ISBN : 2070342905
Éditeur : Gallimard (2007)


Note moyenne : 3.14/5 (sur 133 notes) Ajouter à mes livres
'Ne rien dire, ne pas s'envoler dans le commentaire, rester à la confluence du savoir et de l'ignorance, au pied du mur. Montrer comment c'est, comment ça se passe, comment ça marche, comment ça ne marche pas. Diviser les discours par des faits, les idées par des gestes... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par cyberugo, le 25 mai 2012

    cyberugo
    Une immersion dans le quotidien de la vie professionnelle d'un professeur de français. Voilà ce que nous propose l'auteur de cet ouvrage.
    Le style est simple, le volume de l'ouvrage est léger, mais l'ensemble présente de façon objective, ce qui est positif mais aussi négatif, ce quotidien, avec ses difficultés et ses satisfactions.
    Il faut lire entre les lignes afin de se poser des questions et pour essayer de comprendre ce qui se passe dans ces classes, pourquoi telle ou telle réaction, etc.
    L'auteur raconte des faits, et s'en tient là. C'est sans doute un choix de sa part mais qui me laisse un goût d'inachevé. Mais c'est aussi un choix qui laisse le lecteur libre dans son questionnement, ce qui n'aurait pas forcément été le cas si l'auteur lui-même nous interrogeait.
    Un bon récit de la réalité, mais à qui il manque un minimum d'analyse.
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    • Livres 3.00/5
    Par yo, le 01 août 2008

    yo
    Entre les murs est une fiction avec une base autobiographique. Pour être plus clair, François Bégaudeau a été professeur pendant presque dix ans en collège, et il raconte la vie d'une classe de ZEP tout au long de l'année scolaire. Bien sûr, il utilise certainement des anecdotes ou des situations vécues mais tout ceci est une fiction. Nous ne sommes pas ici en présence d'un travail documentaire ou d'un étude sociologique (pas plus que le film d'ailleurs).
    Entre les murs, car l'auteur prend le parti de ne décrire que ce qui se passe dans le collège : pas de présentation des vies personnelles en dehors de ce qui se dit en salle des professeurs, les vacances ne sont considérées qu'en tant que cible à atteindre, etc. L'action se déroule donc entre salle de classe et salle des professeurs : on est dans un monde clos, parfois un peu enfermé, mais où transparaissent toutes les composantes de la société actuelle : les problèmes familiaux, sociaux, les difficultés liées au racisme,... Ce lieu, même s'il est fermé, est le réceptacle de toutes les tensions sociales.
    Le narrateur est ici le professeur, qui parle alternativement de sa classe ou de ses collègues. Il est parfois distant, parfois cynique, et n'hésite pas à charrier les élèves. Pourtant, je ne peux pas dire que j'ai senti de l'antipathie de la part de ce prof vis à vis de ses élèves : j'ai trouvé qu'il avait avec eux un rapport d'adulte, qu'il n'essayait pas d'être misérabiliste. Cette forme de relation, parfois grinçante, est plutôt une façon pour le prof de se protéger face aux élèves et, pour certains d'entre eux, leur détresse sociale. En revanche, le fait de toujours identifier les élèves par leurs vêtements a un côté répétitif qui devient lassant.
    La suite ici : http://livres-et-cin.over-blog.com/article-19897779-6.html
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  • Par tex_242, le 15 mars 2012

    tex_242
    Suite de mon avis sur cet ouvrage :

