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ISBN : 2072525217
Éditeur : Gallimard (2014)


Note moyenne : 3/5 (sur 133 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
La Théorie de l’information est une épopée économique française. De l’invention du Minitel à l’arrivée des terminaux mobiles, de l’apparition d’Internet au Web 2.0, du triomphe de France Télécom au démantèlement de son monopole, on assistera à l’irruption d’acteurs nouv... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par johaylex, le 24 septembre 2012

    johaylex
    Dès la fin juillet, un roman était sur toutes les lèvres, un roman qui devait bouleverser le petit monde littéraire parisien : « La théorie de l'information ». Gallimard étant un éditeur sachant créer le désir chez les critiques littéraires et séduire encore et encore les inconstants jurés du Goncourt (« Les Bienveillantes » ou « l'Art français de la Guerre » sont des exemples récents de séduction aboutie), j'ai encore une fois fait confiance à la légendaire couverture et au marketing intense.
    Sur environ 500 pages qui se lisent sans risque de méningite, « La théorie de l'information » narre le destin de Pascal Ertanger, petit génie et grand visionnaire qui, d' abord créateur de sites roses pour le minitel (si vous avez autour de la trentaine et au-dessus, 3615 Ulla devrait vous dire quelque chose… Non ? Mensonge !), va se lancer dans l'aventure Internet et révolutionner les moyens d'y accéder. Nombreux sont ceux qui y reconnaîtront Xavier Niel, fondateur de Free – personnellement, j'ai beau avoir choisi ce fournisseur d'accès à Internet, je ne connaissais pas ce bonhomme ; d'ailleurs, incidemment, le culte qui est rendu à un créateur de smartphone récemment disparu me dépasse un peu même si j'utilise ses appareils – et le roman a largement été présenté sous cet angle.

    Toutefois, Aurélien Bellanger n'a pas souhaité faire de « La théorie de l'information » la simple évocation d'une success story à la française. Son texte à l'allure houellebecqienne – style neutre, presque clinique, recours aux théories scientifiques, vision sociétale – ne manque pas de dérouter.
    Tout d'abord, les dialogues sont presque totalement absents du roman : ça vit, mais ça parle très peu. Or, en ne montrant que des êtres qui agissent, en occultant l'expression directe de leurs émotions, Aurélien Bellanger fait de ses personnages, non plus des êtres qui se pensent en tant qu'êtres et qui ont donc connaissance de leur existence propre, mais les illustrations d'une théorie.
    Il n'est plus question de s'interroger sur leur psychologie mais de les observer.

    Le texte est donc un vaste laboratoire, la littérature comme expérience scientifique, qui semble tenir beaucoup par les intermèdes théoriques dont il abonde, intermèdes dont les intitulés successifs interpelleront les fans de science-fiction.
    En effet, steampunk pour la science du XIXè siècle, cyberpunk pour celle du XXè, et biopunk pour celle du XXIè, ne peuvent qu'exciter les amateurs de littérature de genre ; ils y retrouveront de plus des références à la fantasy pour achever de les satisfaire.

    Ces passages scientifiques, vingt-et-un, de une à deux pages, n'ont pas vocation prétentieuse ou décorative : ils portent littéralement le roman, et Aurélien Bellanger excelle à les rendre à peu près abordables et passionnants.
    On sent rapidement que l'auteur sait avancer une théorie, la démontrer, la raconter aussi, ce qui constitue un véritable tour de force tant la langue scientifique et la langue littéraire ont fait chemins séparés de longue date.

    D'ailleurs, le passage sur l'article de Xavier Mycenne, ami d'enfance du héros Pascal Ertanger, article qu'il nomme comme le roman « La théorie de l'information », m'a personnellement bluffé et je cherche presque vainement une œuvre romanesque qui ait autant d'intelligence que ces quelques pages : peut-être « La Théorie du Chaos » de Gleick chez Champs-Flammarion, un ouvrage de vulgarisation scientifique, si brillant qu'il en devient romanesque (lisez ce chef-d'œuvre, c'est un conseil).

