ISBN : 2070377822
Éditeur : Gallimard (1986)


Note moyenne : 4.25/5 (sur 53 notes) Ajouter à mes livres
Sa réussite au concours de l'agrégation marque pour Simone de Beauvoir la fin de l'existence étroite et dépendante qu'elle a relatée dans Les mémoires d'une jeune fille rangée. Elle est désormais libre de vivre à sa guise et d'explorer ce monde des adultes qu'elle conna... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 5.00/5
    Par SachaRabasse, le 08 mai 2012

    SachaRabasse
    Un ouvrage magnifique, une véritable odyssée au sein de la vie d'une jeune femme du milieu du XX siècle. Simone de Beauvoir se raconte au fil de sa jeunesse, relate ses amitiés, sa relation avec le personnage de Sartre, ses promenades solitaires et les voyages qui défilent sans cesse. Son écriture regorge de lectures, de références cinématographique ou théâtrales, on retrouve des Personnages tel que Cocteau ou Gallimard. Ses interrogations sur ses écrits, ses débuts, sa vie de professeure de philosophie.
    J'apprécie particulièrement cette auteure, par son écriture abordable, elle discute véritablement avec le lecteur, on la connait intimement. Faisant suite à "Mémoire d'une jeune fille rangée", "La Force de l'âge" se dévore, divisée en étapes linéaires calquées sur sa vie. Une lecture ardemment conseillée, qui incite à lire plus, toujours plus, et à écrire.
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    • Livres 5.00/5
    Par Anlectrice, le 10 août 2011

    Anlectrice
    On reste ébahis devant l'audace de cette jeune femme qui s'affirme dans une France toujours marquée par le conservatisme d'avant guerre, on découvre un témoignage précieux sur la France pendant l'occupation et sur le front allemand en pleine guerre, on voit le nazisme s'installer insidieusement dans notre pays, on voyage dans ces pays tellement exotiques et en pleine effervescence politique de ce temps, on suit avec espoir les tentatives presque révolutionnaires des penseurs de gauche, et on voudrait nous aussi côtoyer toute cette jeunesse tellement riche d'envie de changer le monde, de casser l'ordre moral et culturel de l'époque.
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    • Livres 5.00/5
    Par LaForceduTemps, le 30 juillet 2011

    LaForceduTemps
    Nous continuons à suivre Simone entouré de personnage qui nous sont proches et très très éloignés
    La bicyclette, les grandes randonnées, Sartre, les postes D'enseignantes, les prises de position, "leur couple"
    Un livre qui enseigne l'histoire autrement!!!!
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Citations et extraits

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  • Par ZetaZeta, le 31 mars 2010

    Le vieux réalisme, qui décrit les objets en soi, reposait sur des postulats erronés. Proust, Joyce optaient, chacun à sa manière, pour un subjectivisme que nous ne jugions pas mieux fondé. Chez Hemingway, le monde existait dans son opaque extériorité, mais toujours à travers la perspective d'un sujet singulier ; l'auteur ne nous en livrait que ce qu'en pouvait saisir la conscience avec laquelle il coïncidait ; il réussissait à donner aux objets une énorme présence, précisément parce qu'il ne les séparait pas de l'action où ses héros étaient engagés ; en particulier, c'est en utilisant les résistances des choses qu'il parvenait à faire sentir l'écoulement du temps.
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  • Par flamenca, le 10 septembre 2009

    A dix-neuf ans, malgré mes ignorances et mon incompétence, j'avais sincèrement voulu écrire ; je me sentais en exil et mon unique recours contre la solitude, c'était de me manifester.
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  • Par torezu, le 27 février 2011

    Quelques mois plus tôt en décembre, le maréchal Pétain avait proclamé dans un discours la nécessité d’unir l’école à l’armée, et une circulaire adressée aux professeurs leur avait enjoint de servir la propagande nataliste: j’y fis une allusion ironique. Le bruit courut que je m’étais vantée d’avoir de riches amants et que j’avais conseillé à mes élèves de m’imiter[…] seules quelques élèves de « haute moralité » auraient osé protester.
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  • Par ZetaZeta, le 30 mars 2010

    Un matin, je regardais de ma fenêtre l'église qui me faisait face, les fidèles qui sortaient de la messe, les mendiants attachés à la paroisse, et j'eus une illumination : "Il n'y a pas de situation privilégiée !" Toutes les situations se valaient, puisqu'elles avaient toutes autant de vérité. C'était une idée précieuse ; heureusement, je ne commis jamais la faute d'en user pour justifier le sort des déshérités. Lorsque je la formulai, je ne pensai qu'à moi : il m'apparaissait avec évidence que je n'étais privée d'aucune chance.
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  • Par ZetaZeta, le 31 mars 2010

    Sartre me reprochait parfois mon insouciance ; moi, je m'agaçais quand il se plongeait trop longuement dans un journal. Pour me justifier, j'invoquais la théorie de "l'homme seul". Sartre m'objecta que "l'homme seul" ne se désintéresse pas du cours des choses ; il pense sans le secours d'autrui : cela ne signifie pas qu'il choisisse l'ignorance (...). Il s'agissait en fait d'une fuite : je me mettais des œillères pour préserver ma sécurité. Je me suis longtemps entêtée dans ce "refus de l'humain" dont s'inspirait aussi mon esthétique. J'aimais les paysages d'où les hommes semblaient absents, et les déguisements qui me cachaient leur présence : le pittoresque, la couleur locale. A Rouen, l'endroit que je préférais, c'était la rue Eau-de-Robec : les maisons difformes, branlantes, baignant dans des eaux crasseuses semblaient presque destinées à une espèce étrangère. J'étais attirée par les gens qui, d'une manière ou d'une autre, reniaient leur humanité : les fous, les putains, les clochards.
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Videos de Simone de Beauvoir

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Vidéo de Simone de Beauvoir

Cette pièce est une adaptation du livre de Simone de Beauvoir "Le deuxième sexe". Elle est signée Michelle Brûlé qui est aussi sur scène aux côtés d'Anne-Laure Tondu. Leur duo autour de l'écrivain et philosophe est rythmé par des chansons réalistes accompagnées à l'accordéon. "La ballade de Simone" permet de découvrir toute la complexité d'une femme et plus généralement de l'être humain et des sentiments amoureux. La pièce rappelle comment Simone de Beauvoir, qui partageait sa vie avec Jean-Paul Sartre, a aimé follement un homme tout en écrivant un livre qui marquera des générations de femmes, faisant d'elle une pionnière de l'émancipation féminine. En 1947, alors qu'elle est en pleine écriture du "Deuxième sexe", Simone tombe amoureuse de l'américian Nelson Algren, l'auteur de L'homme au bras d'or, qui fut adapté au cinéma par Otto Premingher. Son amour est tel qu'elle est prête à briser cet équilibre de sexes qu'elle recherche tant : "je serai sage, je ferai la vaisselle" écrit-elle








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