Des jeunes à Paris avant et pendant la guerre 39-45. Jean, fils d'industriel, a choisi la révolte, la cause de l'ouvrier et le travail à l'usine.
Madeleine est sa maîtresse. Hélène, dessinatrice, vit un amour platonique avec Paul, quand elle porte son amour sur Jean, amour sans retour; elle reste par dépendance enfantine attachée à Paul, qui découvre cette supercherie inconsciente.
Cela la pousse à aborder Jean, qui ne veut pas d'elle. Par besoin de vengeance, elle va se laisser déflorer, et la suite sera un abortus clandestin. Ceci a l'effet d'un chantage amoureux et Jean, qui se sent vite coupable et responsable outre mesure, la "choisit" par pitié, avec une tendresse sans amour, sans rompre avec Madeleine.
"Je croyais simplement embrasser Hélène; et je trahissais Paul, je blessais Madeleine."
Madeleine, qui s'en va participer à la guerre contre le fascisme en Espagne, tandis que la guerre 39-45 se prépare en France.
Les jeunes discutent: la France croit acheter la paix en donnant la Tchécoslovaquie à Hitler.
"- C'est facile de payer avec
Le Sang des autres".
Quoi choisir? Cette question devient lancinante quand la guerre arrive (situation d'extrêmes: l'extrême contient le maximum d'information).
Mobilisation, prison, résistance, représailles, déportation, collaboration, razzia de juifs, tout cela immiscé dans la relation d'Hélène et Jacques donne des poignantes situations à choisir.
On ne peut pas toujours payer avec
Le Sang des autres: parfois il faut payer avec son propre sang.
"Je n'ai pas créé le monde. Mais je le recrée à chaque instant par ma présence. Et tout se passe pour moi comme si tout ce qui lui arrive lui arrivait par moi."
Cela sonne héroiquement grand, cet engagement absolu de Jacques. Mais un poète hollandais disait "le monde entier est trop grand pour chérir sur mon coeur". Et le petit moment du choix personnel venu, Hélène, na&iulm;ve peut-être, sait mieux choisir.
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