Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 2369140194
Éditeur : Libretto


Note moyenne : 4.2/5 (sur 35 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
À la recherche de la source de l’âme humaine.

Au cœur de la forêt, à l’écart du reste des hommes, un père et son jeune fils mènent une existence sauvage, dure et désolée, semblable à celles des bêtes qu’ils côtoient. Un jour, l’inévitable collision entre ... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (13)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par Arakasi, le 14 octobre 2013

    Arakasi
    Tous mes remerciements à l’opération Masse Critique de Babelio pour m’avoir fait découvrir cet étrange mais bouleversant petit roman de l’auteur québécois Jean-François Beauchemin. En ouvrant « Le jour des corneilles », nous plongeons au cœur d’une sombre forêt grouillante de vie et de mystère où vivent en ermites un père et son fils. Le père, espèce d’ogre au tempérament orageux, élève seul son enfant depuis la mort tragique de la mère de celui-ci – une éducation bien rude, faite de torgnoles, de mauvais traitements et de coups de gueule. Pourtant, tous ces sévices n’empêchent pas le garçon de lui vouer une admiration passionnée et de voir en lui un surhomme, une force de la nature capable d’en déchiffrer les moindres énigmes. Mais ce surhomme possède une faille, car, presque chaque semaine depuis la mort de sa femme, le père reçoit la visite de « ces gens », des hallucinations qui lui dictent d’étranges et dangereuses missions qu’il force régulièrement son fils à l’aider à effectuer. Les jours passent et l’enfant mûrit, s’interrogeant chaque jour une peu plus sur le monde intriguant qui l’entoure et s’alarmant de la démence grandissante de son père. Et, chaque jour, la même question le hante, leitmotiv fiévreux et obsédant : « Père m’aime-t-il ? M’aime-t-il seulement ? »
    Au premier abord, « Le jour des corneilles » décontenance un peu par son style d’écriture très inhabituel, mélange de jargon rural et de dialecte médiéval. Pourtant et à condition de lutter contre l’envie de sortir de temps en temps son dictionnaire pour vérifier tel ou tel terme, ce style s’avère rapidement très immersif. Par son étrangeté, il permet d’accentuer l’atmosphère d’isolement et de bizarrerie qui baigne tout le récit. Cet atmosphère très particulière est encore renforcée par le cadre de la forêt, entité vivante et obscure, à la fois source de menaces et de réconfort puisque c’est entre ses racines que le jeune narrateur vient chercher l’amour que son père lui refuse obstinément. Car «Le jour des corneilles » est avant tout une histoire d’amour : l’amour dévorant et maladif d’un fils pour son père, amour doublé du désir désespéré d’être aimé en retour – ou, à défaut de cela, d’avoir au moins la certitude de ne l’avoir jamais été. Pour acquérir cette certitude, le jeune homme ne reculera devant aucune extrémité, pas même la plus tragique…
    A la fois cruel et attendrissant, poétique et horrifiant, « Le jour des corneilles » est un roman d’une rare puissance émotionnelle. Une très belle expérience à tenter !
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 22         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par chocobogirl, le 10 février 2014

