> Joëlle Touati (Traducteur)

ISBN : 2265089036
Éditeur : Fleuve noir (2010)


Note moyenne : 4.14/5 (sur 21 notes) Ajouter à mes livres

Comme nous tous, Colin Beavan en a marre d'assister, impuissant, au réchauffement climatique, à la déforestation et aux gaspillages en tous genres... Il refuse d'être partie prenante dans la fonte des glaces et la disparition des ours pola... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par AnaisValente, le 14 avril 2012

    AnaisValente
    « le dimanche, on lit au lit ».
    Je suis en train de lire « no impact man ». Je ne l'ai pas encore fini, cela ne devrait pas tarder, mais j'ai déjà envie de vous en parler.
    no impact man, c'est une année de vie d'un new-yorkais qui, à la manière d'un Superman ou d'un Spiderman, a décidé de vivre en produisant le moins de déchets possibles, en ayant le moins d'impact possible sur son environnement (d'où le nom, of course). Soit d'être no impact man durant 365 jours, avec sa femme et sa fillette.
    Dément. Fou. Incredible.
    Et comme j'adore parler de mes lectures à tout qui croise ma route, je savais que je serais un tantinet (qui a dit, « tu parles, un fameux gros tantinet ») saoulante. Et je l'ai été, puisque tout qui croise ma route actuellement sait que je lis cet ouvrage. Je ne peux m'empêcher d'en parler.
    Quand j'ai reçu « no impact man », je l'avoue, j'ai trouvé le livre... moche. Il manquait de brillant, et pour cause, il est édité sur du papier recyclé, ce qui est logiquement logique. le contraire eût été choquant, c'est clair.
    Puis j'ai lu. no impact man, c'et un livre inclassable. A la fois expérience philosophique, analyse de notre société, recueil de renseignements pratiques et témoignage perso à la fois touchant et drôle.
    Parce que se lancer dans une telle aventure, ce n'est pas une sinécure. A New-York, qui plus est.
    Etre un no impact man, c'est ne plus produire de déchets. Ne plus produire de gaz à effet de serre. Adieu donc, en vrac : les langes, les fast-foods, les voitures, les cafés à emporter, les mouchoirs en papier, l'avion, la bouffe pas de saison, la TV, le métro, le fromage préemballé, les livraisons de plats préparés, l'ascenseur... et ce ne sont que quelques exemples.
    En théorie, cela semble facile. Finger in the noze. En pratique, il n'en est rien. Et ce n'est pas uniquement les efforts faits par la famille pour y parvenir, mais également les conséquences de cette nouvelle vie qui sont captivants. Les efforts sont hilarants. Les conséquences sont parfois poignantes. Des problèmes avec la famille, qu'on voit moins, puisqu'on se déplace moins. Puis la redécouverte. Des relations humaines. du respect de la planète. de la vie de famille sans télévision mais avec la discussion. de l'abandon de la course à l'argent qui achète tout sauf le bonheur. Et puis des dégâts que les hommes, la société, l'industrie, ont déjà fait.
    J'ai appris que les ours nagent durant des heures à la recherche d'une banquise qui n'existe déjà plus, et qu'ils finissent par se noyer.
    J'ai appris que certaines tortues prenaient les sacs plastiques rejetés à la mer pour des méduses et les avalaient goulument, pour ensuite en mourir.
    J'ai appris que d'ici peu de temps, les rares poissons encore en vie seraient tellement éloignés les uns des autres qu'ils ne se trouveraient plus, et ne se reproduiraient dès lors plus.
    J'ai appris que les bovins, élevés en masse, notamment pour les Mac Do et autres trucs du genre, causaient à eux seuls 19 % des émissions de gaz à effet de serre.
    J'ai appris beaucoup de choses qui m'ont foutu une chair de poule incroyable.
    Vous allez me dire : Anaïs, pourquoi tu lis ce genre de livre ? C'est déprimant, non ?
    C'est vrai, pourquoi ? J'ai même pas de gosses à qui je léguerai ce monde qui agonise, alors pourquoi m'en faire ? Après moi, les mouches, c'est ce qu'on dit non ???
    Et puis, depuis la lecture, clair que j'ai fait des courses, et j'ai acheté des mouchoirs en papiers, des plats préparés, des légumes pas de saison, des emballages, des emballages et encore des emballages. J'ai généré des tas de déchets. C'est clair. J'ai continué ma petite vie. Rien qu'en respirant, je pollue, c'est clair aussi. Mais mon regard sur tout ça a changé. Imperceptiblement, sans doute, mais il a changé. Ce livre m'a changée.
    Et si, grâce à no impact man, chaque regard pouvait changer imperceptiblement. Si chacun pouvait changer un tout petit truc dans sa vie. Si les humains parvenaient à convaincre les industries qu'il est temps, plus que temps. Si...
    Ce ne serait pas vain.
    J'ai eu un bonheur intense à lire ce livre. J'espère que ce sera pareil pour vous.
    Par contre, ne le lisez pas sous la pluie (acide ?). Je l'ai fait, et il m'a semblé qu'il résistait moins bien que les livres sur papier blanchis. J'ai des pages gondolées, maintenant, mais cela importe peu.
    Lisez-le, offrez-le, diffusez-le, parlez-en, changez une petite chose en vous. Car il n'est peut-être pas encore trop tard. Pour la planète. Mais aussi pour nous. Peut-être...
    Morceau choisi :
    « Il est plus facile de s'acheter un iPhone ou une télé à écran plat, de se payer un voyage aux Bermudes ou une quelconque distraction, que de s'interroger sur le sens de la vie. Il est plus facile de partir du principe que le but de notre existence consiste à avoir un bon job et un bon salaire, une bonne boîte pour vivre et une bonne boîte pour se déplacer et d'espérer que ces boîtes nous protégeront de tout. Y compris de ce genre de questionnement. Comment dois-je vivre ? Pourquoi suis-je là ? »

