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ISBN : 2070776131
Éditeur : Gallimard (2008)

Note moyenne : 3.61/5 (sur 390 notes)
Résumé :
On retrouve ici les quatre héros de Malavita, l'inénarrable famille Blake.
Repenti de la mafia new-yorkaise, Blake, rebaptisé Wayne, a obtenu la protection du FBI, et s'est installé en France avec les siens sous la surveillance tatillonne d'un ange gardien légèrement dépressif. L'ancien gangster a trouvé dans l'inépuisable réservoir d'anecdotes de sa première vie la matière de quelques thrillers à succès. Tout se passerait pour le mieux si la cellule familial... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (38) Voir plus Ajouter une critique
Arakasi
10 mars 2014
  • 3/ 5
« Il n'y a pas de repos pour les méchants. » A l'instar de nombreux malfrats avant lui, Fred Wayne – alias Fred Black, alias Giovanni Manzoni, ancien ponte de la mafia américaine et repenti malgré lui – a le douteux plaisir de vérifier la véracité de cette bonne vieille maxime. Après avoir mis le pauvre village de Cholon-sur-Havre à feu et à sang, sa petite famille et lui ont été transféré à Montélimar par le programme de protection de témoins du FBI, une petit ville tranquille où les Wayne auraient dû couler des jours sereins sous la protection agacée mais vigilante du capitaine Tom Quintiliani, toujours en charge de leur sécurité.
Malheureusement, après avoir été confronté à de multiples tentatives d'assassinats et agressions de toutes sortes, Fred se voit forcé d'affronter une situation bien plus dramatique : l'abandon des siens. Car son épouse et ses deux enfants ne supportent plus la compagnie de ce gros gangster grossier et colérique qui a ruiné toute leur vie passée par ses vices, sa bêtise et sa nature violente. Tandis que Belle et Warren tentent d'oublier leur détestable passé familial en se trouvant des petits amis équilibrés, Maggie conquiert son indépendance à la force du poignet en se lançant dans la restauration italienne. Face à ces douloureuses trahisons, il ne reste plus à Fred qu'un seul refuge : l'écriture de ce grand roman américain qui lui permettra de rentrer au Panthéon des plus grandes plumes de la littérature internationale. Encore faudrait-il qu'il parvienne à en taper la moindre ligne, car n'est pas un écrivain de génie qui veut…
Suite directe de « Malavita », « Malavita encore » s'avère un roman plutôt sympathique et plaisant, de ceux à qui l'on peut consacrer en toute confiance quelques heures de détente entre deux livres plus ambitieux. Dommage que l'humour grinçant qui faisait le charme de l'opus précédent soit un peu en retrait, notamment durant les passages consacrés aux deux rejetons Wayne, Belle et Warren : à force d'aspirer désespérément à une vie normale, ces deux-là ont fini par devenir aussi équilibrés que peuvent l'être des adolescents de leur âge et leurs histoires respectives manquent cruellement de fantaisie. Les ennuis de Maggie, confrontée à une multinationale de la pizza, sont plus intéressants, mais trop sérieux pour parvenir à arracher plus d'un sourire ou deux au lecteur. le personnage de Fred reste donc le principal ressort comique du roman et il faut reconnaître qu'il s'en sort plutôt bien ! Sa découverte de la grande littérature par la lecture de « Moby Dick » d'Herman Melville – lecture dont tout son entourage le croit, bien entendu, totalement incapable – est un moment extrêmement amusant. En conclusion, une lecture agréable qui risquera tout de même de décevoir un peu les lecteurs du premier tome par un cynisme et un humour noir moins marqués.
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nekomusume
18 mai 2013
  • 4/ 5
Après avoir abandonné la famille Manzoni après son départ de Normandie, je n'avais qu'une hâte, les retrouver. Continuer les aventures de cette famille hors norme qui tente de s'adapter.
Alors que les années ont passées, la petite famille s'est éparpillée et chacun tente de vivre sa vie en oubliant le fardeau qu'est Fred, alias Giovanni Manzonni, ex Capo de la LCN.
Maggie tente l'aventure parisienne d'une petite boutique de plats à emporter où la qualité l'emporte sur la loi du profit. Mais face à une multinationale de la pizza à emporter, a-t-elle une chance?
Belle est amoureuse, mais hélas, il ne croit pas la mériter...
Warren a trouvé la femme de sa vie et définitivement tourné le dos à ses ambition de futur Parrain pour devenir menuisier. Définitivement? Sérieusement?
Quand à Fred, abandonné par sa famille, il ne lui reste dans son pavillon provençal que l'agent du gouvernement à tourmenter, son roman à écrire, sa chienne Malavita à dorloter et son pizzaïolo à taquiner... Et à attendre le weekend, quand tout le monde se retrouve.
Sauf que... Même lorsqu'ils tentent de se conformer à la vie normale, les Manzoni restent des Manzoni, quelque soit le nom dont l'état les affublent.
Sans oublier Tom Quint qui lui aussi se retrouve mêler bon gré, mal gré à toutes ces péripéties.
