J'ai lu ce titre, loin de la polémique qu'il a suscité, loin de l'indécence que l'on peut trouver dans ses lignes... J'ai lu ce titre comme si le temps avait fait son oeuvre, et l'oubli aussi... Et j'ai aimé le lire.
Bien entendu, je me suis demandée en le parcourant, si
Florence Aubenas était en accord avec le fait que l'on parle d'elle, aussi intimement. Apparemment, une décharge a été signée... Apparemment, elle n'a pas lu ce roman. Et là n'est sans doute pas l'important, en somme, et autant le comprendre, pour apprécier le fond de cette fin d'histoire.
François Bégaudeau y est égal à lui-même, à ce qui fait son charme, à ce qui provoque l'agacement aussi. Sur le même ton sur lequel il rédige, dans Muze, sa rubrique "Accroc à mon héroïne" il nous dresse ici le portrait de
Florence Aubenas. Il s'appuie sur son discours, et en profite pour parler des femmes, de sa vie, avec des mécanismes d'écriture reconnaissables, par moment un brin macho, mais pour moi assez attrayants. En bref, j'ai aimé ce jeu d'écriture, sorti à mon avis trop tôt après la libération de l'ex-otage...
Un peu plus sur mon blog...
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