> Nicolas Richard (Traducteur)

ISBN : 2020982196
Éditeur : Editions du Seuil (2009)


Note moyenne : 3/5 (sur 7 notes) Ajouter à mes livres
Un roman inclassable, sorte d'épopée musicale décalée et drôle, sur fond de racisme latent. Après avoir obtenu la note maximale à l'examen d'entrée à UCLA, un jeune afro-américain surnommé Ferguson Sowel, jugé non « convenable » pour intégrer les programmes de recherche... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 5.00/5
    Par Bartleby, le 19 septembre 2009

    Bartleby
    Paul Beatty est un écrivain Américain, né en 1963 à Los Angeles. Il a écrit trois romans dont le dernier, Slumberland, est le premier à être traduit en français dans la collection “Fiction & Cie” au Seuil. Disons-le tout de suite : Slumberland est un excellent roman. Ecrivain Afro-Américain, Beatty trace un portrait sans concession du monde moderne à partir d'un questionnement sur l'identité noire. Qu'est-ce qu'être Noir ? le narrateur, Ferguson Sowell, dit DJ Darky, ne croit pas à la spécificité de la négritude. Beatty analyse sans jamais être théorique cette identité noire à travers la musique, les mécanismes sociaux et surtout le racisme, le tout faisant de Slumberland un livre aussi sérieux que drôle et inventif.
    Le roman commence à Berlin-Ouest à la fin des années 80. DJ Darky, un Afro-américain originaire de Los Angeles, réfléchit à la condition noire dans un centre de bronzage :
    « Nous autres, Blacks, nous naguère éternellement dans le coup, le peuple de l'immédiateté par excellence, véritable Temps universel, sommes désormais aussi obsolètes que les outils de pierre, le vélocipède et la paille en papier, les trois roulés en un ? le Noir est maintenant officiellement humain. Tout le monde le dit, y compris les Britanniques. Et si personne n'y croit vraiment, ça n'a pas d'importance ; nous sommes aussi médiocres et banals que le reste de l'espèce. […] L'identité noire, c'est du passé, et moi, pour ma part, je ne pourrais m'en réjouir davantage, parce que désormais je suis libre d'aller au centre de bronzage si j'en ai envie, et j'en ai envie. »
    Ce qui n'existe plus, c'est la culture noire. le Noir n'est plus que noir, il est un homme qui n'est pas blanc, un homme qui ne vaut tout de même pas un Blanc, comme le montre le cinéma américain qui, s'il met en scène des acteurs noirs, fait en sorte qu'ils ne soient « jamais assez futés pour déjouer les entourloupes du mec blanc ou assez sombres pour commettre des crimes vraiment ignobles. »
    Même si le racisme y est omniprésent, il est tout de même plus facile d'être noir en Allemagne qu'aux Etats-Unis. A Los Angeles, en effet, être noir, c'est craindre en permanence de croiser un flic qui nous trouve une ressemblance avec « un multirécidiviste qui n'a pas été appréhendé, un type deux fois pire que Stagolee et moitié moins sympa, un Négro en cavale genre plus-un-geste-enculé-ou-je-t'explose-la-tronche qui nous ressemble comme deux gouttes d'eau. »
    De Berlin, DJ Darky pose un regard lucide sur son pays. Il n'y a aucune mise en accusation, mais un constat plutôt ironique. DJ Darky se considère « comme un réfugié politico-linguistique ». L'Amérique est un pays où l'on emploie un mot pour un autre où l'on dit nonplussed (“interloqué”) pour dire “nonchalant” et où on ne parle plus que par euphémismes. Les mots ne sont plus que des coquilles vides, des signifiants sans signifiés :
    « L'Amérique est perpétuellement en train de composer des formules creuses telles que keeping it real, intelligent design, hip-hop generation et first responders pour travestir le vide et la banalité. »
    DJ Darky lutte contre cela, ayant gardé pour seul correspondant, le responsable éditorial d'un dictionnaire auquel il propose des mots (« lutter contre la répression linguistique ») hélas refusés pour la plupart, comme celui auquel il tenant tant : “phonographic memory”. Parce que la particularité de DJ Darky est d'avoir une mémoire phonographique exceptionnelle. Il retient tous les sons qu'il entend. Les chansons, bien sûr, mais même les bruits les plus anodins comme le son que fait telle ou telle pièce de monnaie lorsqu'elle tombe sur tel ou tel sol…
