> Laetitia Devaux (Traducteur)

ISBN : 2070622096
Éditeur : Gallimard Jeunesse (2009)


Note moyenne : 3.61/5 (sur 44 notes) Ajouter à mes livres
Nax est prête à affronter le jury. Pendant cinq heures, face à trois examinateurs, elle va montrer qu'elle connaît parfaitement son sujet. Mais plus elle en dit, plus elle referme son propre piège... Vous êtes sur le point de plonger dans un roman fascinant. Un thriller... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par 100choses, le 06 mai 2012

    100choses
    J'avais repéré ce titre chez quelques blogueuses mais ne pensais pas pour autant l'acquérir tout de suite…jusqu'à ce que je découvre que l'auteur était néo-zélandais et qu'il avait d'ailleurs gagné-entre autres- un prix national : le New-Zealand post book award 2007 for young adult fiction. Je n'attache généralement pas d'importance aux prix littéraire, mais dans le cas présent, je me suis dit que cela valait le coup de se laisser tenter plus tôt que prévu, que le livre serait sans doute assez représentatif de son pays d'origine. Et indubitablement, il l'est…mais j'en reparlerai plus bas.
    Première surprise à la réception : à une époque , où on publie des bouquins YA énooormes ( bien souvent grâce à une police d'écriture judicieusement choisie et agrandie), faisant parties de sagas…on a ici affaire à un tout petit opus (moins de 200 pages) et qui constitue une unité parfaite.
    Ce bouquin est vraiment très particulier, parce que l'on est immédiatement propulsé dans l'histoire, alors que nous manquent tout un tas d'éléments de base : où et quand se déroule l'histoire ? Qui est l'héroïne, pourquoi passe-t-elle cet examen ?… Les réponses finissent par arriver, mais pas forcément dans l'ordre que l'on attendrait, et au départ, elles augmentent bien plus notre confusion, qu'elles ne nous éclairent… C'est seulement dans les dernières pages que tout se met réellement en place. Plein de références sont présentées dans ce livre, mais elles semblent tellement n'avoir rien à voie entre elles, qu'on se demande vraiment où l'on va.
    On est un peu paumés, et pourtant, impossible de décrocher de ce long dialogue entre Anaximander et les examinateurs. On ne comprend pas bien où l'un comme l'autre veulent en venir, et pourtant, on est tout de suite happé par le récit, et si l'on sent bien que tout ne se déroule pas comme prévu, impossible de prévoir la fin. Sincèrement, je suis restée en état de choc, le temps d'assimiler ce que je venais de lire. Si la toute dernière action est largement anticipable dès les premières lignes, je n'imaginais pas un instant que cela se déroulerait sous cette forme. En deux lignes, tout s'écroule et s'ordonne en même temps. C'est bluffant tout en étant parfaitement logique et cohérent. C'est la seule explication possible et malgré tout le laïus de l'examen sensé nous y préparer, on réalise qu'on avait refusé de voir venir le truc, que l'on est toujours aussi obtus, malgré les 180 pages de réflexion qui précédent et qui étaient sensées nous faire réfléchir.
    Venons-en maintenant à l'aspect « Nouvelle-Zélande ». Je dois avouer que celui-ci ne m'a pas immédiatement sauté aux yeux, au cours de ma lecture, mais en prenant le temps de rédiger ce billet, plusieurs éléments ont finalement fait surface. Il s'agit essentiellement du cadre de l'histoire. En effet, celle-ci se déroule sur une île de l'hémisphère sud, plutôt qu'aux Etats-Unis, comme c'est presque toujours le cas, avec ce genre d'histoire. On est alors en présence d'un territoire terriblement isolé, coupé des grands conflits qui ont pu marquer le reste du monde. C'est à la fois discret et terriblement dépaysant quand on y prète attention. C'est très intéressant, parce que du coup les présupposés, les intérêts, sont bien différents de ceux que l'on peut trouver habituellement. Il y a vraiment une réflexion à creuser aussi de ce côté-là.
    SPOILER (supprimé de cette version; à lire sur le blog)
    Une dernière originalité de ce roman réside dans sa forme. Unité de lieu et de temps, quasi-uniquement des dialogues, on aurait presque affaire à une pièce de théâtre classique. c'est une forme originale pour notre époque mais qui fonctionne super bien.
    Bref, si je ne peux pas vraiment parler de coup de cœur, j'ai littéralement été scotchée et bluffée par cette histoire. Il ne fait aucun doute que je la relirai, pour voir ce que provoque sa lecture, lorsque l'on a toutes les clés en mains, dès le départ.

