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Critiques sur Mémoires d'une jeune fille rangée (45)
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Jooh
Jooh12 août 2012
  • Livres 4.00/5
J'en termine tout juste avec "Les Mémoires d'Une Jeune Fille Rangée", et je peux le crier haut et fort: oui, ce livre constitue vraiment un joli témoignage sur l'enfance et l'entrée dans l'âge adulte de Simone de Beauvoir, avec la présentation de belles rencontres, qui toutes à leur manière, vont participer à la "construction" du Castor, tout cela agrémenté des questionnements et réflexions de Simone de Beauvoir sur divers domaines comme l'Être, Dieu, la Religion ou encore la Condition Féminine... Même si toutes ne m'ont pas entièrement convaincue, je dois reconnaître que j'en ai aimé beaucoup d'autres, et pour ne pas mentir, la très grande majorité de ses pensées m'a conquise.

Voir au fil des pages la petite Simone se muer progressivement en une jeune femme avide de liberté et de connaissances est extrêmement intéressant, et voir à quel point son évolution entre l'enfance et l'adolescence est importante l'est tout autant.

Ce premier tome des mémoires de Simone de Beauvoir donne assurément l'envie de se pencher un peu plus sur son oeuvre, d'autant que l'écriture et le style du Castor m'ont beaucoup plu, une plume qui semble très juste, sincère, réfléchie mais qui reste toujours accessible.

Bref, j'ai aimé ces mémoires, et j'ai hâte de lire la suite de son autobiographie avec les deux tomes qui suivent, à savoir "La force de l'âge", puis "La force des choses"; et ainsi me replonger dans l'esprit riche de Simone de Beauvoir.
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olivberne
olivberne27 août 2012
  • Livres 5.00/5
C'est l'une des meilleures autobiographies que je connaisse. En osant montrer comment on se dégage d'une éducation bourgeoise, Simone de Beauvoir donne un exemple de courage, de conviction et de lucidité assez rare. Cette fille était faite pour devenir écrivain et rencontrer Sartre. Bien sûr, l'enfance est réécrite avec un point de vue existentialiste mais le texte est fluide et on s'embarque vite dans cette révolte face à sa condition. le titre a lui seul résume la pensée De Beauvoir: elle veut déranger et ne plus se ranger.
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Roxylya
Roxylya29 juillet 2013
  • Livres 5.00/5
Je sais pas pour vous mais habituellement, je ne suis pas vraiment portée autobiographie.
Mais celle-ci, je n'ai pas pu y résister (si on ne compte pas les mois que le livre a passé sur mon étagère !) : on sourit, rit, s'énerve, se révolte, compatit, s'interroge. Bref, Pleins d'émotions !
Comment vous décrire le livre pour que vous ayez envie de le lire ?!?
Léger et profonde à la fois, intime et universel le livre, nous parle de bien plus que d'une personne et d'une vie (ce qui à bien y réfléchir, ne serait déjà pas mal)
Une belle « analyse » de soi, de ce qui nous rend semblable aux autres et pourtant unique, l'affirmation d'une identité.
Plus exactement, ce que c'est que d'être une enfant, une jeune fille puis une femme au début du 20émé siècle ... Pas si loin de nous, pas si différent et pourtant...
On traverse toute une époque à travers la vision d'une adulte sur l'enfant et l'adolescente, qu'elle a été - en effleurant parfois la guerre qui semble passer au loin - on visite l'intimité de l'être en devenir face à une société en plein bouleversement qui, l'entoure et (malgré tout) la façonne !
(les époques changent, les sociétés diffères mais les être humains semble rester les même malgré ce que l'on veut bien croire - en partie pour se rassurer face à notre faiblesse et nos propres limites - Cependant, c'est un autre sujet !)