    Léger bémol cependant, le style est assez inégal dans la trame romanesque, chose frustrante qui provoque une sinusoïde dans le plaisir de lecture.
    J'aurais aimé que l'ensemble se porte à la hauteur des passages scientifiques, très techniques, ardus, mais qui sont plus soignés, plus fulgurants que la description de l'ascension de Pascal Ertanger.
    On en vient à espérer le retour des parties théoriques et leur multiplication, ce qui peut être gênant puisque se voulant roman, « La théorie de l'information » vaut plus pour ses parties dont l'aspect littéraire semblait a priori le moins évident.

    S'il n'est donc pas au niveau d'un Maurice G. Dantec, dont le « Sattelite sisters » (éditions du Ring) sorti cette rentrée pousse l'ambition tant théorique que littéraire à son paroxysme et réussit à l'atteindre, il demeure indéniable qu'Aurélien Bellanger livre avec « La théorie de l'information » un roman qui, même s'il n'aura pas le Goncourt, le place parmi les auteurs à suivre avec attention lors des prochaines rentrées littéraires.
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    • Livres 4.00/5
    Par tilly, le 20 septembre 2012

    tilly
    Au début, je me sentais élue, j'y croyais : c'était écrit pour moi. Ça parlait de mon époque.
    Ça parlait d'entreprises, de lieux, d'institutions, de projets, de programmes, d'événements, de faits divers qui avaient constitué un temps mon environnement professionnel dans les années 80 et 90 : les technologies de l'information, la netéconomie. Ça parlait de personnalités que j'avais croisées (enfin : plutôt moins que plus, et plutôt de loin que de près).
    J'étais touchée, émue, et reconnaissante envers ce jeune homme né en 1980 de souffler sur la poussière télématique qui avait enseveli le minitel de mes trente ans.

    Pour un peu je croyais savoir ce que j'allais lire au chapitre suivant.
    Je regrettais déjà — on ne se refait pas — l'absence d'index à la fin du livre, de bibliographie, de notes à consulter en bas de page, de tableau chronologique.

    Et puis au bout d'une centaine de pages, j'ai lâché prise et enfin compris que c'était un roman, un vrai, un bon. Plaisant, intrigant, et dérangeant à la fois. Qui décolle. Je me suis laissée embarquer loin dans le temps, l'espace, voire plus.
    Le héros de La Théorie est un pirate, mais un pirate de haut vol... un seigneur du phishing ! Pascal Ertanger a bâti sa fabuleuse réussite entrepreneuriale sur des coups d'envergure croissante avec les années et l'évolution des technologies de communication. C'est tout d'abord, alors qu'il est encore adolescent, la captation artisanale et laborieuse d'usagers du 3614 (service minitel gratuit) pour les attirer vers les messageries dites roses, services payants du kiosque 3615. Puis, un peu plus tard, c'est le piratage automatisé de l'annuaire 3611 de France Télécom pour permettre la recherche inverse d'un abonné connaissant seulement son numéro (si je ne me trompe pas, c'est effectivement Xavier Niel, le modèle vivant de Pascal Ertanger qui en fut l'auteur véritable !). le dernier coup, le plus fort, n'a peut-être pas encore été réalisé dans la vraie vie, mais on peut penser que les tentatives ont été nombreuses et qu'il existe déjà des réussites partielles : le phishing des profils facebook pour recréer une humanité virtuelle et servir de base à un ultime projet démiurgique - ou démoniaque, selon !
    -- Alors, c'est de la science fiction ?
    -- Non. Enfin, si. Un peu, quand même. Mais n'étant pas calée en SF j'ai juste repéré les références à différents courants : entropique (steampunk), cybernétique (cyberpunk), bionique (biopunk). Ils structurent La théorie de l'information par le biais de notules courtes qui précèdent chaque chapitre de la biographie de Pascal Ertanger. D'abord informatives et très intéressantes, je les ai trouvées de plus en plus fumeuses et délirantes au fur et à mesure de la progression du roman, ce qui me fait penser que le personnage d'Ertanger en est l'auteur supposé, et que l'effet sur le lecteur est voulu et maîtrisé par Aurélien Bellanger.
    
