ISBN : 2290341762
Éditeur : J'ai Lu (2004)


Note moyenne : 3.48/5 (sur 110 notes) Ajouter à mes livres
" Un vieillard amoureux prétend épouser demain sa pupille ; un jeune amant plus adroit le prévient, et ce jour même en fait sa femme, à la barbe et dans la maison du tuteur. Voilà le fond, dont on eût pu faire, avec un égal succès, une tragédie, une comédie, un drame, u... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Nodamin, le 03 avril 2010

    Nodamin
    Et voilà une œuvre dont, avant d'avoir ouvert le livre et lu le moindre mot, je connaissais déjà par chœur (mouahah) l'intrigue, merci Rossini.
    Bon, sinon, woo, le Théâtre se lit décidément vite. Peut-être aussi qu'on plonge dans celui-ci avec tellement de plaisir et de gourmandise qu'on ne voit pas le temps passer et la fin arriver. C'est drôle, c'est pétillant, c'est grotesque, enfin c'est toujours vivant et plein de verve, tout pour conquérir un lecteur assoiffé de bons mots et de scènes captivantes. Sans parler de la large place qui est consacré à la musique et qui me ravie : ça sérénade au balcon, ça précautionne inutilement, ça joue à la guitare ou donne des cours de chant… j'adore.
    Nous avons des rôles assurés par des personnages plutôt stéréotypés, ce qui n'est pas un reproche étant donné le caractère de comédie, et leur interaction fonctionne brillamment. J'aime le personnage de Rosine, pas si niaise que ce à quoi on peut s'attendre, sa répartie me plait. J'ai trouvé le personnage de Bazile dans l'absolu formidable, avec un côté droit : le maître de musique, un côté conseiller : mi-amical envers Bartholo, mi-calomniateur, un côté corrompu : il se fait deux fois acheter ; mais au fond il reste un vieux barbon immoral et bouffe, que l'on ne prend pas au sérieux et qui en serait presque attachant.
    Figaro est perspicace et influent, ok, mais au point de donner son nom à la pièce ? Car l'intrigue est plutôt centrée sur le couple (qu'il aide, certes, à réunir) et ce brave comte a un temps de parole quelque peu plus conséquent. Enfin, à bien y réfléchir, il est vrai que ce dernier a juste la chance d'avoir un bon statut mais n'est pas tellement fut' fut', et que sans l'ingéniosité de ce brave barbier, la pièce aurait été bien creuse. Car bon, ce final, ce happy end, est un peu décevant, dans le sens où le comte n'a qu'à signifier son rang et tous s'étalent devant lui. Remarque, il en était de même quand celui-ci avait besoin de se faire passer pour un militaire et d'avoir un billet de logement, le colonel du régiment était évidemment dans les amis du noble sieur….
    La tirade de Bazile sur la calomnie est splendide dans son écriture et son inventivité, et je ne comprends pas la présence d'un tel topo à son sujet dans les annexes du livre, pour ma part je l'ai trouvée superbe. Les spécialistes reprochant surtout à Beaumarchais de s'être fait plaisir en l'écrivant quitte à déborder un peu sur le contexte de la réplique, soit, mais de mon côté je me suis régalée en la lisant, tant l'écriture, la façon de faire monter la tension, et les images sont belles.
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    • Livres 4.00/5
    Par cicou45, le 24 août 2011

    cicou45
    Dans ce premier volet intitulée "Le roman de la famille Almavira", le lecteur découvre les personnages du comte Almavira et de Figaro, son ancien valet maintenant établi à Séville en tant que barbier. le comte Almavira est éperdument amoureux de Rosine, qui pour son plus grand malheur, doit bientôt devenir l'épouse du vieux docteur Battholo se rend à Séville où il rencontre Figaro, on ancien subalterne qui s'est depuis fait une belle réputation de barbier et possède une situation confortable et implore ce dernier lui vienne en aide. C'est ainsi que nous deux compères vont tout faire pour que le mariage entre le docteur et Rosine n'ait pas lieu.
    Pièce en quatre actes, aux scènes très courtes, ce qui rend la lecture que bien plus agréable. Celle-ci a été l'oeuvre de nombreuses adaptations théâtrales ainsi que musicales. L'intrigue est divertissante, l'ambiance générale qui se dégage de la pièce agréable. Une lecture en somme très divertissante qui est rentrée dans les classiques de la littérature française.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par chartel, le 28 mai 2010

    chartel
    Le vieux Bartholo tient caché comme son trésor une jeune fille, Rosine, qu'il souhaite épouser contre son gré. Mais le comte Almaviva, épris de la pauvre séquestrée, va tenter de faire échouer cette honteuse entreprise du vieux libidineux, avec l'aide de son (in)fidèle valet Figaro.
    Ce premier grand succès de Beaumarchais (il était pourtant mal parti, avec une première version en cinq actes qui fut mal accueillie) est une comédie qui à la vitalité de la commedia dell'arte, l'ironie des classiques du grand Molière et l'exotisme des romans picaresques. Une pièce qui met à l'honneur le personnage du valet, habituellement fourbe, fripon et jovial. Il se transforme en un homme plus subtil, rivalisant d'audace et de raison avec un maître qui deviendrait presque dépendant de son valet.
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  • Par Sullyvan, le 11 mars 2011

