ISBN : 2246567610
Éditeur : Grasset


Note moyenne : 3.09/5 (sur 520 notes) Ajouter à mes livres
«En ce temps-là, on mettait des photographies géantes de produits sur les murs, les arrêts d'autobus, les maisons, le sol, les taxis, les camions, la façade des immeubles en cours de ravalement, les meubles, les ascenseurs, les distributeurs de billets, dans toutes les ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Lellia, le 16 septembre 2011

    Lellia
    Ayant déjà lu un livre de cet auteur et ayant vu le film avec Jean Dujardin (meilleur acteur français depuis bien longtemps selon moi) je savais à peu près à quoi m'attendre et je n'ai pas été déçue. Il faut dire qu'à la base je déteste la société de consommation dans laquelle nous vivons et les publicités sont franchement à vomir parfois (mon slogan préféré étant personnellement : Auchan, la vie, la vraie……Sérieux ? On trouve la vraie vie dans un supermarché ? J'étais pas au courant…). Après si la forme très épurée voir limite minimaliste sert le font, je dois avouer que le cynisme et l'humour noir m'ont parfois fait grincer des dents, je n'adhère pas au style « tape à l'œil » de l'auteur qui met du sexe trash au milieu de son récit sans aucune raison, d'autant plus que les ¾ du temps c'est aussi glamour qu'un porno. Voir même, je pourrais comparer ça à du Chuck Palahniuk qui reste mon auteur préféré mais Chuck (oui, nous sommes intimes donc je l'appel par son petit prénom) donne une part de naïveté et d'innocence à ses personnages qui se font avoir par le monde tandis que le Octave de Beigbeder est cynique et critique une société qu'il fait marcher et dont il se sert tout en se plaignant. C'est ce côté geignard qui m'a déplus, d'ailleurs son personnage principal ne fait rien pour paraître sympathique et il ne l'est strictement jamais (abandonner la femme qu'on aime parce qu'elle est enceinte au bout de quelques pages c'est suffisant pour se faire détester par tout le monde je crois xD).
    En bref, c'est un livre que j'ai aimé pour ce qu'il dénonce, ces industriels qui essaient de nous refourguer de la merde en nous faisant croire que ça nous est indispensable et que ça rendra notre vie meilleure (d'autant plus que ça fonctionne…) mais l'aspect bobo et trash de Beigbeder continue de m'agacer. Prochaine étape donc : Un roman français.
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
  • Par yann-frat, le 16 août 2009

    yann-frat
    99 F Fréderic Beigbeder
    Histoire : Octave, créatif dans une grosse boite de pub est trop lucide en fait et réalise que son monde totalement fashion et plein de drogues est en fait un milieu super méchant tout ça... Et donc il vaut se faire virer mais -oh surprise!- plus il fait de conneries plus il monte en grade.
    Style : Grosse surprise au début mais qui ne dure pas. Lucide, froid et presque parfait dans le premier chapitre, à peine au dessus de Thomas Clément dans le dernier. Un sublime suicide.
    Oui: J'ai lu ce livre cet été en prévoyant la vague qui va nous submerger dans quelques semaines et avec l'intention de ne pas passer pour la dernière des quiches, d'avoir un avais argumenté quoi... sur un auteur que j'avais volontairement délaissé jusque là.
    Et franchement ce fût une grosse surprise. le style du premier chapitre m'a totalement scotché : lucide froid, glacé, nihiliste, parfait.
    Non: Heureusement (ou pas d'ailleurs, ça dépend du coté où on se pose évidemment) le livre ne s'arrête pas là et les chapitres suivants m'ont rassuré; comme un vrai pubard Beigbeder sait trouver des accroches et des idées de roman presque géniales sauf qu'il a le souffle d'un hamster. le reste du livre (pourtant 300 pages en poche écriture moyenne) retourne dans le bac à sable ou il s'embourbe. Autosatisfaction à toutes les pages, regard décalé sans intérêt, clichés enfilés comme des perles, comme son héros qui veut quitter la pub et n'y arrive pas, Beig aimerait bien arriver à critiquer son milieu mais n'y arrive pas et reste devant à le décrire en se touchant la nouille.
    Peut être simplement parce que son milieu (si on sort la drogue et le fric) est juste aussi banal et pathétique qu'un autre:; qu'une fois qu'on a soufflé sur les paillètes il faut s'attaquer à l'âme humaine et là ce devient un peu trop dur, enfin ça demande du vrai boulot et du vrai courage quoi... Et puis tout le monde sait bien qu'après les paillettes le public ne suit plus. Et ça Beig le sait, malgré tout.
    Conclusion : 99F n'a pas grand intérêt en soi. Mieux vaut lire BEE ou houellbi pour observer un peu nos contemporains. Par contre 99 peut être abordé comme l'archétype même de la littérature des second couteaux, tous les thèmes abordés ici l'étant de prés ou de loin dans la flopée de livres qui nous encombrent chaque année. Voila donc son seul intérêt : quand vous avez lu 99 vous pouvez vous épargner 50% dans autres livres sur la pub/le glamour/ les drogues qui de prés ou de loin raconteront la même chose, en moins bien (a ce niveau d'exploitation du même thème, on va d'ailleurs finir par trouver du pétrole non?)
    Par contre tant qu'a faire de lire un livre sur la monde du commerce je ne saurai à l'inverse que trop vous conseiller "Le Capital" de Stéphane Osmont (chez grasset) qui au niveau style est du même acabit mais dont le propos tient la route et tape là ou beig n'imaginerai même pas s'aventurer...
    M'enfin j'dis ça hein, j'dis rien.... Et puis c'est vrai qu'Osmont est moins médiatique que beig, je reconnais...
    Ainsi donc, je trouvais beig agaçant à étaler sa bêtise crasse à la face du monde avec l'air auto satisfait de celui qui croit avoir "compris "quelque chose (oui je sais comment marche le monde des dominants tu vois bébé...); à le lire je me rends compte qu'en plus c'est une grosse feignasse qui s'arrête quand il a trouvé un pitch accrocheur pour un roman. Une feignasse qui finalement nous prive en plus d'un auteur (à coup sur) chaudement recommandable.
    A le lire il m'énerve donc encore plus...
    Oui ou non: Oui pour être dans le coup et en parler avec vos amis; non pour le style et l'histoire qui font... pschiiit puis.... Plof.


