Ajouter une critique

Critiques sur Homo Erectus (14)


Classer par:       Datecroissant     Les plus appréciéescroissant


    • Livres 3.00/5
    Par petitours le 04/03/2011


    Homo Erectus, c'est des histoires de couple, des histoires de sexe et avant tout la fragilité animale des relations hommes-femme, minutieusement décomposée par une série de portraits à la première personne. Un barman dont le pouvoir d'attraction s'est subitement éteint et qui peine à survivre dans la jungle des jeux de séduction, un impuissant sexuel qui décrit son chemin de croix quotidien ou encore un couple qui ne survit que par l'infidélité d'un homme trop peu sûr de lui.

    Les personnages secondaires venus donner en confession leurs troubles copulatoires placent le lecteur dans une position aussi délicate qu'agréable. On y est comme au confessionnal sans être derrière le grillage, comme dans un cabinet de psychanalyse sans être sur le divan. On écoute, on épie, avec un brin de voyeurisme ces quotidiens quelconques transformés en idéal-types des relations sexuelles et amoureuses.

    critique de qualité ? (8 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par luocine le 11/06/2011


    Il faut d'abord que j'avoue que je suis une inconditionnelle de Tonino Benaquista. C'est un auteur qui me rend heureuse et qui me fait aimer l'humanité.
    Quelque soit son sujet, il le traite toujours avec un profond respect des êtres humains, hommes ou femmes, pourvu que du haut d'une quelconque supériorité, ils ne cherchent pas à mépriser un plus faible.
    Nous voici donc dans un club d'un nouveau genre, un club d'hommes racontant leurs déboires avec les femmes.
    Et nous allons suivre plus particulièrement l'aventure de trois personnages :
    - Denis Benitez le barman qui se croit victime d'un complot de femmes contre son pouvoir des éduction.
    - Yves Lehaleur qui oubliera l'infidélité de sa femme grâce aux talents des prostituées.
    - Philippe Saint-Jean (Philippe Grosjean de son vrai nom !!… ça rappelle un autre roman du même auteur) l'intellectuel parisien qui séduira un top modèle (tiens tiens, toute ressemblance avec des personnages existant sont-ils vraiment de pures coïncidences ?)

    L'amour donc, sous toutes ses formes, et en la matière, il en a de l'imagination (ou de l'expérience !) Tonino Bénaquista.
    Le moment qui m'a fait le plus rire c'est lorsque Yves Lehaleur est en relation avec une polonaise qui ne parle pas un mot de Français.
    Je ne sais pas si c'est vraiment du Polonais mais l'effet est irrésistible :
    - Outside.
    - Outside ?
    - elle le toisa avec une lueur de doute et craignit un plan scabreux. elle en avait trop subi pour ne pas redouter l'imagination perverse du client.
    - Wher, outside ? Ja nie moge sobie pozwolié na chryje z policjantami !
    Il devina le dépravé qu'elle voyait en lui, et la rassura d'un mot qu'il pensait universel :
    - Pique-nique.

    Le seul moment que je trouve un peu plus faible c'est la fin du roman, en particulier quand Yves Lehaleur offre à toutes les prostituées qu'il a connues, le moyen de refaire leur vie plus agréablement.
    Mais peu importe, on passe un bon moment avec ce livre qui se moque gentiment des travers de notre société.
    Le sujet (l'amour vu du côté des hommes) traité avec beaucoup d'humour et le regard très pertinent de cet écrivain sur nos comportements donnent toute sa saveur à ce roman.
    J'ai essayé d'en rendre compte à travers les citations que j'ai choisies.



    Lien : http://luocine.over-blog.com/

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par asphodele85 le 21/09/2011


    L'HISTOIRE

    Tous les jeudis à 19 heures, dans un cercle anonyme d'épluchures d'âmes mâles en peine, cercle itinérant et sans nom, qui tient à la fois de la loge franc-maçonne et des Addictifs anonymes (ça n'existe pas ?), des hommes de tous bords viennent s'épancher à tour de rôle et racontent ce qui va ou ne va pas dans leur vie. Ils n'ont droit qu'à un passage sur la scène et pas de juge ou de Grand-Maître pour leur donner un conseil, un avis ou même les juger. Vous aurez compris qu'ils y parlent de leurs ratés avec les femmes, uniques objets de leurs désirs mais aussi de leurs ressentiments. « D'autres, en mal de solidarité y voyaient le dernier refuge des grands blessés d'une guerre éternelle. (…) sans rien espérer en retour sinon qu'elle fasse écho à celle d'un auditeur anonyme venu, lui, en quête de réponses. » Alors l'écho va faire son boulot et trois Caliméro en détresse vont lier connaissance, se raconter leurs déboires autour d'un verre et nous allons suivre leur histoire tout au long du livre.

