ISBN : 2358510238
Éditeur : Hélium (2011)


Note moyenne : 3.45/5 (sur 11 notes) Ajouter à mes livres

Avant chaque journée rude et péniblement longue, les esclaves rejoignaient le terrain en attendant les ordres du maître. Alors que Tommy parcourait le terrain de long en large, il découvrit dans un coin un chou dont les feuilles étaie... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par cecileo, le 20 mai 2011

    cecileo
    En 1863, douze esclaves de la plantation cotonnière de Stanley Patterson ont peu de temps de répit : Quelques minutes leur sont accordées avant et après le travail quotidien sur une modeste parcelle de cinquante mètres sur trente-sept où des « lois venues de nulle part » sévissent :
    1. Toujours se tenir debout.
    2. Laisser une distance d'au moins un mètre entre chaque esclave.
    3. Rester muet.
    4. Ne rien prendre dans les mains.
    5. Garder les pieds liés.
    Malgré tout, un jour, l'un d'entre eux, Tommy trouve moyen de se distraire, en respectant ces cinq règles ,avec un misérable chou blanc flétri, le poussant avec son pied, feintant ses camarades et imaginant un terrain de jeu avec pour but d'envoyer le chou dans le camp adversaire . D'abord furieux de voir ainsi les esclaves se distraire, le maître Stanley voit là l'occasion de gagner de l'argent en organisant des paris avec les propriétaires terriens des alentours.
    Mais nous sommes en pleine Guerre de Sécession, et la colère des esclaves commence à gronder.
    Un joli roman sous forme de conte, non dénué d'humour notamment dans l'introduction de cette petite histoire dans la grande Histoire des Etats Unis d'Amérique, où l'on voit un médecin militaire nordiste reclus dans sa modeste propriété avec pour seul compagnon son âne qu'il aime tant qu'il lui offre pour son anniversaire une dent en or !
    Puis une réflexion plus approfondie sur la conquête de la Liberté au prix de vies humaines et grâce à la solidarité entre eux des plus faibles.
    Une lecture partagée avec mon Ado qui nous a donné matière à discussion et réflexion, et çà, c'est toujours précieux…"En attendant le prochain labeur, on s'étendait à même le sol, on fermait le les yeux et, quelquefois, on parvenait à s'enfoncer dans un rêve. Il n'y a Rien de plus précieux que le repos " (page 17)
    Yamina Benahmed Daho signe là son premier roman. Je tiens à souligner la qualité d'impression de ce roman publié par Hélium, spécialisé en publications Jeunesse : une jolie illustration de couverture signée par Joëlle Jolivet, un papier épais agréable, et surtout une police de caractères qui a permis une lecture aisée à mon fils dyslexique !
    Rien de plus précieux que le repos-Yamina Benahmed Daho - Edition Hélium- 92 pages- 2011


    Lien : http://lectureamoi.blogspot.com/2011/05/rien-de-plus-precieux-que-le..
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    • Livres 4.00/5
    Par Sharon, le 12 juillet 2011

    Sharon
    Mon premier livre de l'été sur le football et le second sur l'esclavage. Je laisse de côté ce classement thématique abrupte, pour revenir à ce roman. La structure narrative en est curieuse : le prologue et l'épilogue entourent un récit qui prend place au même endroit, mais quelques années auparavant, alors même que le personnage principal de ce prologue soignait tant bien que mal les blessés sur les champs de bataille de la guerre de Sécession.
    Autre point commun : les choux. Ils vont devenir les instruments de libération des esclaves de la plantation de coton, dans des parties de "chouball", enjeu de paris pour les riches propriétaires. Les esclaves n'ont pas de droits, juste des règles à respecter, sous peine de châtiment. Ils planeront longtemps sur eux avant de tomber, injustes et choquants.
    Ce récit central est parfaitement équilibré. La voix du narrateur omniscient se fait entendre, annonçant ainsi les aspirations des personnages. J'ai un peu décroché dans les parties de "chouball". Je ne connais strictement rien au football, que ce soit aux stratégies mises en places, ou aux sensations ressenties par les joueurs, seul un "footeux" pourrait confirmer ou infirmer cette partie du texte. Certains scènes (la punitions des esclaves, l'incendie) sont difficiles mais pas insoutenables. le dénouement ouvre un horizon apaisé, presque heureux.
    Yamina Benahmed Daho est une auteur à suivre.
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  • Par lire_pour_le_plaisir, le 12 octobre 2011

