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ISBN : B0096QZ69Y
Éditeur : Gallimard (2012)


Note moyenne : 3.61/5 (sur 194 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
On retrouve ici les quatre héros de Malavita, l'inénarrable famille Blake.
Repenti de la mafia new-yorkaise, Blake, rebaptisé Wayne, a obtenu la protection du FBI, et s'est installé en France avec les siens sous la surveillance tatillonne d'un ange gardien légère... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par nekomusume, le 18 mai 2013

    nekomusume
    Après avoir abandonné la famille Manzoni après son départ de Normandie, je n'avais qu'une hâte, les retrouver. Continuer les aventure de cette famille hors norme qui tente de s'adapter.
    Alors que les années ont passées, la petite famille s'est éparpillée et chacun tente de vivre sa vie en oubliant le fardeau qu'est Fred, alias Giovanni Manzonni, ex Capo de la LCN.
    Maggie tente l'aventure parisienne d'une petite boutique de plats à emporter où la qualité l'emporte sur la loi du profit. Mais face à une multinationale de la pizza à emporter, a-t-elle une chance?
    Belle est amoureuse, mais hélas, il ne croit pas la mériter...
    Warren a trouvé la femme de sa vie et définitivement tourné le dos à ses ambition de futur Parrain pour devenir menuisier. Définitivement? Sérieusement?
    Quand à Fred, abandonné par sa famille, il ne lui reste dans son pavillon provençal que l'agent du gouvernement à tourmenter, son roman à écrire, sa chienne Malavita à dorloter et son pizzaïolo à taquiner... Et à attendre le weekend, quand tout le monde se retrouve.
    Sauf que... Même lorsqu'ils tentent de se conformer à la vie normale, les Manzoni restent des Manzoni, quelque soit le nom dont l'état les affublent.
    Sans oublier Tom Quint qui lui aussi se retrouve mêler bon gré, mal gré à toutes ces péripéties.
    Encore une fois chacun va tenter de suivre sa voie, de se détacher de ce père et mari qui leur fait honte mais au final c'est peut être lui qui reprendra le contrôle de sa vie et de la leur.
    Une écriture toujours aussi facile à lire, un roman qui se dévore en quelques heures et un bon moment à slalomer entre les souvenir d'affranchi du père et les petits et gros tracas de la vie quotidienne d'une famille pas si moyenne que çà. Un régal.
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    • Livres 2.00/5
    Par Tomisika, le 05 mai 2013

    Tomisika
    La famille Blake affronte les problèmes ordinaires d'une famille ordinaire. A la seule différence qu'ils sont une ancienne famille de mafieux d'origine Sicilienne, forcée de se cacher en France pour échapper aux représailles.
    J'ai découvert la famille Blake dans le livre Malavita, que j'avais beaucoup apprécié. Les péripéties de cette famille de mafieux, exilés américains forcés de se cacher dans un petit village de France, m'avaient bien fait rire. Très rapidement, je me suis procurée la suite afin de prolonger ce moment, et cette semaine j'ai décidé d'aller à leur rencontre.
    Soyons honnête, il est rare qu'une suite soit au niveau d'un premier volume qui peut être unique. J'ai déjà vécu une déception avec le caveau de famille, suite du mec de la tombe d'à côté. Je ne pensais pas la revivre avec Malavita, bien que la lecture d'avis m'ait prévenue.
    Dans Malavita encore, on assiste à la normalisation de la famille Blake. Fred vieillit et se range. Maggie se lance dans quelques projets personnels pour agrémenter sa vie en Provence. Belle a quitté la famille pour étudier à Paris. Et Warren est devenu un gaillard amoureux et fiable qui a décidé de devenir menuisier.
    C'est parfois compliqué pour les mômes et la mère, surtout que Fred est toujours un peu un gamin. Mais la vie semble quand même un long fleuve tranquille.
    Les mésaventures se suivent et se ressemblent. On assiste aux amourettes des enfants, mais comme Belle et Warren sont équilibrés, ce n'est en soi pas très marrant et demeure dans le registre du commun. En fait ils sont fades et effacés. Leurs spécificités ne refont pas surface, désirant absolument s'intégrer. Au point d'en devenir chiants….et c'est bien dommage.
    Maggie qui semblait prendre de l'autonomie au début du récit, se retrouve comme un canard avec les pattes à l'air. Là encore on pouvait s'attendre à une réaction un peu délirante venant d'une mama ayant vécu avec un mafieux. Mais elle est aussi étouffée par les convenances et le désir d'être normale.
    Quant à Fred…un écrivain raté et geignard qui vieillit mal. Bref, un vieux type normal.
    Le récit montre donc le tournant pris par cette famille hors-norme qui finalement se fond dans le décor au point d'en oublier tout un passé et de virer de bord. de telles personnalités semblent pourtant à la base être incompatibles avec un quotidien pantouflard mais Tonino Benacquista arrive à nous convaincre que si, même un type qui a tué des centaines de gars de façon très inventive est capable de tout zapper et de se contenter d'une machine à écrire en mangeant de la pizza et buvant du vin de la région.
    A la deuxième moitié du livre, on a, certes, quelques rebondissements, mais qui auraient dû intervenir plus tôt afin de nous épargner le manque d'inaction des premières pages. C'est bien dommage, car le regain d'intérêt surgit mais trop tardivement.
    Au final, je ressors de cette lecture avec la même impression que pour le caveau de famille. En première partie, on nous décrit des scènes banales et probables, avec beaucoup de réalisme mais sans saveur ni audace. Et c'est bien dommage. Fred, Maggie, Belle et Warren méritaient mieux. Même les mecs qui les protègent sont au bord de la dépression devant tant d'ennui et d'inaction….
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    • Livres 3.00/5
    Par Elisabeth_Bennett, le 01 mars 2010

