ISBN : 2070420671
Éditeur : Gallimard (2010)


Note moyenne : 3.89/5 (sur 9 notes) Ajouter à mes livres
" Parce que vous êtes "le plus suggestif de tous les peintres", je pense pouvoir vous faire revenir au Maroc par la magie du verbe. Je vous imagine en ce début d'année 1832, jeune homme élégant et réservé, quitter votre atelier de la rue des Fossés-Saint-Germain, laissa... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Nanne, le 26 août 2010

    Nanne
    Le 24 janvier 1832, Eugène Delacroix quitte son atelier de la rue des Fossés-Saint-Germain à Paris, son ciel maussade, délavé, blafard et bas où peinent à percer les quelques pâles rayons d'un timide soleil d'hiver, presque effacé, pour se jeter, se précipiter dans la luminosité, le flamboiement, la clarté, l'ensorcellement d'un Maroc encore chimérique, à Tanger. Tanger, ville portuaire. le corps et le cœur ancrés dans la terre marocaine, le regard tourné vers l'Occident, les pieds plongés entre Atlantique et Méditerranée, tel un Dieu de la mythologie antique en quête d'un immuable repos. Instinctivement, en artiste prompt à saisir chaque particularité, chaque détail du quotidien, à percevoir une couleur derrière chaque bruit ou résonance de la rue, derrière chaque fragrance d'épices provenant des étals des marchés, Delacroix reste discret, secret, modeste et note les états d'esprit, les états d'âme d'un peuple qu'il ne connaît pas encore, mais qu'il respecte déjà profondément.
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    • Livres 4.00/5
    Par jostein, le 21 février 2011

    jostein
    Dans cette longue lettre, Tahar Ben Jalloun honore à la fois le peintre Delacroix, le Maroc et ses habitants.
    Selon l'auteur, les tableaux de Delacroix, réalisés plusieurs années après son retour, de mémoire ou grâce à ses carnets, font davantage ressortir l'émotion, le souvenir que la réalité. C'est cette absence de réalité qui fait la beauté et la profondeur de ses oeuvres. le peintre a su prendre l'âme du pays.
    Delacroix a su peindre les chevaux, meilleurs amis des marocains et transcrire leur énergie dont ils sont le symbole.
    Tahar Ben Jalloun regrette que ces peintures ne soient pas exposées au Maroc, d'autant plus qu'il y a peu de peintres dans ce pays suite à une mauvaise interprétation du Coran.
    Ce livre est l'occasion pour l'auteur de présenter le Maroc sous son vrai regard : des gens sauvages mais non barbares, naturels, disponibles, doux et chaleureux. Les marocains ont échappé aux invasions ottomanes et n'ont été que sous protectorat français (contrairement à l'Algérie), ce qui garantit l'authenticité du pays.
    Cette lettre est très agréable à lire grâce au style littéraire de Tahar Ben Jalloun et aux reproductions des peintures et carnets de Delacroix.

    Lien : http://surlaroutedejostein.over-blog.com/article-lettre-a-delacroix-..
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    • Livres 4.00/5
    Par Skritt, le 12 septembre 2010

    Skritt
    Cette lettre est un hommage magnifique au peintre Eugène Delacroix mais surtout au Maroc. Moi qui ne suis pas un adepte de la peinture, ni de l'Afrique, Tahar Ben Jelloun me donne envie de m'y intéresser. Tout d'abord, la peinture par ce maître qu'est Delacroix, par les détails décrits m'apprend énormément et me pousse à y faire attention la prochaine fois que je me retrouverais devant une oeuvre de ce genre. Ensuite, l'Afrique par le Maroc qui nous pousse à aller vouloir visiter ce pays, non pas comme un touriste lambda mais comme un explorateur, un ethnologue qui s'immiscerai dans la vie des marocains pour partager leur vie de Tous les jours.
    De la belle littérature comme je n'en lis pas souvent, cette lettre est bien trop courte tellement j'ai eu un énorme plaisir à la lire. Attention, Monsieur Ben Jelloun, j'espère que vous rentrerez dans le cercle très fermé des auteurs qui seront étudiés au lycée et que vous resterez dans la mémoire de toutes et de Tous comme le sont Zola, Baudelaire ou encore Hugo.

    Lien : http://skritt.over-blog.fr/article-lettre-a-delacroix-tahar-ben-jell..
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    • Livres 3.00/5
    Par antigoneCH, le 25 août 2010

    antigoneCH
    Malheureusement, malgré mon envie sincère de plonger complètement dans ce petit livre illustré, je dois vous dire que j'ai éprouvé un intérêt bien modéré pour l'affectueuse admiration de Tahar Ben Jalloum pour Eugène Delacroix. Quel dommage que de se sentir ainsi tout du long mise de côté... car nous, nous n'avons pas forcément lu les carnets de Delacroix, bien entendu, et nous n'avons pas vraiment tous ses tableaux en tête non plus, surtout au bord d'une piscine rutilante. Et cela manque un peu, toutes ces références évoquées, alors que cela ne devrait pas. J'aime véritablement quand un livre se suffit amplement à lui-même. Les iconographies ne soutiennent ici la lecture que partiellement.
    J'ai pris au final ce petit ouvrage comme une mise-en-bouche, une invitation à ouvrir d'autres livres, et à me décider - pourquoi pas - à emmener un jour mes enfants turbulents dans un musée. Hum hum...

    Lien : http://antigonehc.canalblog.com/archives/2010/08/08/18764427.html
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    • Livres 2.00/5
    Par annie, le 16 août 2010

    annie
    début de lecture de ce livre reçu en partenariat grace a livraddict...
    très court roman sous forme de lettre adressée a Eugène Delacroix... l'écriture est belle, les illustrations également... seul problème, je le trouve très ennuyeux... et pourtant j'aime l'auteur...
    espérons que je changerai d'avis en cours de route

    Lien : http://mazel-livres.blogspot.com/
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Citations et extraits

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  • Par Nanne, le 26 août 2010

    Je vous écris de Tanger en cette fin d'automne.

    C'est une saison qui vous a échappé. La ville semble dormir encore. Le ciel est d'une blancheur subtile et légère. C'est que la lumière se lèvre très tôt sur cette rive de la Méditerranée, enveloppant doucement les collines et les arbres. Une brume, probablement venue d'Espagne, essaie de la couvrir. L'artiste a eu une insomnie cette nuit. Il dort et ne rêve même pas. Quand il se réveillera, la clarté du jour aura avalé tant de lumière qu'il regrettera d'avoir manqué les prémices d'une belle cérémonie. L'intensité de la lumière vous préoccupe. Elle est trop forte, trop brutale.
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  • Par Nanne, le 26 août 2010

    […] les couleurs orientales sont venues comme d'elles-mêmes empreindre toutes ses pensées, toutes ses rêveries ; et ses rêveries et ses pensées se sont trouvées tour à tour, et presque sans l'avoir voulu, hébraïques, turques, grecques, persanes, arabes, espagnoles même, car l'Espagne, c'est encore l'Orient ; l'Espagne est à demi africaine, l'Afrique est à demi asiatique.
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Vidéo de Tahar Ben Jelloun

Tahar Ben Jelloun - Que la blessure se ferme .
Tahar Ben Jelloun vous présente son ouvrage "Que la blessure se ferme". Parution le 22 mars 2012 aux éditions Gallimard.http://www.mollat.com/livres/tahar-ben-jelloun-que-blessure-ferme-9782070137343.htmlNotes de Musique : Anouar Brahem - 3 The Mozdok's Train











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