Note moyenne : 3.4/5 (sur 10 notes)
Chroniques de l'asphalte - 3/5: Chroniques de l'asphalte 3/54Ajouter à mes livres
" Quand je l'ai rencontré, il arrêtait pas de me toucher, de me prendre dans ses bras, de m'embrasser le cou, de me réchauffer la nuque... Au début je comprenais pas, j'avais l'impression d'être une bête... et puis, à force ... > voir plus
Comme dans le premier opus des Chroniques de l'asphalte, Samuel Benchetrit évoque des souvenirs - réels ou inventés, peu importe - de jeunes garçons en banlieue parisienne. C'est l'occasion pour le lecteur de (re)visiter l'adolescence dans les années 80 : Dallas, les 205 GTI, la musique (Téléphone, Kajagoogoo, The Korgis, etc.)... L'ouvrage se décline en une quinzaine de chroniques, aussi indépendantes les unes des autres que dans un recueil de nouvelles puisque chacune relate une histoire à part entière, avec une chute - souvent drôle.
J'ai d'abord été un peu déroutée par ce livre : le propos m'a semblé bien léger et plutôt destiné aux ados puisque les personnages ont treize-quatorze ans avec le langage et les préoccupations de cet âge... Et puis je me suis laissée gagner crescendo par l'humour ambiant, la tendresse et la sagesse de certaines réflexions. Il est beaucoup question d'amour, de sentiments, notamment ceux des garçons pour les filles, et c'est finalement moins naïf qu'il n'y paraît... En bref, une atmosphère toute mignonne et jubilatoire de "Petit Nicolas" pour adolescents, sans la vulgarité du deuxième opus, très centré sur le sexe.
Je savais que j'avais déjà lu le premier. En les relisant, je me suis rendue compte que j'en avais lu deux en fait. Manifestement cela ne m'avait pas laissé de souvenirs impérissables, alors j'ai stoppé l'aventure en terminant le troisième (il y en a cinq, si ça te tentes).
Faire sa bio à trente ans, même chroniquée, quand on a eu une enfance et une adolescence plutôt communes, même en brodant et en enjolivant les choses pour faire "mieux", ou les empirant pour faire "pire", n'est pas l'idée la plus originale de Samuel Benchetrit.
Ma première lecture de cet auteur et je me suis « régalée », bien sûr je pense que si j'avais lu les précédents je n'aurais pas été aussi agréablement surprise. C'est léger certes, mais c'est la vie des quartiers aujourd'hui « les banlieues » avec tout ce que cela représente de clichés mais aussi de simplicité. La vie d'enfants et d'ado. La vie des gens du peuple, et l'on s'amuse bien à parcourir cette légèreté qui cache bien sûr pas mal d'autre chose….
Je me suis retenu ces neuf derniers mois... je suis rentré tôt... je n'ai rien dit quand on m'a répété que l'école était la chose la plus importante... j'ai oublié mes mardis soir pour aller à l'entraînement et gagner au foot le mercredi... je me suis tapé 36 samedis soir de merde à la télé... 36 stade2 aux dimanches déprimants... passé huit mille heures à la fenêtre de ma chambre à regarder la nuit tomber... je me suis angoissé jusqu'au matin pour ce contrôle de maths que je n'avais pas révisé (j'aurais pu révisé dans la nuit mais je préférais m'angoisser)... j'ai eu froid au réveil... froid dans la salle de bains... froid sur le chemin du collège... Mais ce soir, c'est le mois de juin...et il fait chaud... et je vais m'habiller... mettre mon plus beau tee-shirt... froisser mon jean... faire briller la virgule de mes Nike... me coiffer en arrière... me servir du rasoir de mon père... et je vais sortir... oui... je vais partir... et ne m'attendez pas... ne m'attendez plus... et si je ne meurs pas dans la nuit... je serai un autre demain...
Fidèle lectrice de Benchetrit, je lis les chroniques de l'asphalte comme on mange une petite gourmandise. Ses mots sont simples et pleins d'anecdotes en tous genres. On s'identifie au personnage qui grandit dans sa banlieue et qui nous conte les péripéties de son adolescence... un petit bonheur sans prétention!
Mon préféré des trois tomes reste le premier.