ISBN : 2362670058
Éditeur : Editions Les Carnets de l'Info (2010)


Note moyenne : 3.75/5 (sur 8 notes) Ajouter à mes livres
Attentat dans le métro parisien : 35 morts et des centaines de blessés. Un autre attentat échoue de justesse dans le métro lyonnais. Un groupe terroriste inconnu revendique ces actions et en annonce de nouvelles.
La France bascule dans la psychose et à Paris, le ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par fee-tish, le 13 septembre 2011

    fee-tish
    Après avoir découvert grâve à Livraddict et aux éditions Les Carnets de l'Info le livre "Opération Goliath", j'ai découvert une maison d'édition et surtout une collection toute nouvelle qui était très prometteuse. Et ce deuxième livre m'a conforté dans mon opinion : une lecture divertissante et enrichissante.
    Après les réseaux néo-nazis, nous voilà transportés dans l'univers du terrorisme en France et des services de renseignements (la DCRI = Direction centrale du renseignement intérieur). Tout d'abord, je dois dire que j'ai beaucoup aimé le ton du récit : plein d'humour et surtout des personnages simples, dont le vocabulaire est argotique, parfois cru. Cela peut gêner certains. Cela a été le contraire pour moi puique j'ai trouvé que cela ajoutait à leur humanité. On tremble pour eux, on rit avec eux car ils pourraient faire partie de notre entourage. C'est en tout cas ce que j'ai ressenti à leur abord. On suit donc l'équipe du capitaine Franck Venel pendant quinze jours, période se déroulant en septembre 2011. Un groupuscule inconnu, Croissant Noir, revendique un attentat à la bombe en plein Paris. le groupe de Venel est l'une des nombreuses entités à enquêter. Ainsi, ils augmentent la surveillance dans leur périmètre, un quartier où évoluent des dealers, des "crapauds" (des enfants au service des dealers), des gars qui essaient de s'en sortir, des filles qui ne sont que des putains aux yeux des hommes, etc.
    Le roman nous fait suivre le quotidien de ces hommes et femmes dont la vie est dédiée à leur métier, souvent au détriment de la vie familiale, ce qui nécessite un groupe uni et solidaire. Venel est un personnage que j'ai trouvé très attachant : il aime son équipe, il aime son boulot, et il sait que celui-ci l'empêche de s'occuper aussi bien de sa fille, une jeune fille de seize ans. Toujours concernant les personnages, j'ai apprécié que l'auteur nous entraîne dans leur vie privée. On ressent tout le poids du déchirement qu'il y a entre la passion pour un métier possessif et la volonté (de tout un chacun) d'avoir une vie privée réussie. Cela donne un ton assez dramatique au récit quand j'y repense (avec le recul, car en pleine lecture, l'humour allège ce sentiment).
    Pourquoi "Les ombres" ? Encore un aspect de cette profession qui est très bien rendue par le roman. le propre du renseignement est de surveiller, d'enquêter, de faire des rapports. Ce ne sont pas des hommes ou femmes d'action. Au contraire, ils doivent se fondre facilement dans le quotidien, être assez banal pour ne pas attirer l'attention. Ainsi, dès qu'un dossier est solide pour arrêter un suspect, un autre service intervient. Comment gérer cet anonymat qui ne doit pas être toujours évident pour ces hommes et femmes qui doivent néanmoins faire preuve d'une acuité excellente, d'une capacité de concentration et d'une patience exemplaire ?
    Une lecture vraiment intéressante, suivie d'un carnet documentaire encore une fois bien instructif, qui permet d'en savoir plus sur les métiers du renseignement en France, tels qu'ils existent aujourd'hui. J'attends avec impatience le prochain livre de cette collection.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Onclepaul, le 30 mai 2011