    C'est d'ailleurs ce don exceptionnel qui lui a permis de devenir DJ. Dans le premier chapitre, DJ Darky, dans sa cabine de bronzage, se souvient de son parcours, des aléas burlesques qui, dans une Amérique encore profondément raciste, ont conduit ce brillant étudiant en mathématiques à devenir DJ. Mais, ce qui l'a amené à Berlin, c'est la création d'un beat presque parfait. Pour qu'il devienne une « Joconde sonique », il lui manque un p'tit truc. Voilà ce que lui annoncent ses potes de son collectif musical, les Beard Scratchers (ainsi nommés parce qu'ils se grattent tous la barbe quand ils réfléchissent, sauf DJ Uhuru bien entendu car c'est une femme). Tous, DJ You Can Call Me Ray Or You Can Call Me Jay But Ya Doesn't Have To Call Me Johnson, DJ Uhuru, DJ Umbra, DJ Skillanator, DJ So So Deaf et DJ Close-n-Play sont d'accord : même si Bitch Please, une rappeuse, est prête à lui acheter 50 000 $ son beat, il faudrait le faire ratifier par un grand musicien, comme Mick Jagger avait ratifié en son temps You're so vain de Carly Simon en chantant dans les chœurs. Une seule personne pourrait apporter la touche manquante : Charles Stone, surnommé le Schwa, un jazzman avant-gardiste :
    « Pour nous, le Schwa est le break beat ultime. le boum bip. le ou-ii oo ah ah ting tang walla walla bing bang. le om. Il est dans Pagliacci le moment où le putain de clown se met à chialer. […] La musique du Schwa, c'est l'anarchie. C'est la Somalie. C'est le bureau de la préfecture qui délivre les cartes grises. C'est la tignasse d'Albert Einstein. »
    Le problème est que le Schwa a disparu depuis plus de vingt ans et personne ne sait où il se trouve… Les recherches ont à peine commencé qu'une enveloppe attend DJ Darky au studio d'enregistrement où il compose avec la plus grande application des BO de films pornographiques. Expédiée du Slumberland bar de Berlin, l'enveloppe contient une vidéo, celle d'un homme baisant une poule sur une musique inédite de… Charles Stones ! Il n'y a donc aucun doute : un inconnu le met sur la piste du Schwa. Il parvient à se faire embaucher par le Slumberland bar comme « son-melier », c'est-à-dire « caviste pour juke-box » et il s'envole vers la R.F.A.
    A peine arrivé, DJ Darky se rend compte qu'il ne sait même pas à quoi ressemble le Schwa, celui-ci ne s'étant jamais laisser prendre en photo. Il se peut même qu'il soit blanc ou qu'il soit mort. Si ce n'est pas le cas, il passera au Slumberland qui est le lieu de rendez-vous de tous les Noirs de Berlin. Il n'y a plus qu'à attendre... et à se concentrer sur son boulot : la musique du juke-box :
    « Je bus ma bière à petites gorgées et me posai la question que tout grand artiste, imaginais-je, se pose avant de se lancer dans le processus de création : “Y a-t-il un dieu ?” Je pesai le pour (le surf hawaïen, je jus de raison Welch, les koalas, les Levi's usés jusqu'à la corde de mi, la beuh northern light, les breaks Volvo, les femmes avec appareil dentaire, les Rocheuses canadiennes, Godard, les ballons Nerf, le sourire de Shirley Chisholm, les ouvertures de comptes gratuites, et Woody Allen) et le contre (les mouches, l'Alabama, la religion, les chihuahuas, les gens qui ont un chihuahua, la cuisine de ma mère, les turbulences en avion, LL Cool J, les lundis, putain ce que le paradis doit être chiant, et Woody Allen), moins pour démontrer ou réfuter l'existence d'un Tout-Puissant impuissant que pour lancer mon mécanisme mental de plus en plus éméché dans une jacasserie telle qu'une idée pût en jaillir sans que j'y prenne garde. Au bout d'une vingtaine de minutes de cette salade, j'étais aussi près que n'importe quel titulaire d'un DEUG en bibliothéconomie de la réfutation de l'existence de Dieu, mais n'avais pas avancé d'un pouce en matière de programmation du juke-box. Tel est le lot de l'athéologien amateur et néanmoins sonmelier professionnel. »
    Le déclic va venir grâce à un gamin traçant avec son doigt sur la buée de la vitrine du bar « Ausländer raus ! ». DJ Darky écoute, fasciné, le bruit du doigt contre la vitre, sort, rattrape le gamin qui s'enfuyait de peur de prendre une dérouillée et l'oblige à finir son inscription : il reconnaît alors dans le crissement un do mineur et plus précisément celui du « sax ténor d'Oliver Nelson dans Stolen Moments. J'avais trouvé mon premier morceau pour le juke-box. » Il remercie le môme terrorisé et le laisser filer.
    La suite ici : http://bartlebylesyeuxouverts.blogspot.com/2009/09/musik-uber-alles-paul-beatty.html

