"Méfiez-vous de ce qui trouble" lui avait conseillé l'Abbé Chevance.
Chantal de Clergerie, (entre un père veuf académicien égoïste qui rêve de la voir "entrer en religion" et une grand-mère sénile "méchante femme"), pure,bonne,trop claire,trop confiante; se voit un jour troublée par l'insolent Colonel Fiodor, le chauffeur russe "habillé comme un prince" "au regard d'une fixité ténébreuse".
Il est "l'ennemi", "l'homme à craindre". Et cette jeune fille qui "donne sa joie", "parle à Dieu", devenant lucide va ressentir douloureusement sa propre solitude, son vide, ses imperfections.
Cacherait-elle un secret? le piège se refermera-t-il sur elle?
La joie (prix Fémina 1929) de
Georges Bernanos (écrivain français académicien du XX° siècle déchiré et mystique) exulte de ferveur catholique, campe un portrait fort de Chantal de Clergerie, incarnant le bien confrontée au mal et à ses propres doutes et critique l'éducation trop stricte des jeunes filles élevées au couvent , (proies faciles, qui ne savent rien de la vie).
Un peu trop alambiqué à mon goût!