    Elisabeth_Bennett
    La famille Manzoni rebaptisée Wayne s'installe en Provence, à côté de Montélimar, après un énième déménagement dans le cadre du programme de protection des témoins du FBI. Fred Wayne (anciennement Giovanni Manzoni) s'est mis à l'écriture de romans retraçant, avec force détails, ses aventures de chef de la mafia de Newark, New Jersey. Son épouse Maggie a décidé de s'affranchir et de mener une vie autonome à Paris en tant que chef d'une petite entreprise de plats à emporter, avec un plat unique sur la carte: les aubergines au parmesan. La concurrence (une pizzeria) ne voit pas cela d'un très bon oeil. Les enfants Belle et Warren mènent leur vie de jeunes adultes en essayant de cacher à tout prix leurs origines familiales très encombrantes.
    Malavita encore est le second opus sur la famille Manzoni de Tonino Benacquista. Ne pas avoir lu le premier roman n'empêche absolument la lecture de celui-ci (ce qui est mon cas). C'est un livre pour lequel il ne faut pas bouder son plaisir. Les personnages sont caricaturaux mais il est facile pour le lecteur de projeter des images de films, séries télévisées sur les rebondissements de ce récit. La construction est vraiment faite pour une adaptation filmographique, quatre histoires en parallèle des membres de la famille Wayne où Fred Wayne en est le noyau duquel les électrons (femme, enfants, agents du FBI) veulent s'éloigner pour vivre leur vie et où tous se moquent de son nouveau dada: l'écriture. Fred Wayne qui connaît les affres de la page blanche, les interrogations sur la vraie littérature, les classiques, lui qui n'a jamais ouvert un livre de vraie littérature de sa vie (une anecdote drôle dans le roman nous fait comprendre son aversion pour le livre: un contrat raté à cause d'un livre).
    C'est un roman policier qui se lit facilement par une journée de pluie et pour lequel il restera un commentaire général: oui, c'était pas mal et assez drôle.
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    • Livres 4.00/5
    Par BVIALLET, le 10 mai 2012

    BVIALLET
    Repenti de la mafia new-yorkaise, Wayne a obtenu la protection du FBI pour lui avoir « balancé » un certain nombre de grands pontes de Cosa Nostra. Avec sa petite famille, il s'est installé dans le sud de la France sous la surveillance tatillonne d'un ange gardien collant et légèrement dépressif. Pour ne pas mourir d'ennui, l'ancien gangster, qui n'a aucune culture et n'a encore lu aucun livre, s'est improvisé écrivain et a déjà fait paraître deux ouvrages où il relate ses exploits de truand. Malheureusement son sac à anecdotes sanglantes est quasiment vide et il peine lamentablement sur son nouveau bouquin. Pour ne rien arranger, la cellule familiale commence à se déliter. Sa femme le délaisse pour aller ouvrir un restaurant italien à Paris. Sa fille vit des amours tumultueuses et son fils abandonne ses études pour devenir menuisier…
    Ce livre est plus ou moins la suite de « Malavita » car il en reprend les quatre héros. Mais comme il s'agit d'une histoire complète, il peut être lu indépendamment du premier. de style léger et agréable, cette histoire, qui aborde d'une façon documentée les dessous du milieu américain, la difficulté de monter une petite entreprise face à un géant de la malbouffe et les affres de la création littéraire, est d'autant plus intéressante qu'elle n'est pas dénuée d'un certain humour. Un peu lent au démarrage, le rythme s'accélère ensuite pour mener à une fin en pied de nez du destin fort bienvenu. L'exemple type du roman de détente et de divertissement. Sympathique et chaleureux, mais aussi vite lu qu'oublié sans doute…

    Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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    • Livres 3.00/5
    Par ennapapillon, le 16 septembre 2011

    ennapapillon
    Dans ce roman, on retrouve les mêmes personnages que dans le roman précédant, "Malavita" : la famille de Giovanni Manzoni, mafieux repenti bénéficiant de la protection des témoins du FBI pour avoir "balancé" les chefs de la Mafia. Ils vivent dorénavant en France sous le nom de Wayne (après avoir été les Blake dans "Malavita"). Au passage, on peut très bien lire ce roman sans avoir lu le premier car il y a de nombreux rappels des faits et les deux intrigues sont indépendantes.
    Fred, le père, est un mauvais écrivain qui se sert de son expérience de mafieux pour écrire. Maggie, la mère, a monté une petite entreprise de restauration indépendante juste en face d'un géant de la pizza. le fils, Warren, cherche à couper tous liens avec la vie d'avant et veut devenir menuisier et se marier pour vivre une vie simple et Belle, la fille, aussi belle que son prénom le sous-entend, vit une histoire d'amour avec un jeune homme qui a du mal à être dans la réalité et qui est persuadé qu'elle est trop bien pour lui. Il y a aussi l'agent chargé de surveiller les moindres instants de la vie de Fred et Tom Quintiliani, le responsable du FBI qui a orchestré leur protection.
    Mais avec l'historique de cette famille, rien ne se déroule comme cela devrait... En bien ou en mal, ils sont tous rattrapés d'une manière ou d'une autre par leur passé lié à la Mafia et cela influence forcément leurs vies...
    Ce fut une lecture agréable, facile et plutôt légère mais je ne pense pas que j'en garderai un souvenir inoubliable. Je crois que j'avais préféré "Malavita" mais je dois avouer que je ne m'en souviens pas beaucoup non plus... à part les passages que j'ai lu en lectures théâtralisées... Mais c'est pour moi une bonne lecture de vacances. On sent qu'il pourrait y avoir un troisière tome à suivre...Peut-être que je me laisserai tenter...


    Lien : http://ennalit.canalblog.com/archives/2011/09/15/21913426.html
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Citations et extraits

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  • Par nekomusume, le 18 mai 2013

    Dis papa, je ne savais pas que le mot MAFIA venait du milieu du XIIIe siècle, quand les Siciliens résistaient à l'occupant français. En fait, le mot est un sigle: Morte Ai Francesi Italia Anela, ce qui veut dire: "l'Italie aspire à la mort des Français".

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  • Par Missbouquin, le 14 février 2013

    "Prends garde malheureux ! Ne sais-tu pas que des millions d'autres s'y sont essayés avant toi et que seuls quelques-uns ont été à la hauteur de cet acte sacré ? Avec leur style, le souffle de leurs récits, ils ont fait surgir le sublime au détour d'un chapitre, ils ont enrichi le patrimoine humain. Tout ce que tu pourras dire ne sera jamais aussi éclatant que la blancheur de cette page, alors laisse-lui sa pureté, c'est le meilleur service que tu rendras à la littérature."
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  • Par Stouph, le 06 octobre 2010

    (...) ses propres enfants, dès le plus jeune âge, avaient ouvert des livres sans la moindre illustration, sans que personne ne les y contraigne, et ils y avaient pris plaisir ! Et ce plaisir-là, des milliards de gens y avaient droit, où qu'ils se trouvent sur la planète et à n'importe quel moment de la journée. Ça ne faisait pas d'eux des intellectuels, ni même des passionnés, mais de simples lecteurs occasionnels qui se plongeaient dans un récit et jouissaient de ce voyage intérieur. Immobiles des heures durant, ils passaient les frontières de leur propre imagination, ils acceptaient de se laisser mener là où l'auteur l'avait décidé, et ils en redemandaient.
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  • Par Missbouquin, le 14 février 2013

    "Après cinquante et un ans de réflexion, Fred se sentait enfin capable d'ouvrir un livre et de le lire jusqu'à la dernière page. Lui qui pouvait fournir des efforts insurmontables aux yeux du commun des mortels, casser la figure à une bande de motards qui bloquent l'entrée d'un parking ou faire sauter une pompe à essence, allait-il laisser un livre lui résister ?"

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  • Par fersenette, le 04 mai 2010

    "Belle Manzoni, qu'il avait connue toute petite, qu'il avait vue franchir, dans la tourmente, les étapes d'une vie de jeune femme, venait de donner une des plus belles preuves d'amour à un homme en faisant de lui un héros."

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