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Critiques sur Mémoires d'une jeune fille rangée (52)
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Jooh
12 août 2012
  • 4/ 5
J'en termine tout juste avec "Les Mémoires d'Une Jeune Fille Rangée", et je peux le crier haut et fort: oui, ce livre constitue vraiment un joli témoignage sur l'enfance et l'entrée dans l'âge adulte de Simone de Beauvoir, avec la présentation de belles rencontres, qui toutes à leur manière, vont participer à la "construction" du Castor, tout cela agrémenté des questionnements et réflexions de Simone de Beauvoir sur divers domaines comme l'Être, Dieu, la Religion ou encore la Condition Féminine... Même si toutes ne m'ont pas entièrement convaincue, je dois reconnaître que j'en ai aimé beaucoup d'autres, et pour ne pas mentir, la très grande majorité de ses pensées m'a conquise.

Voir au fil des pages la petite Simone se muer progressivement en une jeune femme avide de liberté et de connaissances est extrêmement intéressant, et voir à quel point son évolution entre l'enfance et l'adolescence est importante l'est tout autant.

Ce premier tome des mémoires de Simone de Beauvoir donne assurément l'envie de se pencher un peu plus sur son oeuvre, d'autant que l'écriture et le style du Castor m'ont beaucoup plu, une plume qui semble très juste, sincère, réfléchie mais qui reste toujours accessible.

Bref, j'ai aimé ces mémoires, et j'ai hâte de lire la suite de son autobiographie avec les deux tomes qui suivent, à savoir "La force de l'âge", puis "La force des choses"; et ainsi me replonger dans l'esprit riche de Simone de Beauvoir.
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Myriam3
21 juillet 2016
  • 5/ 5
Disons le tout de suite, chaque matin de cette semaine, où j'ai dû ranger ce livre dans mon sac parce que le train entrait en gare, a été douloureux. La seule chose qui me restait à faire, en marchant, était de ressasser ce que je venais de lire, de le relier éventuellement à moi, à ma propre enfance, et d'associer ces mémoires à ce que je savais de Simone de Beauvoir.
Que certaines autobiographies lues récemment me paraissent fades et vides maintenant, face à celle-ci! Simone de Beauvoir saute en effet sur chaque évocation de son enfance pour le décortiquer, l'expliquer, en tirer la substance de ce qui va la construire au fil des années.
Son enthousiasme de petite fille précoce tout comme ses crises de colère quand on l'arrachait à un instant captivant, son adolescence ingrate, ses questionnements sur la foi, pourtant jeune fervente les premières années de sa vie, puis sa farouche volonté de se libérer de la bourgeoisie dans laquelle elle est empêtrée jusqu'au cou tout comme beaucoup de ses amis, , ces rencontres qui la forgeront, l'orienteront sans cesse vers de nouvelles découvertes et des réflexions toujours en mouvement.
On gardera en tête son amitié avec sa soeur Poupette et Zaza, son amie d'enfance, son amour pour son cousin Jacques, son admiration pour Herbaud et enfin, Sartre, qui s'avèrera celui qui restera pour toujours dans sa vie.
Simone de Beauvoir ne se juge jamais, elle analyse, dit le cheminement de sa pensée d'enfant et adolescente, recourant parfois à ses journaux de l'époque et aux lettres reçues alors.
Cette correspondance, parlons-en, tourne autour d'un aspect de la haute bourgeoisie oublié aujourd'hui, qui est celui des mariages arrangés autour des dots et de la respectabilité des familles, les jeunes filles souffrant d'amours contrariés et impossibles, les garçons incités à se faire la main sur de jeunes femmes de basse condition avant de se lancer dans le mariage. Dans les années 20, pourtant relativement indépendante, passant l'agrégation et déjà enseignante, Simone en est encore à demander l'autorisation à ses parents d'aller au théâtre avec untel. Perdre sa virginité avant le mariage, bien sûr, est impensable, et une fille qui étudie encore à 20 ans se gâche. Qui voudra d'elle?
C'est tout le contexte bourgeois de cette époque qui petit-à-petit va donner naissance aux idées féministes De Beauvoir, dont l'ambition d'être quelqu'un est à la mesure de son intelligence.
Enfin, on y découvre un jeune Jean-Paul Sartre philosophe jusqu'au bout et très attachant.
Une lecture-clé.
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olivberne
27 août 2012
  • 5/ 5
C'est l'une des meilleures autobiographies que je connaisse. En osant montrer comment on se dégage d'une éducation bourgeoise, Simone de Beauvoir donne un exemple de courage, de conviction et de lucidité assez rare. Cette fille était faite pour devenir écrivain et rencontrer Sartre. Bien sûr, l'enfance est réécrite avec un point de vue existentialiste mais le texte est fluide et on s'embarque vite dans cette révolte face à sa condition. le titre a lui seul résume la pensée De Beauvoir: elle veut déranger et ne plus se ranger.
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Roxylya
29 juillet 2013
  • 5/ 5
Je sais pas pour vous mais habituellement, je ne suis pas vraiment portée autobiographie.
Mais celle-ci, je n'ai pas pu y résister (si on ne compte pas les mois que le livre a passé sur mon étagère !) : on sourit, rit, s'énerve, se révolte, compatit, s'interroge. Bref, Pleins d'émotions !
Comment vous décrire le livre pour que vous ayez envie de le lire ?!?
Léger et profonde à la fois, intime et universel le livre, nous parle de bien plus que d'une personne et d'une vie (ce qui à bien y réfléchir, ne serait déjà pas mal)
Une belle « analyse » de soi, de ce qui nous rend semblable aux autres et pourtant unique, l'affirmation d'une identité.
Plus exactement, ce que c'est que d'être une enfant, une jeune fille puis une femme au début du 20émé siècle ... Pas si loin de nous, pas si différent et pourtant...
On traverse toute une époque à travers la vision d'une adulte sur l'enfant et l'adolescente, qu'elle a été - en effleurant parfois la guerre qui semble passer au loin - on visite l'intimité de l'être en devenir face à une société en plein bouleversement qui, l'entoure et (malgré tout) la façonne !
(les époques changent, les sociétés diffères mais les être humains semble rester les même malgré ce que l'on veut bien croire - en partie pour se rassurer face à notre faiblesse et nos propres limites - Cependant, c'est un autre sujet !)