Pour en revenir au livre :
Des questionnements sur la vie, les limites qu'on peut parfois ressentir ou au contraire leurs absences étourdissantes ... Comment malgré tout on devient adulte et on fini par accepter les contraintes et contradictions de nos vies, les concessions et sacrifices que nous sommes prêts à faire pour obéir aux conventions sociales (euh... ou pas!)
Bref! Si moi je peine à vous décrire tout cela Simone (oui Rho! Ok, Mme de Beauvoir) le fait avec un naturel qui frôle l'ironie tellement ça à l'air simple pour elle ! Par instant c'est irritant de ne pouvoir en faire autant !
Il faut dire aussi que le niveau culturel et linguistique de cette époque était tout autre. (Oserai-je ajouter : ainsi que le niveau de "réflexion" ? ouais bon ça sens mauvais la contradiction qui pourtant n'en ai pas vraiment une, Dixit l'aparté...) Il est donc normal que cela vienne se refléter dans l'écriture ! (mais tout de même c'est rageant !)

Donc en résumé :
Un classique français, à lire sans hésiter (si ce n'est pas déjà fait) où vous pourriez bien vous y retrouver !
Une autobiographie réaliste et convaincante. Loin de s'apitoyer sur elle ou de se cajoler sa petite personne, on assiste a une réelle introspection. A nous de vouloir ou non partager ce « chemin » de vie.
Alors, certes, on est pas dupe, on sait bien que l'auteur a pensé et remanié ces souvenirs, idées et phrases pour le bien du livre quitte à se jouer parfois de la "vérité" et donc à prendre quelques distances avec les faits réels mais, dans l'ensemble ça reste plausible comme sujet d'étude du "soi", on a presque l'impression que c'est fait "à chaud" : ce que l'on nomme, plus communément, en littérature "l'illusion du réel".
Et puis de vous à moi, je n'étais pas a ses côtés pour pourvoir dire ce qui relève de l'invention et ce qui n'en relève pas :

« En écrivant une oeuvre nourrie de mon histoire, je me créerais moi-même à neuf et je justifierais mon existence. En même temps, je servirais l'humanité : quel plus beau cadeau lui faire que des livres ? »
L'auteur a tenue sa promesse et vous l'aurez compris ce n'est pas moi qui irai attaquer l'oeuvre.

A suivre : la force de l'âge
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DD78
DD7810 juillet 2013
  • Livres 5.00/5
J'avoue que j'avais quelques appréhensions à me plonger dans le récit des jeunes années de cette grande féministe qu'était Simone de Beauvoir. Il faut dire que ma précédente lecture de "Les mots" de Sartre, n'était pas en sa faveur: l'autobiographie de son compagnon tant charnel que philosophique m'était à l'époque apparut hermétique et dénué d'intérêt romanesque. Et c'est exactement là que Simone de Beauvoir a su relever le défi: faire de l'enfance d'une petite bourgeoise parisienne un récit passionnant (pour moi en tout cas!), et que je rapproche tout simplement de l'oeuvre de Proust. En effet, avec quelle introspection étudie-t'elle ses pensées de petite fille et de jeune femme ! Tout cela avec le recul que lui donne son âge lors de l'écriture de cette autobiographie.

Quant aux principales idées de ce "roman", je crois qu'il m'en restera 2 en mémoire: tout d'abord l'importance énorme de la religion dans ces familles du début du siècle. Les jeunes ne sont plus si surs que leurs ainés de l'existence de Dieu, et cela leur procure un malaise, un mal de vivre, voir une recherche d'identité (si Dieu n'existe pas, alors pourquoi sommes-nous là?) que je n'avais jamais soupçonné.
Autre plaisir de ce livre, celui de se balader dans le Paris de l'époque. Boulevard Raspail, Luxembourg, Montparnasse, Sorbonne, des lieux qui me sont bien connus et que je découvrais ici sous un nouvel angle, via le récit de cette jeune agrégée de philosophie.

Bref, un régal !!!
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Bookine92
Bookine9224 juillet 2012
  • Livres 4.00/5
Si le nom de Simone de Beauvoir nous est à tous familier, nous n'avons pas forcément tous eu l'occasion de la lire. Personnellement, elle fait partie de ces auteurs « sacrés » qui me font un peu peur, pour lesquels je suis tentée mais sans savoir si la lecture va être plaisante ou fastidieuse. Alors, j'essaie pour en avoir le coeur net.

