre dominant et résistant, une fenêtre sur la résistance de l'enfant. Ce qui ne tue pas rend plus fort certes, même si cela passe par des années parfois pour faire refluer le venin. On espère que l'écriture aura été puissamment libératrice pour l'auteur, elle offre en tout cas un témoignage fort et percutant, une lecture déculpabilisant peut-être aussi les sentiments familiaux, par la possibilité soulevée du récit, la lutte et l'affranchissement de rapports qui si filiales, pourtant nuisibles et malsains, faisant voler l'enfance en éclat et laissant une empreinte indélébile gravée dans l'écorce. Cela mériterait sans doute une relecture de ma part avec le recul du temps qui passe, mais cela reste dans mon souvenir une lecture à recommander aux plus et moins jeunes.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          4 31         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par claudia_tros_cool, le 24 juin 2012

    claudia_tros_cool
    Ce livre que j'avais eu a lire dans le cadre scolaire il y a de ça deux ans, ça a été un véritable coup de coeur. déjà je trouve que malgré l'époque ( début du Xxème siècle) qui nous ai décrite ce récit est atemporelle puisqu'il s'agit de se glisser dans la peau d'un garçon qui hait sa mère pour bien des raisons. on éprouve des les premières lignes une certaine sympathie pour Jean ( Brasse Bouillon) qui au fil du récit nous raconte l'histoire avec humour vivacité et hargne. le conflit mère fils est bien plus fort et diffèrent qu'avec n'importe quelle autre mère, Folcoche est abominable on arrive même a la détester au plus haut point. le personnage principal pousse un cri de révolte d'abord discret puis de plus en plus marqué en employant toutes ses forces pour piéger Folcoche, se défendre ou s'en débarrasser. Finalement c'est Jean qui a le dernier mot et on finit par un peu comprendre pourquoi Folcoche est comme ça. c'est une haine viscérale que se portent la mère et le fils une haine qui déchire les tripes, un sentiment très fort qui préserve de l'ennuie bien plus fort que l'amour ( comme le dit Jean dans le livre) on a rarement autant détesté un personnage ce qui est la force de ce bouquin.
    Autobiographique ou pas Bazin signe un classique digne de ce nom ou il arrive a transmettre parfaitement le sentiment de haine du narrateur. J'aime aussi l'image de la vipère au début et a la fin du livre qui prends toute son importance quand on fini la lecture. j'ai vu qu'il y avait une suite ou Mme Rezeau vieillissante montre enfin son amour a son fils devenu adulte après la mort de son mari me semble t-il, je ne sais pas si je le lirai un jour je pense que la force de ce livre ce sont les conflits, la révolte de l'enfant qui devient adolescent, le caractère abominable de Mme Rezeau...peut être un jour. un classique a lire !
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 25         Page de la critique

> voir toutes (116)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Away--x, le 17 août 2015

    "Pourquoi qu'elle n'écrit jamais?"
    - On dit : Pourquoi n'écrit-elle jamais? Vous êtes injuste, Frédie. Madame votre mère vous a écrit à Noël. Et puis, la Chine, c'est loin."
    Elle n'avait pas écrit, madame notre mère. Ils, je veux dire M. et Mme Rezeau, ils avaient envoyé une carte classique, imprimée en anglais, qui disait : We wish you a merry Christmas.
    Deux signatures. La première en pattes de mouche ; Rezeau. (Un chef de nom et d'armes ne met pas son prénom.) La seconde, en cunéiforme : Rezeau-Pluvignec. Toutes deux magistralement soulignées. L'adresse avait été tapée à la machine, sans doute par Li-pah-hong, le secrétaire, que nous imaginions avec une si belle tresse dans le dos et sept langues dans la bouche pour se taire.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 17         Page de la citation

  • Par Scriba, le 20 décembre 2009

    Cette vipère, ma vipère, dûment étranglée, mais surtout renaissante, je la brandis encore et je la brandirai toujours, quel que soit le nom qu'il te plaise de lui donner : haine, politique du pire, désespoir ou goût du malheur ! Cette vipère, ta vipère, je la brandis, je la secoue, je m'avance dans la vie avec ce trophée, effarouchant mon public, faisant le vide autour de moi. Merci ma mère ! Je suis celui qui marche, une vipère au poing.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          2 54         Page de la citation

  • Par milado, le 07 janvier 2013

    Nous n'avions, en effet, jamais vu la mer, bien que La Baule ne se trouve qu'à cent kilomètres de la Belle Angerie. La famille estimait inutiles et même immorales les trempettes mondaines en eau salée, toute viande dehors. L'horreur du nu et tenace en Craonnais. La peur de l'eau également, tant qu'elle n'est pas bénite. L'éducation en vase clos - en ciboire, dira Frédie - ne permettait aucune fréquentation dangereuse. Chacun sait que sur les plages, on est obligé de se commettre plus ou moins avec les boutiquiers enrichis et la canaille des congés payés. Et puis, enfin, ça coûte cher.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 33         Page de la citation

  • Par Scriba, le 20 décembre 2009

    J'entre à peine dans la vie et, grâce à toi, je ne crois plus à rien, ni à personne. [...]Celui qui n'a pas cru en sa mère, celui-là n'entrera pas dans le royaume de la terre. Toute foi me semble une duperie, toute autorité un fléau, toute tendresse un calcul. Les plus sincères amitiés, les bonnes volontés, les tendresses à venir, je les soupçonnerai, je les découragerai, je les renierai. L'homme doit vivre seul. Aimer, c'est s'abdiquer. Haïr, c'est s'affirmer. Je suis, je vis, j'attaque, je détruis.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 38         Page de la citation

  • Par milado, le 11 janvier 2013

    Tu es né Rezeau, mais , par chance, on ne t'a pas appris l'amour de ce que tu es. Tu as trouvé à ton foyer la contre-mère dont les deux seins sont acides. La présure de la tendresse, qui fait cailler le lait dans l'estomac des enfants du bonheur, tu ne la connais pas. Toute la vie, tu vomiras cette enfance, tu la vomiras à la face de Dieu qui a osé tenter sur toi cette expérience. Que ce soit la haine ou que ce soit l'amour, disais-tu ? Non ! Que ce soit la haine !
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 33         Page de la citation







Sur Amazon
à partir de :
2,82 € (neuf)
0,41 € (occasion)

   

Faire découvrir Vipère au poing par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (8719)

> voir plus

Quiz