ISBN : 2070363635
Éditeur : Gallimard (1973)


Note moyenne : 3.9/5 (sur 10 notes) Ajouter à mes livres
Quand il ouvrit la porte, tous les yeux se tournèrent vers lui ; * Que me voulez-vous ? Dit-il.

Laurent était assis à califourchon sur une chaise devant le feu. * Il faut que je sache si c'est décidé ou non pour demain matin, dit Laurent. Demain.
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 4.00/5
    Par annie, le 14 avril 2009

    annie
    Des jeunes à Paris avant et pendant la guerre 39-45. Jean, fils d'industriel, a choisi la révolte, la cause de l'ouvrier et le travail à l'usine.
    Madeleine est sa maîtresse. Hélène, dessinatrice, vit un amour platonique avec Paul, quand elle porte son amour sur Jean, amour sans retour; elle reste par dépendance enfantine attachée à Paul, qui découvre cette supercherie inconsciente.
    Cela la pousse à aborder Jean, qui ne veut pas d'elle. Par besoin de vengeance, elle va se laisser déflorer, et la suite sera un abortus clandestin. Ceci a l'effet d'un chantage amoureux et Jean, qui se sent vite coupable et responsable outre mesure, la "choisit" par pitié, avec une tendresse sans amour, sans rompre avec Madeleine.
    "Je croyais simplement embrasser Hélène; et je trahissais Paul, je blessais Madeleine."
    Madeleine, qui s'en va participer à la guerre contre le fascisme en Espagne, tandis que la guerre 39-45 se prépare en France.
    Les jeunes discutent: la France croit acheter la paix en donnant la Tchécoslovaquie à Hitler.
    "- C'est facile de payer avec Le Sang des autres".
    Quoi choisir? Cette question devient lancinante quand la guerre arrive (situation d'extrêmes: l'extrême contient le maximum d'information).
    Mobilisation, prison, résistance, représailles, déportation, collaboration, razzia de juifs, tout cela immiscé dans la relation d'Hélène et Jacques donne des poignantes situations à choisir.
    On ne peut pas toujours payer avec Le Sang des autres: parfois il faut payer avec son propre sang.
    "Je n'ai pas créé le monde. Mais je le recrée à chaque instant par ma présence. Et tout se passe pour moi comme si tout ce qui lui arrive lui arrivait par moi."
    Cela sonne héroiquement grand, cet engagement absolu de Jacques. Mais un poète hollandais disait "le monde entier est trop grand pour chérir sur mon coeur". Et le petit moment du choix personnel venu, Hélène, na&iulm;ve peut-être, sait mieux choisir.


    Lien : http://mazel-livres.blogspot.com/
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Citations et extraits

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  • Par peto, le 08 avril 2010

    - [...] sous prétexte d'éviter la guerre, ils vous font avaler n'importe quelle paix.
    - Sous prétexte de révolution, vous nous jetteriez dans n'importe quelle guerre, dit Jardinet.
    - Parce que nous, nous sommes des révolutionnaires, dit Masson. Vous avez peur de la révolution.
    - Non, dis-je, mais ne voulons pas l'acheter par une guerre mondiale. Ce serait payer trop cher.
    - On ne paiera jamais trop cher. Paul me regarda avec dédain. Vous n'arriverez jamais à rien, parce que vous ne voulez pas payer.
    - C'est facile de payer avec le sang des autres.
    - Le sang des autres et le nôtre, c'est le même, dit Paul.
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  • Par Scrap-girl, le 26 septembre 2010

    Déchargé de moi-même. Déchargé de la tâche angoissante d'être un Homme. Rien qu'un soldat, soumis avec indifférence à la routine des journées. Vas-y, n'y vas pas. Ce n'était pas à moi de parler: quelqu'un parlait pour moi. Ce silence inhumain. Par delà le consentement et la révolte, ce repos mortel. C'était facile d'être un mort.
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  • Par Scrap-girl, le 26 septembre 2010

    Les Juifs crevaient comme des mouches dans des camps de concentration, mais avais-je le droit d'échanger leurs cadavres contre les corps innocents des paysans de France? Je pouvais payer avec mon corps, avec mon sang, mais les autres hommes n'étaient pas une monnaie à mon usage.
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Vidéo de Simone de Beauvoir

Cette pièce est une adaptation du livre de Simone de Beauvoir "Le deuxième sexe". Elle est signée Michelle Brûlé qui est aussi sur scène aux côtés d'Anne-Laure Tondu. Leur duo autour de l'écrivain et philosophe est rythmé par des chansons réalistes accompagnées à l'accordéon. "La ballade de Simone" permet de découvrir toute la complexité d'une femme et plus généralement de l'être humain et des sentiments amoureux. La pièce rappelle comment Simone de Beauvoir, qui partageait sa vie avec Jean-Paul Sartre, a aimé follement un homme tout en écrivant un livre qui marquera des générations de femmes, faisant d'elle une pionnière de l'émancipation féminine. En 1947, alors qu'elle est en pleine écriture du "Deuxième sexe", Simone tombe amoureuse de l'américian Nelson Algren, l'auteur de L'homme au bras d'or, qui fut adapté au cinéma par Otto Premingher. Son amour est tel qu'elle est prête à briser cet équilibre de sexes qu'elle recherche tant : "je serai sage, je ferai la vaisselle" écrit-elle








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