Encore une fois chacun va tenter de suivre sa voie, de se détacher de ce père et mari qui leur fait honte mais au final c'est peut être lui qui reprendra le contrôle de sa vie et de la leur. Par la plume ou par l'épée, Fred reste le plus fort dans sa partie... même si en cachette il se met à lire des livres.
Une écriture toujours aussi facile à lire, un roman qui se dévore en quelques heures et un bon moment à slalomer entre les souvenir d'affranchi du père et les petits et gros tracas de la vie quotidienne d'une famille pas si moyenne que çà. Un régal.
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Elisabeth_Bennett
01 mars 2010
  • 3/ 5
La famille Manzoni rebaptisée Wayne s'installe en Provence, à côté de Montélimar, après un énième déménagement dans le cadre du programme de protection des témoins du FBI. Fred Wayne (anciennement Giovanni Manzoni) s'est mis à l'écriture de romans retraçant, avec force détails, ses aventures de chef de la mafia de Newark, New Jersey. Son épouse Maggie a décidé de s'affranchir et de mener une vie autonome à Paris en tant que chef d'une petite entreprise de plats à emporter, avec un plat unique sur la carte: les aubergines au parmesan. La concurrence (une pizzeria) ne voit pas cela d'un très bon oeil. Les enfants Belle et Warren mènent leur vie de jeunes adultes en essayant de cacher à tout prix leurs origines familiales très encombrantes.
Malavita encore est le second opus sur la famille Manzoni de Tonino Benacquista. Ne pas avoir lu le premier roman n'empêche absolument la lecture de celui-ci (ce qui est mon cas). C'est un livre pour lequel il ne faut pas bouder son plaisir. Les personnages sont caricaturaux mais il est facile pour le lecteur de projeter des images de films, séries télévisées sur les rebondissements de ce récit. La construction est vraiment faite pour une adaptation filmographique, quatre histoires en parallèle des membres de la famille Wayne où Fred Wayne en est le noyau duquel les électrons (femme, enfants, agents du FBI) veulent s'éloigner pour vivre leur vie et où tous se moquent de son nouveau dada: l'écriture. Fred Wayne qui connaît les affres de la page blanche, les interrogations sur la vraie littérature, les classiques, lui qui n'a jamais ouvert un livre de vraie littérature de sa vie (une anecdote drôle dans le roman nous fait comprendre son aversion pour le livre: un contrat raté à cause d'un livre).
C'est un roman policier qui se lit facilement par une journée de pluie et pour lequel il restera un commentaire général: oui, c'était pas mal et assez drôle.
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Natacha79
07 juin 2014
  • 3/ 5
La famille Manzoni fait partie d'un programme de protection de témoins, du fait du passé de mafieux de Fred, le père. On les retrouve quelques années plus tard et chaque membre de la famille tente de vivre normalement : la mère ouvre une petite échoppe de plats siciliens à Paris, les enfants Belle et Warren vivent leur adolescence et ont des fiancés. Quand à Fred, abandonné par sa famille, il vit dans un pavillon provençal, au voisinage de l'agent du gouvernement qui le surveille, et attend le week-end, quand tout le monde se retrouve.
Suite directe de « Malavita », « Malavita encore » est un roman plutôt sympathique et plaisant. Cependant, il est dommage que l'humour grinçant qui faisait le charme de Malavita soit un peu en retrait : les enfants, à force d'aspirer désespérément à une vie normale ont fini par devenir aussi équilibrés que peuvent l'être des adolescents de leur âge et leurs histoires manquent cruellement de fantaisie ; les ennuis de Maggie, la mère, confrontée à une multinationale de la pizza, sont plus intéressants, mais trop sérieux. le personnage de Fred, le père, est donc le ressort comique du roman. Sa découverte de la grande littérature par la lecture de « Moby Dick » et sa prétention à écrire ses t fait sourire est assez amusant. Idem quand l'agent de la CIA se fait passer pour Fred lors d'un dîner organisé pour présenter la petite amie du fiston.
Bref, un roman agréable qui déçoit par rapport au premier tome du fait de l'absence du cynisme et de l'humour noir moins présents.
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paulinedumont86
16 août 2013
  • 4/ 5
La fameuse famille Blake, rencontrée dans Malavita, fait à nouveau parler d'elle. Toujours sous la protection du FBI, dans le programme de protection des témoins, elle se fait désormais appeler Wayne. Après la Normandie, elle est à présent installée près de Montélimar. le père, Fred, le repenti le plus célèbre des Etats-Unis, anciennement Giovanni Manzoni, utilise son passé de mafieux et d'ancien capo à Newark et toutes les atrocités qu'il a vécues, fait vivre, fomentées et ordonnées pour écrire des romans, au grand dam de sa famille et du FBI, qui peine déjà à maintenir sa sécurité. Sa femme, Maggie, se lance dans une petite entreprise à Paris, un petit restaurant de vente à emporter où, avec sa petite équipe, elle fait les meilleures aubergines au parmesan. Sa fille, la magnifique Belle, vit une histoire d'amour très compliquée. Et son frère, Warren, tombe amoureux jeune et décide de devenir menuisier. Tout cela pourrait être pour le mieux, mais c'est sans compter sur la propension de cette famille à régler ses problèmes de manière plutôt… inconventionnelle. Et quand les Wayne rencontre des troubles somme toute assez normaux, on peut s'attendre au pire !