    Sullyvan
    C'est simple, j'adore Beaumarchais. Comme Marivaux, l'influence de la Commedia italienne est omniprésente, et quel bonheur ! La fougue de Figaro, qui parle plus qu'il n'est besoin, la verve de Suzanne sur qui il déteint, et le travail du canevas. Époustouflant.
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Scriba, le 05 février 2012

    Scriba
    Il vaut toujours mieux voir une pièce de Théâtre que la lire... Mais on retrouve avec plaisir l'écriture de Beaumarchais, simple à suivre, et les intrigues assez classiques mais toujours trépidantes et jouissives !
    Il n'est pas sans rappeler Molière dans certaines scènes.
    Pièce facile à lire et à comprendre.
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Citations et extraits

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  • Par Orphea, le 25 mai 2010

    FIGARO -- C'est mon bon ange, Excellence, puisque je suis assez heureux pour retrouver mon ancien maître. Voyant à Madrid que la République des Lettres était celle des loups, toujours armés les uns contre les autres, et que, livrés au mépris où ce risible acharnement les conduit, tous les insectes, les moustiques, les cousins, les critiques, les maringouins, les envieux, les feuillistes, les libraires, les censeurs, et tout ce qui s'attache à la peau des malheureux gens, achevait de déchiqueter et sucer le peu de substance qui leur restait ; fatigué d'écrire, ennuyé de moi, dégoûté des autres, abîmé de dettes et léger d'argent ; à la fin, convaincu que l'utile revenu du rasoir est préférable aux vains honneurs de la plume, j'ai quitté Madrid, et, mon bagage en sautoir, parcourant philosophiquement les deux Castilles, la Manche, l'Estramadure, la Sierra-Morena, l'Andalousie ; accueilli dans une ville, emprisonné dans l'autre, et partout supérieur aux événements ; loué par ceux-ci, blâmé par ceux-là ; aidant au bon temps, supportant le mauvais ; me moquant des sots, bravant les méchants ; riant de ma misère et faisant la barbe à tout le monde ;vous me voyez enfin établi dans Séville et prêt à servir de nouveau Votre Excellence en tout ce qu'il lui plaira m'ordonner.
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  • Par Orphea, le 25 mai 2010

    FIGARO ( Il aperçoit le comte. ) -- J'ai vu cet abbé-là quelque part. ( Il se relève.)
    LE COMTE, à part. -- Cet homme ne m'est pas inconnu.
    FIGARO -- Eh non, ce n'est pas un abbé ! Cet air altier et noble...
    LE COMTE -- Cette tournure grotesque...
    FIGARO -- Je ne me trompe point ; c'est le Comte Almaviva.
    LE COMTE --Je crois que c'est ce coquin de Figaro.
    FIGARO -- C'est lui-même, Monseigneur.
    LE COMTE -- Maraud ! si tu dis un mot...
    FIGARO -- Oui, je vous reconnais ; voilà les bontés familières dont vous m'avez toujours honoré.
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  • Par Orphea, le 21 avril 2010

    FIGARO- Voilà précisément la cause de mon malheur, Excellence. Quand on a rapporté au Ministre que je faisais, je puis dire assez joliment, des bouquets à Chloris, que j'envoyais des énigmes aux jounaux, qu'il courait des madrigaux de ma façon ; en un mot, quand il a su que j'étais imprimé tout vif, il a pris la chose au tragique, et m'a fait ôter mon emploi, sous prétexte que l'amour des Lettres est incompatible avec l'esprit des affaires.
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  • Par BoulieBouffeTout, le 11 juillet 2010

    En amour le cœur n'est pas difficile sur les productions de l'esprit.

    La difficulté de reussir ne fait qu'ajouter a la necessite d'entreprendre.

    Quand on cède a la peur du mal on ressent déjà le mal de la peur.
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  • Par Orphea, le 25 mai 2010

    FIGARO -- Faute de sens. Mais soyons vrais, Docteur ; quand la jeunesse et l'amour sont d'accord pour tromper un vieillard, tout ce qu'il fait pour l'empêcher peut bien s'appeler à bon droit la Précaution inutile.
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Video de Beaumarchais

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Jean Piat
Interview de Jean PIAT : il a incarné Cyrano et Figaro. Il a joué "Le Mariage de Figaro" une centaine de fois. C'est un personnage fétiche pour lui. Il parle de son costume dans Figaro et montre l'habit en question . Il parle de BEAUMARCHAIS, qui peut s'identifier à Figaro. Au mur, portrait de BEAUMARCHAIS par Nattier. BEAUMARCHAIS, en homme d'affaires avisé, créa les droits d'auteur. Jean...











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