    Lien : http://bartlebylesyeuxouverts.blogspot.com/
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    • Livres 2.00/5
    Par Chaplum, le 28 novembre 2009

    Chaplum
    Ferguson Sowell, alias DJ Darky rêve de créer le beat parfait. Il y arrive presque mais il manque un petit quelque chose. Ses potes avec qui il forme les « Beard Scratchers » sont unanimes : pour achever son œuvre, il doit la légitimer par le Schwa, le plus grand jazzman de tout le temps. Il y a un seul problème : tout le monde ignore où il se trouve.
    C'est alors que Ferguson reçoit une cassette porno par la poste, où il n'y a pas de doute, la bande sonore est composée du meilleur morceau du Schwa de tout le temps. le timbre indique qu'elle provient de Berlin Est. Il n'en faut pas plus pour que Ferguson s'envole pour le Berlin d'avant la chute du Mur où il se fait engager au Slumberland, le bar où tous les noirs de la ville passent un jour ou l'autre.
    Je suis assez embêtée pour donner mon avis sur ce roman. Non que je ne l'ai pas aimé, mais tout simplement, je pense être complètement passée à côté pour plusieurs raisons. Tout d'abord, je n'ai pas saisi sa finalité. Même arrivée au bout, je n'arrive toujours pas à vraiment cerner le thème central : est-ce la musique ? L'identité noire ? L'identité noire au sein de la ville de Berlin à l'heure de la réunification ? Les problèmes de la réunification vécue par une minorité étrangère ? Sans doute tout cela à la fois. Mais c'est aussi pourquoi j'ai eu du mal à vraiment m'intéresser au sujet, car je ne suis ni allemande, ni musicienne, ni noire, ni américaine. Difficile donc de m'identifier aux personnages. De toutes façons, je n'ai pas eu le sentiment que l'auteur cherchait cette identification.
    Quand j'ai coché ce roman dans la liste de Babelio, c'est parce que le sujet m'intéressait et que je souhaitais découvrir d'autres univers. Mais j'ai raté le coche. le monde de la musique est trop détaillé et j'ai décroché. De plus, la réunification de l'Allemagne est décrite sous un angle trop spécifique pour que j'en apprenne vraiment plus. Dommage car Berlin est une ville que j'aime. Et l'auteur maîtrise tous ces sujets, sans doute est-il même trop érudit, car le roman en devient difficile à suivre tant chaque sujet est pointu. Il connaît la musique, son fonctionnement et beaucoup de genres (même Joy Division est cité), il connaît visiblement le Berlin de la fin des années 80 et comment un américain noir y est traité. Même la Belgique ne lui est pas inconnue (suffisamment rare pour un américain pour être souligné) , il est carrément capable de citer la grande chaîne de librairies flamande Standaard Boekhandel et dans quelles rues anversoises on peut en trouver !
    Le récit fourmille d'anachronismes et d'évocations de l'avenir. Si certains m'ont semblé bien placés et assez ingénieux dans le texte, le renouvelant même, ou du moins lui donnant un nouveau souffle, d'autres m'ont encore plus perdue dans le contexte et je n'en arrivais plus à situer l'époque. du moins, cela créait une légère confusion.
    Malgré tout, le récit n'est pas déplaisant, surtout la deuxième partie. La première a été ardue car j'ai eu du mal à me plonger dans l'univers, mais une fois que je me suis faite au style, la lecture s'est faite plus facile. L'histoire est intéressante mais il est juste dommage qu'elle soit alourdie par l'érudition de l'auteur. Au final, je pense que je resterai à l'avenir davantage fidèle à mes thèmes de prédilection plutôt que de me laisser tenter par d'autres. Mais peut-être était-ce tout simplement un texte que je n'ai pas compris.