    lire_pour_le_plaisir
    Sud des Etats-Unis, 1863. Tommy et ses onze congénères sont esclaves sur la plantation de Stanley Patterson. Une vie impossible faite de travail harassant et de privations. Chaque matin, Stanley les sort de leur enclos et les laisse une heure ou deux dans un pré avant que le contremaître ne les emmène dans les champs de coton. Au pré, les règles à respecter sont strictes : Toujours se tenir debout ; Laisser une distance d'au moins un mètre entre chaque esclave ; Rester muet ; Ne rien prendre dans les mains ; Garder les pieds liés.
    Un jour, un chou apparaît dans le pré. Par réflexe, Tommy donne un coup de pied dedans et l'un de ses camarades lui renvoie. Pour le maître, les « nègres » ne sont pas autorisés à jouer. Mais son frère lui propose au contraire de profiter des capacités « footballistiques » des esclaves en organisant un match au cours duquel des paris pourront être engagés entre esclavagistes de la région. le premier match se déroule sans problème, l'équipe de Tommy gagnant facilement pour le plus grand plaisir de Patterson. Mais lors d'une seconde rencontre, Tommy et les siens s'inclinent. Fou de rage, le maître fouette son esclave avec une chaîne. En voyant l'état de leur camarade après la terrible punition, ses compagnons d'infortune décident de se révolter, quitte à y laisser la vie…
    Pour son premier roman, Yamina Benahmed Daho frappe fort. Une fable philosophique où il est question d'entraide, de dignité et de liberté. Certaines scènes pourront heurter quelques sensibilités mais la violence n'est ici jamais gratuite. Voila un texte ambitieux à la construction imparable qui ne pourra laisser aucun lecteur indifférent, qu'il soit petit ou grand.


    Lien : http://crdp.ac-amiens.fr/cddpoise/blog_petits_lecteurs/?p=2964
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    • Livres 5.00/5
    Par SistaLor, le 19 août 2011

    SistaLor
    Ne vous y trompez pas. Ce texte court et bien léché de Yamina Benahmed Daho nous entraîne loin, dans le temps et l'espace. Déjà la couverture, illustrée par Joëlle Jolivet, préfigure la beauté simple du texte.
    Une histoire de choux et d'imagination, dans une plantation de coton au bord du Mississipi en 1863 où Tommy, esclave, invente un nouveau jeu, pour s'évader en prenant garde de ne pas bafouer les règles sévères des maîtres.
    1_ Toujours se tenir debout.
    2_ Laisser une distance d'au moins un mètre entre chaque esclave.
    3_ Rester muet.
    4_ Ne rien prendre avec les mains.
    5_ Garder les pieds liés.
    Puis finalement, dans la folie des hommes, retrouver sa liberté ou tout simplement redécouvrir la beauté de la vie en dansant avec une femme sous un feu d'artifice coloré. Une petite histoire et la grande Histoire, pour jouer collectif afin de libérer la puissance de la liberté.

    "C'est d'un conte qu'il s'agit, limpide, simple, puissant, superbement maîtrisé. Il coule, parfois violent et impétueux, et charrie la lumière d'un monde où les hommes jouent collectif, chacun maître de soi-même. Il court, ce petit texte, et fait longuement son chemin dans l'esprit du lecteur. La liberté reste toujours à conquérir."
    “Michel Abescat, Télérama”

    Lien : http://lorrecrietic.tumblr.com/
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    • Livres 2.00/5
    Par Bouquinsenfolie, le 16 mai 2012

    Bouquinsenfolie
    extrait
    En conclusion, on quitte le livre avec un petit sourire aux lèvres. J'ai passé un bon moment de lecture, sans plus avec un livre qui se lit très rapidement. Alors pourquoi ne pas tenter ? Un petit conte qui vous ouvrira un peu plus les yeux sur la dureté de l'humanité et sur l'abolition de l'esclavage.


    Lien : http://bouquinsenfolie.blogspot.fr/2012/01/event-chronique-rien-de-p..
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Citations et extraits

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  • Par Sharon, le 08 juillet 2011

    Rêver pour soi est important, mais il y a quelque chose de bien plus nécessaire : que ton rêve unisse les coeurs de ceux qui vivent sur cette terre, qu'il rende l'homme meilleur collectivement.
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  • Par Sharon, le 08 juillet 2011

    Rien n'était plus important pour lui que d'avancer. Tout droit. Pour ne plus entendre le bruit des chaines désormais cassées.
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