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On m'avait entraînée à confondre ce qui doit être et ce qui est
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Par Jooh le 05/08/2012
Malgré les promesses du ciel, je suffoquais d'horreur en pensant à la mort qui sur terre sépare à jamais les gens qui s'aiment.
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Par Jooh le 05/08/2012
Les pensées vont et viennent à leur guise dans notre tête, on ne fait pas exprès de croire ce qu'on croit.
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Par torezu le 08/05/2010
Je me promis lorsque je serai grande de ne pas oublier qu'on est à 5 ans un individu complet c'est ce que niaient les adultes lorsqu'ils me marquaient de la condescendance et ils m'offensaient.
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Par torezu le 08/05/2010
A travers son héroïne, je m'identifiais à l'auteur, un jour une adolescente, une autre moi-même, tremperait de ses larmes un roman où j'aurais raconté ma propre histoire.
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Par Carotte le 15/03/2008
Depuis sept ans , je me confessais deux fois par mois à l'abbé Martin; je l'entretenais de mes états d'âme; je m'accusais d'avoir communié sans ferveur, d'avoir prié du bout des lèvres, trop rarement pensé à Dieu; à ces défaillances éthérées, il répondais par un sermon d'un style élevé. Un jour, au lieu de se conformer à ces rites, il se mis à me parler sur un ton familier. "Il m'est venu aux oreilles que ma petite Simone a changé... qu'elle est désobéissante, turbulente, qu'elle répond quand on la gronde... Désormais il faudra faire attention à ces choses." Mes joues s'embrasèrent, je regardait avec horreur l'imposteur que j'avais pendant des années pris pour le représentant de Dieu : brusquement il venait de retrousser sa soutane, découvrant des jupons de bigote; sa robe de prêtre n'était qu'un travesti; elle habillait une commère qui se repaissait de ragots.
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Par Jooh le 05/08/2012
Un seule chose, par instants, m'assombrissait: un jour, je le savais, cette période de ma vie s'achèverait. Cela ne paraissait pas vraisemblable. Quand on a aimé ses parents vingt ans, comment peut-on, sans mourir de douleur, les quitter pour suivre un inconnu ? et comment peut-on, alors qu'on s'est passé de lui pendant vingt ans, se mettre à aimer du jour au lendemain un homme qui ne vous est rien ?
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Je me suis mis à tenir un journal intime ; en exergue, j'écrivis : " Si quelqu'un, qui que ce soit, lit ces pages, je ne lui pardonnerai jamais. C'est une laide et mauvaise action qu'il fera là. Prière de respecter cet avertissement en dépit de sa ridicule solennité. " En outre, je pris grand soin de le dérober à tous les regards. J'y recopiais des passages de mes livres favoris, je m'interrogeais, je m'analysais je me félicitais de ma tranformation. En quoi consistait-elle au juste ? Mon journal l'explique mal ; j'y passais quantité de choses sous silence, et je manquais de recul.
[Folio n° 786, p. 260]
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Par Jooh le 04/08/2012
Et mon âme n'était pas moins précieuse aux yeux de Dieu que celle des enfants mâles: pourquoi les eussé-je enviés ?
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Par Austral le 10/09/2012
Seul Clairaut se montra morose ; il faisait à ma sœur une cour empressée mais qui ne rendait pas du tout. Il faut dire qu’il s’y prenait d’une drôle de manière ; il nous invitait à boire un verre dans quelque arrière-boutique de boulanger, et commandait d’autorité :
- Trois thés – Non je prendrai une limonade, disait Poupette. – Le thé est plus rafraîchissant. – J’aime mieux la limonade. – Bon ! alors trois limonades, disait-il avec colère. – Mais prenez du thé. – Je ne veux pas me singulariser.