-- Et le style ?
    -- Clairement : pas lyrique. Très efficace, car parfaitement en ligne avec la structure et le sujet du roman : une biographie, supposément écrite ou pensée par un métaphysicien (le personnage de Xavier Mycenne, sorte de double de l'écrivain). Mycenne/Bellanger est aussi "l'auteur" d'une publication scientifique intégralement reproduite dans la troisième partie de la bio d'Ertanger (2.0). Comme par hasard, le ton et le style de l'article (La singularité française 1960-1970) est étonnamment ressemblant à celui de la bio du magnat français de l'Age de l'information, à ceci près qu'il est totalement dénué d'humour, d'ironie, et de poésie, ce dont ne manque pas le reste (la plus grande partie) de l'ouvrage.
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    • Livres 3.00/5
    Par yokai, le 21 octobre 2012

    yokai
    On a beaucoup parlé de La théorie de l'information lors de la rentrée littéraire 2012 dont il a été LE premier roman. Est-ce que toute cette couverture médiatique était méritée ? Hé bien la réponse est oui, sans hésitation. Tout le monde connaît un peu l'histoire qui est celle de Pascal Estranger créateur de la société Ithaque et du fournisseur d'accès Internet Démon double romanesque du puissant patron d'Iliad, la maison mère de Free, le prophète des temps modernes Xavier Niel.
    La narration est simple, zéro artifice. Pas de retour arrière, de saut dans le temps, pas de perspectives différentes, rien. Ca ne l'empêche pourtant pas d'être efficace et agréable. Ce n'est pas la peine de le cacher, et c'est un euphémisme, l'auteur a des choses à dire et des choses intéressantes — et il ne commet pas d'erreur pour autant que je puisse en juger. Il n'a donc pas besoin de tenir artificiellement le lecteur en haleine, l'histoire qu'il raconte est autosuffisante. En la lisant, je me suis rendu compte que l'intérêt de cette histoire récente des réseaux est largement sous-estimée. Elle est passionnante et l'est encore plus si on l'a vécu — pour ma part les souvenirs du Minitel datent de l'enfance mais sont tout de même présents. L'importance de cette évolution, cet avénement de la communication dans l'histoire n'est pas encore reconnu à sa juste valeur même si certains parlent de troisième révolution industrielle — il n'y qu'à voir la place toujours croissante qu'elle occupe dans nos vies pour s'en convaincre.
    La mise en texte ne présente pas plus d'artifice que la narration. Les phrases sont souvent courtes mais toujours simples et naturelles — je veux dire par là qu'elles ne sont pas artificiellement courtes comme chez certains romanciers. Ce style dont l'une des caractéristiques principales est l'efficacité s'efface devant l'histoire. Il permet à l'auteur de raconter les évènements de manière claire, précise et point — j'ai entendu l'adjectif wikipedien que je trouve opportuniste et inadapté dans le cas de ce livre dont le niveau d'écriture reste tout de même très bon. Il convient parfaitement à l'histoire qui est racontée. On sait qu'Aurélien Bellanger est un admirateur de Houellebecq — il lui a consacré un essai Houellebecq, écrivain romantique — et certains critiques trouvent que son style se rapproche de celui de l'auteur des Particules élémentaires. Mon avis est qu'ils n'ont strictement rien à voir. Ou alors on ne parle que de quelques passages de son dernier livre La carte et le territoire mais je trouve cela bien réducteur.
    Ne cherchez pas non plus le romanesque, il n'y en a pas. Pourtant ça fonctionne — au moins au début —, on tourne les pages et on apprend énormément de choses, d'anecdotes croustillantes et l'évocation de ce passé récent nous pousse à regarder notre présent autrement — est-ce que Facebook n'est pas le digne successeur du Minitel Rose. Il n'y a pas d'histoire ajoutée artificiellement pour créer du suspense. Derrière la technologie n'oublions pas l'esprit d'entreprendre qui est omniprésent dans ce livre. Sans oublier, l'audace — l'annuaire inversé —, la défense de ses convictions et de ses idées même lorsqu'elles ne sont pas dans l'air du temps ou lorsqu'elles s'opposent à des puissances au pouvoir. Cette voracité du personnage principal dans ce domaine contraste avec l'extrême fadeur de sa vie privée — difficile de tout concilier. le parallèle ambitieux entre monde réel et monde numérique est d'ailleurs, sur plusieurs volets, le fil rouge du livre.
    "Il avait demandé à des juristes de travailler sur cette question : les câbles de cuivre installés par France Télécom à l'époque où elle était une société publique pouvaient-ils demeurer sa propriété exclusive, maintenant qu'elle était devenue une entreprise privée ?"
    Même si la lecture est agréable, les amateurs de littérature avec un grand l'seront déçus. Ce n'est pas l'objectif de ce livre qui est a mi-chemin entre un roman et un essai. Il faut reconnaître qu'il est très bien documenté et qu'il a dû nécessiter un énorme travail. La contrepartie est qu'il faut tout de même s'intéresser un minimum à ce sujet pour entreprendre la lecture d'un tel livre. J'ai passé un bon moment, appris des choses et réfléchi — c'est déjà pas mal. le bilan est plutôt bon même si le plaisir de lecture a décru au fil des pages. La fin notamment, un peu trop ambitieuse à mon goût, n'est pas la partie la plus réussie du livre.
    "À mesure que la complexité de la société et des problèmes auxquels elle doit faire face iront croissant, et à mesure que les dispositifs deviendront plus "intelligents", un nombre toujours plus grand de décisions leur sera confié. [...] Un jour, les machines auront effectivement pris le contrôle. Les éteindre ? Il n'en sera pas question. Étant donné notre degré de dépendance, ce serait un acte suicidaire. [...] Dans une telle société, les êtres manipulés vivront peut-être heureux ; pour autant, la liberté leur sera clairement étrangère. On les aura réduits au rang d'animaux domestiques. (Bill Joy — Wired, 2000)"