    Onclepaul
    Depuis le mariage consanguin et forcé entre les RG et la DST, la DCRI est chargée de prévenir, en autre, les attaques terroristes. de petits groupes ont pour mission de surveiller les quartiers supposés sensibles et pour cela ils jouent les taupes en s'installant dans un appartement situé dans des barres d'immeubles. le groupe du capitaine Franck Venel est affecté dans une ville de la banlieue parisienne, plus particulièrement la cité Prévert. Une brigade hétéroclite, composée d'éléments qui parfois s'engueulent, sans que jamais cela dépasse l'acrimonie. Un attentat vient d'être perpétrer à la station de métro Trocadéro, et une dizaine de morts ainsi qu'une quarantaine de blessés sont recensés. Un mail destiné au ministère de l'Intérieur émanant d'une mystérieuse organisation nommée le Croissant Noir revendique cet attentat et prévient que cela n'est pas fini. Et ce n'est que le début car le Croissant Noir prévoit une autre étape à Lyon, promettant de mettre la France à genoux. En ce milieu de septembre 2011, se profile le spectre du 11 septembre 2001 de sinistre mémoire. Pour Franck Venel, et ses hommes et deux femmes, la tâche est rude mais Perico, leur commissaire, ou plutôt chef de service comme il aime à se faire appeler, supprime les RTT, quant aux heures supplémentaires, ce sera comme d'habitude, elles ne seront pas payées. L'identité des deux poseurs de bombe est rapidement déterminée, et le premier qui avait pris pour pseudonyme Koala, l'autre ayant emprunté celui de Couguar, avait effectué ses achats dans un centre commercial situé non loin de la Cité Jacques Prévert. Se pourrait-il qu'il eut des liens avec des habitants de la cité ? La piste n'est pas à écarter, d'autant que Venel et son équipe surveillent quelques personnages dont l'allure est équivoque. Ainsi le jeune Mim qui depuis quelques temps s'est laissé pousser la barbe, et quelques autres dont les déplacements sont pour le moins suspects. Sans oublier ces jeunes adolescents, quinze ans et une morphologie de basketteurs, qui les provoquent et vont même jusqu'à les agresser, bien éduqués par des imans ou des adultes à l'influence prépondérante dans la croisade contre les Gaulois. Mais Venel a d'autres contrariétés en tête. L'un des membres de son groupe prélève la monnaie dans la caisse du café, un autre a des problèmes avec sa femme, un troisième se fait arrêter par la police municipale pour délit de faciès, étant d'origine arabe, et tutti quanti. Il s'occupe plus ou moins de sa fille Elodie, d'obédience altermondialiste qui n'hésite pas à déclarer : « Un bébé meurt de faim toutes les trois secondes dans le monde… sans compter les maladies. En fait, les attentats tuent moins de monde ». Et il aimerait bien avoir des rapports plus rapprochés avec une de ses adjointes. de plus il doit composer avec d'autres groupes, dont celui de Girard, mais les informations circulent mal, chacun préférant garder pour soi les informations qu'il détient, ou parce qu'ils ne sont pas informés par leurs supérieurs et les technocrates du ministère. Ce qui souvent les amène à se marcher sur les pieds ou à ne pas explorer des pistes pensant qu'elles le sont par d'autres groupes.
    Ce roman n'a pas pour but de faire l'apologie de ces hommes de l'ombre, de les élever en surhommes mais de les montrer en évolution dans leur travail quotidien. Leurs soucis, leurs faiblesses, leurs antagonismes, leurs défauts, leurs compétences, les problèmes auxquels ils ont confrontés comme tout un chacun, leurs erreurs, ainsi que les petites vexations auxquelles ils peuvent être confrontés. Pas d'argent pour acheter de petits objets pourtant indispensables, pour rembourser des dépenses qu'ils doivent effectuer pour les aider dans leurs enquêtes, sans oublier les brimades venant de leur hiérarchie, les objectifs qu'ils doivent réaliser, étant piégés lors de leurs missions par des déclarations intempestives des instances ministérielles, d'arrestations prématurées afin de rassurer l'opinion publique alors même que les enquêtes ne sont pas closes. « Les effets d'annonce, toujours les effets d'annonce. Ils s'en branlent qu'on réussisse ; ce qu'ils veulent, c'est bavasser, se montrer et aller trop vite. Regarde l'affaire de Tarnac. Une équipe depuis six mois en planque et, un matin, le ministre a envie qu'on les arrête. On n'est pas prêts, on fait n'importe quoi, mais c'est pas grave, ils l'ont eu leur effet ». Malgré leurs défauts, leurs faiblesses, Venel aime bien ses hommes (et ses femmes) qui constituent son équipe. « J'aime bien cette bande de nazes. Les gens ont de la police l'image d'un ministre de l'Intérieur, d'un préfet ou d'un syndicaliste… de gardes mobiles casqués, aussi, ou de zozos coincés qui les arrêtent pour un dépassement de vitesse de trois kilomètre-heure ; bonjour les dégâts. Adoptez un flic, invitez-le chez vous, et vous verrez qu'il est normal ou tout aussi dingue que vous. Les miens, en tout cas ». Venel est lucide, il sait que les gens n'aiment pas les policiers pour moult raisons, ceci est une autre histoire. Mais je n'en dis pas plus. Quelqu'un qui habite ma région s'est fait arrêter pour injures à policiers. Voilà, on ne sait plus où commence l'insulte, où finit l'esprit d'analyse réaliste. Ce roman est complété par un dossier documentaire instructif d'Andrea Verducci.