Pour en revenir au livre :
Des questionnements sur la vie, les limites qu'on peut parfois ressentir ou au contraire leurs absences étourdissantes ... Comment malgré tout on devient adulte et on fini par accepter les contraintes et contradictions de nos vies, les concessions et sacrifices que nous sommes prêts à faire pour obéir aux conventions sociales (euh... ou pas!)
Bref! Si moi je peine à vous décrire tout cela Simone (oui Rho! Ok, Mme de Beauvoir) le fait avec un naturel qui frôle l'ironie tellement ça à l'air simple pour elle ! Par instant c'est irritant de ne pouvoir en faire autant !
Il faut dire aussi que le niveau culturel et linguistique de cette époque était tout autre. (Oserai-je ajouter : ainsi que le niveau de "réflexion" ? ouais bon ça sens mauvais la contradiction qui pourtant n'en ai pas vraiment une, Dixit l'aparté...) Il est donc normal que cela vienne se refléter dans l'écriture ! (mais tout de même c'est rageant !)

Donc en résumé :
Un classique français, à lire sans hésiter (si ce n'est pas déjà fait) où vous pourriez bien vous y retrouver !
Une autobiographie réaliste et convaincante. Loin de s'apitoyer sur elle ou de se cajoler sa petite personne, on assiste a une réelle introspection. A nous de vouloir ou non partager ce « chemin » de vie.
Alors, certes, on est pas dupe, on sait bien que l'auteur a pensé et remanié ces souvenirs, idées et phrases pour le bien du livre quitte à se jouer parfois de la "vérité" et donc à prendre quelques distances avec les faits réels mais, dans l'ensemble ça reste plausible comme sujet d'étude du "soi", on a presque l'impression que c'est fait "à chaud" : ce que l'on nomme, plus communément, en littérature "l'illusion du réel".
Et puis de vous à moi, je n'étais pas a ses côtés pour pourvoir dire ce qui relève de l'invention et ce qui n'en relève pas :

« En écrivant une oeuvre nourrie de mon histoire, je me créerais moi-même à neuf et je justifierais mon existence. En même temps, je servirais l'humanité : quel plus beau cadeau lui faire que des livres ? »
L'auteur a tenue sa promesse et vous l'aurez compris ce n'est pas moi qui irai attaquer l'oeuvre.

