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ISBN : 2330014287
Éditeur : Actes Sud (09/01/2013)

Note moyenne : 4.08/5 (sur 475 notes)
Résumé :
Ils sont quatre, ils ne se connaissent pas mais ils vont rythmer la vie du docteur Octave Lassalle qui les a soigneusement choisis comme on compose une équipe -- comme avant autour de la table d'opération, mais cette fois-ci, c'est sa propre peau qu'il sauve, sa propre sortie qu'il prépare.

Ensemble, cette improbable communauté progressivement tissée de liens aussi puissants qu'inattendus, franchira un seuil, celui des blessures secrètes.
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Critiques, Analyses & Avis (146) Voir plus Ajouter une critique
nadejda
13 janvier 2013
★★★★★
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«Ils sont là, derrière la porte. Il ne faut pas que je rate mon entrée.
Maintenant que je les ai trouvés, tous les quatre, que je les ai rassemblés, il va falloir que je les réunisse. Réunir, ce n'est pas juste faire asseoir des gens dans la même pièce, un jour. C'est plus subtil. Il faut qu'entre eux se tisse quelque chose de fort.
Autour de moi, mais en dehors de moi.» p 9
A 90 ans, Octave Lassalle veut retrouver autour de lui une équipe comme lorsqu'il exerçait son métier de chirurgien sauf que là, il engage les dernières années qui lui reste et ce qu'il ne sait pas mais devine il engage aussi la vie des 4 accompagnateurs qu'il se choisit, trois femmes et un homme, qui vont unir à la sienne leur fêlure. C'est la friction douce des uns et des autres qui va les faire s'ouvrir. Ils n'oublieront pas les douleurs passées qui les avaient fait se recroqueviller dans leurs coquilles pour n'avoir plus à supporter d'autres blessures mais ils vont progressivement rendre vie à ce passé, le laisser regagner la surface et par là même redonner saveurs et couleurs à leur présent.
Tout ce beau livre est tissé de frémissements doux, de gestes délicats qui, dans une insaisissable alchimie, enveloppent, guérissent permettant à l'élan vital de reprendre force pour oser risquer de nouveau avec «Dans leurs regards la gravité de ceux qui ont appris que l'amour ne protège de rien. Qu'il sert juste à prendre tous les risques. Et qu'on est toujours aussi vulnérable.» p 154
Une belle réussite que ce livre plein d'émotion qui nous dit d'avoir foi en l'homme, de ne pas s'enfermer en soi ou dans des dogmes.
Je termine par cette belle citation dont je pense qu'elle traduit bien ce que tente et réussit Jeanne Benameur dans chacun de ses livres et en particulier dans celui-là,
«Ma façon d'aimer c'est travailler à perfectionner cet outil que je suis, qui capte tout et tente de partager avec les autres l'émotion du monde qui est la mienne.» p 189
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andman
25 avril 2015
★★★★★
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Le deuil d'un enfant est une souffrance inextinguible ! Si la douleur s'atténue avec le temps, la plaie morale jamais ne se cicatrise totalement.
La vie d'Octave Lassalle a basculé le jour de la mort accidentelle de sa fille à seulement dix-neuf ans. Ce chirurgien cardiaque a laissé un confrère opérer Claire dont l'état aux urgences lui semblait sans espoir. Anna, son épouse, ne lui a jamais pardonné cette lâcheté professionnelle et s'est envolée définitivement vers son pays d'origine, le Canada, où Claire repose depuis lors.
Plusieurs décennies se sont écoulées, Octave est aujourd'hui nonagénaire. Pendant les longues nuits d'insomnie, entre poésies et haïkus japonais, le souvenir De Claire toujours le hante.
C'est décidé, dorénavant trois femmes et un homme se relaieront jour et nuit auprès de lui. Peut-être ce relationnel d'un genre particulier atténuera-t-il les pensées morbides qui trop souvent se manifestent, peut-être trouvera-t-il dans ces échanges à répétition un réconfort capable d'apaiser un tant soit peu ses vieux jours...
L'ancien professionnel de santé a sélectionné avec infiniment de soin “son équipe” dont chacun des membres dispose, s'il le souhaite, d'une chambre à demeure. Si les quatre personnes ont un parcours de vie heurté et non rectiligne, il se dégage cependant de ce petit groupe une homogénéité qui n'est pas sans rappeler l'harmonie florale qui caractérise le jardin entourant la vaste maison. Chacun suit un courant souterrain, invisible en surface, qui semble s'écouler dans une même direction. Peu à peu l'histoire de chacun s'enchevêtre, s'imbrique dans celle des autres et Octave n'est pas le seul à bénéficier du rayonnement qui se dégage de cet étrange ballet humain.
