ISBN : 2070361373
Éditeur : Gallimard (1972)


Note moyenne : 3.82/5 (sur 45 notes) Ajouter à mes livres
La journée du mardi se passa bien. La nuit, maman fit des cauchemars. "On me met dans une boîte", disait-elle à ma soeur. "Je suis là, mais je suis dans la boîte. Je suis moi, et ce n'est plus moi. Des hommes emportent la boîte !" Elle se débattait : "Ne les laisse pas ... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(1)

> Ajouter une critique

> voir toutes (3)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Rhl, le 31 octobre 2011

    Quand quelqu'un de cher disparaît, nous payons de mille regrets poignants la faute de survivre. Sa mort nous découvre sa singularité unique ; il devient vaste comme le monde que son absence anéantit pour lui, que sa présence faisait exister tout entier ; il nous semble qu'il aurait dû tenir plus de place dans notre vie à la limite toute la place. Nous nous arrachons à ce vertige : il n'était qu'un individu parmi d'autres.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par Jondelles, le 07 novembre 2011

    Nous avons tiré de ce sursis un bénéfice certain ; il nous a sauvées - ou - presque - du remords. Quand quelqu'un de cher disparaît, nous payons de mille regrets poignants la faute de survivre. Sa mort nous découvre sa singularité unique ; il devient vaste comme le monde que son absence anéantit pour lui, que sa présence faisait exister tout entier ; il nous semble qu'il aurait dû tenir plus de place dans notre vie : à la limite toute la place. Nous nous arrachons à ce vertige : il n'était qu'un individu parmi tant d'autres. Mais comme on ne fait jamais tout son possible, pour personne - même dans les limites, contestables, qu'on s'est fixées - il nous reste encore bien des reproches à nous. A l'égard de maman nous étions surtout coupables, ces dernières années, de négligences, d'omissions, d'abstentions. Il nous a semblé les avoir rachetés par ces journées consacrées, par la paix que lui donnait notre présence, par les victoires remportées contre la peur et la douleur. Sans notre vigilance têtue, elle aurait souffert bien davantage.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par Rhl, le 31 octobre 2011

    Il n'y a pas de mort naturelle : rien de ce qui arrive à l'homme n'est jamais naturel puisque sa présence met le monde entier en question. Tous les hommes sont mortels : mais pour chaque homme sa mort est un accident et, même s'il la connaît et y consent, une violence indue.
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (60)

Videos de Simone de Beauvoir

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Simone de Beauvoir

Cette pièce est une adaptation du livre de Simone de Beauvoir "Le deuxième sexe". Elle est signée Michelle Brûlé qui est aussi sur scène aux côtés d'Anne-Laure Tondu. Leur duo autour de l'écrivain et philosophe est rythmé par des chansons réalistes accompagnées à l'accordéon. "La ballade de Simone" permet de découvrir toute la complexité d'une femme et plus généralement de l'être humain et des sentiments amoureux. La pièce rappelle comment Simone de Beauvoir, qui partageait sa vie avec Jean-Paul Sartre, a aimé follement un homme tout en écrivant un livre qui marquera des générations de femmes, faisant d'elle une pionnière de l'émancipation féminine. En 1947, alors qu'elle est en pleine écriture du "Deuxième sexe", Simone tombe amoureuse de l'américian Nelson Algren, l'auteur de L'homme au bras d'or, qui fut adapté au cinéma par Otto Premingher. Son amour est tel qu'elle est prête à briser cet équilibre de sexes qu'elle recherche tant : "je serai sage, je ferai la vaisselle" écrit-elle








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Une mort très douce par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (113)

> voir plus

Quiz