A suivre : la force de l'âge
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caryatide
15 juin 2016
  • 4/ 5
Merci au Challenge Pavé 2016 de m'avoir donné l'idée de relire ce livre que j'avais lu pour la première fois il y a ...très longtemps et dont je ne me souvenais pas vraiment.
J'ai retrouvé cette "jeune fille rangée" avec beaucoup de plaisir.
J'ai été frappée par l'étroitesse de son monde, Paris , trajet entre l'école, scrupuleusement choisie et l'église , le Limousin dans la maison de famille et l'extraordinaire curiosité de son esprit, alors que tout est fait pour l'étouffer.
Frappée aussi que son père, ruiné par la guerre et ses mauvais placements (et c'est dramatique d'être ruiné quand votre rang social ne vous autorise pas vraiment à travailler) se plaignait déjà, il y a presque cent ans de la disparition de notre civilisation.
Très intéressant de comparer l'évolution entre son monde, le mien, environ cinquante ans plus tard et le monde actuel.
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Momiji
17 février 2016
  • 5/ 5
Dans cette autobiographie portant sur les si longues et si courtes années qui la font passer de l'enfance à l'âge adulte, Simone de Beauvoir retrace son parcours, ses rencontres, l'évolution de sa vision sur le monde et analyse a posteriori les cheminements qui l'ont amenée à définir son projet de vie.

Simone de Beauvoir est une femme et une auteure que j'admire profondément. Les idéaux qu'elles a portés, ses combats, ses réflexions sont une source d'inspiration. Et à date, je n'avais pourtant jamais lu l'autobiographie de ses jeunes années. Il n'est jamais trop tard pour bien faire. Et comme je m'y attendais, j'ai été conquise.

L'écriture de Simone de Beauvoir recèle une puissance magistrale. Les mots sont maniés avec virtuosité, élégance, raffinement et précision. Sa partition ne connaît aucun impair et la musicalité de ses phrases nous emporte instantanément dans ses lointains souvenirs et leur renaissance à son esprit. On plonge avec elle dans ce tissu d'années passées et on sent une complicité se mettre en place entre elle et nous. Nous ne sommes pas que lecteurs, spectateurs passifs de son récit : nous devenons l'oreille privilégiée de son histoire, confident interpellé par la mise en scène de sa vie à la lumière d'une pensée existentialiste, nous vibrons avec elle de l'émancipation des chaînes d'une éducation bourgeoise et catholique. Avec une plume aussi riche et dense que fluide et aérienne, elle revit et rassemble les pièces du puzzle de sa révolte contre cet ordre établi, évoque sa famille, sans cruauté mais sans complaisance, l'attachement et même l'amour porté à son cousin Jacques, ses amitiés dont la plus marquante est celle de Zaza, qui l'accompagnera tout au long de ses années aussi lumineuses que douloureuses. Révolte car on sent ce sentiment derrière les lettres, on voir grandir l'envie de comprendre, d'aller au-delà des formes figées que sa condition lui impose, les questionnements se multiplier, puis les idées et les mots se mettre en place, avec douleur parfois, prise de conscience brusque et violente souvent. La tempête intellectuelle, morale et spirituelle revécue et rejouée a posteriori par l'auteure est maîtrisée avec majesté. Mais ces années parfois orageuses, ce sont aussi les années où le Castor va rencontrer Sartre et ne plus jamais s'en départir.

Je ne suis d'ordinaire pas très portée sur le genre autobiographique mais celle-ci m'a émue, m'a touchée, je l'ai trouvée aussi belle qu'utile : belle car bien écrite, sublime dans la sincérité et la vivacité que déploie l'auteur et utile car au-delà de la dimension narcissique que comporte tout récit de soi, l'auteur veut inviter chacun à s'élever, à aller au-delà des conventions, de ce que famille et société attendent de nous. Simone de Beauvoir n'a jamais renoncé à ses convictions pour plaire, n'a pas hésité à affronter l'adversité ni à rompre avec les valeurs de sa famille pour marcher sur son propre chemin. C'était à mon sens encore moins facile à son époque qu'aujourd'hui.