Paru en 2013, “Profanes” est un roman délicieux qui parle des choses de la vie avec pudeur et réalisme. le style de Jeanne Benameur est remarquable. Les phrases, rarement longues, sont très souvent suivies d'un groupe de mots voire d'un seul mot.
Cette syntaxe épurée à l'extrême donne une vivacité surprenante à ce roman intimiste. Éblouissant d'un bout à l'autre. Génial.
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Chrisdu26
29 décembre 2013
★★★★★
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Comment parler d'une lecture d'une telle profondeur. Ce livre ne se raconte pas il faut aller à sa rencontre, à la rencontre d'une auteure et de ses cinq personnages qui vous hantent même après avoir tourné la dernière page. Pourquoi ? Parce que l'écriture, la poésie, l'intensité, l'émotion des mots vous percutent, vous envahissent et se gravent à tout jamais en vous.
C'est mon coup de coeur 2013.
J'ai reçu ce livre par surprise et j'avais ordre de le lire en prenant mon temps pour en déguster toute la saveur. Quel vertige que ce rendez-vous nocturne juste avant de m'endormir ! Ce livre se lit dans la plénitude du soir, pour en saisir chaque bruit, l'odeur, l'intimité, l'espace, la vibration, la douleur, les sentiments, tout s'intensifie dans la profondeur de la nuit. J'ai poussé la porte de cette grande maison, et j'ai rencontré Octave, nonagénaire, et face à lui quatre personnages, tous athées, en lutte pour la vie, aux caractères bien distinct qu'il a choisi méticuleusement pour un étrange contrat. Je me suis immiscée dans leur vie et chacun d'eux, comme un kaléidoscope que l'on tourne pour en saisir les images, m'ont imprégné de leur histoire.
« Un profane aussi a le droit au doute. le doute n'est pas réservé aux croyants... J'ai besoin de frotter mon âme à d'autres âmes aussi imparfaites et trébuchantes que la mienne. Je ne cherche à être sûr de rien mais je veux trouver la forme juste de mon doute.»
Des personnages envoutants et troublants qui ne vous quittent plus. Des écorchés que la vie n'a pas épargnés, un peu comme vous, un peu comme moi. Quatre profanes qui vont recevoir et donner. Mais qui prend ? Qui donne ? Marc et sa mémoire qui le consume : LE FEU. Hélène artiste et légère : L'AIR. Yolande la force tranquille : L'EAU et la dernière, celle qui m'a le plus émue, à qui je ressemble le plus, Béatrice un coeur aride si fragile : LA TERRE. Ces quatre éléments naturels de la vie seront portés par la confiance du cinquième élément : OCTAVE.
« J'active le souffle de ma vie. Par leurs quatre souffles.»
Octave sera touché au plus profond de son Être par chacun d'entre eux et lui, bouleversera leur existence à jamais. Chacun son tour, ils éveilleront, révéleront, des sentiments fragmentés depuis tant d'années.
Ce livre raconte le sacré, l'ombre d'un tableau, l'incandescence des corps, les années dévorées, les souvenirs enterrés, les liens invisibles qui se tissent, les gestes répétés sans rien en savoir, l'instinct archaïque qui dresse les sexes malgré la mort malgré le vide, la chair meurtrie, le refuge des maux, la décence et le respect, la prise de conscience, la folie qui sommeille en nous, la possession qui empoisonne et le pouvoir de LA VIE.
Ce livre est un pèlerinage vers soi, alors n'hésitez plus, poussez la porte de ce temple, rentrez sans faire de bruit et allez à la rencontre de ces profanes.
« La peur du désastre fait partie de l'aventure. On peut sauver ou ruiner toute une vie quand on prend le risque ».

Lien : http://marque-pages-buvard-p..
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latina
31 décembre 2014
★★★★★
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Se rapprocher au plus près de la vie qui coule. Mettre la mort à distance, mort de soi et mort de son enfant. Tisser des liens de vivant à vivant. C'est le but ultime d'Octave Lassalle, un ancien chirurgien octogénaire, seul dans sa grande maison.
C'est pour cela que des années après avoir touché le fond du désespoir – causé par l'accident mortel de sa fille de 17 ans suivi du départ haineux de sa femme – il veut redistribuer les cartes de l'espoir. « Comment expliquer que le chagrin s'en va et qu'aucune consolation ne prend sa place » ...
