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Citations sur Mémoires d'une jeune fille rangée (57)


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  • Par Jooh le 05/08/2012


    Malgré les promesses du ciel, je suffoquais d'horreur en pensant à la mort qui sur terre sépare à jamais les gens qui s'aiment.

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  • Par Jooh le 05/08/2012


    Les pensées vont et viennent à leur guise dans notre tête, on ne fait pas exprès de croire ce qu'on croit.

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  • Par Zora-la-Rousse le 04/12/2010


    On m'avait entraînée à confondre ce qui doit être et ce qui est

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  • Par Jooh le 05/08/2012


    Un seule chose, par instants, m'assombrissait: un jour, je le savais, cette période de ma vie s'achèverait. Cela ne paraissait pas vraisemblable. Quand on a aimé ses parents vingt ans, comment peut-on, sans mourir de douleur, les quitter pour suivre un inconnu ? et comment peut-on, alors qu'on s'est passé de lui pendant vingt ans, se mettre à aimer du jour au lendemain un homme qui ne vous est rien ?

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  • Par Jooh le 04/08/2012


    Et mon âme n'était pas moins précieuse aux yeux de Dieu que celle des enfants mâles: pourquoi les eussé-je enviés ?

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  • Par Carotte le 15/03/2008


    Depuis sept ans , je me confessais deux fois par mois à l'abbé Martin; je l'entretenais de mes états d'âme; je m'accusais d'avoir communié sans ferveur, d'avoir prié du bout des lèvres, trop rarement pensé à Dieu; à ces défaillances éthérées, il répondais par un sermon d'un style élevé. Un jour, au lieu de se conformer à ces rites, il se mis à me parler sur un ton familier. "Il m'est venu aux oreilles que ma petite Simone a changé... qu'elle est désobéissante, turbulente, qu'elle répond quand on la gronde... Désormais il faudra faire attention à ces choses." Mes joues s'embrasèrent, je regardait avec horreur l'imposteur que j'avais pendant des années pris pour le représentant de Dieu : brusquement il venait de retrousser sa soutane, découvrant des jupons de bigote; sa robe de prêtre n'était qu'un travesti; elle habillait une commère qui se repaissait de ragots.

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  • Par torezu le 08/05/2010


    Je me promis lorsque je serai grande de ne pas oublier qu'on est à 5 ans un individu complet c'est ce que niaient les adultes lorsqu'ils me marquaient de la condescendance et ils m'offensaient.

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  • Par torezu le 08/05/2010


    A travers son héroïne, je m'identifiais à l'auteur, un jour une adolescente, une autre moi-même, tremperait de ses larmes un roman où j'aurais raconté ma propre histoire.

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  • Par cequejelis le 05/10/2011


    Je me suis mis à tenir un journal intime ; en exergue, j'écrivis : " Si quelqu'un, qui que ce soit, lit ces pages, je ne lui pardonnerai jamais. C'est une laide et mauvaise action qu'il fera là. Prière de respecter cet avertissement en dépit de sa ridicule solennité. " En outre, je pris grand soin de le dérober à tous les regards. J'y recopiais des passages de mes livres favoris, je m'interrogeais, je m'analysais je me félicitais de ma tranformation. En quoi consistait-elle au juste ? Mon journal l'explique mal ; j'y passais quantité de choses sous silence, et je manquais de recul.

    [Folio n° 786 - p. 260]

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  • Par Roxylya le 20/07/2013


    je ne pouvais accepter avec indifférence la chute qui me précipitait de la plénitude au vide, de la béatitude à l'horreur ; si je la tenait pour fatale, je m 'y résignais : jamais je ne me suis emportée contre un objet. Mais je refusais de céder à cette force impalpable : les mots ; ce qui me révoltait c'est qu'une phrase négligemment lancée : "il faut... il ne faut pas", ruinât en un instant mes entreprises et mes joies. L'arbitraire des ordres et des interdits auxquels je me heurtais en dénonçaient l'inconsistance ; hier j'ai pelé une pêche : pourquoi pas cette prune ? pourquoi quitter mes jeux juste à cette minute ? partout je rencontrais des contraintes, nulle part la nécessité.

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