«
L'innommable » est l'ultime volet de la trilogie de
Beckett commencée par «
Molloy » puis poursuivie par «
Malone meurt ». «
L'innommable » plonge le lecteur dans un lieu inconnu et inquiétant. Afin d'échapper à sa mort intérieure, le héros doit sans cesse parler.
Mesdames et messieurs accrochez-vous, vous avez là un livre exceptionnellement creux et inintéressant. Pourtant, les premières lignes présageaient un scénario captivant et inédit, en vain. Imaginez-vous un endroit sale et vide comme l'espace, ajoutez-y au beau milieu un homme cloué seul sur sa chaise, laissez-le déblatérez tout ce qu'il lui vient à l'esprit et vous avez ce que
Beckett essaie de vous faire espérer, à savoir, rien. Il n'y avait que lui pour inventer ça. On le savait difficile à suivre dans ses délires mais là, il atteint des sommets dans le, pardonnez-moi l'expression, « foutage de gueule ». A la lecture du roman, je me suis longtemps demandé pourquoi nous raconte-t-il ça ? le héros dont on ignore le nom déconcerte et décourage par son insignifiance. Au final, rien n'adviendra.
Je peux comprendre le délire et le plaisir à décrire le néant mais dans un livre long de 210 pages, je ne vois
Pas l'intérêt. L'humour est quasi absent et quand il vient, c'est pour parler de scatophilie, d'érection ou de masturbation. le texte est ponctué d'innombrables virgules débouchant à des phrases sans fin. Un livre qui n'aura su que combler mon temps.