L'idée de commencer par lire ses mémoires, dont Mémoires d'une jeune fille rangée est le premier tome, m'a séduite. Découvrir la personne avant son oeuvre à proprement parler me semblait plus accessible. Une manière de faire connaissance, d'être présentées en quelques sortes.

Le pari est réussi ! Cette biographie nous fait découvrir la petite Simone, curieux personnage avide de culture et surtout de liberté, dans une famille bourgeoise classique du XXème siècle. On passe avec plaisir des descriptifs de la vie quotidienne à ses réflexions sur sa condition de petite et de jeune fille (et oui, très jeune sa condition féminine a été l'un de ses sujets de préoccupation !). Ce premier tome est marqué par la première guerre mondiale, à peine abordée par la « petite » Simone de l'époque. Il se termine au moment où nous pourrions en apprendre plus de ses rapports avec Jean-Paul Sartre, sur la seconde guerre mondiale…Bref, le découpage est bien prévu pour que nous ayons envie de lire le second tome : la force de l'âge.

J'ai beaucoup apprécié la franchise avec laquelle l'auteure nous confie ses mémoires et j'espère que c'est une caractéristique de sa plume. Plume qui d'ailleurs me fait beaucoup moins peur à présent. J'ai eu l'impression de voir la petite fille grandir sous mes yeux, avec ses mots et la retranscription de ses émotions, sous le regard bienveillant et les remarques de celle qu'elle serait plus tard.

J'associais jusqu'ici Simone de Beauvoir à Jean-Paul Sartre (évidemment ! que nous rencontrons d'ailleurs dans ce premier tome), au Deuxième sexe et à la philosophie. Je craignais une lecture trop intellectuelle, voire, « pompeuse ». La lecture de Mémoires d'une jeune fille rangée, premier tome de son autobiographie, me fait revoir tous mes apriori. J'ai même pris conscience à la lecture de ce livre de la difficulté de l'exercice pour un auteur d'avoir a écrire son autobiographie. Jusqu'où se livrer ? Comment partager au juste équilibre son intimité et ses réflexions ?

Je lirai avec plaisir les autres tomes de l'autobiographie de Simone de Beauvoir, ainsi que son livre majeur : le deuxième sexe.
Lien : http://chronopage.net/2012/07/24/memoires-simone..
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Momiji
Momiji17 février 2016
  • Livres 5.00/5
Dans cette autobiographie portant sur les si longues et si courtes années qui la font passer de l'enfance à l'âge adulte, Simone de Beauvoir retrace son parcours, ses rencontres, l'évolution de sa vision sur le monde et analyse a posteriori les cheminements qui l'ont amenée à définir son projet de vie.

Simone de Beauvoir est une femme et une auteure que j'admire profondément. Les idéaux qu'elles a portés, ses combats, ses réflexions sont une source d'inspiration. Et à date, je n'avais pourtant jamais lu l'autobiographie de ses jeunes années. Il n'est jamais trop tard pour bien faire. Et comme je m'y attendais, j'ai été conquise.

L'écriture de Simone de Beauvoir recèle une puissance magistrale. Les mots sont maniés avec virtuosité, élégance, raffinement et précision. Sa partition ne connaît aucun impair et la musicalité de ses phrases nous emporte instantanément dans ses lointains souvenirs et leur renaissance à son esprit. On plonge avec elle dans ce tissu d'années passées et on sent une complicité se mettre en place entre elle et nous. Nous ne sommes pas que lecteurs, spectateurs passifs de son récit : nous devenons l'oreille privilégiée de son histoire, confident interpellé par la mise en scène de sa vie à la lumière d'une pensée existentialiste, nous vibrons avec elle de l'émancipation des chaînes d'une éducation bourgeoise et catholique. Avec une plume aussi riche et dense que fluide et aérienne, elle revit et rassemble les pièces du puzzle de sa révolte contre cet ordre établi, évoque sa famille, sans cruauté mais sans complaisance, l'attachement et même l'amour porté à son cousin Jacques, ses amitiés dont la plus marquante est celle de Zaza, qui l'accompagnera tout au long de ses années aussi lumineuses que douloureuses. Révolte car on sent ce sentiment derrière les lettres, on voir grandir l'envie de comprendre, d'aller au-delà des formes figées que sa condition lui impose, les questionnements se multiplier, puis les idées et les mots se mettre en place, avec douleur parfois, prise de conscience brusque et violente souvent. La tempête intellectuelle, morale et spirituelle revécue et rejouée a posteriori par l'auteure est maîtrisée avec majesté. Mais ces années parfois orageuses, ce sont aussi les années où le Castor va rencontrer Sartre et ne plus jamais s'en départir.