    Il y a Philippe, sociologue de formation adoubé philosophe « compréhensible » par la sphère intellectuelle après la parution d'un livre à succès. En contact avec la jet-set, il va vivre une histoire avec un top-model, Mya, classée parmi les plus belles femmes du monde. Puis Denis, serveur chef de rang dans une brasserie, à la ramasse complète depuis qu'il vient d'avoir trente ans : il semble être devenu transparent pour les femmes et suspecte même un « complot » de ces femelles visant à l'anéantir. Et surtout visant à anéantir sa sacro-sainte virilité ! Jusqu'au jour où l'une d'elles, sans lui demander son avis ou son accord va s'installer chez lui. Quant à Yves, la quarantaine alerte, parisien moyen, poseur de carreaux triplement efficaces décide de ne pas pardonner l'affront que lui a fait sa femme adorée en le trompant avec un gogo-dancer, un soir d'ivresse. Il décide de se venger en ne côtoyant QUE des prostituées, allant jusqu'à organiser un budget pour ces rencontres tarifées où il s'esquintera à épuiser le plus large éventail de ses fantasmes. Un ami marié et bien renseigné lui a d'ailleurs dit : « Tu sais, l'avantage d'une pute, c'est pas tant qu'elle fasse tout ce que tu veux, c'est qu'elle s'en aille juste après. » Entre autres, car nous avons quand même droit à des scènes de sexe particulièrement détaillées… le ton ironique, narquois de Benacquista est bien là, le livre est très bien écrit (trop bien ?), le postulat de départ qui va aller en déployant ses branches et leurs ramifications pour décortiquer les relations hommes-femmes, sans que jamais la balance ne sombre d'un côté plus que de l'autre est intéressant et bien amené. Trouveront-ils le bonheur nos trois compères, la voie qu'ils ont choisie sera-t-elle celle de la rédemption ou de l'enfer ? Trouveront-ils surtout « du sens au sens » qu'évoque Philippe face à Mya en réfléchissant à une question qu'elle vient de lui poser ? » La débarrasser de l'idée de comprendre pour se donner une chance de ressentir. Être à l'écoute d'elle-même et non des injonctions contradictoires des meneurs d'opinion (…). Lui démontrer que celui qui confesse n'avoir ni l'outil ni la matière a déjà tant de convictions, de vécu, d'intuitions, qu'il suffirait d'un simple déclic pour combiner entre elles ses propres expériences, et connaître une épiphanie, une de ces illuminations qui frappent si fort qu'elles éclairent à jamais le chemin qui reste à parcourir. » Les personnages qui sont aussi variés et variables qu'une géométrie bien contrôlée sont là pour qu'un maximum de personnes puissent se reconnaître en eux, certes, affûtés à la plume ironique de Tonino. Même la fin nous réserve une pirouette laissant supposer un prochain roman (suite or not ?) qui pourrait s'intituler « Femmes, redressez-vous » (euh…j'extrapole). Homo Erectus ne signifie-t-il pas « Homme qui se tient debout » ou par extension « Restons dressés » au propre comme au figuré… Car il est aussi question de la reconquête d'une certaine dignité chez ces mâles à terre, la dignité que se doivent un homme et une femme quels que soient les rapports qu'ils entretiennent et quoi que nous pensions, nous sommes toujours à l'affût dans notre appréhension et notre compréhension du sexe opposé : « Heureusement, les femmes sont là pour créer un équilibre. La femme est à l'écoute de l'autre, parfois jusqu'à la complaisance. La femme observe, parfois jusqu'à l'indiscrétion. La femme formule, parfois jusqu'à la jacasserie. Est-ce que tu as ton compte d'idées reçues ou tu en veux d'autres ? »

