ISBN : 2246567610
Éditeur : Grasset


Note moyenne : 3.06/5 (sur 605 notes) Ajouter à mes livres
«En ce temps-là, on mettait des photographies géantes de produits sur les murs, les arrêts d'autobus, les maisons, le sol, les taxis, les camions, la façade des immeubles en cours de ravalement, les meubles, les ascenseurs, les distributeurs de billets, dans toutes les ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par fee-tish, le 16 février 2012

    fee-tish
    Un livre cru. Une autobiographie déguisée. Un pamphlet contre le monde publicitaire. Frédéric Beigbeder nous offre un livre fort qui marque le lecteur, quel que soit son sentiment une fois le livre refermé.

    L'histoire nous fait suivre Octave Parrango, un trentenaire qui travaille dans une agence de publicité. S'il écrit ce livre, nous dit-il, c'est pour se faire licencier. Ainsi, il partira avec une bonne prime, contrairement à une démission. Nourri à la cocaïne, incapable de retenir la femme qu'il aime et qui est enceinte de lui, la longue descente aux Enfers commence. Commence, ou continue plus exactement. On le découvre dans son milieu professionnel, au travers de projets publicitaires, d'invention de « titres » ou slogans mais aussi des relations avec ses collègues tant masculins que féminins. On le découvre également lors du séminaire de son agence au Sénégal : des faux-semblants jusqu'aux soirées orgiaques. Puis on se rend également à Miami pour le tournage d'un spot publicitaire pour le yaourt Maigrelette, qui se sera le théâtre d'une des plus graves frasques d'Octave et deux de ses compères.
    Ce livre est étonnant, atypique et parfois terrifiant. Il inspire le dégoût mais aussi la compassion. Frédéric Beigbeder a choisi un langage argotique voire vulgaire pour choquer et marquer l'esprit de ses lecteurs. Et cela marche indéniablement, qu'on aime ou non. C'est lourd à certains moments, je ne peux pas le nier, mais le message de l'auteur justifie ce choix. Un milieu où la drogue serait légion, où l'on gagne plus d'argent qu'on ne le mérite.
    le livre est découpé en six parties où les pronoms sujets de la narration changent. La première partie commence avec le « Je » d'Octave. Elle lui permet de provoquer le lecteur à l'extrême. Puis, vient les « tu », « il », « nous », « vous » et « ils ». J'ai trouvé ce système tout à fait astucieux et pertinent pour le récit.
    Pour conclure, je dirais que j'ai globalement apprécié cette lecture, de par son authenticité et son côté atypique. Lorsqu'on lit une biographie de Frédéric Beigbeder, on remarque qu'il est Octave ; mais jusqu'à quel point ? Qu'est-ce qui tient de la fiction, qu'est-ce qui est réel dans ce roman ? On ne le sait évidemment pas et cela entretient le mystère.
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    • Livres 3.00/5
    Par Lellia, le 16 septembre 2011

    Lellia
    Ayant déjà lu un livre de cet auteur et ayant vu le film avec Jean Dujardin (meilleur acteur français depuis bien longtemps selon moi) je savais à peu près à quoi m'attendre et je n'ai pas été déçue. Il faut dire qu'à la base je déteste la société de consommation dans laquelle nous vivons et les publicités sont franchement à vomir parfois (mon slogan préféré étant personnellement : Auchan, la vie, la vraie……Sérieux ? On trouve la vraie vie dans un supermarché ? J'étais pas au courant…). Après si la forme très épurée voir limite minimaliste sert le font, je dois avouer que le cynisme et l'humour noir m'ont parfois fait grincer des dents, je n'adhère pas au style « tape à l'œil » de l'auteur qui met du sexe trash au milieu de son récit sans aucune raison, d'autant plus que les ¾ du temps c'est aussi glamour qu'un porno. Voir même, je pourrais comparer ça à du Chuck Palahniuk qui reste mon auteur préféré mais Chuck (oui, nous sommes intimes donc je l'appel par son petit prénom) donne une part de naïveté et d'innocence à ses personnages qui se font avoir par le monde tandis que le Octave de Beigbeder est cynique et critique une société qu'il fait marcher et dont il se sert tout en se plaignant. C'est ce côté geignard qui m'a déplus, d'ailleurs son personnage principal ne fait rien pour paraître sympathique et il ne l'est strictement jamais (abandonner la femme qu'on aime parce qu'elle est enceinte au bout de quelques pages c'est suffisant pour se faire détester par tout le monde je crois xD).
    En bref, c'est un livre que j'ai aimé pour ce qu'il dénonce, ces industriels qui essaient de nous refourguer de la merde en nous faisant croire que ça nous est indispensable et que ça rendra notre vie meilleure (d'autant plus que ça fonctionne…) mais l'aspect bobo et trash de Beigbeder continue de m'agacer. Prochaine étape donc : Un roman français.
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
  • Par yann-frat, le 16 août 2009