Qu'est-ce qu'il est plaisant de suivre cette famille hors du commun dans leurs tribulations quotidiennes ! Tonino Benacquista réussit à nous faire sourire et parfois rire de situations complètement loufoques, et parfois assez violentes. Fred, malgré ses travers, son passé de gangster dont il a la nostalgie, son peu de respect pour ses semblables, réussit à nous attendrir. La lutte de chaque instant de sa femme et de ses enfants pour repousser leurs instincts violents, et laisser leur passé derrière eux, est à la fois touchante et hilarante. On en viendrait presque à vouloir connaître la Cosa Nostra et à avoir grandi en son sein !
Toutes les situations liées aux activités de la mafia américaines sont largement documentées, et si ça peut emplir d'effroi à certains moments, cela donne une véracité manifeste à ce roman. Les situations décrites par des éminents membres du FBI, affectés également au cas de Fred, sont criantes de vérité.
Le roman, écrit à la troisième personne, nous permet de suivre tour à tour chaque personnages. Les chapitres sont assez longs, mais les sous-chapitres, qui nous permettent de passer d'un personnage à un autre, sont assez courts, ce qui rend la lecture vivante, et fait qu'on ne s'ennuie jamais. Moi, qui avait lu Malavita il y a quelques années, et qui gardait un souvenir assez vague des intrigues de ce tome, n'ai eu aucun mal à me remettre dans les intrigues de cette famille atypique, alors si vous êtes dans le même cas, surtout n'hésitez pas !
La plume acérée de l'auteur nous permet de naviguer entre les situations présentes en France, et au travers du crime organisé outre-Atlantique. Mais c'est bien l'humour qui transparaît à chaque chapitre du roman qui nous marque. Tonino Benacquista nous offre, dans cette suite, un savant mélange de crime organisé, de suspens quand au devenir de cette étrange famille, et de bonne humeur.
Lien : http://breveslitteraires.wor..
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Citations & extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
MissbouquinMissbouquin14 février 2013
"Prends garde malheureux ! Ne sais-tu pas que des millions d'autres s'y sont essayés avant toi et que seuls quelques-uns ont été à la hauteur de cet acte sacré ? Avec leur style, le souffle de leurs récits, ils ont fait surgir le sublime au détour d'un chapitre, ils ont enrichi le patrimoine humain. Tout ce que tu pourras dire ne sera jamais aussi éclatant que la blancheur de cette page, alors laisse-lui sa pureté, c'est le meilleur service que tu rendras à la littérature."
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nekomusumenekomusume18 mai 2013
Dis papa, je ne savais pas que le mot MAFIA venait du milieu du XIIIe siècle, quand les Siciliens résistaient à l'occupant français. En fait, le mot est un sigle: Morte Ai Francesi Italia Anela, ce qui veut dire: "l'Italie aspire à la mort des Français".
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PixisPixis14 août 2015
(…) ce plaisir là, des milliards de gens y avaient droit, où qu’ils se trouvent sur la planète et à n’importe quel moment de la journée. Ça ne faisait pas d’eux des intellectuels ni même des passionnés, mais de simples lecteurs occasionnels qui se plongeaient dans un récit et jouissaient de ce voyage intérieur. Immobiles des heures durant, ils passaient la frontière de leur propre imagination, ils acceptaient de se laisser mener là où l’auteur l’avait décidé, et ils en redemandaient.

le plaisir de la lecture expliqué par Benacquista p. 73 - J'aime beaucoup "jouir d'un voyage intérieur" et "passer la frontière de son imagination pour entrer dans celle d'un(e) autre".
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StouphStouph06 octobre 2010
(...) ses propres enfants, dès le plus jeune âge, avaient ouvert des livres sans la moindre illustration, sans que personne ne les y contraigne, et ils y avaient pris plaisir ! Et ce plaisir-là, des milliards de gens y avaient droit, où qu'ils se trouvent sur la planète et à n'importe quel moment de la journée. Ça ne faisait pas d'eux des intellectuels, ni même des passionnés, mais de simples lecteurs occasionnels qui se plongeaient dans un récit et jouissaient de ce voyage intérieur. Immobiles des heures durant, ils passaient les frontières de leur propre imagination, ils acceptaient de se laisser mener là où l'auteur l'avait décidé, et ils en redemandaient.
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MissbouquinMissbouquin14 février 2013
"Après cinquante et un ans de réflexion, Fred se sentait enfin capable d'ouvrir un livre et de le lire jusqu'à la dernière page. Lui qui pouvait fournir des efforts insurmontables aux yeux du commun des mortels, casser la figure à une bande de motards qui bloquent l'entrée d'un parking ou faire sauter une pompe à essence, allait-il laisser un livre lui résister ?"
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