    chocobogirl
    Un jeune garçon vit avec son père depuis toujours dans une cabane au fond de la forêt, à l'écart du village et des hommes. Sa mère est morte en lui donnant naissance et son père l'élève avec une rudesse notable. C'est que son tout premier geste a été d'enfouir son bébé dans un trou de marmotte et de l'y abandonner. Il finira par se raviser et récupérera l'enfant après de longues heures qui le marquèrent à jamais. Ce fut « la première résidence digne de ce nom que j'eus en l'ici-bas et surtout le seul ami véritable que je coudoyai jamais » nous dira-t'il. de fait, le fils grandit auprès de ce père qui ne montre aucun amour et s'interroge régulièrement sur ce sentiment non palpable. Pendant ce temps-là, le père, atteint d'une folie qui se manifeste régulièrement, oblige son fils à des tâches inutiles et improbables d'une grande violence. le réel et son monde intérieur se mélangent avec pour seul victime ce fils qui cherche toujours les réponses à ses questions.
    Un grand roman que voilà, acheté sur un coup de tête suite au conseil d'une collègue libraire, ouvert sans vraiment savoir sur quoi tomber et lu en un seul souffle.
    Le fils Courge, qui ne sera jamais nommé, nous raconte ici son histoire depuis sa naissance. Narrateur dont la mémoire dépasse le strict cadre humain, il dénoue le fil de son existence à un juge qui l'accuse. de quoi ? La fin de cette histoire vous donnera la clé.
    Il nous raconte donc sa naissance, ce drame originel, qui scellera son destin. Il nous raconte ce père qui veut fuir les hommes pour une raison qu'il découvrira petit à petit. Il nous parle de ces « gens » qui visitent l'esprit de son père et l'oblige à des actes insensés souvent synonymes de violences physiques envers lui. Il nous explique son quotidien, les marches en forêt pour trouver à manger, les herbes médicinales pour tenir l'hiver, la chasse et les difficultés pour vivre. Il évoque ses escapades secrètes au village où la belle Manon lui fait tourner les sens, les punitions de son père lorsqu'il le découvre. Plus troublant, il nous parle des morts qu'il aperçoit, de sa mère notamment qui le visite toujours avec un air triste. La mort, toujours présente dans sa vie, de quelque manière que ce soit, tandis que cette dernière effraie le père.
    Et une question toujours qui le hante : « Père m'aimait-il, m'aimait-il seulement ? ».
    Qu'est-ce que l'amour ? Pour le fils, c'est une chose palpable dont on devrait pouvoir trouver des traces quelque part. Il les cherchent désespérément, auprès du cadavre de sa mère ou ailleurs sans parvenir à mettre la main dessus.
    Récit de la relation au père, récit d'une vie d'ermite, condamné à la solitude, à la violence, au silence, d'une dépendance paternelle que rien ne semble effacer, même les brimades qui sont souvent au point de rupture, Le Jour des Corneilles fascine et effraie. le fils fait preuve d'une dévouement sans faille pour ce père schizophrène qui met souvent sa vie en péril. Et pourtant,
    il s'accroche, persuadé de découvrir un jour la source de son amour. Une quête folle et innocente qui bouleverse et fait se mélanger les vivants et les morts. Une quête qui le mènera à la découverte des mots, à leur sens et à leur pouvoir. Les mots vont lui révéler le monde et la richesse du vocabulaire. Élevé par un taiseux, le fils Courge découvrira alors dans la parole salvatrice le sens du mot Amour.
    Pour ce roman poignant, Beauchemin imagine une forme surprenante et magnifique. Il utilise une langue à la fois poétique et simple qui s'empare de vieux français, d'argot, de néologismes variés et donnent une couleur unique au témoignage du fils. L'auteur invente un parler étrange qui semble à la fois archaïque et soutenu dans son énonciation. On s'étonne au début de ces mots inhabituels mais très vite leur musicalité prend le dessus et le sens de certains mots nous apparait comme une évidence.
    Roman puissant offert dans une langue unique qui évoque un amour filial sans équivoque et célèbre le pouvoir des mots, Le Jour des Corneilles est un coup de cœur qui me hantera longtemps.

    Lien : http://grenieralivres.fr/2014/02/07/le-jour-des-corneilles-jean-fran..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          1 11         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par Lucile-, le 06 novembre 2013

    Lucile-
    Ce livre fut pour moi un ovni littéraire. Je ne sais trop où le classer et lui résumer une histoire en est d'autant plus complexe, n'ayant ni réellement de début et de fin et encore moins d'intrigue.
    Le récit commence alors qu'un homme dont nous ignorons tout jusqu'à son nom et dont il est impossible de donner un âge raconte son histoire devant un tribunal. Mais plus on avance dans le récit et plus on se demande si ce « Monsieur le juge » auquel il s'adresse n'est en réalité pas le lecteur lui-même qui, au travers de ces multiples questions existentielles et idéologies philosophiques, pourrait être le juge de cette histoire et par extension de sa propre vie et ses propres réflexions que l'on est tous amenés à se poser.
    Qui somme-nous ? Qu'est-ce que la mort ? Et comment définir l'amour ? Trois questions qui reviennent sans cesse dans cet ouvrage à travers la relation très dure entre un père aliéné et un fils mal aimé, vivant en ermite dans une forêt suite à des événements graves qui ont fait perdre foi en l'humanité.
    Une autre part importante de ce roman repose sur le style d'écriture totalement atypique de Jean-François Beauchemin qui use d'un vieux français soutenu et quelque peu précieux, mais délicieux à souhait, en contraste total avec le ton auquel on pourrait s'attendre sortant de la bouche d'un garçon qui vécut tel un sauvage toute sa vie. Ce livre est hors du temps car aucun indice nous laisse sous-entendre une époque à laquelle se référer.
    Ainsi, cette intemporalité et l'absence d'identité me suggèrent que tout un chacun peut se glisser dans la peau du personnage, que chacun peut lire entre les lignes et interpréter sa propre histoire avec ses propres mots car il s'agit bien là de la fin mot de ce récit : heureux ceux qui communiquent.
    Le dessin-animé tiré cet ouvrage et réalisé par Jean-Christophe Dessain réinvente l'histoire magistralement et de manière si poétique que je ne peux que le conseiller.
    Merci à la Masse critique et aux éditions Libretto.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 11         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par MizieFourmi, le 16 novembre 2013