Le récit de sa vie m'a fait un effet incroyable : je me suis sentie animée d'une force intérieure qui ne demandait qu'à s'exprimer. Ses mots m'ont touchée en plein coeur et je me suis sentie vivre ses doutes, ses peurs, son sentiment d'oppression, ses joies, son élan, mais plus que tout, son besoin de Vivre, de laisser la vie couler en elle. Entreprise d'analyse et de décorticage de ses propres rouages, Simone de Beauvoir livre un message fort qui invite tout un chacun à aller au plus profond de ses ressentis, de son intuition pour pouvoir être présent au monde et s'accomplir.

Il me tarde d'aller découvrir les deux autres tomes de ses mémoires...

Et si je le fais rarement, voici un extrait qui résume l'essence de son propos et sa beauté de sa prose :

«Je rêvais d'être ma propre cause et ma propre fin ; je pensais à présent que la littérature me permettrait de réaliser ce voeu. Elle m'assurerait une immortalité qui compenserait l'éternité perdue ; il n'y avait plus de Dieu pour m'aimer, mais je brûlerais dans des millions de coeurs. En écrivant une oeuvre nourrie de mon histoire, je me créerais moi-même à neuf et je justifierais mon existence. En même temps, je servirais l'humanité : quel plus beau cadeau lui faire que des livres? Je m'intéressais à la fois à moi et aux autres ; j'acceptais mon "incarnation" mais je ne voulais pas renoncer à l'universel : ce projet conciliait tout ; il flattait toutes les aspirations qui s'étaient développées en moi au cours de ces quinze années.»
Lien : http://wp.me/p12Kl4-Es
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Moglug
09 septembre 2016
  • 3/ 5
Mémoires d'une jeune fille rangée retrace les premières années de la philosophe Simone de Beauvoir de la naissance à sa rencontre avec Jean-Paul Sartre.

Avant toute chose je suis frappée par le rythme, extrêmement régulier, et par le style que je qualifierais de distingué, à l'image de la jeune fille décrite. Je suis entrée dans le récit sans aucun à priori, ignorante de la vie de l'auteur. Je sais par ailleurs que ce livre a marqué nombre de lectrices. le rapport de Simone de Beauvoir à la littérature et à la philosophie, son indépendance d'esprit dans un cadre social et familial étriqué, ses choix amicaux, ses questionnements sur le mariage et les études, son ennui, interpellent. Cela dit, je n'ai pu me défaire de l'idée tout au long de ma lecture que j'avais sérieusement affaire à des problèmes de petite bourgeoise, certes bien réels mais pour lesquels ils m'étaient bien difficiles de me sentir concernée. Sans cesse, j'ai attendu la révolte, les cris, une réponse au carcan qui s'impose par cette indéniable régularité du rythme, en vain semble-t-il. Quoique les limites soient en permanence repoussées discrètement et presque naturellement, l'explosion ne se produit pas et ma patience est mise à rude épreuve. Je reste sur ma faim, interpellée mais inassouvie.


Lien : https://synchroniciteetseren..
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DD78
10 juillet 2013
  • 5/ 5
J'avoue que j'avais quelques appréhensions à me plonger dans le récit des jeunes années de cette grande féministe qu'était Simone de Beauvoir. Il faut dire que ma précédente lecture de "Les mots" de Sartre, n'était pas en sa faveur: l'autobiographie de son compagnon tant charnel que philosophique m'était à l'époque apparut hermétique et dénué d'intérêt romanesque. Et c'est exactement là que Simone de Beauvoir a su relever le défi: faire de l'enfance d'une petite bourgeoise parisienne un récit passionnant (pour moi en tout cas!), et que je rapproche tout simplement de l'oeuvre de Proust. En effet, avec quelle introspection étudie-t'elle ses pensées de petite fille et de jeune femme ! Tout cela avec le recul que lui donne son âge lors de l'écriture de cette autobiographie.