    "Il y a ce que l'on sait, et il y a ce que l'on ignore" André Gide

    Je tiens à remercier Tatum (http://susauvieuxmonde.canalblog.com/) pour ses mails et pour l'échange téléphonique qui suivit. Je dois dire qu'il a réussi à m'intriguer et que l'ennui est en train d'être remplacé par une forte envie d'en savoir plus et donc de me replonger dans ce livre.
    Voici un morceau choisi du message qu'il m'a envoyé en réponse à ma "critique" :
    (...) (1) après coup (après le film, après la Palme d'Or, après les polémiques sur le film), on peut avoir l'impression que le livre a été encensé par la critique... Je ne suis pas sûr du tout que ce fût vraiment le cas. Critique au Cahiers, musicien post-punk, instituteur en rupture de consensus, Bégaudeau avait plutôt tout pour qu'on le déteste (jadis). Pas vraiment ce que tu appelles quelque part "des produits grand public".
    ELM faisait partie de ces livres qui sont "globalement défendus" -- par les gens qui l'avaient lu (avant le film, toujours), mais il n'appartenait pas à ce corpus de dix ou vingt livres par mois que personne ne lit et que tout le monde feint de connaître pour pouvoir en dire du bien... ou du mal, selon le sens du vent.
    (2) une pétasse est bel et bien une pute. Trésors de la langue française :
    PÉTASSE 1, subst. fém.
    Arg. ou vulg. [Empl. le plus souvent comme injure] Prostituée débutante ou occasionnelle, femme facile. Sal' pétasse. Bonne à tout faire et propre à rien (BRUANT 1901, p.266). Il courtisait la patronne et disait: «Ce n'est pas une ménesse, ce n'est pas une pétasse. Exactement, une moukère» (DUHAMEL, Désert Bièvres, 1937, p.219).
    Prononc.: [petas]. Étymol. et Hist. 1878 «prostituée» (RIGAUD, Dict. jargon paris.). Dér. de péter*; suff. -asse*, avec infl. de pute*, putasse*. Bbg. CHAUTARD Vie étrange Argot 1931, p.137. RADTKE (E.). Typologie des sexuell-erotischen Vokabulars [...]. Tübingen, 1979, p.117.
    Dans la scène à laquelle tu fais allusion, il me semble que l'élève a donc raison contre le pauvre prof., qui ne conteste pas le sens du mot, mais conteste avoir VOULU la traiter de pute. Je te dis ça de mes mouares. Cette seule scène élargit très nettement le "champ" du livre, qui n'est pas simplement un pleurnichoir sur cette-pauvre-langue-française que les gosses n'ont de cesse que d'esquinter (pas seulement ceux des banlieues, comme tu le dis justement, d'autant que Bégaudeau enseignait à Paris).
    (Rappelons aux gens qui déplorent la dégradation permanente et quotidienne de notre "belle langue" est plus le fait des guignolos de la presse rock et culture, des attachés de presse de tout poil, les publicitaires, des enseignants flemmards, des démagogues communicants des partis politiques (surtout de gauche, bien sûr) et de l'ensemble du corpus socio-cul de ce magnifique XXIe siècle en devenir qui travaillent de manière délibérée à la déglinguer, cette langue (pour des motifs variés)... tu le sais aussi bien que moi... beaucoup plus que ces pauvres "jeunes" qui ont bon dos. Là-dessus, Bégaudeau et moi sommes d'accord. Son livre s'interrogeant beaucoup plus sur l'échec du prof (lui ?) (et, donc, du père, du bibliothécaire, du curé, etc.) à transmettre la langue et la culture qui va avec, que sur le mal-parler et le mal-savoir des élèves.(...)

    Lien : http://gothicsenebrus.canalblog.com/archives/2009/04/08/12910883.html
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    • Livres 1.00/5
    Par Eric75019, le 29 janvier 2011

    Eric75019
    Rigoureusement factuel et sans parti pris, on finit par se demander quel est donc le message de l'auteur qui au fil des pages nous narre sa vie Entre les murs, vide et ennuyeuse, sans intérêt : c'est ça le message m'sieur ? j'ai bon ?
    Ce livre ne dégage aucune sensibilité, aucun amour du métier, aucune espérance, il est creux et vain, le professeur ne montre à aucun moment l'exemple à suivre, ne suscite pas le dialogue entre les générations, ne provoque pas la curiosité des élèves, ne transmet aucun savoir ou savoir faire (et tant pis pour les élèves, pris ici pour des cons). J'attendais donc plus d'analyse et de recul sur le monde de l'enseignement, sur l'apprentissage et la transmission, une véritable réflexion à partir de faits divers éventuellement vécus, mais au moins dignes d'intérêts. La plus mortelle de vos journées scolaires est moins ennuyeuse que ce qui est raconté ici. J'ai lu ce livre parce que j'habite le 19ème arrondissement, et parce que mes enfants sont scolarisés. Je l'ai lu chez Verticales, c'est-à-dire avant la parution de la version en poche, avant la sortie du film, avant la Palme d'or à Cannes. N'ayant pas vu le film, je suppose qu'il véhicule un message audible et qu'il dégage plus d'émotion que le livre, sans doute grâce aux acteurs, qui ont peut-être réhabilité le propos.
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    • Livres 2.00/5
    Par Marguerite87, le 05 décembre 2010

    Marguerite87
    Entre les murs est l'histoire d'un enseignant de français qui travaille dans un quartier difficile où l'immigration est importante. Ou plutôt, Entre les murs est un enchainement de faits, qui se déroulent Entre les murs du collège, relatés par cet enseignant de français. Les faits se suivent mais ne forment pas de véritable histoire. On ne connait des personnages que ce qu'ils veulent bien révéler lors des périodes de classe ou des réunions de personnel. Ce sont peut-être des raisons qui expliquent pourquoi ma lecture manquait de rythme.
    Dans le film, j'avais aimé l'humour, un brin baveux, de l'enseignant. Il se moquait parfois des réponses ou des comportements de ses élèves mais ça me semblait sans conséquence. Dans les situations auxquelles il était exposé, l'humour était sa meilleure arme mais dans le livre, il frise l'arrogance. Pour moi, un enseignant doit s'efforcer d'être un modèle. Si le modèle est arrogant, il ne faut pas se surprendre que les élèves soient pénibles et se montrent peu coopérants.
    Par ailleurs, certaines anecdotes valent la peine d'être lues. Je pense principalement à celles ayant trait aux différences culturelles entre l'enseignant et ses élèves, et entre les élèves eux-mêmes. J'aurais pu relever de bonnes citations si j'en avais eu le courage. L'exaspération de certains enseignants de ce milieu était aussi bien exprimée. En fait, il n'est pas mauvais, j'y ai fait de jolies trouvailles. J'avais possiblement de trop grandes attentes après le visionnement de l'oeuvre portée à l'écran. Je crois que c'est la première fois que je préfère une adaptation au livre qui l'a inspiré.
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Citations et extraits