    Lien : http://www.chaplum.com/slumberland-de-paul-beatty-1847
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    • Livres 3.00/5
    Par guika, le 18 novembre 2009

    guika
    Slumberland s'inscrit dans l'héritage du voyage de Gulliver, ou des lettres persanes. C'est une étude humoristique des mœurs et coutumes de nos voisins teutons.
    Le héros du roman, Ferguson, est un DJ noir américain. Il a créé un beat d'anthologie, et veut retrouver un musicien génial, seul capable de l'interpréter, le Schwa. Sa quête le mène alors dans le Berlin de la fin des années 80. C'est le prétexte du roman, l'intrigue qui va servir de liant à cette longue méditation sur la musique, le sexe, la race, et toutes sortes de sujets propices à choquer le bourgeois. le roman va alterner les monologues intérieurs du narrateur, et ses conversations avec les représentants d'une faune berlinoise très bigarrée.
    J'ai retenu de cette lecture un thème qui traverse le roman de bout en bout : la mauvaise conscience, les non dits qui hantent les relations entre enfants de bourreaux et enfants de victimes. C'est dans ce but que l'auteur immerge un descendant d'esclave en Allemagne. Qu'est ce qui change si on remplace le juif par le noir, ou l'Alabama des années 50 par l'Allemagne post hitlérienne ? Rien. Beatty s'ingénie à rendre compte d'un malaise qui ne passe pas, à traquer derrière les faits les plus banals les traces d'un passé toujours vivant:
    « Parfois, dans le métro, je me tiens dans mon coin, à l'écart, je contemple les banlieusards, les punks bardés de piercings et les étudiants, tous assis droit comme des i sur leurs sièges, les coudes ramenés sur le côté, et c'est alors que remontent mes préjugés et mes craintes génocidaires. Je songe qu'un jour une sonnerie retentira, ces gens se lèveront tous comme un seul homme en un claquement de talons, poussant un belliqueux « Jawohl ! », et m'ordonneront de monter dans le prochain train. Je sais qu'une telle sonnerie peut retentir dans n'importe quel pays, à n'importe quel moment. Et que certains se lèveront en toute bonne foi, que d'autres se lèveront par peur, et que quelques-uns sortiront grandis de cette épreuve en n'obéissant pas, ils hébergeront leurs semblables, distribueront des tracts, mourront en tentant quelque chose. Mais quand même. »
    Bien sûr, personne n'est responsable des actes de ses parents, et cependant il reste une tâche indélébile. le commun des rencontres humaines se nourrit de catégorisations débiles, qui se constituent à notre insu, qui nous contraignent à nous comporter comme héritier d'un crime sans date de prescription.
    Le ton ironique du roman, la complaisance sans risque d'un voyeurisme distant fait souvent penser à Houellebecq. Je l'ai lu avec le même plaisir masochiste teinté de nausée. Mais heureusement, il y a cette place de choix faite à la musique, qui permet de disperser les relents schopenhaueriens d'un parti antihumaniste. Et un autre adjuvant à cette pilule amère, c'est le style : un style vivant et percutant, inventif, poétique, qui rend la prose de Beatty si musicale :
    « Tout corps funky de l'univers exerce sur tout autre corps hip-aï-di-ho une force d'attraction soulsonique ayant pour axe la ligne de basse et directement proportionnelle au produit de la masse de leurs culs à la ramasse et inversement proportionnelle au carré taré de la séparation raciale entre les deux objets.
    F=G*m1*m2/r2
    où : F est le funk, G la constante groove, m1 la masse du premier cul à la ramasse, m2 la masse du second cul à la ramasse, et r la grande division raciale. ».

