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ISBN : 2070397009
Éditeur : Gallimard (01/10/2009)

Note moyenne : 3.61/5 (sur 397 notes)
Résumé :
On retrouve ici les quatre héros de Malavita, l'inénarrable famille Blake.
Repenti de la mafia new-yorkaise, Blake, rebaptisé Wayne, a obtenu la protection du FBI, et s'est installé en France avec les siens sous la surveillance tatillonne d'un ange gardien légèrement dépressif. L'ancien gangster a trouvé dans l'inépuisable réservoir d'anecdotes de sa première vie la matière de quelques thrillers à succès. Tout se passerait pour le mieux si la cellule familial... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (39) Voir plus Ajouter une critique
Arakasi
10 mars 2014
★★★★★
★★★★★
« Il n'y a pas de repos pour les méchants. » A l'instar de nombreux malfrats avant lui, Fred Wayne – alias Fred Black, alias Giovanni Manzoni, ancien ponte de la mafia américaine et repenti malgré lui – a le douteux plaisir de vérifier la véracité de cette bonne vieille maxime. Après avoir mis le pauvre village de Cholon-sur-Havre à feu et à sang, sa petite famille et lui ont été transféré à Montélimar par le programme de protection de témoins du FBI, une petit ville tranquille où les Wayne auraient dû couler des jours sereins sous la protection agacée mais vigilante du capitaine Tom Quintiliani, toujours en charge de leur sécurité.
Malheureusement, après avoir été confronté à de multiples tentatives d'assassinats et agressions de toutes sortes, Fred se voit forcé d'affronter une situation bien plus dramatique : l'abandon des siens. Car son épouse et ses deux enfants ne supportent plus la compagnie de ce gros gangster grossier et colérique qui a ruiné toute leur vie passée par ses vices, sa bêtise et sa nature violente. Tandis que Belle et Warren tentent d'oublier leur détestable passé familial en se trouvant des petits amis équilibrés, Maggie conquiert son indépendance à la force du poignet en se lançant dans la restauration italienne. Face à ces douloureuses trahisons, il ne reste plus à Fred qu'un seul refuge : l'écriture de ce grand roman américain qui lui permettra de rentrer au Panthéon des plus grandes plumes de la littérature internationale. Encore faudrait-il qu'il parvienne à en taper la moindre ligne, car n'est pas un écrivain de génie qui veut…
Suite directe de « Malavita », « Malavita encore » s'avère un roman plutôt sympathique et plaisant, de ceux à qui l'on peut consacrer en toute confiance quelques heures de détente entre deux livres plus ambitieux. Dommage que l'humour grinçant qui faisait le charme de l'opus précédent soit un peu en retrait, notamment durant les passages consacrés aux deux rejetons Wayne, Belle et Warren : à force d'aspirer désespérément à une vie normale, ces deux-là ont fini par devenir aussi équilibrés que peuvent l'être des adolescents de leur âge et leurs histoires respectives manquent cruellement de fantaisie. Les ennuis de Maggie, confrontée à une multinationale de la pizza, sont plus intéressants, mais trop sérieux pour parvenir à arracher plus d'un sourire ou deux au lecteur. le personnage de Fred reste donc le principal ressort comique du roman et il faut reconnaître qu'il s'en sort plutôt bien ! Sa découverte de la grande littérature par la lecture de « Moby Dick » d'Herman Melville – lecture dont tout son entourage le croit, bien entendu, totalement incapable – est un moment extrêmement amusant. En conclusion, une lecture agréable qui risquera tout de même de décevoir un peu les lecteurs du premier tome par un cynisme et un humour noir moins marqués.
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ladesiderienne
01 mars 2017
★★★★★
★★★★★
C'est avec un grand plaisir que je retrouve la famille Blake, ou plutôt Wayne, enfin Manzoni car on ne renie pas ses origines. Même si c'est une suite de "Malavita", je trouve que Tonino Benacquista a su se renouveler en nous offrant une histoire qui laisse plus de place à la psychologie qu'à la démonstration de violence pure. J'ai apprécié de retrouver son humour caustique et l'art avec lequel il utilise l'écriture pour nous décrire aussi bien les sentiments que les règlements de compte.
C'est magistralement que l'auteur nous dépeint Fred, cet ancien gangster reconverti en écrivain médiocre, en train de découvrir les plaisirs de la lecture. Dans "Malavita", il m'avait insupporté par son égoïsme. Ici, j'ai pris ma petite revanche en voyant sa famille lui échapper. Alors que rien ne résistait à ce caïd de la pègre, sa femme et ses enfants prennent leur liberté sans lui demander son avis. La lutte de son épouse pour la survie de sa petite entreprise de restauration artisanale face à un géant de la malbouffe m'a laissé penser que certaines méthodes de la mafia pour "convaincre" ont traversé le temps et se sont démocratisées. Les enfants aussi ont grandi mais "les chiens ne font pas des chats" et leur éducation au milieu des parrains de la Cosa Nostra a laissé des traces. Côté négatif, je n'ai pas aimé le personnage de François qui me parait être un geek illuminé et la toute fin me parait bien cruelle (et oui, j'ai pardonné à Fred qui a fait beaucoup de progrès en relations humaines).