    Lien : http://xannadu.canalblog.com
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par stephendedalus, le 02 septembre 2007

    stephendedalus
    Ce livre, parce qu'il faut lui decerner un qualificatif, ressemble parfaitement à son auteur! mediocre, pretentieux,mechant, narcissique, meprisable.l'auteur, parce qu'il faut bien lui decerner un qualificatif. je le soupconne en outre de plagier ici et là. Et dire que cette daube a remporté un succès important. il a été traduit en plusieurs langues, et va faire l'objet d'un film. si,si!!. cet etron constitué de feuilles de papier merite le destin d'un tout autre papier. Celui qu'on jette au fond de la cuvette des toilettes, après l'avoir utilisé pour assainir une partie de son atanomie!
    bien entendu, la note zero, c'est à dire sans etoile, est gagnée haut la main par cet ecrivaillon d'operette.
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par Bunee, le 12 octobre 2010

    Bunee
    C'est curieux, une fois qu'on a vu le film, on est presque déçu par le livre.
    Complainte d'Octave, publicitaire (ou plutôt Créateur, rendons hommage aux démurges) cynique, un goujat ordinaire, créature de salon, poudre et paillettes.
    Donc Octave aurait voulu être un artiste rebelle et confiant dans la force de son art mais a fini absorbé par le système, celui d'un monde où tout se vend, la question unique étant celle du prix.
    Un artiste incompris doublé d'un adolescent déjanté et attardé qui se sépare de son amie alors qu'elle est enceinte et s'engouffre dans la nuit et le lucre comme les enfants apeurés s'accrochent dans les jupes de leur mère.
    Description désabusée d'un système - celui de la marchandisation, de la publicité, de la consommation - , tentative de destruction du système, puis auto-destruction. Cure de desintox. 99 francs a des velléités de satire sociale.
    Le scénario est vraiment sympa, mais on retrouve dans l'écriture certains travers: caricature frolant le grossier, cynisme surjoué, pesé, emballé. Donc c'est parfois cru, ça se veut réaliste, mais ce n'est pas franchement convaincant.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Luniver, le 23 octobre 2011

    Luniver
    99 francs est l'histoire d'Octave, publicitaire qui commence à détester son métier et ne demande qu'à se faire virer. On découvre les dessous de la publicité avec la fabrication d'un pub pour un yaourt : l'écriture du script, les préjugés et les tests sur la ménagère de moins de 50 ans pour voir si le message passe bien, le tournage du clip, ...
    Ça fait du bien de voir que cette grande institution qu'est la pub, que j'imaginais comme une machine bien huilée prête à tout écraser sur son passage, décrite comme un ensemble d'employés complètement perdus, qui se copient à tout va pour avoir l'impression de contrôler quelque chose.
    Alors, c'est sûr que ce n'est pas de la grande littérature, il y a de la philosophie de comptoir et des phrases toutes faites, mais chez moi, c'est un style qui a fait mouche !
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)

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Citations et extraits

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  • Par Shrimp, le 05 mars 2011

    Quand je ne dis rien, c'est très bon signe : ça veut dire que je suis intimidé. Quand je suis intimidé, c'est très bon signe : ça veut dire que je suis troublé. Quand je suis troublé, c'est très bon signe : ça veut dire que je tombe amoureux. Et quand je tombe amoureux, c'est très mauvais signe.
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  • Par toto, le 15 janvier 2009