    Lien : http://mysterejazz.over-blog.com/
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par fleurdusoleil, le 05 juin 2011

    fleurdusoleil
    Après un début de lecture assez difficile, j'avais failli refermer ce roman et passer à autre chose. le langage des personnages était vraiment une barrière à mon plaisir, mais je trouvais dommage de baisser les bras aussi facilement car le sujet était très attractif et peut-être instructif.
    Alors, j'ai pris sur moi de donner une chance aux Ombres et je dois dire que je ne le regrette pas.
    Passé les premières pages, j'ai fini par intégrer l'équipe de Franck Venel, de la DCRI. Et je n'ai plus lâché ces hommes et ces femmes qui travaillent dans l'ombre pour notre sécurité.
    Dans ce roman, la France est meurtrie par une série d'attentats qui sème la terreur, de part leur violence mais aussi par le manque de revendication des protagonistes.
    Franck et ses hommes déploient toutes les techniques et ressources à leur disposition pour trouver les instigateurs de ce chaos. Leur force, l'anonymat. Ils sont Les ombres.
    Nous suivons donc au quotidien le travail de ces fonctionnaires, mais nous découvrons aussi des personnalités toutes si différentes mais si complémentaires. Nous nous immisçons aussi dans leur intimité pour mieux comprendre leurs motivations mais aussi leurs déceptions. Il n'ait pas facile de faire un travail si prenant que la vie personnelle passe au second plan.
    En entrant dans ce monde, Philippe Bérenger nous ouvre une porte sur un univers inconnu et pourtant si proche de nous.
    De plus l'intrigue est très bien ficelée, cette course contre la montre, cette lutte contre le terrorisme, thème au centre de notre actualité, est prenante et conduite de main de maitre par Monsieur Bérenger.
    Grâce à une écriture dynamique et beaucoup de dialogues, et ce, malgré des expressions peu flatteuses quelques fois, surtout pour la gente féminine , l'auteur réussit à impliquer le lecteur dans cette chasse aux terroristes. C'est avec un grand réalisme qu'il décrit le fonctionnement des services de renseignement français.
    En bref, j'ai apprécié cette intrusion dans ce monde encore très méconnu. Cette lecture est intrigante, palpitante mais aussi très instructive.
    Et le petit livret à la suite du roman est très intéressant.

    Ce roman a été lu dans le cadre d'un partenariat avec Scrineo et Babelio. Je les remercie pour cette découverte.