    Lien : http://www.aubonroman.com/2012/10/la-theorie-de-linformation-par-aur..
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    • Livres 3.00/5
    Par Thoxana, le 06 septembre 2012

    Thoxana
    Sous des allures de roman, cet ouvrage est avant tout un Objet Littéraire Non Identifié… Voici ce qui vaut sans doute à l'auteur tant d'articles dithyrambiques dans la presse !
    A travers cet essai romancé (je ne vois pas comment le qualifier autrement), c'est toute l'histoire de la révolution informatique qui nous ait contée à travers trois grandes époques : l'invention du minitel, le développement d'internet, l'émergence du Web 2.0 (Web participatif).
    La première période est passionnante : Chapitres techniques et chapitres romancés alternent pour notre bonheur. Malgré des aspects parfois un peu trop scientifiques qui pourront rebuter quelques lecteurs, on se laisse prendre au jeu de l'histoire du héros, jeune geek avant l'heure, qui va devenir un acteur important dans le développement du minitel. Un personnage qui a de l'épaisseur et auquel on s'attache…
    Cependant, on déchante rapidement dans la seconde partie : l'histoire s'englue dans des considérations financières qui relatent sans nulle doute la vérité historique de l'émergence d'internet mais se révèlent bien peu palpitantes… Par ailleurs, le héros perd singulièrement en personnalité et… J'avoue en être arrivée à me moquer totalement de ce qui pouvait lui arriver dans la suite de l'ouvrage ! Un comble pour un roman !
    Le troisième partie est d'avantage une réflexion sur le Web 2.0, l'aventure Facebook, etc. du concret, de l'actuel et… une digression vers la Science Fiction qui aurait pu être intéressante. Mais… Elle se résume à quelques pages seulement. Et le héros devient tellement antipathique qu'on peine à finir la lecture de ces quelques 500 pages...
    A mélanger tous les genres, on obtient au final un espèce de gloubi-boulga bien froid… Un livre à lire pour l'aspect scientifique, technique et historique d'une technologie qui a bouleversé notre époque. Pour ce qui est du roman… Un ouvrage à oublier sur le champ !
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    • Livres 2.00/5
    Par Passionlectures, le 18 septembre 2012