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  • Par Alice5, le 05 février 2012

    Le prof de français pose une question:
    “Qu’est-ce qui s’est passé d’important le 10 mai 1981?
    Quelques nez ont relevé la tête, s’interrogeant.
    - Le 10 mai 81, ça vous dit rien?
    Les nez étaient des flaques en histoire contemporaine.
    - Le 10 mai 81 il s’est passé deux choses, et on peut dire que l’une a un peu effacé l’autre.
    Né le 3 janvier 1989, Aissatou s’activait les neurones sous son bandana noir.
    - Un attentat?
    - A l’époque, il y en avait pas autant que maintenant. La mode c’était plutôt le disco.
    1981 ne réveillait personne. (...)
    - Bon le 10 mai c’est aussi l’anniversaire de ma soeur mais ça on s’en fout un peu.
    Soumaya a poussé un cri de pétasse.
    - Elle a quel âge votre soeur m’sieur?
    - Devinez.
    Des nombres ont fusé, qui allaient de douze à cinquante-deux.
    - OK, j’vous dirai ça une autre fois. Le 10 mai 1981, François Mitterand a été élu président de la République, et Bob Marley est mort. Evidemment on a pas parlé de Bob Marley parce que l’élection de Mitterrand c’était quelque chose de très important à l’époque.
    - Il est mort comment, m’sieur, Bob Marley?
    - Il est mort quand il a vu que Mitterrand était élu.
    - C’est vrai?
    - Complètement vrai.
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  • Par Spilett, le 11 octobre 2010

    - Y'a ma mère qui m'attend.
    - Elle attend que tu t'excuses.
    - Pardon.
    - Pardon quoi ?
    - Pardon c'est tout.
    - Pardon quoi ?
    - J'sais pas.
    - Répète après moi: monsieur, je m'excuse d'avoir été insolente envers vous.
    - J'ai pas été insolente.
    - J'attends: monsieur, je m'excuse d'avoir été insolente envers vous.
    - Monsieur, je m'excuse d'avoir été insolente envers vous.

    C'était récité mécaniquement, avec une ostensible absence de conviction. J'ai quand même tendu le carnet qu'elle a aussitôt saisi avant de sautiller vers la porte. Au moment de disparaître dans le couloir, elle s'est exclamée

    - J'le pense pas.
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  • Par Chrys, le 11 novembre 2010

    P150: Conflit

    J'ai pointé l'index sous son nez et collé mes yeux dans les siens.
    - J'ai pas besoin d'tes commentaires.
    - Pourquoi vous vous énervez?
    - Tais-toi.
    - Si j'veux j'rentre dans la classe.
    - Essaie un peu pour voir.
    Il remontait les marches à ma suite.
    - Qu'est-ce que vous allez m'faire si j'rentre? Vous allez m'frapper?
    - Bon ok, on va au bureau.
    (...)
    Bon an mal an, nous étions arrivés derrière la porte du bureau.
    - Tu fais moins le malin, là.
    - J'm'en fous.
    - Tu t'en fous mais tu fais moins l'malin.
    Le principal n'était pas là. Dico s'est réjoui en silence.
    - Tu t'assieds là, je vais le chercher.
    Il ne s'est pas assis.
    - Tu t'assieds là et tu t'tais.
    - C'est vous qui parlez."
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  • Par Chrys, le 11 novembre 2010

    P 262: Notation du brevet

    " Content de son coup, le principal m'avait happé dans son bureau avec les airs de conspirateur.
    - J'ai obtenu que les profs qui corrigeront le brevet ici ne corrigent que les élèves de ce collège.
    - Ah?
    Content de son coup.
    - Comme ça, vous comprenez, ils comparent pas avec les copies d'un collège disons mieux loti, ils n'auront que des copies d'ici, ce qui permettra de hausser les résultats, vous voyez le truc?
    - Jolie ruse.
    (...)
    - Non parce que sinon vous comprenez les bonnes copies d'ici, à côté des bonnes copies d'ailleurs, eh bien c'est tout con mais elles paraissent moyennes..."
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  • Par Peggy, le 18 juillet 2009

    - ça a sonné ?
    Posant la question, Elise savait bien que oui. Irène le savait d'autant mieux qu'elle ne faisait pas cours l'heure d'après.
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François Bégaudeau - Au début .
A l'occasion du Salon du Livre de Paris 2012, François Bégaudeau vous présente son ouvrage "Au début" aux éditions Alma.http://www.mollat.com/livres/francois-begaudeau-debut-9782362790133.htmlNotes de Musique : Taiko Les tambours de Tokyo - 8 - Sukeroku Bayashi








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