    Lien : http://lacaveauxlivres.blogspot.com/2011/06/les-ombres-philippe-bere..
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    • Livres 4.00/5
    Par kiki23, le 25 mai 2011

    kiki23
    Pendant 15 jours, le lecteur suit le quotidien d'un groupe de policiers parisiens du renseignement (DCRI) lors d'une vague d'attentats revendiqués par le mystérieux « croissant noir ».
    Il s'agit d'un premier roman qui en possède toutes les qualités, sans les défauts.
    Roman, mais aussi un document sur le travail particulier « du renseignement » en amont des enquêtes judiciaires : un cahier documentaire rédigé par un officier de police clos l'ouvrage.
    On y découvre une galerie de personnages plus vrais que nature, et je n'ai pas boudé mon plaisir au fil des multiples pistes poursuivies, qui tombent les unes après les autres jusqu'à la seule qui mène à au terroriste.
    Pas d'ennui à redouter, les premières pages de présentation des 7 membres du groupe passées : les surprises se découvrent au fil des pages, sans être surfaites.
    L'ensemble est très vivant et dynamique : le procédé narratif y est pour quelque chose : le lecteur est toujours au cœur de l'action et au temps présent aux côtés des policiers.
    La précision du style apporte un rythme qui colle au propos.
    Pourquoi Les ombres ? vous le comprendrez au fil des filatures, des planques, des infiltrations, des actes de bravoure, qui jamais ne rejoindront la lumière d'où une frustration très palpable des membres du groupe.
    Bref « Les ombres » est une approche réaliste du monde du renseignement à des années lumières de Bond et très proche de « l'627 »
    A lire impérativement si vous n'avez pas peur d'avoir froid dans le dos…
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  • Par Kactusss, le 24 mai 2011

    Kactusss
    Franck Venel est en charge d'une équipe de police spécialisée dans le renseignement. Leur mission : débusquer les attentats, les prises d'otage, la surveillance des groupuscules religieux et autres etc etc...
    Un attentat vient de se produire dans le métro parisien. le bilan : 35 morts et des centaines de blessés. le groupe terroriste qui revendique l'acte annonce un prochain attentat à Lyon. le problème c'est que l'équipe de Franck ne connait pas du tout ce groupe terroriste, Croissant Noir. Ils se demandent qui a bien pû laisser filer une info. Leur groupe ou un autre service. le temps presse et tout le groupe est mobilisé pour trouver ne serait-ce qu'une piste, même minime pour éviter l'escalade et la panique de la population...

    Je découvre les éditions Scrinéo, beaucoup plus connues grâce à ces publications jeunesse, avec ce roman. La ligne éditoriale de cette nouvelle collection est de publier des romans très encrés dans la réalité. "Les récits de cette collection mettent en scène des sujets de société complexes, parfois sensibles, dont l'expert garantit la vraissemblance, et synthétise en fin d'ouvrage."
    Et c'est vrai que l'on plonge dans la réalité dès les premières pages. le style de l'auteur fait que l'on plonge littéralement dans le quotidien de cette équipe dirigée par Franck. Des phrases courtes et un langage dans les dialogues tel qu'il doit être sur le terrain, très fleuri et imagé ! Certes les personnalités de l'équipe sont peut-être un peu poussées pour être totalement crédibles mais cela rajoute une petite touche d'humour.
    J'ai souvent pensé au film de Bertrand Tarvernier "L627" en lisant ce livre. On retrouve l'équipe très soudée, les filatures. Et surtout la motivation des agents malgré les heures et la vie privée presque inexistante.
    Le titre du roman est vraiment bien trouvé car ces hommes agissent dans l'ombre avant l'intervention des autres brigades. le dossier à la fin, écrit par un spécialiste crédibilise le récit et propose en quelques pages un petit court sur les services de renseignements tels qu'ils existent aujourd'hui. Très intéressant.
    Bref, je ne regrette pas du tout la lecture de ce roman passionnant.

    Lien : http://kactusss.blogspot.com/2011/05/les-ombres-de-philippe-berenger..
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Citations et extraits

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  • Par ph_hugot, le 14 juin 2011

    Nous passons notre temps à mater le quotidien des gens, à noter leurs défauts, à grignoter leurs pauvres tranches de vie, en oubliant la notre.
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