Je ne suis d'ordinaire pas très portée sur le genre autobiographique mais celle-ci m'a émue, m'a touchée, je l'ai trouvée aussi belle qu'utile : belle car bien écrite, sublime dans la sincérité et la vivacité que déploie l'auteur et utile car au-delà de la dimension narcissique que comporte tout récit de soi, l'auteur veut inviter chacun à s'élever, à aller au-delà des conventions, de ce que famille et société attendent de nous. Simone de Beauvoir n'a jamais renoncé à ses convictions pour plaire, n'a pas hésité à affronter l'adversité ni à rompre avec les valeurs de sa famille pour marcher sur son propre chemin. C'était à mon sens encore moins facile à son époque qu'aujourd'hui.

Le récit de sa vie m'a fait un effet incroyable : je me suis sentie animée d'une force intérieure qui ne demandait qu'à s'exprimer. Ses mots m'ont touchée en plein coeur et je me suis sentie vivre ses doutes, ses peurs, son sentiment d'oppression, ses joies, son élan, mais plus que tout, son besoin de Vivre, de laisser la vie couler en elle. Entreprise d'analyse et de décorticage de ses propres rouages, Simone de Beauvoir livre un message fort qui invite tout un chacun à aller au plus profond de ses ressentis, de son intuition pour pouvoir être présent au monde et s'accomplir.

Il me tarde d'aller découvrir les deux autres tomes de ses mémoires...

Et si je le fais rarement, voici un extrait qui résume l'essence de son propos et sa beauté de sa prose :

«Je rêvais d'être ma propre cause et ma propre fin ; je pensais à présent que la littérature me permettrait de réaliser ce voeu. Elle m'assurerait une immortalité qui compenserait l'éternité perdue ; il n'y avait plus de Dieu pour m'aimer, mais je brûlerais dans des millions de coeurs. En écrivant une oeuvre nourrie de mon histoire, je me créerais moi-même à neuf et je justifierais mon existence. En même temps, je servirais l'humanité : quel plus beau cadeau lui faire que des livres? Je m'intéressais à la fois à moi et aux autres ; j'acceptais mon "incarnation" mais je ne voulais pas renoncer à l'universel : ce projet conciliait tout ; il flattait toutes les aspirations qui s'étaient développées en moi au cours de ces quinze années.»
Lien : http://wp.me/p12Kl4-Es
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ATOS
ATOS15 septembre 2015
  • Livres 4.00/5
Fallait-il atteindre l'âge d'être une vieille femme dérangée pour aller plonger son nez dans le journal d'une jeune fille rangée ? D'une jeune fille sauvée. Sauvée d'elle-même et par elle-même. Sauvée de cette société, au début d'un siècle qui marquait déjà l'histoire de ses lettres les plus tragiques, mais qui allait voir changer son cours par de grandes, brillantes et intelligentes plumes. Mais l'encre se dilue et les lignes pourraient s'effacer sous les néons de nos vaines et monnayables gloires que notre nouveau siècle fait clignoter arbitrairement au front cyclopéen de nos nations.
C'est par l'étude, le savoir, la rigueur, la volonté, son appétit, son auto-discipline et le goût immense de la joie, que cette jeune fille a réussi à sortir du tiroir au fond duquel la société lui demandait de ne rien déranger tout en restant bien pliée. Issue de la plus pure et vieille tradition bourgeoise, catholique Saint Sulpicienne, la petite Simone a creusé son chemin du cours Désir au café de Flore. Cela ne fait pas beaucoup de mètres, c'est vrai, mais à bien lire, une tête, bien menée, bien haute, bien faite à la hauteur de ce qui la remplit, ça vous mène une femme extrêmement loin.
C'est le journal d'une jeune fille. Pas n'importe laquelle, le journal de cette femme là.
Le journal d'une époque, d'un monde, où les choses se faisaient ou pas - non pas selon ses propres choix mais selon ceux que la société, les prêtres, l'école, la famille, les pouvoirs en place et la morale tricotaient pour faire tenir bien serré « tout son petit monde dans tout ça » et faisaient enfiler ses Lois au corps obéissants et tremblants de ses enfants.
Ce n'est pas de l'histoire ancienne, c'est l'histoire d'une femme que toutes les femmes se racontent et se rappellent aux autres, en chemin, vers la route qui les mènera là où plus rien ne les retiendra de vouloir vivre selon leurs choix et ne plus accepter de tenter de survivre sous les coups de la Loi.
« Un million de femmes se font avorter chaque année en France. Elles le font dans des conditions dangereuses en raison de la clandestinité à laquelle elles sont condamnées, alors que cette opération, pratiquée sous contrôle médical, est des plus simples. On fait le silence sur ces millions de femmes. Je déclare que je suis l'une d'elles. Je déclare avoir avorté. De même que nous réclamons le libre accès aux moyens anticonceptionnels, nous réclamons l'avortement libre. »
Manifeste des 343 pétition française parue le 5 avril 1971 dans le n°334 du magazine Le Nouvel Observateur, et signée par 343 femmes.