    yann-frat
    99 F Fréderic Beigbeder
    Histoire : Octave, créatif dans une grosse boite de pub est trop lucide en fait et réalise que son monde totalement fashion et plein de drogues est en fait un milieu super méchant tout ça... Et donc il vaut se faire virer mais -oh surprise!- plus il fait de conneries plus il monte en grade.
    Style : Grosse surprise au début mais qui ne dure pas. Lucide, froid et presque parfait dans le premier chapitre, à peine au dessus de Thomas Clément dans le dernier. Un sublime suicide.
    Oui: J'ai lu ce livre cet été en prévoyant la vague qui va nous submerger dans quelques semaines et avec l'intention de ne pas passer pour la dernière des quiches, d'avoir un avais argumenté quoi... sur un auteur que j'avais volontairement délaissé jusque là.
    Et franchement ce fût une grosse surprise. le style du premier chapitre m'a totalement scotché : lucide froid, glacé, nihiliste, parfait.
    Non: Heureusement (ou pas d'ailleurs, ça dépend du coté où on se pose évidemment) le livre ne s'arrête pas là et les chapitres suivants m'ont rassuré; comme un vrai pubard Beigbeder sait trouver des accroches et des idées de roman presque géniales sauf qu'il a le souffle d'un hamster. le reste du livre (pourtant 300 pages en poche écriture moyenne) retourne dans le bac à sable ou il s'embourbe. Autosatisfaction à toutes les pages, regard décalé sans intérêt, clichés enfilés comme des perles, comme son héros qui veut quitter la pub et n'y arrive pas, Beig aimerait bien arriver à critiquer son milieu mais n'y arrive pas et reste devant à le décrire en se touchant la nouille.
    Peut être simplement parce que son milieu (si on sort la drogue et le fric) est juste aussi banal et pathétique qu'un autre:; qu'une fois qu'on a soufflé sur les paillètes il faut s'attaquer à l'âme humaine et là ce devient un peu trop dur, enfin ça demande du vrai boulot et du vrai courage quoi... Et puis tout le monde sait bien qu'après les paillettes le public ne suit plus. Et ça Beig le sait, malgré tout.
    Conclusion : 99F n'a pas grand intérêt en soi. Mieux vaut lire BEE ou houellbi pour observer un peu nos contemporains. Par contre 99 peut être abordé comme l'archétype même de la littérature des second couteaux, tous les thèmes abordés ici l'étant de prés ou de loin dans la flopée de livres qui nous encombrent chaque année. Voila donc son seul intérêt : quand vous avez lu 99 vous pouvez vous épargner 50% dans autres livres sur la pub/le glamour/ les drogues qui de prés ou de loin raconteront la même chose, en moins bien (a ce niveau d'exploitation du même thème, on va d'ailleurs finir par trouver du pétrole non?)
    Par contre tant qu'a faire de lire un livre sur la monde du commerce je ne saurai à l'inverse que trop vous conseiller "Le Capital" de Stéphane Osmont (chez grasset) qui au niveau style est du même acabit mais dont le propos tient la route et tape là ou beig n'imaginerai même pas s'aventurer...
    M'enfin j'dis ça hein, j'dis rien.... Et puis c'est vrai qu'Osmont est moins médiatique que beig, je reconnais...
    Ainsi donc, je trouvais beig agaçant à étaler sa bêtise crasse à la face du monde avec l'air auto satisfait de celui qui croit avoir "compris "quelque chose (oui je sais comment marche le monde des dominants tu vois bébé...); à le lire je me rends compte qu'en plus c'est une grosse feignasse qui s'arrête quand il a trouvé un pitch accrocheur pour un roman. Une feignasse qui finalement nous prive en plus d'un auteur (à coup sur) chaudement recommandable.
    A le lire il m'énerve donc encore plus...
    Oui ou non: Oui pour être dans le coup et en parler avec vos amis; non pour le style et l'histoire qui font... pschiiit puis.... Plof.