    Lien : http://www.le-celibat-ne-passera-pas-par-moi.be/anais-et-sa-collecti..
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    • Livres 5.00/5
    Par Lunoelle, le 11 mai 2010

    Lunoelle
    J'aimerais juste le faire lire à tous celui-là...
    Ce livre est GÉNIAL!
    Pourquoi?
    Parce que l'idée de base est GÉNIALE!!
    Mais encore?
    Auriez-Vous l'idée, Vous, en habitant au neuvième étage d'un building en plein milieu de Manhattan, et donc dans une société de consommation où TOUT est fait pour vous faire acheter et rendre la vie (soi-disant) facile, d'aller chercher la Simplicité?
    Auriez-Vous le courage de dire NON à touuuus les avantages tels que l'ascenseur, les pizzas et MacDo, les taxis et avions, les mouchoirs en papier et les fruits venant de l'autre bout du monde?
    Respect! Simplement!
    Lisez-le!!!
    c'est drôle, amusant, terrifiant parfois, par exemple d'apprendre comment les usines au Etats-Unis donnent le label Bio, et ... génial quoi!! ;-)
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    • Livres 5.00/5
    Par Lirio, le 08 octobre 2011

    Lirio
    Préoccupé par les désastres environnementaux qui mettent la planète en danger, le new-yorkais Colin Beavan a décidé d'agir : pendant un an, sa famille et lui ont tenté de réduire au maximum leur empreinte écologique. Ils ont cessé d'utiliser sacs en plastique et mouchoirs en papier, renoncé à l'avion, à la voiture, aux ascenseurs, n'ont plus acheté d'objets neufs, sont devenus « locavore », et, enfin, ont coupé l'électricité...en permanence. Inspiré par le blog que l'écrivain a tenu au jour le jour durant cette incroyable expérience, ce livre questionne nos habitudes de consommation si bien ancrées. le gaspillage des ressources naturelles est-il inéluctable ? Même s'il reconnaît qu'à l'issue de cette année-test, certaines pratiques sont revenues (l'abandon du lave-linge avait été un coup très dur pour ce père d'une petite fille de 3 ans !), il souligne que sa vie a profondément changé : il s'alimente correctement (oubliés, les plats à emporter), il évite l'ascenseur au profit de l'escalier, le vélo est désormais son mode de déplacement favori, et il n'a toujours pas racheté de télévision. Sa femme et lui ont l'impression d'avoir ouvert les yeux et d'être sortis grandis de cette expérience.
    Ce livre prouve que nous pouvons faire la différence : si chacun modifie de façon minime son mode de vie, les bénéfices pour la planète peuvent être colossaux. Jusqu'où êtes-vous capables d'aller ?
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    • Livres 4.00/5
    Par BVIALLET, le 11 mai 2012

