ISBN : 2916589678
Éditeur : Cambourakis (2011)


Note moyenne : 2.75/5 (sur 4 notes) Ajouter à mes livres
Tristes Cendres rend hommage au grand reporter et photographe Robert Capa, et retrace son engagement aux cotés des républicains pendant la guerre civile espagnole.
L’action se situe de 1932 à 1940, entre Paris, Bilbao et Mexico : des années cruciales dans la vie ... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par Lune, le 09 juin 2011

    Lune
    Voilà une BD qui ne laisse pas indifférent.
    Deux destins : celui de Robert Capa et de sa compagne Gerda Taro.
    Une profession « passion » : photoreporter.
    Une année maudite : 1936.
    Un pays saccagé : l'Espagne, la guerre civile.
    Des gens de même sang qui se déchirent : les fascistes et les républicains auxquels les deux photographes s'allient.
    Leur histoire, leur parcours, leurs idées, leurs revendications, leur drame : tout se déroule devant nos yeux en mots et en images.
    Dessins noirs sur fond bleu turquoise comme doit l'être la mer de la Baie de Biscaye près du Mont Sollube et des noms de village tragiquement connus du monde entier, je pense au tristement célèbre Guernica.
    Ironie du sort : la mort de Gerda sur le front à Brunete, écrasée par un char républicain. Robert Capa souffrira sa vie durant de cette absence.
    Tout le sordide que peut produire l'homme dans son incommensurable propension de désir de puissance mal placée accompagne la lecture de ce bel ouvrage conçu par le scénariste Mikel Begona et l'illustrateur Inaket dont la première collaboration est sensible sans sensiblerie, empêche l'oubli sans tomber dans la lourdeur.
    Des extraits de journaux sont introduits dans le livre ainsi que la reproduction Kodak de photos : l'art est ici pleinement au service des faits.
    Nous suivons Capa en France, en Espagne, au Mexique, nous croisons des silhouettes connues, moins connues mais dont la rage, l'espoir et le désir de vaincre devaient couver sous ces « Tristes cendres ».
    Grand merci à Babélio et aux Editions Cambourakis de m'avoir permis de découvrir cette très belle bande dessinée.
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par alaiseblaise, le 09 juin 2011

    alaiseblaise
    BD lue dans le cadre de Masse Critique avec un GRAND merci à Babelio !
    1936. Robert Capa, juif hongrois, de son vrai nom, Endre Friedman, 22 ans, tête brûlée, photographe reporter, rejoint le front républicain espagnol.
    Avec Gerda Pohorylle, son amour, il forme un couple de photographes déjà reconnus.
    En Espagne c'est la guerre civile. Franco a pris de force le pouvoir contre la toute jeune république. Les combats sont féroces, inégaux.
    D'un côté les fascistes armés jusqu'aux dents, soutenus par la puissante et riche église catholique espagnole. de l'autre côté, des bandes rivales d'utopistes : le POUM (trotskistes), la CNT (anarchistes), l'UGT (syndicat républicain), les EUSKADI (basques), le PCE (communistes) et les fameuses Brigades Internationales (avec Hemingway, Dos Passos, Malraux entre autres moins célèbres mais pas moins héroïques). Tous avec leur rêves de liberté jusqu'à
    s'entredéchirer...
    Sur le front, au plus près des combats, Capa inaugure le photojournalisme engagé. Celui qui témoigne.
    Ses photos, légendées par sa compagne Gerda, font le tour du monde.
    (Gerda meurt écrasée par un char républicain)
    1939. La république espagnole meurt avant même d'avoir vécu.
    Sous les bottes sanguinolantes de Franco : le feu des armes, la fumée des bombardements, les cendres des morts.
    Capa deviendra le plus grand photographe de guerre du monde.
    La BD «Tristes cendres» raconte tout cela.
    Le scénario de Mikel Begona est remarquable : documenté, détaillé, instructif.
    Inaket, l'illustrateur, dessine en trois couleurs : le bleu, le blanc et le noir.
    Cendres froides.
    Les traits sont succints mais précis.
    La couverture de ce très beau livre ressemble à une affiche de propagande...à la manière des futuristes.
    Une lecture dessinée d'un triste épisode à compléter, pour ceux qui veulent bien s'intéresser à cette histoire d'espoirs, avec l'indispensable et émouvant «Le bref été de l'anarchie» de H. M. Enzensberger, déjà chroniqué par mes soins sur ce site.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par snybril, le 18 juin 2011