    Passionlectures
    Pascal Ertanger est né à la fin des années 1960, dans un pavillon de la banlieue parisienne. Marqué très jeune par l'avènement des premiers calculateurs puis ordinateurs, il s'enthousiasme à l'adolescence pour le Minitel. Génie de l'informatique de la première heure, il comprend rapidement les enjeux économiques de ce nouveau média et se construit une fortune en pianotant dans sa cave sur les différents forums de messagerie rose qu'il a créé. Les idées vont et viennent à toute vitesse, toujours portées par l'envie de casser le système établi, qui sera longtemps le monopole de France Telecom sur les télécommunications. Pascal grandit trop vite et croise le chemin d'Emilie, danseuse dans un peep-show. Il en tombe amoureux et tente de la faire sortir de son milieu. Puis internet vient remplacer le Minitel et Pascal se lance dans une nouvelle ruée vers l'or en inventant successivement les cd-roms de connexion, la box et les offres triple-play… Et après internet, qu'y a-t-il ?
    L'histoire de Pascal Ertanger, volontairement calquée sur celle de Xavier Niel, fondateur de Free, n'est qu'un prétexte pour Aurélien Bellanger. Ce personnage est plus froid qu'un glaçon, n'inspire aucune sympathie et même sa relation avec Emilie sonne faux, ou plutôt garde la trace indélébile d'un béguin d'adolescent. Dans certains chapitres, il apparaît à peine. Une fois la déception de cette vacuité acceptée par le lecteur, que reste-t-il ? L'histoire des réseaux, des luttes entre France Telecom et les entrepreneurs, le récit de coups commerciaux et de déploiement d'infrastructures de plus en plus complexes, entrecoupés de longues explications ardues sur les règles de la thermodynamique d'abord, puis sur La théorie de l'information de Shannon. Passages que j'ai fini par passer tant je me sentais dépassée par des explications scientifiques parfois embrouillées (imitant selon l'auteur les notices Wikipedia). Tout ce qui se conçoit bien ne s'énonce-t-il pas clairement ? Je ne nierai pas qu'il ressort au final de ces longues digressions mathématiques, de ces vastes data center où clignotent les diodes des serveurs, une certaine poésie, comme si ces enchaînements de mots donnaient naissance à une autre langue, la langue des machines et des réseaux. Mais très vite, l'aridité du style vous ramène à la terre ferme et à l'ennui. Les cent dernières pages, dans lesquelles l'auteur nous conduit doucement vers la vision quasi mystique d'un monde désincarné, n'ont pas rattrapé ce sentiment profond de déception. Parce que j'attends autre chose d'un roman.

    Lien : http://passionlectures.wordpress.com/2012/09/18/la-theorie-de-linfor..
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Critiques presse (5)


  • LaPresse , le 10 décembre 2012
    Il y a cette ambition du «roman total» dans La théorie de l'information, un projet un peu fou qui a débloqué par sa fréquentation des oeuvres de Balzac et de Houellebecq, et qui donne un roman d'une froide mélancolie autant qu'un portrait économique et social du monde d'Ertanger. Les technologies y semblent plus incarnées que le personnage principal, figure parfaite du cliché «geek», timide, obsédé par les jeux de rôle et l'informatique.
    Lire la critique sur le site : LaPresse
  • Telerama , le 29 août 2012
    […]La fresque médiatico-métaphysique est virtuose chez un auteur neuf, mais trop intel­ligem­ment pensée et ficelée, trop destinée à faire bruisser les rumeurs...
    Lire la critique sur le site : Telerama
  • LesEchos , le 28 août 2012
    Un « roman-monde » ? Mieux, un « roman univers » cérébral et haletant.
    Lire la critique sur le site : LesEchos
  • Liberation , le 27 août 2012
    Bellanger y démontre avec intelligence, et force théorie, qu’on peut faire l’impasse sur le style et produire ce qui s’avère sans doute le roman le plus innovant, diraient les entrepreneurs, d’une très riche rentrée littéraire.
    Lire la critique sur le site : Liberation
  • LePoint , le 04 août 2012
    Aurélien Bellanger a 32 ans, l'histoire qu'il nous raconte est celle de ces trois décennies, telles que nous les avons vécues, sans nous en rendre compte, passant de la préhistoire du Minitel rose à l'avènement de l'Internet et au triomphe de notre civilisation 2.0.
    Lire la critique sur le site : LePoint