    Lien : http://xannadu.canalblog.com
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  • Par anais-mushroom, le 24 mai 2012

    anais-mushroom
    Ce livre est vraiment génial, il fait énormément réfléchir et la façon dont il est écris fais réagir le lecteur, Beigbeder à un style qui n'appartient qu'à lui même et qui est formidable. de plus il à une personnalité fort sympathique, l'ayant rencontré au salon du livre de Genève, je peux le confirmer! En revanche adaptation cinématographique est moins biens, le film est super aussi mais par apport au livre c'est moins percutant et puis l'histoire change (principalement la fin) . En revanche les apparitions de Frédéric sont excellentes surtout la dernière! Bravo a Frédéric Beigbeder pour ce livre qui excelle!
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    • Livres 3.00/5
    Par totom, le 25 mars 2010

    totom
    Ne mérite pas tout le mal qu'on en dit. Quelques passages surréalistes assez brillants, recouverts c'est vrai d'une couche marketing-provoc' à deux balles.
    Mais il m'en reste quelque-chose plusieurs années après, ce qui le place dans le bon tiers des livres que je m'enfile.
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Citations et extraits

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  • Par Shrimp, le 05 mars 2011

    Quand je ne dis rien, c'est très bon signe : ça veut dire que je suis intimidé. Quand je suis intimidé, c'est très bon signe : ça veut dire que je suis troublé. Quand je suis troublé, c'est très bon signe : ça veut dire que je tombe amoureux. Et quand je tombe amoureux, c'est très mauvais signe.
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  • Par toto, le 15 janvier 2009

    Vous êtes les produits d'une époque. Non. Trop facile d'incriminer l'époque. Vous êtes des produits tout court. La mondialisation ne s'intéressant plus aux hommes, il vous fallait devenir des produits pour que la société s'intéresse à vous.Le capitalisme transforme les gens en yaourts périssables, drogués au Spectacle, c'est à dire dressés pour écraser leur prochain. Pour vous licencier, il suffira de faire glisser votre nom sur l'écran jusqu'à la corbeille, puis de sélectionner "vider la corbeille".
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  • Par Shrimp, le 05 mars 2011

    Chère Obsession,
    Pourrais-tu avoir la gentillesse de me sauver de moi-même ? Sinon je mets les pieds dans l'eau et les doigts dans la prise. Il existe une chose qui est pire que d'être avec toi : c'est d'être sans toi. Reviens. Si tu reviens, je t'offre une New Beetle. Bon, d'accord, c'est un peu con comme proposition mais c'est de ta faute : depuis que tu es partie, je deviens de plus en plus sérieux. Je me suis aperçu qu'il n'existait pas d'autre fille comme toi. Et j'en ai conclu que je t'aimais.
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  • Par Shrimp, le 03 mars 2011

    Le silence aussi était en voie de disparition. On ne pouvait pas fuir les radios, les télés allumées, les spots criards qui bientôt s'infiltreraient jusque dans vos conversations téléphoniques privées. C'était un nouveau forfait proposé par Bouygues Telecom : le téléphone gratuit en échange de coupures publicitaires toutes les 100 secondes. Imaginez : le téléphone sonne, un policier vous apprend la mort de votre enfant dans un accident de voiture, vous fondez en larmes et au bout du fil, une voix chante "Avec Carrefour je positive".
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  • Par Couperine, le 04 juillet 2010

    Ma liberté s'appelle assurance chômage. Je préfère être licencié par une entreprise que par la vie. CAR J'AI PEUR. Autour de moi, les collègues tombent comme des mouches : hydrocution dans la piscine, overdose de cocaïne maquillée en infarctus du myocarde, crash de jet privé, cabrioles en cabriolet. Or cette nuit, j'ai rêvé que je me noyais. Je me suis vu couler, caresser les raies manta, les poumons remplis d'eau. Au loin, sur la plage, une jolie dame m'appelait. Je ne pouvais lui répondre car j'avais la bouche pleine d'eau salée. Je me noyais mais ne criais pas au secours. Et tout le monde faisait pareil dans la mer. Tous les nageurs coulaient sans appeler à l'aide. Je crois qu'il est temps que je quitte tout parce que je ne sais plus flotter.

    Tout est provisoire et tout s'achète. L'homme est un produit comme les autres, avec une date limite de vente. Voilà pourquoi j'ai décidé de prendre ma retraite à 33 ans. C'est, paraît-il, l'âge idéal pour ressusciter.
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Interlignes - Frédéric Beigbeder - Lecture .
Frédéric Beigbeder lit, pour Interlignes, un extrait de son roman "Un roman français"Découvrez l'intégralité de l'entretien sur www.interlignes.tv








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