ISBN : 2070422003
Éditeur : Gallimard (2002)


Note moyenne : 3.59/5 (sur 58 notes) Ajouter à mes livres
Un homme tout juste sorti du coma qui reçoit de l'infirmière la transcription de ses secrets les plus enfouis, de son passé le plus perdu. Un jeune homme sur les traces d'un amour passé pour exaucer les dernières volontés de son oncle. Un type, un peu paumé, se souvient... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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  • Par asphodele85, le 19 mai 2011

    asphodele85
    Tonino, ouvre bien tes esgourdes !
    « Que voulez-vous, en ce bas monde, certaines rencontres ne se font jamais ». C'est toi qui le dit. Donc sachant que je ne pourrais pas siroter une vodka-citron dans un rade en ta compagnie, sur un siège moleskiné rouge, j'ai trouvé ce moyen pour te causer un peu de ta Boîte Noire et autres élucubrations. Elle t'en a joué des tours cette boîte noire qui dort sous ta petite tête de goujon à ressorts. T'as vraiment un problème d'ego ratatiné. Une vieille pomme fripée que t'essaies de passer à la brosse à reluire pour pouvoir mieux te supporter ensuite, mais pas moyen. Tu tombes direct sur les pépins qui s'enfilent à la chaîne pour ton pauvre Laurent ou Alain, le reste du temps ils s'appellent tous Alain. On s'en fout, on a compris que les Alain et les Laurent sont un peu beaufs malgré leurs rêves de grandeur butés par le Syndrome de Peter. Par leur vie embourgeoisée trop vite, encaustiquée à l'ennui. Pourtant tu croyais qu'elle allait t'en apprendre des choses, cette boîte noire, cet inconscient qu'a eu la chance de se faire un coma accidentel et révélateur. Des petites confidences en délire à l'infirmière qui t'a veillé jour et nuit et qu'a tout consigné. T'as eu du pot mais après quand t'as relu, tes fusibles ont grillé. T'es dev'nu un obsessionnel du passé, tu voulais remonter tout le mécanisme de la tocante, comme si ça allait te sauver de ton boulot plan-plan de VRP en photocopieuses qui vise le Concours Lépine. T'auras au moins trouvé celui qui t'as fais valser dans le décor et à qui tu dois ce coma. Permets-moi de te dire quand même que nous servir l'excuse de ta mémoire en vrac pour tester l'opium, la coke, le LSD et conclure que l'herbe c'est de la merde, on le savait déjà… Mais bon, ta naïveté m'a fait rigoler.
    Dans La volière, ton oncle casse sa pipe dès que t'arrives, tu vois, juste le temps d'expirer pour te souffler qu'il veut être enterré près de la volière et ça te cause encore des soucis. Mais tu rigoles pas avec la dernière volonté d'un mort, surtout ce tonton qui t'a un peu torché quant t'étais môme. Tu te transformes en enquêteur survolté et tu sauras vite que cette volière était un ancien boxon où le tonton avait ses habitudes ou plutôt son habitude qui a duré dix piges. La fille de joie s'est cassée mais le jour où t'es au cimetière tu vas vite comprendre pourquoi il voulait racheter son éternité à cet endroit. Y'a sa belle, refroidie elle aussi qui gît à côté, ça t'émeut, nous aussi et en plus tu vas te découvrir une cousine pas catholique mais à l'époque, y mettait pas de capote, tonton. Jusqu'au bout on croit bien connaître les gens et pfft ! Mon oeil !!
