Ce court ouvrage contient en effet deux textes le monde et le pantalon et Peintres de l'empêchement, qui en réalité se complètent pour former une chronique sur l'art, et plus particulièrement sur la peinture. Dans la première partie de ce livre,
Beckett affirme qu'il n'y a
Pas de bonne ou de mauvaise peinture, tout est question de goût. de quel droit le connaisseur devrait-il se permettre de dire à l'amateur d'art d'acheter tel ou tel tableau et de dénigrer ceux qui plaisent à ce dernier parce qu'ils n'ont
Pas été peints par les plus grands maîtres ou parce qu'il ne respectent
Pas les règles de l'art à proprement parler. Je trouve ce discours assez respectable et qu'il ne devrait
Pas seulement s'appliquer à l'art mais s'étendre dans d'autres domaines. Pourquoi n'aurais-je
Pas le droit de penser différemment de ce que la société nous dit de penser. N'ai-je
Pas mon propre libre-arbitre ?
Puis,
Beckett en vient à citer les frères van Velde qui sont non seulement de ses amis mais sont également peintres tous deux. Il s'attache particulièrement à leur cas en nous expliquant que ce qu'ils recherchent eux dans la peinture, ce n'est
Pas uniquement l'art pour l'art mais avant tout la condition humaine.
J'ai trouvé cet ouvrage beaucoup plus accessible que
L'Image et les réflexions que l'auteur apporte intéressantes et nous incite, en tant que lecteur à réfléchir sur notre propre jugement. Par exemple, ce n'est
Pas parce que la majorité des critiques sont positives sur tel ou tel livre que je suis moi aussi obligée de l'aimer et d'en faire une éloge...