Une excellente suite pour un roman noir, plein de dérision, qui parle en plus de création littéraire, ça mérite à mes yeux un 17/20.
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nekomusume
18 mai 2013
★★★★★
★★★★★
Après avoir abandonné la famille Manzoni après son départ de Normandie, je n'avais qu'une hâte, les retrouver. Continuer les aventures de cette famille hors norme qui tente de s'adapter.
Alors que les années ont passées, la petite famille s'est éparpillée et chacun tente de vivre sa vie en oubliant le fardeau qu'est Fred, alias Giovanni Manzonni, ex Capo de la LCN.
Maggie tente l'aventure parisienne d'une petite boutique de plats à emporter où la qualité l'emporte sur la loi du profit. Mais face à une multinationale de la pizza à emporter, a-t-elle une chance?
Belle est amoureuse, mais hélas, il ne croit pas la mériter...
Warren a trouvé la femme de sa vie et définitivement tourné le dos à ses ambition de futur Parrain pour devenir menuisier. Définitivement? Sérieusement?
Quand à Fred, abandonné par sa famille, il ne lui reste dans son pavillon provençal que l'agent du gouvernement à tourmenter, son roman à écrire, sa chienne Malavita à dorloter et son pizzaïolo à taquiner... Et à attendre le weekend, quand tout le monde se retrouve.
Sauf que... Même lorsqu'ils tentent de se conformer à la vie normale, les Manzoni restent des Manzoni, quelque soit le nom dont l'état les affublent.
Sans oublier Tom Quint qui lui aussi se retrouve mêler bon gré, mal gré à toutes ces péripéties.
Encore une fois chacun va tenter de suivre sa voie, de se détacher de ce père et mari qui leur fait honte mais au final c'est peut être lui qui reprendra le contrôle de sa vie et de la leur. Par la plume ou par l'épée, Fred reste le plus fort dans sa partie... même si en cachette il se met à lire des livres.
Une écriture toujours aussi facile à lire, un roman qui se dévore en quelques heures et un bon moment à slalomer entre les souvenir d'affranchi du père et les petits et gros tracas de la vie quotidienne d'une famille pas si moyenne que çà. Un régal.
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Elisabeth_Bennett
01 mars 2010
★★★★★
★★★★★
La famille Manzoni rebaptisée Wayne s'installe en Provence, à côté de Montélimar, après un énième déménagement dans le cadre du programme de protection des témoins du FBI. Fred Wayne (anciennement Giovanni Manzoni) s'est mis à l'écriture de romans retraçant, avec force détails, ses aventures de chef de la mafia de Newark, New Jersey. Son épouse Maggie a décidé de s'affranchir et de mener une vie autonome à Paris en tant que chef d'une petite entreprise de plats à emporter, avec un plat unique sur la carte: les aubergines au parmesan. La concurrence (une pizzeria) ne voit pas cela d'un très bon oeil. Les enfants Belle et Warren mènent leur vie de jeunes adultes en essayant de cacher à tout prix leurs origines familiales très encombrantes.
Malavita encore est le second opus sur la famille Manzoni de Tonino Benacquista. Ne pas avoir lu le premier roman n'empêche absolument la lecture de celui-ci (ce qui est mon cas). C'est un livre pour lequel il ne faut pas bouder son plaisir. Les personnages sont caricaturaux mais il est facile pour le lecteur de projeter des images de films, séries télévisées sur les rebondissements de ce récit. La construction est vraiment faite pour une adaptation filmographique, quatre histoires en parallèle des membres de la famille Wayne où Fred Wayne en est le noyau duquel les électrons (femme, enfants, agents du FBI) veulent s'éloigner pour vivre leur vie et où tous se moquent de son nouveau dada: l'écriture. Fred Wayne qui connaît les affres de la page blanche, les interrogations sur la vraie littérature, les classiques, lui qui n'a jamais ouvert un livre de vraie littérature de sa vie (une anecdote drôle dans le roman nous fait comprendre son aversion pour le livre: un contrat raté à cause d'un livre).
C'est un roman policier qui se lit facilement par une journée de pluie et pour lequel il restera un commentaire général: oui, c'était pas mal et assez drôle.