    MON AVIS

    Et bien je suis déçue, déçue, déçue ! Ça vous épate hein ? Après mon engouement pour Tonino et sa Boîte noire, après que je vous en ai rebattu les noreilles jusqu'à plus soif… Bon, j'émets des bémols sur cette déception : j'ai lu ce livre par à-coups, comme une obligation à aller vite (c'est un livre voyageur), ce n'est que mon deuxième Benacquista et j'en ai trois qui m'attendent (Quelqu'un d'autre, Malavita, Malavita encore). Que j'ai bien l'intention de lire au plus vite ! J'ai trouvé le ton, sous l'ironie et la gouaille, un tantinet sérieux et j'ai eu du mal à m'attacher à ces trois bonshommes pas vraiment représentatifs pour moi de la gent masculine (à chacun ses repères !) ou alors trop « cliché » dans leur genre. Et ce malgré une belle réflexion de fond, comme vous aurez pu le constater dans les extraits cités. Un livre en demi-teinte, je n'y ai pas retrouvé le Benacquista décapant que j'ai aimé, comme une maîtresse dubitative lassée très vite de son nouvel amant ! Ce livre en bref m'a globalement ennuyée. Mais j'aime toujours Tonino, qu'on se le dise !! (Il a peut-être voulu en faire trop, à son âge !! La crise de la cinquantaine sûrement…)


    Lien : http://leslecturesdasphodele.wordpress.com

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par csapin le 09/09/2011


    Comme à son habitude quoique dans un style et un rythme tout autres, Tonino Benacquista nous entraîne dans une histoire extrêment originale d'une plume habile, magnifique, captivante. Contraitement au titre un poil racoleur, l'auteur aborde de belles et tristes amours du point de vue des hommes avec une infinie finesse, beaucoup de poésie, de philosophie, d'humanité. de quoi opérer un enrichissant retour sur ses propres affres amoureuses et observer, si besoin était, qu'aucune histoire ne se ressemble et que toutes sont à la fois identiques dans leur absence de vérité préétablie. Un texte vraiment profond qui prend aux tripes.


    Lien : http://gwordia.hautetfort.com/archive/2011/09/07/homo-erectus-de-ton..

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par Mia le 20/05/2011


    J'avais adoré les nouvelles « Tout à l'égo » de Tonino Benacquista, dans lesquelles il égratinait gentiment, et avec beaucoup d'humour, la gente masculine dans ses petits travers du quotidien.

    Avec « Homo Erectus », l'exercice prend la forme du roman et cible particulièrement le mâle dans sa relation au couple, à l'amour, à la sexualité. Au travers de 3 personnages que l'on suit dans leur quête (ou aussi pour l'un d'eux résignation à la non-quête), l'auteur dresse un constat mi figue mi raisin, parfois désillusionné parfois plein d'enthousiasme, avec au passage quelques inévitables clichés.

    C'est un roman que j'ai lu sans véritable passion et que j'oublierai très vite, comme peuvent l'être certaines rencontres…

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par gomettewoman le 18/05/2012


    Pourtant j'adore Tonino Benacquista ... Mais je n'ai pas réussi à finir ce livre, Homo Erectus me semblait pourtant prometteur.
    Je le reprendrai sûrement plus tard, ça ne devait pas être le bon moment !
    Pour ceux et celles qui ne connaîtraient pas l'auteur, foncez quand même, la littérature française a du bon !

    critique de qualité ? (0 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par antibouille le 13/02/2012


    Voici un écrivain qui sait inventer et raconter des histoires...celles-ci sont légères (dans tous les sens du terme...) on passe toutefois un bon moment de lecture avec les trois principaux personnages.Mais "Malavita" et "Saga" étaient nettement de meilleurs livres...

    critique de qualité ? (0 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par malola le 24/01/2012



    Un peu déçu quand même. J'avais entendu une critique emballée de je ne sais plus quelle journaliste féminin qui disait qu'enfin on pouvait se mettre dans la tête d'un Homme et mieux comprendre la vision qu'il porte sur les femmes ! mais là pour le coup je n'ai pas appris grand chose, sans doute en attendais-je trop ! Gardons le suspens !

    critique de qualité ? (0 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par Ameni le 16/10/2011


    De Tonino Benacquista, je ne connaissais que Malavita (Inoubliable) aussi ai-je entamé cette lecture plein d'espoir. le thème paraissait assez original : Des hommes se réunissent tous les jeudi et chacun peut prendre la parole et déverser devant une foule d'inconnus ses problèmes, ses désillusions, ses frustrations, son désespoir, le tout étant toujours lié aux femmes.

