ISBN : 2020798328
Éditeur : Editions du Seuil (2005)


Note moyenne : 4.25/5 (sur 20 notes) Ajouter à mes livres
Le dernier ami
Mamed et Ali se rencontrent au lycée français de Tanger. Ils partagent tout, découvrent ensemble les filles, l'engagement politique, la liberté... Pendant plus de trente ans, rien ne semble pouvoir entamer cette amitié indéfectible. Jusqu'au jour ... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 17 novembre 2011

    brigittelascombe
    "Il avait l'habitude de dire:'Les mots ne mentent jamais; ce sont les hommes qui mentent; moi je suis comme les mots!' "
    Il c'est Mohamed,petit et complexé, qui se fait appeler Mahmed au grand dam de son père,qui lit Marx et Lénine.
    Son alter égo, c'est Ali, dit "Al Fassi le Juif" au lycée, un "fils de bonne famille" à la "belle gueule, anticolonialiste et militant.
    Ils ont tous partagé:les cours en 1960,les filles,les excés sans tabou,les blagues salaces, la prison par la suite en 1966,puis le camp disciplinaire;ils se sont sauvés la vie mutuellement et malgré des orientations différentes la médecine pour l'un et l'enseignement pour l'autre,leur amitié n'a pas failli, elle est même passé avant leurs épouses respectives.
    Alors où est la faille? D'où vient la rupture sans appel?
    Tahar Ben Jelloun (prix Goncourt 1987 pour La nuit sacrée) évoque l'amitié dans le dernier ami,une amitié au risque de la mort et une cassure basée sur un mal-entendu.
    Là où le premier n'y verra que protection, l'autre interprètera trahison et volonté de détruire.
    Le talent de Tahar Ben Jelloun; qui situe le thème central de ce roman sur la page d'histoire de la guerre d'Algérie qui dénonce les abus, les arrestations intempestives,tortures et lavages de cerveaux, qui évoque aussi les graves manques (misère et conditions de soins médicaux déplorables) et le système archaïque des pays du Maghreb; est, comme au tribunal, de présenter au lecteur les versions des faits de chacun. Un troisième larron Ramon, rencontré lors de leur emprisonnement servira de témoin neutre.
    Un récit qui donne à réfléchir sur les notions d'amitié et de rivalités, car les faits relatés sont-ils bien objectifs?
    Des portraits criants de vérité, car les mots de Tahar Ben Jelloun, eux, ne mentent jamais!
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    • Livres 3.00/5
    Par litolff, le 10 septembre 2011

    litolff
    Ali et Mamed se sont connus au lycée et cultivent une amitié comme il en existe peu, une amitié complice, intellectuelle, paillarde, renforcée par un long séjour, ensemble, dans les prisons du roi Hassan II.
    Lorsqu'ils se marient, leur amitié triomphe de la jalousie de leurs femmes.
    Mais un jour, Mamed met fin à cette amitié de façon aussi cruelle qu'incompréhensible...
    Le roman est articulé autour de 3 parties : le récit d'Ali, le récit de Mamed et celui de Ramon pour terminer, ami des 2 qui donne un éclairage final à leur relation.
    Pourquoi cette rupture ? Pourquoi cette cruauté ?
    Je n'en dirai pas plus sous peine de tout dévoiler. Tahar Ben Jelloun signe ici une histoire extrêmement sensible et pudique et nous donne une conception de l'amitié assez extrême, aussi pure et virile qu'elle soit.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par nenette87, le 13 avril 2012

    nenette87
    Petit roman qui se dévore.
    J'ai beaucoup aimé le retournement de situation.
    Lorsqu'on lit l'histoire racontée par Ali on apprend que Mamed met fin à leur très belle amitié de façon très brutale et cruauté. On s'interroge. Pourquoi tant de méchanceté après tant d'amour?
    Et puis vient l'histoire de Mamed, et on comprend : c'est un sacrifice.
    Mamed sacrifie sa plus belle histoire d'amour (car c'est bien d'amour dont il s'agit) avec son meilleur ami pour le protéger. Il préfère qu'Ali lui en veuille et se mette à le détester plutôt que de le voir souffrir en le regardant mourir.
    Une histoire très juste, et très touchante.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par lema, le 11 avril 2009

    lema
    Deux amis. Chacun nous parle de leur relation, la façon dont ils l'ont vécu, perçu. l'intérêt du livre réside dans le fait que chacun des deux se targue de parfaitement connaître l'autre, et pourtant on se rend compte que ce n'est pas forcément vrai. En dépit d'une longue et sincère amitié, chacun a conservé une part de mystère que personne ne peut percer à jour.
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Citations et extraits

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  • Par brigittelascombe, le 17 novembre 2011

    La première chose qu'il ait dite fut je n'ai rien dit parce que je ne savais rien;sous la torture tu parles,mais moi,je ne savais pas ce qu'ils me voulaient;j'inventais des trucs pour qu'ils arrêtent de me frapper,je disais n'importe quoi,alors ils redoublaient de férocité;ils avaient des dossiers sur chacun d'entre nous depuis nos premières discussions dans la cour du lycée; il y avait parmi nous un traître qui les renseignait;avec des recoupements j'ai deviné qui c'était;dans chaque groupe humainil y a un traitre qui doit jouer son rôle de traître;le notre était un type quelconque,un pauvre type qui se vengeait de la vie qui ne l'avait pas avantagé.
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  • Par brigittelascombe, le 17 novembre 2011

    Avant d'ouvrir un cabinet,je travaillais dans la santé publique.Je connus un autre Maroc,celui de la misère,de la honte et du désespoir.La consultation était gratuite,mais on n'avait pas de médicaments.Les gens qui ont les moyens vont dans des cliniques,d'autres plus riches partent se faire soigner en France,les autres crèvent.
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  • Par brigittelascombe, le 17 novembre 2011

    Cette forme supérieure d'intelligence est redoutable.Je l'enviais.Avec le temps,cet aspect intuitif devenait préoccupant.Nous étions deux livres ouverts face à face.Nous étions devenus transparents l'un pour l'autre.Au fond moi,je ne voulais pas de ça.
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  • Par brigittelascombe, le 17 novembre 2011

    Regarde la chance que tu as!Tu es juif sans devoir porter la kippa,tu as leur mentalité,leur intelligence et en vérité tu es musulman comme moi.Tu gagnes sur les deux tableaux et même mieux,tu n'as pas les emmerdements qu'ont les juifs!
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  • Par brigittelascombe, le 17 novembre 2011

    Je me suis souvent souvenu de l'histoire de l'avalanche qui vous surprend et vous engloutit.Je me suis souvenu de ce que disait ma mère:j'avais reçu des décombres sur le dos,j'étais dans les ruines.
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Vidéo de Tahar Ben Jelloun

Tahar Ben Jelloun - Que la blessure se ferme .
Tahar Ben Jelloun vous présente son ouvrage "Que la blessure se ferme". Parution le 22 mars 2012 aux éditions Gallimard.http://www.mollat.com/livres/tahar-ben-jelloun-que-blessure-ferme-9782070137343.htmlNotes de Musique : Anouar Brahem - 3 The Mozdok's Train








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