Astrid Shriqui Garain
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rabanne
rabanne13 décembre 2015
  • Livres 4.00/5
Simone de Beauvoir, célèbre figure du féminisme du XXème siècle, a écrit ses mémoires, celles d'une enfant, d'une jeune fille puis d'une jeune femme brillante, en quête de philosophie et d'introspection. Sa rencontre avec Jean-Paul Sartre sera le tournant de sa vie...
J'avoue avoir oublié les détails de cette autobiographie, mais d'avoir passé un agréable moment de lecture. Moi qui n'avais pas succombé à la plume de Sartre (Les mains sales, Les mots), ni rien compris à l'existentialisme, j'avais redécouvert le personnage à travers l'évocation passionnée de l'auteure.
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madameduberry
madameduberry26 janvier 2014
  • Livres 4.00/5
Ce premier volume des Mémoires de Simone de Beauvoir est aussi selon moi le seul à être au sens strict autobiographique. Les suivants sont également une chronique intellectuelle littéraire et culturelle, une tribune politique, une réflexion sur la fin de la vie. Tous ont beaucoup d'intérêt, mais celui-ci est le seul à livrer, après bien des ébauches et des ratures, le portrait de Zaza, modèle, moi idéal et amie d'enfance de Simone, morte d'une fièvre maligne à la fleur de l'âge, au moment où leurs destins se construisaient.
Beauvoir n'a peut-être jamais été aussi sincère, qu'à travers cettte amitié d'enfance et d'adolescence. Elle était subjuguée par la personnalité libre et créatrice de Zaza, personnage d'une sensibilité et d'une intelligence extrêmes, mais qui était également prisonnière de ses liens familiaux, et surtout de l'amour qu'elle portait à sa mère. Elle périra, en quelque sorte, de ce paradoxe. Plus tard, Sartre aura le même ascendant sur Simone, qu'Elizabeth. La phrase qui clôt l'ouvrage m'a longtemps donné à penser: "Ensemble nous avons lutté contre le destin fangeux qui nous guettait, et j'ai longtemps pensé que j'avais payé ma liberté de sa mort.".
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Fx1
Fx122 juillet 2014
  • Livres 5.00/5
Le couple De Beauvoir - Sartre reste l'un des plus importants des lettres françaises . Cet opus permet d'avoir une idée plus précise du début de leur relation , sur ce qui à conduit à ce qu'ils soient insèparables , et qu'ils restent dans l'histoire . le début de l'amour , la vie adolescente , le début d'une conscience , autant d'éléments présents dans cet ouvrage , qui pemet d'avoir une meilleure conception , perception , de ce qu'était cette dame si importante dans l'histoire des idées de la littérature française . Il est utile de lire cet opus en premier pour mieux entrer dans l'univers hors norme de cette légende qu'est mme De Beauvoir .
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