    snybril
    - Triste histoire que celle de l'Espagne lors de la guerre civile.
    - Triste destin que celui de Robert Capa, réduit en cendres, conclusion logique d'un métier de guerre.
    - Triste revue de lecture que je m'apprête à rédiger.
    Une masse critique dédiée à la bande dessinée m'a permis de découvrir Tristes cendres de Mikel Begoña et Iñaket. Derrière cela se fraye le hasard et un éditeur alléché par l'idée de se faire de la publicité à peu de frais. Mais les quelques euros gâchés à me faire don d'un exemplaire de cette bande dessinée ne suffiront pas à acheter mon enthousiasme. Un livre en échange d'une critique, soit! Je vais donc faire mon job, avec en arrière plan la culpabilité de cracher un peu dans la soupe.
    Catégoriquement et définitivement, je n'ai pas aimé ce livre. La quatrième de couverture m'avait pourtant promis beaucoup :
    J'imaginais me cultiver sur l'époque sombre de la guerre civile espagnole.
    Je me faisais une joie de découvrir la vie et les images de Robert Capa, sacré plus grand photojournaliste de guerre.
    Je vibrais face au destin tragique du couple Capa & Taro.
    Il y avait tout ça dans le petit résumé, mais rien de plus dans le livre. Pour tout dire, l'histoire dessinée n'a fait qu'attiser un sentiment puissant de frustration.
    Une bande dessinée qui ne raconte pas grand-chose c'est déjà malheureux. Tristes cendres réussit à faire pire, a rendre l'histoire pénible à lire. L'action est le plus souvent confuse, manque de cohérence et de suivi. On voit bien que les scénaristes sont bien documentés et concernés par une tranche de leur histoire. trop peut être...
    Robert Capa souffrait d'une rage de dent. On retrouve donc régulièrement dans le récit le personnage du dentiste chargé de donner une certaine légèreté et de l'humour au milieu d'une histoire trop sombre. Prétendument comique, les gags de ce fil conducteur tombent toujours à plat.
    Dans une bande "dessinée", l'aspect majeur est souvent l'image. Je n'ai mais aimé le style mais j'imagine que l'affaire est plus question de goût.
    Le trait du premier plan est noir, pas de crayonné ou de demi-teinte. Une ligne ferme mais un aspect gribouillé qui me rebute. Pour le néophyte, en l'occurrence moi, ça ressemble plus aux croquis d'un enfant sur un cahier d'écolier qu'au travail d'un dessinateur sérieux.
    L'arrière plan est plus intéressant. En bleu ciel il reste plutôt discret mais donne une vraie profondeur à l'image.
    De nombreux dessins sont en fait des hommages aux célèbres clichés du photographe. Une recherche rapide m'a permis d'en identifier quelques-uns mais j'imagine qu'un vrai connaisseur de l'œuvre de Capa en trouvera beaucoup d'autres. C'est probablement le seul intérêt de Tristes cendres.
    Sur la dernière image, en bas de page, on trouve un commentaire curieux "Enfin la fin...". C'était également mon sentiment.

    Lien : http://oiseauchanteur.blogspot.com/2011/06/triste-bande-dessinee-pou..
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Citations et extraits

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  • Par Lune, le 09 juin 2011

    Quand je pense à tous ceux qu'on a connus et qui sont morts dans cette offensive, j'ai l'impression que vivre est déloyal.

    Gerda Taro
    Citation de qualité ? (6 votes positifs)






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