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On m'avait entraînée à confondre ce qui doit être et ce qui est
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Par torezu le 08/05/2010
Je me promis lorsque je serai grande de ne pas oublier qu'on est à 5 ans un individu complet c'est ce que niaient les adultes lorsqu'ils me marquaient de la condescendance et ils m'offensaient.
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Par torezu le 08/05/2010
A travers son héroïne, je m'identifiais à l'auteur, un jour une adolescente, une autre moi-même, tremperait de ses larmes un roman où j'aurais raconté ma propre histoire.
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Par Carotte le 15/03/2008
Depuis sept ans , je me confessais deux fois par mois à l'abbé Martin; je l'entretenais de mes états d'âme; je m'accusais d'avoir communié sans ferveur, d'avoir prié du bout des lèvres, trop rarement pensé à Dieu; à ces défaillances éthérées, il répondais par un sermon d'un style élevé. Un jour, au lieu de se conformer à ces rites, il se mis à me parler sur un ton familier. "Il m'est venu aux oreilles que ma petite Simone a changé... qu'elle est désobéissante, turbulente, qu'elle répond quand on la gronde... Désormais il faudra faire attention à ces choses." Mes joues s'embrasèrent, je regardait avec horreur l'imposteur que j'avais pendant des années pris pour le représentant de Dieu : brusquement il venait de retrousser sa soutane, découvrant des jupons de bigote; sa robe de prêtre n'était qu'un travesti; elle habillait une commère qui se repaissait de ragots.
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Je me suis mis à tenir un journal intime ; en exergue, j'écrivis : " Si quelqu'un, qui que ce soit, lit ces pages, je ne lui pardonnerai jamais. C'est une laide et mauvaise action qu'il fera là. Prière de respecter cet avertissement en dépit de sa ridicule solennité. " En outre, je pris grand soin de le dérober à tous les regards. J'y recopiais des passages de mes livres favoris, je m'interrogeais, je m'analysais je me félicitais de ma tranformation. En quoi consistait-elle au juste ? Mon journal l'explique mal ; j'y passais quantité de choses sous silence, et je manquais de recul.
Folio n° 786, p. 260
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Et je n'imaginais pas qu'on pût servir plus efficacement l'humanité qu'en lui dispensant des lumières, de la beauté.
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Par Zabou le 20/07/2010
Mais, le pire, quand on habite une prison sans barreaux, c'est qu'on n'a pas même conscience des écrans qui bouchent l'horizon; j'errais à travers un épais brouillard, et je le croyais transparent. Les choses qui m'échappaient, je n'en entrevoyais même pas la présence.
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Je compris qu’il considérait le mariage comme une solution et non comme un point de départ. Pas question de s’élever ensemble vers des cimes : si je devenais Madame Laiguillon, je serais vouée à l’entretien d’un « foyer clos ». Peut-être n’était-ce pas absolument inconciliable avec mes aspirations personnelles ? Je me méfiais des conciliations et celle-ci en particulier me paraissait périlleuse. Quand je partagerais l’existence de Jacques, j’aurais bien du mal à me défendre contre lui puisque déjà son nihilisme me contaminait. […] Nous n’avions foi ni l’un ni l’autre dans les valeurs traditionnelles ; mais moi j’étais décidée à en découvrir ou à en inventer d’autres […]. Je cherchais un dépassement.
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Le fait est que je n’avais pas encore mis la main sur rien. Amour, action, œuvre littéraire : je me bornais à secouer des concepts dans ma tête ; je contestais abstraitement d’abstraites possibilités et j’en concluais à la navrante insignifiance de la réalité.
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Différence entre la notion de concept et le concept de notion?