    MizieFourmi
    « Cette mélancolie tient en ce que vie et mort demeurent éternellement contraires, et qu'entre elles nul discours, nulle communication durable, et nul feu aprofond ne sont possibles ». Le Jour des Corneilles – Jean-François Beauchemin- Editions les Allusifs (page 159.)
    Par cette simple phrase, on peut saisir toute la profondeur et toute la sensibilité du livre Le Jour des Corneilles.
    Nous sommes dans un tribunal. Un jeune garçon s'adresse au juge et aux membres du tribunal. Il leur raconte son histoire et comment il est arrivé devant eux. On suit son récit depuis sa naissance jusqu'à l'acte qui le condamne, ses questions, ses peurs, sa vie. Il vivait dans la forêt avec son père appelé Courge. Ce père lit dans les astres, craint l'Outre-Monde et ne semble pas avoir une once d'amour pour son fils. Dans sa quête d'amour familial et de reconnaissance, le fils Courge aperçoit les macchabés entouré d'une aura bleue. Parmi eux se trouve sa mère, morte en couches. Elle ne parle pas mais malgré tout, peut voir et réconforter son fils. D'autres personnages croisent le fil de la vie du fils Courge. Manon, le docteur, les villageois. Mais pas un n'est en mesure de lui expliquer le comportement de son père, brutal et misanthrope…
    La mort, l'amour familial sont des sujets régulièrement traités dans les romans pour adultes. Mais les personnages sont rarement des ermites vivant en totale autarcie dans une forêt à la fois inquiétante et rassurante. le fils Courge est malmené par son père depuis la mort de sa mère. Il a appris à vivre avec mais cherche à comprendre ce qui a pu transformer son père ainsi. Il le soupçonne de folie lorsque « ses gens » entrent dans sa tête. Mais il vit avec, il chasse, pêche, construit selon ce que son père lui dit allant parfois à rester trois jours au sommet d'une montagne pour attirer du gibier. Un jour son père se blesse et le fils Courge doit partir à la rencontre des villageois. Tout change. Il y découvre l'existence et le sens du mot amour. Fort de ce savoir il cherche à tout prix à découvrir où se cache ce bien chez son père. Mais celui-ci, terrorisé par la perspective de la mort et par les prédictions qu'il voit dans les étoiles ne prête pas attention aux interrogations de son fils.
    Ce roman n'est pas, comme on aurait tendance à le croire, la simple histoire de deux personnes recluses en forêt. C'est un ouvrage à portée philosophique sur des questions sans réponses : Vivants et morts peuvent ils encore se parler ? Sous prétexte d'être la chair de la chair de nos parents, sont-ils obligés de nous aimer ? Jusqu'où doit-on aller pour qu'enfin il nous prête attention ? le fils Courge tente de justifier son acte par ces questions sans réponses, par son franc parlé et sa détermination à comprendre. Comprendre est le mot essentiel de cet ouvrage. Il faut le lire avec attention. Ne pas hésiter à revenir sur ses pas, à relire des pages car chaque mot est nécessaire pour saisir le sens de cette histoire.
    Une fois n'est pas coutume, je terminerai cette chronique par un avis rapide sur un film. le film d'animation est sorti au mois d'octobre. Si vous ne l'avez pas vu, courez-y. L'histoire se base sur celle décrite dans le livre à la seule différence que si le film d'animation est accessible à un public à partir de 7 ans, le livre est vraiment à classer dans la catégorie adulte. le dessin animé se base, en gros, sur la première partie du film : la blessure du père Courge et le séjour au village. Malgré tout, les questions complexes du livre sont amenées à un niveau de compréhension tout a fait abordable pour des petits. La représentation des morts tend plutôt à les percevoir comme des animaux fantastiques, la raison du comportement du père Courge est racontée du début à la fin. C'est un film tout en poésie, avec des dessins magnifiques et une sensibilité égales à celle du livre. Cepndant, si vous emmenez des enfants, il faut prévoir un accompagnement pour expliquer ces notions de mort et d'amour familial parfois absent.
    Pour conclure, je ne saurais que trop vous conseiller d'aller voir le film et, ensuite de lire le livre.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par kawasu, le 20 mars 2014