    Lien : http://arnivi.blogspot.com/2009/11/slumberland-paul-beatty.html
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  • Par InColdBlog, le 09 septembre 2010

    InColdBlog
    Je suis certain d'une chose, au moins : Slumberland est un roman atypique, inventif tant au niveau du style que des trouvailles qu'il recèle, et riche par les thèmes qu'il aborde.
    A l'instar du seigneur persan de Montesquieu observant les mœurs de la société française du XVIIIe siècle, DJ Darky pose sur l'Allemagne son regard d'expatrié noir. A l'écart de la liesse générale, il assiste à la réunification du pays, voit l'Est se ruer à l'Ouest, et remarque comment l'exaltation des premiers jours se transforme, au fil des semaines, en ressentiment, parfois même en haine à l'égard des Ossies. Car au final, toutes les pérégrinations de DJ Darky dans un Berlin en pleine mutation ne sont en fait qu'un prétexte pour Paul Beatty de disserter sur la race (la négritude et l'identité noire), le sexe (n'hésitant pas à se poser des questions aussi cruciales que : « A qui offre-t-on une rose lors d'une orgie ? La personne avec qui on a tiré le premier coup ou celle avec qui on a tiré le dernier ? »), l'Amérique et ses travers et, bien sûr, la musique.
    DJ Darky possède une mémoire des sons phénoménale. le moindre son qu'il a pu entendre depuis qu'il est né -musiques et chansons, mais aussi les bruits les plus triviaux (le craquement des pages du New Yorker que lisait sa mère ou le doigt d'un enfant écrivant des insultes racistes sur une vitre embuée)- est répertorié, archivé quelque part dans sa mémoire. Rien d'autre ne compte dans sa vie que la musique.
    Le roman pullule de références musicales, généralement pointues. Sans gêner la lecture des ignares en la matière, catégorie à laquelle j'appartiens, cette érudition risque quand même d'en laisser certains sur le bord du chemin. A plusieurs reprises, je me suis senti exclus du récit, qui m'est apparu par moments réservé à un petit groupe d'initiés, toujours à l'avant-garde, familiers des milieux underground et interlopes. Ce qui explique certainement pourquoi j'ai peiné à entrer dans le roman.
    Malgré tout, pour toutes les surprises qu'il réserve et toutes les positions défendues par Beatty, Slumberland mérite amplement le détour.

    Lien : http://www.incoldblog.fr/?index/oeuvres/Slumberland
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    • Livres 2.00/5
    Par Marsup, le 03 novembre 2009

    Marsup
    Je suis restée totalement hermétique face à cette histoire mais je pense être passée à côté de quelquechose !

    Lien : http://livrezvous.over-blog.com/article-slumberland-paul-beatty--383..
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Citations et extraits

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  • Par InColdBlog, le 09 septembre 2010

    Il fallut plus de trois ans au gouvernement est-allemand pour construire le mur de Berlin. Une fois l’autorisation obtenue, trois jours nous suffirent pour le reconstruire. L’idée était de couper en deux le cœur de la ville de Treptow à Pankow avec un mur du son épais de dix mètres et haut de cinq, un son qui, si tout se déroulait conformément au plan, serait une boucle continue du concert à venir du Schwa. La musique serait si réelle que quiconque se trouvant à portée aurait l’impression de n’avoir qu’à tendre la main pour le toucher. A chacun de décider si le mur serait alors synonyme de confinement, d’exclusion ou de protection.
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