    Après quand tu t'envoies ton bourbon, enfin trois, par un Temps de blues, en tête à tête avec un vieux serveur amidonné, on comprend ce qui va pas. Toujours ta petite vie, étriquée où tu ressasses le temps où « tu savais arrêter la pluie » et que tu scotchais les nanas avec ce truc. Parce que quand on veut, on peut, tu nous le prouves. Mais t'en finis plus de brailler comme un môme qu'a perdu son Casimir ou un ado attardé qu'a loupé un épisode d'Ally Mc Beal ! Et pourquoi ? Parce que t'as raté le coche. Tu rêvais de changer le monde (Ni Dieu, ni Maître, ah ah), de ne pas te soumettre, de jamais rentrer dans les petites cases aseptisées de la société. Et t'as dit oui, un peu d'abord et comme un merlu t'as lâché prise, t'as dis oui à tout, « même au temps qui passe ». Tu m'étonnes que ta conscience aie des ratés à l'embrayage, t'es toujours en marche arrière, c'était tellement mieux quand tu savais arrêter la pluie… Mais là où tu fais fort, c'est dans ton Transfert, comment tu nous embrouilles avec Minou, ta petite femme chérie que t'adores malgré « les cinq minutes d'avance prévisibles que t'as toujours eu sur elle », gentille, fidèle et un peu conne excuse-moi du peu. Mais têtue la bourgeoise, quand elle décrète que t'es dépressif (t'es tout le temps dépressif !), elle veut t'envoyer voir un psy. Tu veux pas, bien sûr et hop la ! Comme par magie, une belle rouquine architecte qui s'envoie des verres de jaja le soir pendant qu'elle taffe va te sortir du bromure létal où tu dormais avec ta libido assasinée par l'habitude. Et comment que tu vas y aller à tes séances de remise à bonheur ! Pendant que Minou se grille une clope en bas et t'attend, le fessier ventousé à la voiture, pour être sûre que tu la blouses pas, un oeil mort sur la belle plaque dorée que t'as eu le vice de faire installer…
    Mais le pompon, tu l'décroches avec La Pétition ! Alors là, plus de boîte noire, plus d'inconscient régressif qui t'agresse, non, c'est le destin qu'a un dos assez large pour supporter tes petites peurs honteuses, tes lâchetés récurrentes, ta paranoïa névrotique qui transpirent à grosses gouttes dans toutes tes histoires à dormir debout, mais moi j'ai adoré dormir debout avec toi, même pas dormir si tu veux savoir. Parceque ton humour te sauve de ce putain de destin, du hasard dont tu te méfies malgré les signaux balisés fluo qu'il t'envoie, tu fonces dans le mur ! Tu n'ouvres pas ton parapluie, pour l'amour d'une blonde qui s'appelle Marlène en plus (t'aurais dû te douter qu'elle était au-dessus de tes moyens, c'est pas une Ginette comme moi), tu vas voler au-dessus du destin, essayer de le contourner, de l'arrêter mais tu reviendras à la conclusion que « la loi de « l'emmerdement » maximal est la plus inviolable de toutes » ! Tu veux l'immunité tout de suite sans donner de garantie, tu veux en croquer sans payer, mais tu casques et au prix fort, tu t'y prends comme un pied de chaise bancal et là encore je dirais que les chaises bancales tiennent debout quand toi tu t'écroules sous le poids du Destin. On peut lui coller une Majuscule, il prend toute la place ici. Ton Destin de raté grandiose qui sait écrire du fulgurant quand les vies ordinaires s'enlisent dans la médiocrité. T'as pas interviewé Harisson Ford mais t'a remis de l'ordre dans ta boîte noire. Perso, c'est passé trop vite ce moment avec toi..
    Allez, salut Tonino, c'est déjà fini mais je vais continuer à lire tes livres qui me filent des insomnies pleines de grâce ! Amen et à la revoyure, comme on dit chez moi, dans le faubourg !