Quant aux principales idées de ce "roman", je crois qu'il m'en restera 2 en mémoire: tout d'abord l'importance énorme de la religion dans ces familles du début du siècle. Les jeunes ne sont plus si surs que leurs ainés de l'existence de Dieu, et cela leur procure un malaise, un mal de vivre, voir une recherche d'identité (si Dieu n'existe pas, alors pourquoi sommes-nous là?) que je n'avais jamais soupçonné.
Autre plaisir de ce livre, celui de se balader dans le Paris de l'époque. Boulevard Raspail, Luxembourg, Montparnasse, Sorbonne, des lieux qui me sont bien connus et que je découvrais ici sous un nouvel angle, via le récit de cette jeune agrégée de philosophie.

Bref, un régal !!!
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Bookine92
24 juillet 2012
  • 4/ 5
Si le nom de Simone de Beauvoir nous est à tous familier, nous n'avons pas forcément tous eu l'occasion de la lire. Personnellement, elle fait partie de ces auteurs « sacrés » qui me font un peu peur, pour lesquels je suis tentée mais sans savoir si la lecture va être plaisante ou fastidieuse. Alors, j'essaie pour en avoir le coeur net.

L'idée de commencer par lire ses mémoires, dont Mémoires d'une jeune fille rangée est le premier tome, m'a séduite. Découvrir la personne avant son oeuvre à proprement parler me semblait plus accessible. Une manière de faire connaissance, d'être présentées en quelques sortes.

Le pari est réussi ! Cette biographie nous fait découvrir la petite Simone, curieux personnage avide de culture et surtout de liberté, dans une famille bourgeoise classique du XXème siècle. On passe avec plaisir des descriptifs de la vie quotidienne à ses réflexions sur sa condition de petite et de jeune fille (et oui, très jeune sa condition féminine a été l'un de ses sujets de préoccupation !). Ce premier tome est marqué par la première guerre mondiale, à peine abordée par la « petite » Simone de l'époque. Il se termine au moment où nous pourrions en apprendre plus de ses rapports avec Jean-Paul Sartre, sur la seconde guerre mondiale…Bref, le découpage est bien prévu pour que nous ayons envie de lire le second tome : la force de l'âge.

J'ai beaucoup apprécié la franchise avec laquelle l'auteure nous confie ses mémoires et j'espère que c'est une caractéristique de sa plume. Plume qui d'ailleurs me fait beaucoup moins peur à présent. J'ai eu l'impression de voir la petite fille grandir sous mes yeux, avec ses mots et la retranscription de ses émotions, sous le regard bienveillant et les remarques de celle qu'elle serait plus tard.

J'associais jusqu'ici Simone de Beauvoir à Jean-Paul Sartre (évidemment ! que nous rencontrons d'ailleurs dans ce premier tome), au Deuxième sexe et à la philosophie. Je craignais une lecture trop intellectuelle, voire, « pompeuse ». La lecture de Mémoires d'une jeune fille rangée, premier tome de son autobiographie, me fait revoir tous mes apriori. J'ai même pris conscience à la lecture de ce livre de la difficulté de l'exercice pour un auteur d'avoir a écrire son autobiographie. Jusqu'où se livrer ? Comment partager au juste équilibre son intimité et ses réflexions ?

Je lirai avec plaisir les autres tomes de l'autobiographie de Simone de Beauvoir, ainsi que son livre majeur : le deuxième sexe.
Lien : http://chronopage.net/2012/0..
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rabanne
13 décembre 2015
  • 4/ 5
Simone de Beauvoir, célèbre figure du féminisme du XXème siècle, a écrit ses mémoires, celles d'une enfant, d'une jeune fille puis d'une jeune femme brillante, en quête de philosophie et d'introspection. Sa rencontre avec Jean-Paul Sartre sera le tournant de sa vie...
J'avoue avoir oublié les détails de cette autobiographie, mais d'avoir passé un agréable moment de lecture. Moi qui n'avais pas succombé à la plume de Sartre (Les mains sales, Les mots), ni rien compris à l'existentialisme, j'avais redécouvert le personnage à travers l'évocation passionnée de l'auteure.
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