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Citations et extraits

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  • Par phildec, le 21 juillet 2013

    Pascal avait croisé de nombreux membres de ces clubs. Les PTT, devenues France Télécom, rassemblaient un nombre incommensurable de polytechniciens austères et méprisants, surnommés les X-Télécom, qui regardaient les nouveaux riches du Minitel avec condescendance, et même avec dégoût s'ils devaient, comme c'était d'ailleurs presque toujours le cas, leur fortune aux messageries roses : ils avaient perverti les infrastructures impeccables de Transpac, ils en avaient pollué les tuyaux, ils étaient comme ces barbares qui, ignorant tout de la thermodynamique et de l'hygiène, n'avaient su utiliser les thermes romains que comme carrières de pierre - ils ignoraient la sublime complexité des sciences de l'information et de la communication.
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  • Par jack56, le 27 octobre 2012

    Ce roman est déroutant. Il y a toute une partie (1 et 2) très intéressante, où l'on apprend beaucoup de choses, lorsque l'on connaît l'informatique de façon superficielle, comme moi.
    Par contre la troisième et dernière partie m'a assommée et je n'avais plus qu'une envie, passer à autre chose !

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  • Par fabricel, le 26 février 2014

    Il était mort plusieurs fois. Il était le Phénix. Les affaires, l'argent, le pouvoir : tout cela n'avait jamais été qu'un moyen pour lui. Il était le messager d'un monde nouveau. Il avait ressenti, très jeune, jusqu'à en devenir fou, l'émergence du chaos. Le mouvement punk n'en avait été qu'une approximation modeste. Les sociétés occidentales, il en avait maintenant la certitudes absolue, étaient détruites. Mais presque tout le monde l'ignorait, ou préférait l'ignorer. La décadence était pourtant totale.
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  • Par tilly, le 23 septembre 2012

    Il se produisait par ailleurs des coupures de courant à répétition. Il fallait alors relancer un à un les PC, ce qui prenait un temps infini. Pascal promit 2 000 francs à celui qui trouverait l'origine de la panne. Puis 5 000, quatre coupures plus tard. Marc Aleyniat, un radiesthésiste du 3615 EZECH, remporta la prime en identifiant, grâce à son pendule, la cafetière responsable du court-circuit.

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  • Par fabricel, le 22 février 2014

    Unique possesseur versaillais du combiné Mageco, Pascal acquit une notoriété rapide, et put intégrer la société informatique versaillaise : des garçons à la peau très blanche, peu sociaux et suréquipés. Ils passaient tous oeurs week-ends ensemble à programmer ou à jouer à des jeux de rôles. Car ces adolescents pionniers, acteurs de la révolution informatique et parfaitement adaptés à l'ère du numérique, vivaient encore dans les marges de la société industrielle, et pratiquaient en secret des jeux cérémoniels obscurs.
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Aurélien Bellanger - L?aménagement du territoire .
Aurélien Bellanger vous présente son ouvrage "L?aménagement du territoire". Parution le 21 août 2014 aux éditions Gallimard. Rentrée littéraire 2014. http://www.mollat.com/livres/bellanger-aurelien-amenagement-territoire-9782070146079.html Notes de Musique : ?Queen Anne & Degraw? (by Long Hair)








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