    Lien : http://leboudoirdemeloe.wordpress.com/2012/05/05/beckett-bernard-gen..
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    • Livres 5.00/5
    Par nateag-oilebab, le 29 mai 2010

    nateag-oilebab
    Pas du tout d'accord avec la première critique ici publiée!
    Ce roman est un tel produit de suspens, une telle pièce de superbe récit, une telle apologie de la narration que le thème de savoir ou s'arrête le calcul et ou commence la conscience devient secondaire.
    Vraiment, vous l'aurez compris, je vous conseille ce très bon livre...
    Post Scriptum : le meilleur est pour la
    FIN ...
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    • Livres 4.00/5
    Par Feenalia, le 02 juin 2011

    Feenalia
    Un très très bon bouquin de SF, qui est en fait un gros prétexte à une introduction à la philo. Mais attention quand je dis prétexte ce n'est pas du tout une critique. C'est vraiment très habilement mené ! En revanche la forme du récit peut déconcerter certains lecteurs. Il s'agit d'un échange entre deux personnages principalement (l'étudiante et l'examinateur) lors d'un oral avec de courts passages plus typés "roman" on va dire.
    C'est d'ailleurs la raison pour laquelle je m'interroge sur le fait que ce soit un roman jeunesse. le vocabulaire est riche, la réflexion poussée, l'échange passionnant, mais la forme du texte et le fonds de la problématique ne me semblent pas très accessibles aux jeunes ados. Alors à mon avis un adulte peut se ruer très franchement sur ce bouquin, autant je pense qu'il faut être un ado très bon lecteur pour pouvoir rentrer dedans et comprendre la portée de ce texte.
    Ah oui et la fin est excellente !
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    • Livres 4.00/5
    Par Katherine, le 21 septembre 2010

    Katherine
    Genesis est un roman de Bernard Beckett paru le 8 octobre 2009 aux éditions Gallimard Jeunesse (186 pages, 11,50 €, ISBN 978-2-07-062209-2). Genesis (2006) est traduit de l'anglais (néo-zélandais) par Lætitia Devaux.
    Bernard Beckett est né en 1967 du côté de Wellington où il a étudié l'anglais, les mathématiques et le théâtre. Il est enseignant à la Hutt Valley High School à Lower Hutt. Genesis a reçu en 2007 l'Esther Glen Award et le New-Zealand Post Book Award pour les jeunes adultes (Genesis est publié en France dans une collection jeunesse, mais ce romancier néo-zélandais est considéré dans son pays comme un auteur pour jeunes adultes).
    Du même auteur : les romans Lester (1999), Red cliff (2000), Jolt (2002), No alarms (2002), 3 plays : Puck, Plan 10 from outer space, The end of the world as we know it (2003), Home boys (2003), Malcolm and Juliet (2004), Deep fried – avec Clare Knighton – (2005) et l'essai Falling for science (2006).
    « Quand la philosophie est au cœur du suspense... Que signifie être un HUMAIN ? »
    Dans le passé... 2032 : nombreux attentats, 2041 : changements accélérés du climat et tempêtes de poussière, 2047 : émeutes d'indépendance, 2050 : conflit mondial, 2051 : instauration de la République de Platon, dès 2052 : épidémies... Des humains isolés sur l'île d'Aoteraoa ne sont pas touchés et grâce à leur Grande Barrière Maritime de la République achevée en 2051, ils empêchent tous les survivants d'accoster. Afin de créer « une société fondée sur l'ordre et la stabilité », la population est « divisée en quatre classes, selon le génome de chacun : Ouvriers, Soldats, Techniciens et Philosophes », les enfants sont séparés définitivement de leurs parents, « soumis à une éducation stricte, aussi bien physiquement qu'intellectuellement » puis chacun est « testé et affecté à une classe, ou éliminé ».
    De nos jours (je pense que c'est en 2100 et quelques)... Anaximandre est étudiante en histoire et elle est fascinée par Adam Forde (2058-2077), un soldat qui n'a pas hésité à tuer son coéquipier pour sauver une jeune fille sur une embarcation. Adam a évidemment été condamné mais au lieu d'être exécuté, il a servi de cobaye pour tester Art, un androïde créé par le Philosophe William. le professeur d'Anax, Périclès, l'a bien préparée à l'examen : la voici devant les trois Examinateurs et elle a cinq heures pour les convaincre. Va-t-elle entrer à l'Académie ? Ou sa vision différente – hérétique ? - va-t-elle lui nuire ?
    [...]