    Le témoignage de ces hommes se lit avec amusement, consternation, une diversité d'émotions pour autant de témoignages. Et le livre aurait pu finalement vite tourner en rond. Là débarquent trois personnages principaux :

    Denis le serveur qui a perdu tout pouvoir de séduction mais sait pourtant déchiffrer les femmes comme personne, Yves redevenu célibataire qui peine à se remettre de la tromperie de sa femme et Philippe qui a lui été plaqué. Ces trois hommes se rencontrent à ces fameuses réunions (Qui ne sont pas sans rappeler le Fight Club en version plus... verbale. Un club/cercle/... dont on ne doit pas parler, etc...)

    Bref, ces trois hommes gèrent leur problème chacun à leur façon : L'un se met à fréquenter assidûment les prostituées, l'autre fait une rencontre avec un mannequin mondialement connu, et le troisième est confronté à l'apparition une femme dans sa vie pour le moins obstinée et mystérieuse.
    On suit donc Denis, Yves et Philippe, leur évolution, leurs réflexions, égarements, rencontres, pensées,... Pour ma part, j'ai trouvé leurs histoires à la fois réalistes et surréalistes. On ne sait pas sur quel pied danser ; Des situations peu ordinaires tombant sur des hommes banals. Il a fallu vite faire avec au risque de passer à côté de la lecture.

    La fin est plutôt bien gérée (Difficile de ne pas spoiler... Disons que la fin sur Denis est aussi bien terminée qu'elle a commencé, celle d'Yves est hélas cliché au possible et Philippe... Et bien rien d'exceptionnel) Lépilogue quant à lui m'a beaucoup amusé, une sorte de clin d'oeil de l'auteur disant "Je ne vous ai pas tout montré !"

    J'ai retrouvé un "style Benacquista" : plein d'humour cru, de cynisme, de réalisme, une façon de balancer de la philosophie sans chichis sans rien cacher de la nature humaine et des rapports hommes-femmes. Plus précisément, Homo Erectus est (Comme le titre l'indique) centré sur les hommes, et autour de ce centre gravitent les femmes, ici personnages secondaires mais centrales dans la vie de leurs homologues masculins.

    Un bon moment, mais qui m'a surtout donné envie de continuer l'exploration des livres de cet auteur. Homo Erectus quant à lui sans m'avoir fait une énorme impression n'a pas démérité !


    Lien : http://blogameni.wordpress.com/2011/10/16/homo-erectus-tonino-benacq..

    critique de qualité ? (0 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par ChezLo le 30/08/2011


    Denis, serveur dans une grande brasserie parisienne, est convaincu que les femmes avec lui se vengent de leurs injustices amoureuses. Yves Lehaleur, poseur de fenêtres, a rapidement quitté sa femme en apprenant qu'elle le trompait. Philippe sociologue, rendu célibataire également, réfléchit beaucoup aux relations hommes-femmes. Tous les jeudis soir, ces trois hommes aisni qu'une centaine d'autres, anonymes, se retrouve dans un lieu différent et témoignent chacun de leurs déboires amoureux, de leurs souhaits affectifs, leur solitudes, leurs difficiles relations avec les femmes, sans questionnement, sans jugement, sans encadrement, en toute liberté.

    Un roman qui déroute par son fonds : c'est évidemment une histoire, des histoires de 3 hommes avant tout, qui connaissent des changements dans leur vie affective. Des comportements bien différents, très tranchés. Denis devra cohabiter avec une femme mystérieuse ayant élu domicile de force chez lui - un symbole ? -, Yves se consolera en collectionnant les soirées auprès de prostituées, auxquelles au final il permettra l'accès à la vie de leur rêve, Philippe entretiendra une relation avec Mia, une mannequin people, à l'opposé de son milieu intellectuel.
    Mais on lit aussi comme une étude sociologique sur la condition masculine contemporaine. Comme un exposé des situations actuelles, des problèmes rencontrés, des mal-êtres tus.

    C'est cet aspect "exposé de cas" et "réflexion sociologique" qui peut desservir le roman, surtout si comme moi (.....)


    Lien : http://chezlorraine.blogspot.com/2011/08/homo-erectus.html

    critique de qualité ? (0 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Homo Erectus par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (90)

> voir plus

Quiz