ISBN : 2911412745
Éditeur : Vents d'ailleurs (2010)


Note moyenne : 3.83/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres

Déhia, jeune femme universitaire, promise à un avenir radieux, se heurte dans sa propre famille à l'extrême violence de l'histoire algérienne récente. Belle femme dans une société où la religion, la corruption, la ... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 28 janvier 2012

    carre
    Déhia et Adel, passent leur vacances dans un pays méditerranéen. S'ils forment un couple uni et amoureux, leur trajectoire n'a rien d'un conte de fée.
    Belaskri, met en scène trois personnages (Déhia, Adel et son frère Badil).
    Il nous propose un voyage au coeur de l' Algérie des années 1990, en proie au fanatisme religieux, aux attentats, et aux injustices faite aux femmes dans leur propre famille.
    Belaskri porte un regard guère optimisme sur son pays, il décrit une violence quotidienne ou la peur, sournoise et incontrolable terrifie ce peuple qui paye cher son indépendance. Mais Belaskri évite tout cliché, tout pathos grâce à une écriture sensible et pudique. Une belle découverte. Prix des Etonnants voyageurs de St Malo 2011.
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Gangoueus, le 13 octobre 2010

    Gangoueus
    Cet été j'ai lu, à l'occasion de la coupe du monde de football en Afrique du Sud, un recueil de onze nouvelles consacré à ce sport avec autant d'auteurs. J'avais été marqué par la violence et la justesse de l'une d'entre elles écrite par Yahia Belaskri. Aussi, c'est avec une certaine satisfaction que je me suis plongé dans ce deuxième roman édité chez Vents d'ailleurs.

    Déhia. Adel. Deux destinées liées. Ce couple séjourne pendant ses vacances quelque part en bord de mer d'un pays qui ressemble à l'Italie. Peu importe. Yahia Belaskri donne quelques indices en évitant de nommer explicitement les lieux. On sent dans les intermèdes où le présent s'invite, où ces vacances sont évoquées, que tout est fragilité, attention, amour, écorchures du passé entre cet homme et cette femme. Et une mer qui les sépare de la terre d'origine.

    C'est sur les causes de cette fragilité que Yahia Belaskri décide de porter son regard en revenant sur le cheminement sur la terre du Maghreb originelle. Dehia. Jeune enseignante d'une université d'une grande ville, elle se dévoue à cette tâche de transmission du savoir avec toutes les difficultés que peut rencontrer une femme dans un univers où l'obscurantisme religieux qui touche la jeunesse estudiantine à plus en plus prise et la corruption des élites est devenue un sport national. Évoluant, dans un milieu aisé, entouré par des parents émancipés, on voit au travers du regard faussement insouciant de Déhia que la violence est néanmoins à tous les coins de rue. Elle raconte une journée où il pleut. Une journée partagée entre ses cours, sa mère, son amant. Une journée où tout va basculer quand la violence de la société va s'abattre sur ses êtres les plus chers.

    Adel quant à lui est un cadre supérieur consciencieux. Issu des milieux les plus modestes, il est parvenu à se faire une place au soleil à force d'instruction et en rompant avec le fief familial pour s'établir dans une autre grande ville du pays. Compétent, probe, il fait partie de ces hommes intègres qui souhaitent améliorer le cadre de travail et la productivité des structures dans lesquelles il évolue, mais qui se heurtent au népotisme, au clientélisme, à la corruption et autres maux qui gangrènent cette société.
    Quand l'amour pointe son bout du nez, laissant de nouvelles perspectives à Adel, un acte terroriste réduit à néant tous ses espoirs, écrasant sous les décombres le corps sans vie de l'être aimé...

    C'est une reconstruction commune que tentent ensembles Adel et Déhia loin de cette terre de violence, de l'autre côté de la Méditérrannée...
    Mais quelques formes que puissent prendre l'exil physique, peut-on réellement échapper, se soustraire à son passé?
    C'est la question qui me taraude l'esprit en terminant cet ouvrage. le point de vue de Belaskri est intéressant. Si je n'ai pas accroché sur une partie du parcours de Déhia qui traite de manière brutale du fondamentalisme religieux qui façonne la société dans laquelle elle vit, j'ai été beaucoup plus sensible au portrait d'Adel et surtout de Badil qui est un peu la surprise dans la construction de ce roman. Je n'en dirai pas plus sinon j'en dirai trop sur les développements autour de Badil, frère cadet pommé d'Adel.
    Belaskri nous conte très bien toute cette violence. On la retrouve dans sa manière d'écrire, dans l'enchainement des verbes, avec une forme d'essoufflement du coureur grec qui annonce la victoire de Marathon. Les descriptions sans être trop longues sont imprégnées de ce rythme très marqué dans la narration des deux personnages d'Adel et Badil. Un livre dur, qui nous parle d'un monde qui se déshumanise. La pluie ne vient pas toujours d'en haut.