    BVIALLET
    Inquiet des effets néfastes occasionnés par son mode de vie sur l'environnement (réchauffement climatique, déforestation, pénurie d'eau, pollutions diverses et variées), Colin Beavan, écrivain et bobo new-yorkais décide de prendre le taureau par les cornes et de tenter une expérience extrême : vivre pendant un an avec sa famille en rejetant le moins possible de déchets et de CO2. Réduire à quasi zéro son empreinte sur l'environnement, devenir « no impact man ». Il doit donc renoncer au jetable, aux emballages, à utiliser la voiture et même l'ascenseur. Au début tout se passe relativement bien, il roule à vélo, monte et descend de dizaines d'escaliers, ce qui le remet en forme et lui permet de mincir, mais graduellement, il franchit divers paliers : renoncer au papier WC, aux couches plastique pour enfant, aux produits chimiques, à tout produit de la terre non cultivé au-delà d'un périmètre de 400 km et même à la viande. Et ce n'est pas fini, il lui reste à se passer d'électricité. Parviendra-t-il à ses fins ? Comment lui et sa famille ressortiront-ils de cette expérience peu commune.
    Livre beaucoup plus sérieux qu'il n'y paraît au premier abord. Ce concept est tellement poussé qu'il aurait pu être amusant si la description de ce mode de vie l'avait été avec humour. Mais il n'en est rien. Beavan est un environnementaliste convaincu. Il veut prêcher par l'exemple et nous faire réfléchir sur notre mode de vie basé sur une consommation à outrance et un gaspillage éhonté des ressources (limitées) de notre planète. Ses arguments sont sérieux, étayés et convaincant. le buzz occasionné par son livre et par son expérience relayée d'abord par un blog puis par les médias du monde entier, semble aussi important que ne le fut la parution en son temps du « Printemps silencieux » de Rachel Carson. Cette affaire ne peut que donner à réfléchir et qu'entrainer une prise de conscience chez le lecteur. Certains pensent que rien ne se fera en dehors de l'action collective. Beavan répond que cette action collective ne sera que la résultante de milliers d'actions individuelles, sans doute moins radicales que la sienne. Si vous êtes sensibilisé aux problèmes environnementaux, lisez ce livre surprenant, dérangeant et utile, c'est une mine...

    Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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    • Livres 4.00/5
    Par asn83, le 26 mai 2012

    asn83
    Colin Beavan part de loin, très loin. A sa décharge, pas facile d'être à la fois américain et respectueux de l'environnement. Pour la précision, son projet va finalement se préciser un peu plus que le « no impact at all », quasi impossible à réaliser. Ainsi, il s'emploiera surtout à réduire au maximum l'émission de gaz à effet de serre, déjà un vaste programme.
    Mon verdict : non Coline Beavan n'est pas fou. Au contraire, lui et sa petite famille sont parfaitement attachants. Par ailleurs son écriture est facile, souvent drôle et agréable à lire autant qu'instructive, tant au niveau de l'expérience à proprement parler, que des réflexions qu'il en découle.
    Lire la suite : http://www.bizzetmiel.com/2012/04/colin-beavan-no-impact-man.html

    Lien : http://www.bizzetmiel.com/2012/04/colin-beavan-no-impact-man.html
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Citations et extraits

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  • Par AnaisValente, le 14 avril 2012

    Il est plus facile de s'acheter un iPhone ou une télé à écran plat, de se payer un voyage aux Bermudes ou une quelconque distraction, que de s'interroger sur le sens de la vie. Il est plus facile de partir du principe que le but de notre existence consiste à avoir un bon job et un bon salaire, une bonne boîte pour vivre et une bonne boîte pour se déplacer et d'espérer que ces boîtes nous protégeront de tout. Y compris de ce genre de questionnement. Comment dois-je vivre ? Pourquoi suis-je là ?
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  • Par Lizouzou, le 05 mars 2011

    C'est qu'au lieu de rester assis dans un fauteuil à refaire le monde en palabrant, nous ferions mieux d'essayer concrètement de le sauver. Si nous faisons tous des efforts, chacun à notre niveau, même si certaines de nos initiatives ne servent à rien, peut-être que sur le lot, il y en aura quelques-uns, ou quelques milliers, qui porteront leurs fruits.
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  • Par Lizouzou, le 05 mars 2011

    Mais peut-être suis-je un membre de l'équipage de l'immense bateau qu'est notre société, et peut-être ai-je approuvé certaines décisions qui ont fait faire fausse route à notre navire et causeront peut-être son naufrage.
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  • Par Lizouzou, le 05 mars 2011

    C'est quoi le plus difficile? me demande-t-on sans arrêt. Ne pas produire de déchets? Rouler à vélo ou en trotinette? Vivre sans frigo? En vérité, rien de tout cela. Le plus dur, c'est de modifier ses habitudes.
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  • Par Lizouzou, le 05 mars 2011

    Le plus dur, je crois, c'est d'être si souvent confronté à moi-même. A mon jugement. Mes faiblesses. Ma tendance obsessionnelle.
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