Les récits qui composent ce livre s'inspirent de l'existence des paysans de haute-savoie, de leurs paroles, de leur travail, de leurs rites. Ils nous parlent de la mort familière, de la part de mystère persistant au sein d'une communauté oú rien ne demeure ignoré. ils t... > voir plus
Des chroniques merveilleuses sur les derniers paysans. Ces vies rudes, âpres, désespérantes parfois d'un village de Haute-Savoie, qui nous rassurent sur le confort de notre société de consommation. Mais elles nous montrent aussi que nous avons perdu beaucoup en usant notre quotidien pour des futilités, laissant de côté ce qui est essentiel à la vie: notre relation à la nature.
Parfois la nuit, lorsque j'entends hurler le vent, je me souviens. Il y avait très peu d'argent au village. Pendant huit mois nous travaillions le terre afin de produire juste assez pour manger, nous habiller et nous chauffer toute l'année. Mais en hiver la nature était comme morte, et c'est alors que notre manque d'argent devenait critique. Non pas qu'il eût fallu de l'argent pour acheter ceci ou cela, mais parce que l'argent manquait pour accomplir le travail même. C'est pour cela, et pas tant à cause de la neige, du froid et de la brièveté des jours, que nous devions rester autour du poêle à bois et vivre dans une sorte de limbes.
A la rencontre des français Débat sur les français d'aujourd'hui et sur la manière de les concevoir ou de les décrire à travers cinq ouvrages présentés par leurs auteurs. John BERGER écrivain anglais, parle des paysans Savoyards dont il a partagé la vie, dans la"Coquadrille". Gérard MORDILLAT raconte le peuple de Paris dans son autobiographie "Vive la Sociale". Gérard LAUZIER peint avec férocité et humour...