Deuxième volet d'une trilogie, cette comédie (de langage,situations et caractères) du XVIII° siècle, se déroule en Espagne. On retrouve certains personnages du Barbier de Séville comme le Comte d'Almaviva (qui après avoir épousé Rosine est devenu un tyran volage,orgueilleux,méprisant et jaloux), la Comtesse( Rosine donc) digne et vertueuse, Marceline (au caractère fort) dont le rôle prend de l'ampleur et Figaro, mais Figaro (domestique du Comte, personnage principal gai,rusé et intelligent) est fiancé à l'honnête Suzanne (jusqu'alors inconnue).....D'autres apparaissent.
Le titre:
Le mariage de Figaro signe l'essentiel des tenants et aboutissants de la pièce pleine de rebondissements,mensonges, manigances,coup de
Théâtre, malentendus,méprises car dés le départ le Comte désire exercer le droit de cuissage sur Rosine.
Beaumarchais, dont cette satire sociale, politique et juridique (le proces de Figaro endetté est un exemple de corruption des juges) est moins légère (jeux de mots et grivoiseries) qu'il n'y parait, s'identifie à Figaro et nous livre des réflexions philosophiques sur le pouvoir,l'asservissement des femmes, l'argent, le couple, la fidélité et l'amour.
Féministe avant l'heure
Beaumarchais?
En tous cas pour moult raisons
Le mariage de Figaro n'a été joué à la Comédie Française qu'après une longue interdiction de quatre années.
Elle a été suivie d'un troisième volet: La mère coupable.