ISBN : 2020255839
Éditeur : Editions du Seuil (1995)


Note moyenne : 3.63/5 (sur 78 notes) Ajouter à mes livres
Rappelez-vous ! J'ai été une enfant à l'identité trouble et vacillante. J'ai été une fille masquée par la volonté d'un père qui se sentait diminué, humilié parce qu'il n'avait pas eu de fils.

Comme vous le savez, j'ai été ce fils dont il rêvait. Le reste,... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 10 septembre 2011

    brigittelascombe
    "Ce fut au cours de cette nuit sacrée,la vingt-septième du mois de ramadan,nuit de la "descente" du 'Livre' de la communauté musulmane,où les destins des êtres sont scellés,que mon père alors mourant,me convoqua à son chevet et me libéra".
    La Nuit sacrée, prix Goncourt 1987,extraordinairement bien écrit, conte la suite des l'enfant des sables,Ahmed, cette fille considérée fils dés sa naissance, bafouée dans son identité, toujours en danseuse sur le fil du rasoir de la vie.
    Le père est mort. Entre rage silencieuse,honte amère pour son géniteur et pitié pour la mère complice qui sombre dans la folie, elle se considère comme un monstre, vue la haine qui l'assaille, et se débarasse de tout les objets de son passé dans la tombe fraiche.
    "Adieu gloire factice,à nous deux la vie,l'âme nue,blanche,vierge,le corps neuf même si la parole est ancienne".
    Acte symbolique pour un nouveau départ.
    Mais peut-on se débarrasser complètement du passé lorsque l'on a vécu le joug de la domination?
    La soumission ne s'inscrit-elle pas sur le front des esclaves comme une marque indélébile?
    Ce sont ces errances là que nous conte Tahar Ben Jelloun, écrivain marocain de langue française, philosophe, dont les romans et essais traduits en plusieurs langues,expriment le déracinement des émigrés.
    Nouveau départ pour d'autres gouffres incommensurables, ceux d'un viol consenti au détour d'une ruelle par un homme sans visage qui marmonne des prières,ceux d'une étrange maison transformée en enfer par l'Assise possessive et incestueuse à l'égard de son frère, Consul infantile et sadique dont elle fait les quatre volonté.
    Inventer des histoires,écouter les confidences,faire la lecture,le ménage et tout le reste. C'est facile lorsque l'on "a négocié sa liberté avec la nuit et les fantômes", mais c'est douloureux aussi parfois et peut mener aux portes de la prison,de l'enfermement ou de la folie.
    Liberté, libre arbitre?Mysticisme,spiritualité?Quels chemins emprunter pour trouver sa véritable identité? La loi du plus fort est-elle toujours la meilleure?
    Tahar Ben Jelloun, conteur impénitent s'est surpassé pour enfanter un chef d'oeuvre!
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    • Livres 5.00/5
    Par mondedegaia, le 28 janvier 2012

    mondedegaia
    Je ne peux pas être objective en parlant de Tahar Ben Jelloun.
    Quoi qu'il raconte, j'ai l'impression que la musique de ses mots parle directement à mon âme.
    C'est par Tahar Ben Jelloun par exemple que j'ai découvert que la perception du temps est linéaire en Occident, et spiralée en Orient. Mais jamais il n'a utilisé de mots aussi basiques et creux pour me le faire comprendre.
    Tout vient de ce grand bain d'impressions dans lequel vous attire Tahar Ben Jelloun. Vous vous approchez, naïf et objectif, vous vous croyiez rationnel. Vous ouvrez son livre, vous y trempez le bout d'un cil, et voilà. Vous êtes pris. Vous laissez monter la mer autour de vous, et peu de temps après, vous baignez dans son océan, vous respirez par son air, vous sentez les odeurs à sa façon, vous voyez les couleurs par ses yeux, vous ressentez le monde par le filtre de ses perceptions.
    Chaque fois que je termine un livre de Tahar Ben jelloun, j'ai l'impression d'avoir gagné en humanité, parce que je me suis laissée entraîner par la sienne.
    La Nuit Sacré ne fait pas exception à la règle. Je l'ai lu, je l'ai laissé m'envahir. J'ai été cette femme dont la vie d'enfant a été volée par son père qui voulait un fils. J'ai été son père, qui désirait tellement un fils, et qui a fini par libérer la vie de son enfant en laissant Partir la sienne. J'ai été tous ceux que cette femme a croisé dans cette quête d'elle même, suite à cette re-naissance.
    Et puis, j'ai repris pied dans ma vie. J'y ai posé un regard neuf, j'ai souri, et j'ai choisi ce que je voulais vivre. La joie avec la douleur, la liberté avec la solitude. Et au milieu, Moi.
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par rolandm1, le 18 avril 2012

    rolandm1
    Roman qui est la suite de "l'enfant des sables ".
    Ahmed, à la mort de son père, quitte sa ville. Elle veux tout fuir, aller de l'avant ,fait la rencontre d'un aveugle dont elle s'éprends.Une histoire où l'on visite le Paradis et l'Enfer,ainsi que le monde entre la vie et la mort.
    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par fadoua, le 19 juillet 2011

    fadoua
    roman fantastique c'etait quand j'avais 15ans , j'ai découvert Tahar Ben Jelloun à travers : la nuit sacrée ,depuis ,une belle histoire d'amour est née entre ses écrits et moi .
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    • Livres 4.00/5
    Par Rafaell3, le 24 avril 2012

    Rafaell3
    Tel un charmeur de serpents, Tahar Ben Jelloun nous charme et nous envoûte avec ses mots. Une magnifique plume.
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Citations et extraits

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  • Par marina53, le 25 mai 2012

    Pour nous entendre si bien, nous devons probablement avoir, cachée en nous, une même blessure, je ne dirais pas une même infirmité (...) mais quelque chose de brisé qui nous rapproche.
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  • Par marina53, le 24 mai 2012

    Je savais qu'en disparaissant, je laissais derrière moi de quoi alimenter les contes les plus extravagants. Mais, comme ma vie n'est pas un conte, j'ai tenu à rétablir les faits et vous livrer le secret gardé sous une pierre noire dans une maison aux murs hauts au fond d'une ruelle fermée par sept portes.
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  • Par marina53, le 23 mai 2012

    J'avais passé mon adolescence à repousser de toute ma force le désir. J'étais piégée mais je tirais de cette situation assez de bénéfice. J'avais fini par ne plus penser au désir. Je n'y avais pas droit. Je me contentais de mes rêves délirants, peuplés de phallus, de corps d'éphèbes et de banquets vulgaires.
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  • Par Sodapop_Curtis, le 15 juillet 2008

    C'est très important le rire, il brise le mur de la peur, de l'intolérance et du fanatisme.
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  • Par zazimuth, le 29 septembre 2010

    Je fermais les yeux. Pour ne pas voir. Pour ne pas entendre. Et surtout pour ne pas avoir à parler. Ce qui se passait en moi devait rester en moi. ne pas transparaître. Car il n'y avait rien à dire ou alors il y avait tellement de choses à dire, à révéler et à dénoncer. (p.53)
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Vidéo de Tahar Ben Jelloun

Tahar Ben Jelloun - Que la blessure se ferme .
Tahar Ben Jelloun vous présente son ouvrage "Que la blessure se ferme". Parution le 22 mars 2012 aux éditions Gallimard.http://www.mollat.com/livres/tahar-ben-jelloun-que-blessure-ferme-9782070137343.htmlNotes de Musique : Anouar Brahem - 3 The Mozdok's Train








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