    kawasu
    J'ai bien aimé la lecture de ce roman. le langage utilisé est un tour de force assez impressionnant.
    p. 150 « Je portais toutefois et à jamais au plus épais de moi-même l'avoir le plus précieux : la parole, la parole qu'on m'avait autorisé à prendre en me faisant enseignement de vocabulaire, et qui, à présent, éclairait mon pas dans les ténèbres du monde. Car forte parole est outil, et lampe dans le soir. ».
    C'est le premier roman qui me fait réaliser, avec autant d'acuité, la cellule sans fenêtre dans laquelle vivent les analphabètes. Il me semble très difficile à priori, pour nous qui avons les mots, de se représenter cette barrière qui rend impossible la communication et la compréhension du monde dans lequel on vit et oblige la personne à vivre ses sentiments et ses émotions en vase clos.
    À la fin, on voit très bien la force de cet écrit et de la trame de fond choisie par l'auteur pour illustrer son propos. Cette façon de chercher l'amour est des plus originale. Je me demandais si c'est pour cette raison que les hommes, de certains peuples, se promènent toujours avec un couteau.
    La fin est assez impressionnante : la relation entre la pensée, la parole et les mots. On retrouve aussi ce thème vers la fin de L'étreinte des vents d'Hélène Dorion.
    À la fin du roman, je sentis que je restais sur ma faim mais sans savoir pourquoi. J'ai réalisé, lors de la rencontre avec l'auteur que j'aurais bien aimé qu'il dépasse la simple recherche de l'amour; il me semble que tout est en place pour aller vers le développement de la spiritualité. J'aurais bien aimé voir les mots, accumulés dans son casque, creuser au plus épais de cet homme attachant.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 4         Page de la critique

> voir toutes (15)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Nastasia-B, le 23 avril 2014

    En outre-vie, les embarras coutumiers à l'ici-bas ne paraissent plus exister. Gripperies, accès, branle-à-bas d'estomac, souffrance de molaire, épanchement de blair, brisure de cheville et autres fâcheries ne sont plus que misérables ressouvenirs, ce me semble. En somme, le trépas ne se montre réellement contrariant que pour les vifs qui surdurent aux défunts et qui ont connu pour eux quelque sentiment.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 13         Page de la citation

  • Par Nastasia-B, le 21 avril 2014

    Il était terrifié par le trépas. Le seul penser qu'il allait un jour rendre l'âme lui inspirait frissons et saisissements extraordinaires. Aussi père usait-il d'un étrange manège pour retarder le moment de sa transformation en cadavre : il dévorait chaque jour quantité de viandes grasses et de lard nouveau.
    " Il faut que le corps s'engraisse, Fils ! Parnoir ! Le trépas s'intéresse-t-il aux mangeurs et pansus ? Jamais ! "
    Tel était son entendement.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 20         Page de la citation

  • Par Nastasia-B, le 17 avril 2014

    Sa voix fut rude et commandeuse : " Parnoir ! Fils ! J'ai faim ! Sers-moi donc sur l'heure de cette viande-là ! " Mon rétorque fut à peu près ainsi : " Mais, Père, c'est que je mijotai cette pitance pour mon usage personnel, sans songer que tu y poserais la lippe.Aussi y mis-je quantité d'assaison d'herbe-aux-rats, que je goûte fort, mais qui d'ordinaire te fait venir, à toi, pustules et boutons variés ! Mais si tel est ton souhait d'avaler un peu de chair, laisse-moi assomer de mon godillot quelques-unes des souricelles qui circulent en notre cabane. Je te les embrocherai vitement et te les grillerai à ta satisfaction. "
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          7 32         Page de la citation

  • Par Nastasia-B, le 16 avril 2014

    Ma naissance terminée, mère commença à mourir sur la paillasse, car je lui avais donné ample fil à retordre avant d'aboutir ici-bas. Père, cependant, avait attendu à l'extérieur de la cabane que mère mette bas, profitant des bonnes heures du jour pour éviscérer un chevrillard achevé par haut matin. Tandis que, né, je hurlai, père entra, me saisit entre ses bras muscleux et me mena bien vite devant l'âtre crépitant. Mère, de son côté, nous quittait si silencieusement que père ne s'avisa de rien. Ce n'est que lorsqu'il me ramena sur paillasse enaccoutré de ma défroque nouvelle et qu'il se tourna finalement vers sa compagne qu'il nota : mère, qu'il adorait telle une pierrette rarissime, avait rendu l'âme.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          3 39         Page de la citation

  • Par Arakasi, le 11 octobre 2013

    Non, amour ne doit pas être invisible, non plus qu'immatériel. Quoi, amour serait comme vapeurs, comme riens, intouchable et introuvable ? Je ne peux m'y résoudre. Je dis : amour est comme nous-mêmes, bâti de chairs et de substances flagrantes et observables. Mais peut-être aussi notre oeil lui-même est-il par trop aveugle, et incompétent à saisir matière aussi fuyante. Voilà pourquoi je me questionnais tant : père m'aimait-il, m'aimait-il seulement ?
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 10         Page de la citation







Sur Amazon
à partir de :
7,70 € (neuf)

   

Faire découvrir Le jour des corneilles par :

  • Mail
  • Blog

Listes avec ce livre (2) > voir plus

> voir plus

Quiz