    Lien : http://laculturesepartage.over-blog.com/article-genesis-de-bernard-b..
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    • Livres 2.00/5
    Par annesuc, le 09 octobre 2010

    annesuc
    Même si j'ai plus de 30 ans, j'ai plutôt bien apprécié ce bouquin pour adolescents qui mêle philosophie, fantatique, science-fiction et même sorte de polar/thriller à la fin. La fin, parlons-en d'ailleurs: je ne dévoilerai rien bien entendu, mais ce livre vaut la peine d'être lu aussi pour sa fin, sa chute, qui nous fait cogiter sur ce qu'on a lu après avoir fini le livre, et ça, c'est un pur plaisir!!
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Citations et extraits

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  • Par 11livresalire, le 22 mai 2012

    EXAMINATEUR : Savez-vous pourquoi vous êtes devant l'académie ?

    ANAXIMANDRE : Je crois pouvoir le deviner.

    Après la grande guerre, il avait été décidé que les androïdes n'auraient pas seulement le visage, mais aussi le corps d'un orang-outang.C'était un pied de nez à l'espèce qui les avait précédés. Jusqu’à' à cet instant, Anax avait été fière de son héritage. Mais tout à coup, comme elle regardait son corps velu, son estomac proéminent, ses jambes courtes et arquées, elle se sentit mal à l'aise, étrangère. Elle pensa à Adam, aux proportions élégantes de son physique humain. Elle sentit le mensonge s'abattre sur elle, ainsi q'une montagne de déception. "Voilà donc ce que nous sommes, se dit-elle. les plus grands des imposteurs."
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  • Par lululifat, le 21 mai 2012

    Au final, la vie se définit par rapport à la mort. Coincés entre deux néants, nous sommes soumis à la terreur, nous nous préparons à l'explosion ultime. La peur est omniprésente, elle attend simplement de se révéler au plein jour.
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  • Par Calligramme, le 18 juillet 2011

    Cela nous arrange de faire passer Adam comme un pauvre hère. C'est le problème lorsqu'on érige des héros. Pour les garder purs, il nous faut les rendre bêtes. Le monde est bâti sur des compromis et des incertitudes, or, c'est un endroit trop complexe pour que des héros y prennent vie.
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  • Par Calligramme, le 18 juillet 2011

    L'esprit humain permet d'affronter l'incertitude de l'avenir avec curiosité et optimisme. C'est la croyance qu'il y a une solution aux problèmes, tout comme aux différences. Cela se rapproche de la confiance. Mais l'esprit est fragile. Il peut être entaché par la peur ou par la superstition.
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  • Par lebonheurdujour, le 29 septembre 2010

    Adam avait commencé à parler à Art. C'était son erreur. Il ne pouvait à la fois parler à Art et continuer à ne voir en lui qu'une machine.
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