Il fait donc appel à 4 personnes en apparence complètement différentes pour veiller sur lui à des moments différents de la journée et de la nuit. Veiller sur lui ? Oui, en apparence...Car tout devient tellement plus profond ! « Il faut que ces quatre-là se tiennent. Je m'embarque pour la partie la plus précieuse de ma vie, celle où chaque instant compte, vraiment. (...)Chez chacun d'eux il a flairé le terreau d'une histoire. Quelque chose qui pourrait l'éclairer. Chez chacun d'eux, la lutte, solitaire, pour la vie. Les quatre luttaient, il le savait. Mais c'est pour cela qu'il les avait choisis. Il pense ‘La lutte sacrée' ».
La profondeur, vous l'aurez compris, c'est le guide de ce roman. Profondeur qui touche l'intime et l'universel. de la jeune Béatrice blessée par son enfance, à Marc atteint d'une blessure humaine en Afrique, de Yolande en mal d'amour immense à Hélène, peintre du coeur de l'homme, chacun d'eux par son engagement s'aide, aide l'autre et atteint le sacré. Rien que ça !
Roman d'amour et de bienveillance, de coeur, de Mort, d'espoir et de désespoir, de confiance, d'attention et d'acuité... Je m'arrête là car Jeanne Benameur est tellement plus explicite que moi dans l'implicite. Lisez ce roman, vous toucherez l'impalpable.
Chef-d'oeuvre, à emporter sur son île.
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Nastie92
04 février 2016
★★★★★
★★★★★
Une fois n'est pas coutume, je copie les premières lignes :
"Ils sont là, derrière la porte. Il ne faut pas que je rate mon entrée.
Maintenant que je les ai trouvés, tous les quatre, que je les ai rassemblés, il va falloir que je les réunisse. Réunir, ce n'est pas juste faire asseoir des gens dans la même pièce, un jour. C'est plus subtil. Il faut qu'entre eux se tisse quelque chose de fort."
Quelle entrée en matière ! Je ne sais pas pour vous, mais moi, je suis ferrée, j'ai l'hameçon bien accroché dans ma bouche et je ne peux que suivre l'auteur où elle voudra bien m'emmener.
Rassurez-vous, je ne révèlerai rien de plus, ni du texte, ni de l'histoire : je vous laisse le plaisir de découvrir ce magnifique roman.
Un roman sensible et profondément humain.
Un roman au début mystérieux qui révèle petit à petit ce qu'il veut nous dire.
Un roman impressionniste habité par des personnages dont l'histoire et la personnalité nous sont dévoilées par petites touches.
Et quelle habileté dans le dosage !
Jeanne Benameur sait manier les ingrédients avec la maestria d'un grand chef étoilé : une pincée de ceci, une goutte de cela puis elle laisse mijoter le temps nécessaire avant de rectifier l'assaisonnement, de rajouter ce petit "truc en plus" qui transforme un plat déjà très bon en un chef d'oeuvre pour le palais... enfin, ici, ce sont nos yeux qui se régalent à la lecture de ces lignes. Mais pas seulement. À certains moments, l'émotion a été tellement forte, je me suis sentie tellement touchée, à la limite du frisson, que j'ai eu l'impression de lire ce livre bien plus qu'avec mes yeux : avec mon coeur. Avec mon âme.
Octave et les quatre personnes qu'il a choisi de réunir sont tous en souffrance. Chacun a une blessure secrète, a vécu un drame dans sa vie. Et cette drôle d'équipe va avancer vaille que vaille. Cette "improbable communauté" comme le dit fort justement la quatrième de couverture va permettre, par les échanges qu'elle va susciter, à chacun de se retrouver et de retrouver une nouvelle énergie, une raison d'avancer. Car, comme le dit Octave, "frotter mon âme à d'autres âmes aussi imparfaites et trébuchantes que la mienne", voilà ce qui permet d'aller de l'avant.
Un roman que j'ai lu par petits bouts, dégustant avec délectation chaque phrase, chaque mot. Car en plus du contenu, Jeanne Benameur a soigné la forme à l'extrême. Chaque mot a dû être pesé, soigneusement choisi. le résultat est éblouissant : une promenade vertigineuse dans l'âme humaine.
Un dernier mot concernant les "portraits du Fayoum" souvent évoqués dans le texte. J'avoue que je ne connaissais pas du tout. J'ai donc cherché sur internet et suis tombée sur des portraits d'une beauté saisissante.