    Lien : http://leslecturesdasphodele.wordpress.com/2011/05/09/la-boite-noire..
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    • Livres 3.00/5
    Par mimienco, le 23 juin 2009

    mimienco
    4ème de couverture: Un homme tout juste sorti du coma qui reçoit de l'infirmière la transcription de ses secrets les plus enfouis, de son passé le plus perdu.
    Un jeune homme sur les traces d'un amour passé pour exaucer les dernières volontés de son oncle. Un type, un peu paumé, se souvient du temps où il savait arrêter la pluie. Un mari est prêt à tout pour rencontrer sa maîtresse malgré une femme maladivement jalouse. Un journaliste pense réaliser sa meilleure interview et conquérir la femme de sa vie en une soirée. Autant de personnages bien ordinaires, confrontés à des situations extraordinaires, et qui, de petites lâchetés en mensonges minables, se retrouvent fatalement dans une position aussi intenable que réjouissante.
    Mon opinion: pas mal! La nouvelle principale La boite noire raconte l'histoire d'un homme, plongé dans un demi coma suite à un accident de la route.
    Pendant la nuit où il se trouve dans le coma, il délire laissant ainsi son inconscient se livrer de lui même. Cependant, l'infirmière qui le soigne et le veille toute la nuit, écrit scrupuleusement tout ce qu'il raconte dans un cahier. Lors de son réveil, elle le lui donne en lui disant qu'il a une chance inespérée: celle d'avoir accès à son inconscient. Notre héros parcourt donc l'objet et pénètre ainsi dans les limbes de son inconscient qu'il nomme La boite noire. Il ne comprend pas tout ce qui est écrit et décide de partir en quête de significations, de souvenirs, de percer à jour la part la plus énigmatique de notre être.
    Mais où le mènera cette quête? Voilà une nouvelle avec une intrigue originale, bien ficelée et haletante pour le lecteur! L'écriture de l'auteur est toujours aussi agréable! Dommage que la nouvelle ne soit pas en intégrale dans cette édition car je suis restée un peu sur ma faim en ne sachant pas la fin de toute cette histoire!!!
    Les autres nouvelles beaucoup plus courtes sont tout autant intéressantes à lire! On retrouve l'univers de l'auteur avec des personnages intéressants et réalistes par l'humanité qu'ils dégagent, un peu anti héros ainsi que des histoires un brin loufoque mais tellement haletantes!!!
    Vraiment un bon moment de lecture!
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    • Livres 3.00/5
    Par Sly, le 04 juillet 2010

    Sly
    Ce livre contient cinq petites nouvelles dont la boite noire est pour moi la plus réussi et mon second coup de cœur sera pour "La volière". Il ne faut pas s'attendre à quelque chose d'extraordinaire, mais il ait plaisant de découvrir les facette cachés des personnages qui composent ces histoires.
    C'est un livre qui se lit très vite.
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    • Livres 3.00/5
    Par ChezLo, le 27 novembre 2010

    ChezLo
    Cinq nouvelles constituent ce recueil, La boîte noire - celle de cet homme hospitalisé après un accident de la route... - ; Transfert - ou comment enfin accepter les séances de psychanalyse que votre femme vous impose ; La volière - ou le passé volage d'un oncle -; Un temps de blues - sur les divagations d'un homme qui ne veut pas démarrer la journée -; et enfin La pétition - l'histoire totalement loufoque de ce journaliste dont la carrière tient à de très petits détails... Ces histoires à l'ironie douce amère sont celles de personnages ordinaires qui sont confrontés à des situations assez extraoridnaires, comme aime à les écrire Tonino Benacquista.


    Lien : http://chezlorraine.blogspot.com/2006/05/la-boite-noire-et-autres-no..
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    • Livres 4.00/5
    Par Sand94, le 15 septembre 2011

    Sand94
    Moi qui ne suis pas une grande adepte des nouvelles, j'ai été majoritairement séduite par celles de Benacquista. Il est évident qu'il maîtrise parfaitement le genre, et La Boîte noire, La Volière et Transfert se présentent même comme des cas d'école. Les chutes sont bien orchestrées, le style est léger, ironique, et les histoires ne sont pas dénuées de réflexions intéressantes, sur l'inconscient, les secrets de famille ou l'adultère. Me voilà donc réconciliée avec Benacquista !

    Lien : http://leslivresdegeorgesandetmoi.wordpress.com/2011/09/15/la-boite-..
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Citations et extraits

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  • Par Sand94, le 15 septembre 2011

    - C’est une chance fabuleuse, monsieur Aubier, une chance à ne pas rater. Une antenne directe sur la boîte noire.

    - La Boîte noire ?

    - L’inconscient, si vous préférez.

    (p.19)
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  • Par ophrys, le 26 novembre 2011

    Et le destin n’est rien qu’un peu de passé en retard
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Vidéo de Tonino Benacquista

Les comédiens des Fous de la Rampe présentent SAGA de Tonino Benacquista à Bordeaux en Février 2011. Date : 12 et 15 février 2011 Lieu : au marché de Lerme à Bordeaux








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