    Lien : http://gangoueus.blogspot.com/2010/09/yahia-belaskri-si-tu-cherches-..
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    • Livres 3.00/5
    Par tulisquoi, le 23 novembre 2010

    tulisquoi
    On découvre Déhia et Adel en vacances en Italie, savourant leur amour et leur liberté dans une ville chargée d'histoire, mais loin, très loin de leurs histoires, celle de leur pays. Et très vite, on fait un retour en arrière, pour découvrir l'histoire de Déhia d'abord. Professeur en milieu universitaire, elle fait partie des jeunes femmes libres, ayant des croyances religieuses bien sûr, mais qui garde surtout un regard objectif sur la vie et son pays. Déhia a la chance d'avoir des parents ouverts aux changements et à la vie et son compagnon, Salim, est lui aussi un homme plein de bon sens. Malheureusement, ils constatent tous les jours la corruption des hommes politiques et surtout la radicalisation du mouvement religieux. Jusque dans leur propre famille, Déhia ayant deux frères qui versent de plus en plus dans le fanatisme.
    Adel, lui, est parti loin de sa famille pour étudier. Fuir serait plus juste, tant il veut s'éloigner de cette famille qu'il ressent comme un boulet. Ce n'est pas qu'il ne les aime pas, mais ils font partis d'un monde ancien dans lequel Adel ne se reconnait plus, lui qui vient de découvrir le pouvoir des mots. D'ailleurs quand il décroche son premier poste, il est encore plein d'idéaux. Il est là pour changer les choses, pour les faire avancer, les améliorer. Mais très vite, il se heurte à l'immobilisme, à la corruption, aux pressions de son entreprise. Jusqu'à cet attentat qui va bouleverser sa vie.
    (lire la suite...)

    Lien : http://www.tulisquoi.net/si-tu-cherches-la-pluie-elle-vient-den-haut..
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    • Livres 5.00/5
    Par yo, le 03 novembre 2010

    yo
    Déhia et Adel sont en vacances, en amoureux, et visitent l'Italie. Leur couple est solide, mais l'histoire des deux amants n'a pas toujours été aussi heureuse. Ce sont leurs histoires, tragiques, ainsi que celle de Badil, le frère d'Adel, que nous conte Yahia Belaskri.
    Le point commun des trois protagonistes, c'est l'Algérie, le pays dans lequel ils ont grandi et qu'ils ont décidé de fuir. Car ils ont été victimes du fanatisme religieux qui a frappé l'Algérie dans les années 90. Pour Déhia, la violence a pris une forme familiale. Jeune femme libre, poussée par ses parents qui refusent l'emprise irrationnelle de la religion et soutenue par Salim, son amant professeur à l'université, elle voit ses frères prendre une toute autre orientation. Pour eux, rien ne peut se faire sans le consentement de l'autorité religieuse, et il est inconcevable de ne pas se plier aux injonctions de cette dernière.
    Avec une écriture empreinte de beaucoup de délicatesse et de retenue, Yahia Belaskri signe un roman émouvant et porte un regard sans concession sur son pays d'origine.

    Lien : http://livres-et-cin.over-blog.com/article-si-tu-cherches-la-pluie-e..
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    • Livres 3.00/5
    Par Nahe, le 26 novembre 2010

    Nahe
    Ce sont donc trois destins dramatiques que nous brosse Yahia Belaskri : dans leur ultime tentative pour se reconstruire et vivre enfin, Déhia, Adel et Badil seront rattrapés par leur passé…
    La suite sur mon blog...

    Lien : http://nahe-lit.blogspot.com/2010/11/si-tu-cherches-la-pluie-elle-vi..
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Citations et extraits

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  • Par carre, le 28 janvier 2012

    Il pleut. Sur la ville et ses habitants, sur les maisons et les voitures. Il pleut partout, même dans le cœur des hommes. Il pleut à n'en plus finir.
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Vidéo de Yahia Belaskri

En écho au spectacle québécois "Le Boxeur" (texte, mise en scène et interprétation : Patric Saucier) Rencontre avec Yahia Belaskri, romancier et journaliste algérien, utour de l'oeuvre de Kateb Yacine "poète comme un boxeur"








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