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Les critiques presse (3)
Lexpress22 mars 2013
Jeanne Benameur met en scène dans Profanes un nonagénaire qui organise ses jours comme au temps où il était chirurgien. Une réflexion sur les souvenirs qui, parfois, seraient mieux enterrés.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LaPresse01 mars 2013
Contrepoison au cynisme, épouvantail au désespoir, l'auteure de Profanes affirme et assume sa foi en ce sacré profane/profane sacré qu'est l'être humain. [...] Oui, l'histoire est un peu cousue de fil blanc, mais heureusement équilibrée par la grande beauté de l'écriture et la profondeur lumineuse de sa réflexion.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Lexpress14 février 2013
Son nouveau livre, se hisse à ce niveau de perfection du langage, de justesse de ton. [...] Sur un sujet sombre, Jeanne Benameur réussit l'exploit de nous offrir un livre lumineux. La foi, le doute, les ombres, mais aussi la joie, l'amour, l'instant : tout cela s'entrechoque et cogne.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations & extraits (262) Voir plus Ajouter une citation
DidiliDidili19 mars 2017
Il n'y a pas de maîtres
Pas de fils de Dieu
Pas de Prophètes
Rien que des hommes et des femmes
Des profanes.
Mais le sacré, le vif de la vie, il est bien au cœur même du profane et moi j'ai besoin d'y aller.
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FRANGAFRANGA04 mars 2013
Attendre que le jour décline.
Depuis longtemps la nuit est devenue ma vie préférée. L'obscur me soulage.
Les choses de la vie s'arrêtent, simplement, puisqu'il fait nuit. Et j'ai la sensation que moi aussi je peux m'arrêter. Un peu.

Avoir droit au silence, aux pensées qui reviennent. Au début, c'était avoir droit à la rage, à tout ce que la douleur révèle de soi. Un vertige. Avoir droit à la haine aussi. Pour tous les sacrements qui ne tiennent aucune promesse. Jamais. Combien de fois me suis-je dit Jamais. C'est dans la nuit que j'ai appris qu'il n'y a aucune consolation, non. Jamais jamais. Il y a des choses qu'on ne peut apprendre que la nuit. Il faut bien que tout soit obscur pour oser les penser.
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PiatkaPiatka30 décembre 2013
Sa librairie de prédilection.
Elle était restée longtemps là, passant d'un livre à l'autre, s'imprégnant peu à peu de l'atmosphère paisible et en même temps animée, souterrainement, par la quête de ceux qui ouvrent, feuillettent, cherchent le texte qui va leur faire signe, les accompagner quelques heures, quelques nuits, toute une vie peut-être. C'est un lieu où elle se sent bien. À l'abri et en même temps prête à toutes les aventures intérieures. Bordée. Elle est venue se glisser là comme entre les pages d'un livre aimé. Peut-être un sourire à échanger, quelques mots. Ce serait suffisant. Elle a besoin ce soir de s'appuyer à l'humanité discrète et forte de ceux qui lisent.
+ Lire la suite
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FRANGAFRANGA05 mars 2013
Tout ce que j'ai accompli, je l'ai accompli ici et maintenant. Pas d'ailleurs. Pas d'au-delà. Et ce que je n'ai pas accompli, les risques que je n'ai pas su prendre m'ont simplement maintenu ici et maintenant. Je n'ai jamais cru que quelque chose d'autre, un dieu, une croyance, pouvait m'aider, tenir ma main, ma tête, toutes mes facultés, pour les porter plus haut. Dépasser le fait d'être un homme, juste un homme de chair, de sang et de pensée.
Aujourd'hui je me donne droit au doute.
Un profane aussi a le droit de douter. Le doute n'est pas réservé aux croyants.
J'ai besoin d'autres êtres humains, comme moi, doutant, s'égarant, pour m'approcher de ce qu'est la vie. Parce que je suis vieux. Les religions ne m'intéressent pas. Ceux qui sont sûrs d'un dieu ou de l'absence d'un dieu ne me sont d'aucune aide. J'ai besoin de confronter mon doute à d'autres, issus d'autres vies, d'autres coeurs. J'ai besoin de frotter mon âme à d'autres âmes aussi imparfaites et trébuchantes que la mienne.
Je ne cherche à être sûr de rien mais je veux trouver la forme juste de mon doute. Simplement cela. Humblement. Je ne suis pas un grand philosophe. Je ne cherche rien pour les autres. Juste une façon de rester vivant. Ma façon.
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PiatkaPiatka31 décembre 2013
Quand elle me parle, elle me regarde droit dans les yeux. Les autres n'existent plus. Son regard m'a frappé dès le premier entretien. J'ai pensé à une grotte, à un fond sous-marin ou à un sous-bois, des endroits ombreux où on s'aventure avec la sensation d'être entouré, protégé et en même temps avec le sentiment d'un risque, inexplicable.
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