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Natacha79
07 juin 2014
★★★★★
★★★★★
La famille Manzoni fait partie d'un programme de protection de témoins, du fait du passé de mafieux de Fred, le père. On les retrouve quelques années plus tard et chaque membre de la famille tente de vivre normalement : la mère ouvre une petite échoppe de plats siciliens à Paris, les enfants Belle et Warren vivent leur adolescence et ont des fiancés. Quand à Fred, abandonné par sa famille, il vit dans un pavillon provençal, au voisinage de l'agent du gouvernement qui le surveille, et attend le week-end, quand tout le monde se retrouve.
Suite directe de « Malavita », « Malavita encore » est un roman plutôt sympathique et plaisant. Cependant, il est dommage que l'humour grinçant qui faisait le charme de Malavita soit un peu en retrait : les enfants, à force d'aspirer désespérément à une vie normale ont fini par devenir aussi équilibrés que peuvent l'être des adolescents de leur âge et leurs histoires manquent cruellement de fantaisie ; les ennuis de Maggie, la mère, confrontée à une multinationale de la pizza, sont plus intéressants, mais trop sérieux. le personnage de Fred, le père, est donc le ressort comique du roman. Sa découverte de la grande littérature par la lecture de « Moby Dick » et sa prétention à écrire ses t fait sourire est assez amusant. Idem quand l'agent de la CIA se fait passer pour Fred lors d'un dîner organisé pour présenter la petite amie du fiston.
Bref, un roman agréable qui déçoit par rapport au premier tome du fait de l'absence du cynisme et de l'humour noir moins présents.
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Citations & extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
ladesiderienneladesiderienne01 mars 2017
Naguère, il s'était imaginé vieillir le stylo à la main, dans sa belle demeure provençale. Il s'était même vu mourir à un âge canonique et aurait pu décrire la scène : tard dans la nuit, penché sur sa machine, dans une attitude devenue si familière que ni la scoliose ni l'arthrose ne l'avaient rendue pénible, il aurait cherché le mot qui lui manquait. Pour ne l'avoir jamais utilisé, il l'aurait cherché longtemps, mais le mot existait bel et bien, caché depuis des lustres entre deux pages d'un dictionnaire en attendant qu'un écrivain daigne le choisir Il aurait fini par le trouver, comme la petite touche de couleur qui donne un reflet de lumière à tout le paragraphe Et puis, satisfait mais fatigué après cet effort, il aurait un instant posé la tête sur ses bras croisés et se serait assoupi pour toujours
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ladesiderienneladesiderienne02 mars 2017
Et Dieu sait si Delroy s'y connaissait en douleur. Il avait commencé comme petit dealer de quartier vingt ans plus tôt, et avait vu des centaines de jeunes gens réduits à l'état de loques tendre la main vers lui pour avoir leur dose. Il les avait saignés et vidés jusqu'à ce qu'ils meurent dans le caniveau. Il avait poussé des adolescents à vendre tout ce qu'ils possédaient et ce qu'ils ne possédaient pas, certains auraient bradé leurs organes ou même leur petite sœur pour un fix d’héroïne. Delroy avait déclenché des vocations en pagaille chez ses clients : voleurs, assassins, agresseurs de toutes sortes, n'importe quoi pourvu qu'ils calment la douleur du manque.
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MissbouquinMissbouquin14 février 2013
"Prends garde malheureux ! Ne sais-tu pas que des millions d'autres s'y sont essayés avant toi et que seuls quelques-uns ont été à la hauteur de cet acte sacré ? Avec leur style, le souffle de leurs récits, ils ont fait surgir le sublime au détour d'un chapitre, ils ont enrichi le patrimoine humain. Tout ce que tu pourras dire ne sera jamais aussi éclatant que la blancheur de cette page, alors laisse-lui sa pureté, c'est le meilleur service que tu rendras à la littérature."
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ladesiderienneladesiderienne02 mars 2017
A l'orée du troisième millénaire, à quoi pouvaient bien servir tous ces milliards de milliards de putains de bouquins ? Pourquoi tant d'arbres abattus à cause de toutes ces descriptions interminables de lieux et de visages qui n'existaient même pas ? Avait-on encore besoin de descriptions, à l'heure du numérique ? (...) Tous ces romans bourrés de détails inutiles et d'histoires abracadabrantes dont chaque phrase pouvait être contredite par la vie même. Que pouvait-on apprendre dans les livres que la vie n'enseignât pas ?
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ladesiderienneladesiderienne28 février 2017
Mais Giovanni avait encore moins de respect pour la poésie que pour la prose. La poésie ne racontait rien, elle lançait des gerbes d'images et accolait des mots qui n'avaient jamais demandé à être réunis, et tout ça devait exalter des qualités de cœur, et avec tant de lyrisme que c'en devenait dégoutant. Le Manzoni qu'il était alors se sentait agressé par l'idée même de la poésie, et sa femme avait eu beau lui expliquer que c'était un peu comme des chansons sans musique, il y avait, selon lui, un fond bien plus pervers à tout ça. Dans quel monde fallait-il vivre pour s'extasier devant des strophes ?
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