    Vous êtes les produits d'une époque. Non. Trop facile d'incriminer l'époque. Vous êtes des produits tout court. La mondialisation ne s'intéressant plus aux hommes, il vous fallait devenir des produits pour que la société s'intéresse à vous.Le capitalisme transforme les gens en yaourts périssables, drogués au Spectacle, c'est à dire dressés pour écraser leur prochain. Pour vous licencier, il suffira de faire glisser votre nom sur l'écran jusqu'à la corbeille, puis de sélectionner "vider la corbeille".
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  • Par Shrimp, le 05 mars 2011

    Chère Obsession,
    Pourrais-tu avoir la gentillesse de me sauver de moi-même ? Sinon je mets les pieds dans l'eau et les doigts dans la prise. Il existe une chose qui est pire que d'être avec toi : c'est d'être sans toi. Reviens. Si tu reviens, je t'offre une New Beetle. Bon, d'accord, c'est un peu con comme proposition mais c'est de ta faute : depuis que tu es partie, je deviens de plus en plus sérieux. Je me suis aperçu qu'il n'existait pas d'autre fille comme toi. Et j'en ai conclu que je t'aimais.
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  • Par Couperine, le 04 juillet 2010

    Ma liberté s'appelle assurance chômage. Je préfère être licencié par une entreprise que par la vie. CAR J'AI PEUR. Autour de moi, les collègues tombent comme des mouches : hydrocution dans la piscine, overdose de cocaïne maquillée en infarctus du myocarde, crash de jet privé, cabrioles en cabriolet. Or cette nuit, j'ai rêvé que je me noyais. Je me suis vu couler, caresser les raies manta, les poumons remplis d'eau. Au loin, sur la plage, une jolie dame m'appelait. Je ne pouvais lui répondre car j'avais la bouche pleine d'eau salée. Je me noyais mais ne criais pas au secours. Et tout le monde faisait pareil dans la mer. Tous les nageurs coulaient sans appeler à l'aide. Je crois qu'il est temps que je quitte tout parce que je ne sais plus flotter.

    Tout est provisoire et tout s'achète. L'homme est un produit comme les autres, avec une date limite de vente. Voilà pourquoi j'ai décidé de prendre ma retraite à 33 ans. C'est, paraît-il, l'âge idéal pour ressusciter.
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  • Par Shrimp, le 05 mars 2011

    Tout le monde a au fond de lui un chagrin d'amour qui sommeille. Tout coeur qui n'est pas brisé n'est pas un coeur. Les poumons attendent la tuberculose pour sentir qu'ils existent. Je suis votre professeur d'éducation phtisique. Il faut avoir un nénuphar dans la cage thoracique, comme Chloé dans "L’Écume des jours" ou Mme Chauchat dans "La Montagne magique". J'aimais te regarder dormir, même quand tu faisais semblant, quand je rentrais tard, bourré, je comptais tes cils, parfois il me semblait que tu me souriais. Un homme amoureux, c'est quelqu'un qui aime regarder sa femme dormir, et, de temps à autre, jouir. Sophie, m'entends-tu à des milliers de kilomètres de distance comme dans les pubs SFR ? Pourquoi faut-il que les gens s'en aillent pour qu'on s'aperçoive qu'on les aimait ? Ne vois-tu pas que tout ce que je te demandais c'était de me faire juste un peu souffrir, comme au début, d'une embellie pulmonaire ?
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Vidéo de Frédéric Beigbeder


L'amour dure trois ans : rencontre avec Frédéric Beigbeder pour l'adaptation cinéma de son roman
A l'occasion de la sortie de son premier film "L'amour dure trois ans", adapté de son roman publié en 1997, Frédéric Beigbeder était à la Fnac pour une rencontre exceptionnelle. "Marc Marronnier, critique littéraire le jour et chroniqueur mondain la nuit, vient de divorcer d'Anne. Il est sûr à présent que l'amour ne dure que 3 ans. Il a même écrit un pamphlet pour le démontrer ; mais sa rencontre avec Alice va ébranler toutes ses certitudes." La Fnac : l'engagement cinéma La Fnac accompagne les grands succès publics et critiques, les auteurs confirmés comme les premiers films, sans sectarisme, mais avec toujours un souci de pédagogie et une volonté d'accompagner les clients vers les films qui créent l'événement. La Fnac se distingue par l'organisation de grands événements en magasins et dans les salles de cinéma partenaires, par la production de bonus dédiés à des éditions DVD exclusives et par la mise en place de partenariats à l'année avec des festivals et de grandes institutions du cinéma et de l'art. Enregistré le 21 janvier 2012 à la Fnac Forum des Halles, Paris.








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